Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – synaxe des douze Apôtres – ton 4

Synaxe des saints & illustres Douze ApôtresParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 13 juillet 2025 du calendrier grégorien – 30 juin 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Synaxe des saints & illustres Douze Apôtres.

Au lendemain des grandes fêtes de l’année liturgique, le rit byzantin aime associer les différents protagonistes secondaires de l’évènement célébré. Le 29 juin est célébré – à la même date qu’à Rome – la belle fête qui commémore le martyre des saints Apôtres Pierre & Paul, les protocoryphées des Apôtres comme les appellent les livres byzantins. Aussi était-il naturel de faire mémoire le lendemain – 30 juin – de l’assemblée (synaxe) des Douze.

Les douze Apôtres choisis par Jésus sont Pierre et André son frère, Jacques le Majeur et son frère Jean l’Évangéliste, Philippe, Barthélemy, Matthieu l’Evangéliste, Thomas, Jacques le Mineur, Simon, Jude, encore appelé Thaddée, et Judas Iscariote, qui a été remplacé par Matthias après sa trahison & son suicide.

Aux grandes vêpres

Premier cathisme.
Lucernaire, ton 4 et 10 stichères : 4 du dimanche, ton 4, 3 de Pierre & Paul, ton 2 et 3 stichères des Apôtres, ton 4. Dogmatique du dimanche, ton 4.
Prokimen du jour.
Apostiches du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Doxasikon de Pierre & Paul, ton 6. Et maintenant. Theotokion du dimanche, même ton.
Tropaires apolytikia : Tropaire des Apôtres, ton 4 (2 fois) & Théotokion du dimanche, même ton.

Aux heures

A tierce : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : des Apôtres.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon des Douze Apôtres :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, * mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron, * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la Croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort par ta Résurrection, * dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié et ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * et dans l’ardeur de ma foi, je te crie ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Sur terre vous avez transmis * les enseignements célestes et divins, * hérauts du Christ, en les énonçant ** de vos langues embrasées.
8. De tes Disciples tu as fait * de cieux mystiques * qui puissent raconter ** aux confins du monde ta gloire, Seigneur.
9. Vous qui êtes inscrits dans les cieux * et demeurez avec le Christ, * saints Apôtres, protégez ** ceux qui vous chantent maintenant.
10. Il a fixé sa tente parmi nous, * celui qui demeure au plus haut des cieux, * car il s’est revêtu surnaturellement ** de la chair qu’il a reçue de toi, Vierge pure.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire des Apôtres, ton 4 : Princes des Apôtres divins * et docteurs de l’univers, * intercédez auprès du Maître universel * pour qu’au monde il fasse don de la paix ** et qu’à nos âmes il accorde la grâce du salut.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Apôtres, ton 2 : Cette pierre qu’est le Christ a glorifié * brillamment la pierre de la foi ; * parmi les Apôtres il l’a choisi comme premier * & Paul avec lui couronne la Douzaine sacrée ; * en ce jour célébrant leur mémoire avec foi, ** nous glorifions celui qui les a glorifiés.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
[Des Apôtres, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
Si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.
[Des Apôtres : 1 Corinthiens (§ 131) IV, 9-16.]

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Des Apôtres :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?
Des Apôtres : Marc (§ 12) III, 13-19.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Télécharger le livret des choristes pour la divine liturgie de ce dimanche.

Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – Première messe de M. l’Abbé Le Noan

Saint-Eugène, le dimanche 6 juillet 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La Pêche miraculeuse

Du moment que le Seigneur, par des miracles divers, eut rendu la santé à beaucoup de malades, la foule de ceux qui désiraient ardemment des guérisons ne se laissa plus arrêter par les difficultés de temps et de lieux. La soirée s’avançait et ils le suivaient encore ; près du lac, la foule accourt, le presse ; si bien qu’il se voit obligé de monter dans la barque de Pierre. Cette barque, saint Matthieu nous la représente battue des flots, et saint Luc nous la montre remplie de poissons ; ce qui vous dépeint les fluctuations de l’Église à son berceau, et sa prodigieuse fécondité dans la suite. Les poissons figurent ceux qui naviguent sur l’océan de cette vie. Dans le premier cas, le Christ sommeille encore pour ses disciples ; dans le second, il commande en maître : Jésus dort en effet dans les âmes tièdes, et il veille dans les âmes parfaites.
Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IVème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Te laudamus, Domine – Transitus de la liturgie ambrosienne

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Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – Miracle de Notre-Dame de Vladimir de 1480 – ton 3

Icône de la Mère de Dieu de VladimirParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 6 juillet 2025 du calendrier grégorien, 23 juin 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi le miracle de l’icône de Notre-Dame de Vladimir, qui sauva Moscou de l’invasion du khan Ahmat de la Grande Horde l’an 1480.

L’icône de la Mère de Dieu de Vladimir est l’une des plus vénérées de Russie. Le grand-duc Iouri Dolgorouki de Kiev l’a reçue en présent de Luc Chrysoberges, patriarche de Constantinople, vers 1131. Ce prince la fit placer dans le monastère de femmes Mejihirski près de Kiev jusqu’à ce que son fils Andreï Bogolioubski veuille la transporter dans la ville de Rostov, en 1155. Mais lorsque les chevaux qui transportaient l’icône s’arrêtèrent près de Vladimir et refusèrent d’aller plus loin, ceci fut interprété comme un signe que la Theotokos voulait que l’icône reste à cet endroit. Andreï Bogolioubski fit construire à cet emplacement la grande cathédrale de l’Assomption de Vladimir de 1158 à 1160 pour abriter l’icône, et cet évènement entraîna par la suite la consécration de nombreuses autres églises à la Mère de Dieu dans tout le nord-ouest de la Russie. En 1164, l’icône de la Vierge de Vladimir accompagnait ce même prince André Bogolioubski dans sa marche victorieuse contre les Bulgares de la Volga. Elle sera miraculeusement épargnée pendant l’incendie qui ravagea la cathédrale de Vladimir le 13 avril 1185 et ne subit aucun dommage lors du sac de la ville le 7 février 1238 par les troupes mongoles, qui incendièrent pourtant la cathédrale, dans laquelle périrent la princesse Agatha Vsevolodovna et le reste de la famille princière.

En 1395, le terrible et sanguinaire Tamerlan menace Moscou avec ses hordes turco-mongoles musulmanes. On fait alors venir l’icône sacrée de Vladimir, protectrice de la Sainte Russie. Une grande procession du clergé et de la population de Moscou vint l’accueillir à une porte de la ville le 26 août 1395. Le lieu de cette sainte rencontre (sretenie en slavon) en prit le nom : c’est l’actuelle rue Sretenka de Moscou, où s’élève le très beau monastère Sretensky, haut lieu de l’actuelle renaissance spirituelle russe, également réputé pour l’excellence de son chœur liturgique. Ce monastère fut élevé pour commémorer cette rencontre de la Mère de Dieu et du peuple de Moscou suppliant de lui venir en aide.

Après cette rencontre, l’icône est accompagnée en grande pompe au Kremlin en la cathédrale de la Dormition, et le grand-prince Basile Ier passa la nuit en prières et en pleurs devant celle-ci. Le lendemain, Tamerlan faisait demi-tour sans avoir livré bataille.

Après ce miracle, les Moscovites refusèrent de restituer l’icône à la ville de Vladimir et elle demeura dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, devenant l’icône despotique de son iconostase. C’est devant elle que se déroulaient les grands actes de la vie du pays, tels que le couronnement du tsar ou l’élection du patriarche. Elle devint l’objet de pèlerinages populaires. Pour ne pas priver totalement les habitants de Vladimir, leur icône y retourna maintes fois, surtout lors des pénibles années de l’invasion tatare. Le prince Basile en fit peindre par ailleurs une copie par Saint André Roublev, copie destinée à la cathédrale de la Dormition à Vladimir.

Par la suite, outre ce miracle de 1385, l’icône fut à l’origine de nombreuses délivrances miraculeuses de Moscou face aux envahisseurs musulmans :

  • En 1408 : siège de Moscou par le khan Edigueï
  • En 1451 : siège de Moscou par Mazovcha, le fils du khan de Nagaï. Le métropolite Jonas ordonne une procession sur les remparts avec l’icône de la Mère de Dieu et les forces islamiques lèvent le siège.
  • En 1459 : siège de Moscou par le khan de Nagaï voulant laver l’humiliation de son fils en 1451. Ivan III le met en déroute.
  • En 1480 : siège de Moscou par le khan Ahmat de la Grande Horde. C’est l’objet de la fête de ce jour, nous y reviendront.
  • En 1521 : siège de Moscou par Mahmet Guireï. Les troupes russes, inférieures en nombre, parviennent à encercler les troupes tatares et celles-ci fuient de façon désorganisée.

En hommage à ces miracles, l’église russe fête trois fois par an les principaux miracles de l’icône de la Vierge de Vladimir : le 21 mai (miracle de 1521), le 23 juin (miracle de 1480) et le 26 août (miracle de 1395). Le miracle de 1451 a eu lieu le jour de la fête de la Déposition du vêtement de la Mère de Dieu dans l’église des Blachernes à Constantinople, il ne possède pas de fête propre.

Revenons sur le miracle de 1480, qui est l’objet propre de la fête de ce 23 juin.

En cette année 1480, le tsar Ivan III le Grand déchira sur les marches de la cathédrale de l’Assomption le traité qui soumettait Moscou au pouvoir de la Horde d’or et déclara ainsi l’indépendance de la Russie, refusant par là même de payer le tribut au chef de la Horde d’or, Ahmet, qui se dirigea aussitôt vers Moscou avec une énorme armée. L’icône de la Mère de Dieu se trouvait à ce moment-là à Vladimir. On l’envoya chercher en toute hâte et elle parvint à Moscou le 23 juin. Les armées russes & tatares prennent position sur l’Ougra et s’observent pendant plusieurs jours, aucune des deux ne se décidant à traverser la première. À Moscou, on priait jour et nuit devant l’icône en implorant la Toute-Pure d’apporter son aide. Une rumeur venue d’on ne sait où circula parmi le peuple, disant que la Mère de Dieu avait posé sa ceinture sur la rivière entre les deux armées, ce qui avait eu pour effet de les tenir immobiles. Le prince Ivan Vassilievitch décida à la fin de mettre un terme à cette attente en s’éloignant de la rivière pour obliger les Tatars à la traverser en toute quiétude : il espérait ainsi engager la bataille avec une moitié de l’armée, et mettre les Tatars en déroute en les prenant en étau sur la rivière. Ahmet réfléchit longtemps et flaira le piège. Il s’écarta à son tour, et c’est ainsi que la ceinture de la Mère de Dieu les éloigna les uns des autres. Le contact ayant été évité, le prince Ivan envoya des détachements de cavaliers autour de l’armée ennemie pour localiser les Tatars et sonder leurs intentions. En voyant constamment ces cavaliers russes autour d’eux, les Tatars craignirent d’être entourés et reculèrent de plus en plus. Le 7 novembre, ils partirent définitivement, renonçant à l’idée de conquérir Moscou. On institua la journée du 23 juin, date de l’arrivée de l’icône à Moscou, comme fête solennelle de la Mère de Dieu.

Après la révolution bolchevique, l’icône fut spoliée par les communistes dès 1918 ; elle fut déposée en 1926 au Musée historique d’Etat puis depuis 1930 à la Galerie Tretyakov de Moscou, qui en est toujours le dépositaire officiel.

On raconte en Russie qu’en décembre 1941, alors que les Allemands approchaient de Moscou, Staline aurait ordonné que l’icône fût placée dans un avion qui ferait le tour de la capitale assiégée. L’armée allemande commença à se retirer quelques jours après.

Comme pour d’autres icônes célèbres (celle de la Trinité écrite par saint André Roublev par exemple), se posa dans les années 1990 le délicat problème de la restitution par la Galerie Tretyakov de ces biens spoliés qui constituent à la fois des trésors artistiques – fleurons de la célèbre galerie – mais sont aussi des joyaux pour la piété des fidèles croyants. Une solution juridique originale a été mise en place en 1999 : l’église Saint-Nicolas de Tolmachi, appartenant à la Galerie Tretyakov, expose désormais l’icône de la Vierge de Vladimir et d’autres trésors religieux célèbres de la galerie. L’église a été reconsacrée et les offices y sont célébrés quotidiennement ; elle est ouverte à la visite touristique en dehors des offices. En outre, l’icône miraculeuse de Notre Dame de Vladimir est aussi régulièrement transférée à la cathédrale de la Dormition du Kremlin pour les grandes fêtes solennelles.

Icône de la Mère de Dieu de Vladimir (détail)Le modèle de l’icône est du type Eleusa – Vierge de tendresse -, la joue du l’Enfant est serrée contre celle de sa Mère dans un geste d’amour et d’affection.

Le prototype de la Vierge de Vladimir est identifiable par une particularité dans la représentation du pied gauche de l’Enfant-Jésus (son pied gauche est replié ce qui laisse voir la plante de face).

Les analyses tant historiques que scientifiques établissent que l’icône de la Vierge de Vladimir a été composé à la fin du XIème siècle ou au début du XIIème siècle par un ou plusieurs maîtres de l’école byzantine de Constantinople. Les spécialistes la considèrent comme l’icône la plus importante de la période comnénienne du point de vue artistique. La taille initiale de l’icône est de 78 cm x 55 cm. La planche de tilleul à une épaisseur de 2,7 cm. Elle a été augmentée pour mesurer 104 cm x 69 cm (probablement pour faciliter son insertion dans une iconostase). Elle possède de ce fait une arche profonde et des champs larges.

L’icône présente la particularité d’être écrite sur les deux faces. Le verso, qui représente un autel byzantin avec l’évangéliaire, la croix & les instruments de la Passion, date de la restauration faite en 1514 sur ordre du métropolite Varlaam. Cette image a été peinte par l’école d’iconographie de Moscou.

L’icône de Notre-Dame de Vladimir exprime profondément le sentiment d’amour maternel de la Mère de Dieu mais aussi son anxiété vis-à-vis de son enfant. Elle transcrit de manière claire mais pourtant retenue l’intensité des émotions. Prions la Mère de Dieu qu’elle daigne continuer à nous protéger de nos dangers présents par sa maternelle protection.

A matines

Versets du matin, ton 3
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde. (deux fois)
2.Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire de la Mère de Dieu (de l’icône de Vladimir), ton 4 : En ce jour rayonne l’illustre cité de Moscou, * car elle a reçu comme un rayon de soleil, * notre Dame, ton icône miraculeuse, vers laquelle nous accourons * pour te chanter, suppliants : * Admirable Souveraine & Mère de Dieu, * prie le Christ qui s’est fait chair en ton sein * de protéger ta cité & de garder toute ville & contrée * de tout malheur causé par l’ennemi ** & de sauver nos âmes, en la tendresse de ton cœur.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Théotokion du même ton : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Polyeleos
Mégalynaire de l’icône de Vladimir : Il est digne de te magnifier * Mère de Dieu * plus vénérable que les Chérubins ** et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 3
L’ange resplendissant remplit d’effroi les femmes myrrhophores par son apparition * et répandit la rosée de ses paroles en disant : * Pourquoi cherchez-vous dans le tombeau le Vivant ? * Il est ressuscité après avoir vidé les tombeaux ; * sachez que l’Immuable a aboli la corruption ; * et dites à Dieu : Que tes œuvres sont redoutables, ** car Tu as sauvé le genre humain.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Dites parmi les nations que le Seigneur est entré dans son règne ; * car Il a affermi l’univers qui ne sera pas ébranlé (Psaume XCV, 10).
℣. Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, toute la terre (Psaume XCV, 1).

IVème évangile de la Résurrection : Luc (§ 112) XXIV, 1–12.
Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ?

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche, ton 3 (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (3 tropaires) et de la Mère de Dieu (des Ménées) (8 tropaires). Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion de la Mère de Dieu (de l’icône de Vladimir, ton 8 : Que retentissent nos accents de victoire en ton honneur, invincible Reine, * toi qui nous sauves des périls du combats, Mère de Dieu, Vierge souveraine ! * Vers toi montent nos louanges, nos chants d’action de grâce. * De ton bras puissant dresse autour de nous le plus solide des remparts, * sauve-nous de tout danger, hâte-toi de secourir * les fidèles qui te chantent : ** Réjouis-toi, Epouse inépousée.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 3

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (impair), ton 3

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 3ème ton au format PDF
Télécharger le livret des choristes pour les matines de la fête de l’icône de la Mère de Dieu de Vladimir.

Programme de la fête du Précieux Sang

Saint-Eugène, le mardi 1er juillet 2025, grand’messe de 19h.

L’amour et la dévotion au Précieux Sang de Notre Seigneur est présent dès les Epîtres de saint Paul et dans les écrits des Pères de l’Eglise. Ils constituent une méditation sur le sacrifice parfait du Fils de Dieu, qui éteint les vains sacrifices qui, depuis celui d’Abel le Juste, étaient incapables de restaurer pour nous la pleine communion avec le Père Eternel, communion rompue depuis le péché originel. En Occident, la dévotion envers le Très-Précieux Sang s’est développée tant sous l’impulsion de plusieurs mystiques (sainte Catherine de Sienne ou sainte Marie-Madeleine de Pazzi par exemple) que sous celle de nombreux miracles eucharistiques. L’institution en 1849 de la fête du Précieux Sang, qui est comme un complément liturgique de la Fête-Dieu (elle-même complément du Jeudi Saint) revient au Bienheureux Pie IX, lorsque le Pape, chassé de Rome par les révolutionnaires de 1848, revint de son exil de Gaète.

En voici le récit que dom Guéranger fait des circonstances de son institution :

Nous ne devons pas omettre de rappeler ici que cette fête est le monument de l’une des plus éclatantes victoires de l’Église au dernier siècle. Pie IX avait été chassé de Rome, en 1848, par la Révolution triomphante ; dans ces mêmes jours, l’année suivante, il voyait rétablir son pouvoir. Les 28, 29 et 30 juin, sous l’égide des Apôtres, la fille aînée de l’Église, fidèle à son glorieux passé, balayait les remparts de la Ville éternelle ; le 2 juillet, fête de Marie, s’achevait la conquête. Bientôt un double décret notifiait à la Ville et au monde la reconnaissance du Pontife, et la manière dont il entendait perpétuer par la sainte Liturgie le souvenir de ces événements. Le 10 août, de Gaète même, lieu de son refuge pendant la tourmente, Pie IX, avant d’aller reprendre le gouvernement de ses États, s’adressait au Chef invisible de l’Église et la lui confiait par l’établissement de la fête de ce jour, lui rappelant que, pour cette Église, il avait versé tout son Sang. Peu après, rentré dans sa capitale, il se tournait vers Marie, comme avaient fait en d’autres circonstances saint Pie V et Pie VII ; le Vicaire de l’Homme-Dieu renvoyait à celle qui est le Secours des chrétiens l’honneur de la victoire remportée au jour de sa glorieuse Visitation, et statuait que la fête du 2 juillet serait élevée du rite double-majeur à celui de seconde classe pour toutes les Églises : prélude à la définition du dogme de la Conception immaculée, que l’immortel Pontife projetait dès lors, et qui devait achever l’écrasement de la tête du serpent. »

L’institution de cette fête demeure ainsi un monument des vicissitudes de l’Eglise et de l’assistance qu’elle reçoit de son divin fondateur. La fête du Précieux Sang avait été instituée initialement au premier dimanche de juillet. Saint Pie X, afin d’alléger le calendrier en fêtes mobiles de dévotion, la déplaça au 1er juillet, lui faisant prendre la place de l’octave de saint Jean-Baptiste (qui avait annoncé l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde).

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Programme de la fête des saints Pierre & Paul

Saint-Eugène, le dimanche 29 juin 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Mémoire du IIIème dimanche après la Pentecôte.

Sans doute, frères bien-aimés, le reste du monde prend part à toutes nos solennités saintes ; et la piété d’une même foi demande qu’on célèbre en tous lieux, avec une joie commune, ce qui s’est accompli pour le salut de tous. Néanmoins la fête d’aujourd’hui, en plus de ce respect qui lui est acquis par toute la terre, doit être en notre Ville le sujet d’une vénération spéciale, accompagnée d’une particulière allégresse : de sorte que là où les deux principaux Apôtres sont morts si glorieusement, il y ait, au jour de leur martyre, une plus grande explosion de joie. Car ce sont là, ô Rome, les deux héros qui ont fait resplendir à tes yeux l’Évangile du Christ ; et c’est par eux que toi, qui étais maîtresse d’erreur, tu es devenue disciple de la vérité.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres de la solennité des saints Apôtres Pierre & Paul & mémoire du IIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – saint Tikhon d’Amathonte – ton 2

16 juin - fête de saint Tikhon d'Amathonte (icône)Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 juin 2025 du calendrier grégorien, 16 juin 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour Sa Sainteté Tikhon, évêque d’Amathonte.

Saint Tikhon est né au IVème sur l’île de Chypre dans la ville d’Amathonte (ou Amathus). Cette ville très importante dans l’histoire de Chypre (elle fut le siège d’un des royaumes chypriotes avant la conquête romaine) est ruinée depuis l’invasion arabe de 653-654, elle se situe à l’Est de l’actuelle Limassol.

Les parents de Tikhon ont élevé leur fils dans la piété chrétienne, et lui ont enseigné la lecture des livres saints.

Dès l’enfance, il fut appelé à une grande sainteté. Son père, qui était boulanger, laissait parfois son fils seul dans la boutique, le saint jeune homme donnait alors gratuitement du pain aux nécessiteux. L’ayant découvert, son père se mit en colère, pensant que son fils allait le ruiner. Or celui-ci lui répondit que dans les Écritures, il est dit qu’en donnant à Dieu on reçoit au centuple. « J’ai rendu à Dieu le pain qu’Il avait Lui-même donné. Donner aux pauvres c’est donner à Dieu » dit l’enfant, qui enjoignit son père d’aller à l’endroit où le grain était stocké. Avec étonnement, le père vit que le grenier, qui était auparavant vide, était rempli à craquer de blé. Dès lors le père n’empêcha plus son fils de distribuer du pain aux pauvres.

Le pieux jeune homme fut ordonné lecteur. Plus tard, Mnemonios, l’évêque d’Amathonte l’ordonna diacre. Après la mort de l’évêque Mnemonios, saint Tikhon fut unanimement jugé digne d’être choisi comme évêque d’Amathonte. C’est le fameux saint Épiphane (c. 315 † 403), évêque de Salamine et Métropolite de Chypre, qui procéda à son sacre épiscopal.

Saint Tikhon travailla avec zèle pour éradiquer les derniers restes de paganisme dans son diocèse ; il fit abattre un temple païen dédié à Aphrodite et dispersa ses servantes ; il s’employa avec zèle à faire connaître aux païens la foi chrétienne. Évêque d’une grande bonté, il gardait sa porte ouverte à tous et accueillait chacun avec attention et bienveillance, répondant aux besoins et aux questions de ceux qui venaient à lui. Il chassait les démons, il libéra en particulier un enfant d’un démon sourd et muet. Indifférent aux menaces et aux supplices, il proclama sa foi avec force et courage face aux païens.

Il prédisit le moment de sa mort, survenue en l’an 425.

Saint Tikhon d’Amathonte a été grandement honoré en Russie. De nombreuses églises dédiées à ce saint chypriote ont été construites à Moscou, à Nijni-Novgorod, à Kazan et dans bien d’autres villes. Ce prénom étant populaire, il est partagé par un bon nombre de saints russes, les deux plus connus étant saint Tikhon de Zadonsk (1724 † 1783), éminent évêque théologie et thaumaturge, et le saint patriarche Tikhon de Moscou (1865 † 1925), qui eut à lutter contre les communistes et subit d’eux le martyre.

Dans le calendrier russe, la fête de saint Tikhon d’Amathonte le 16 juin est aussi celle de saint Tikhon de Kalouga, thaumaturge († 1492), et de saint Tikhon de Loukhovsky à Kostroma († 1503).

A matines

Versets du matin, ton 2
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire de Sa Sainteté, ton 1 : Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles signalèrent, notre Père Tikhon théophore ; * par le jeûne, les veilles et l’oraison tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades * et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, ** gloire à celui qui opère en tous le salut, par tes prières.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, même ton : O Vierge, alors que Gabriel t’annonçait : « Réjouis-toi », * à sa voix le Maître de toutes choses s’incarnait en toi, l’Arche sainte, * comme l’avait annoncé le juste David ; * tu es apparue plus vaste que les cieux, * toi qui as porté ton Créateur. * Gloire à celui qui a fait sa demeure en toi, ** gloire à celui qui est sorti de toi, * gloire à celui qui nous a libéré par ton enfantement.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 2
Après ta passion, ô Christ Dieu, * les femmes venues à ton sépulcre pour embaumer ton corps * virent les anges dans le tombeau * et furent frappés de stupeur ; * car elles entendirent d’eux cette parole : * Le Seigneur est ressuscité, ** en accordant au mon-de la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Eveille-toi, Seigneur mon Dieu, selon le précepte que Tu as prescrit, * et l’assemblée des peuples t’entourera (Psaume VII, 7).
℣. Seigneur mon Dieu, en toi j’ai mis mon espérance, sauve-moi. (Psaume VII, 8).

IIIème évangile de la Résurrection : Marc (§ 71) XVI, 9-20.
Et il leur dit : Allez par tout le monde, prêchez l’Évangile à toutes les créatures.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche, ton 2 (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Croix & de la Résurrection, ton 2 (3 tropaires), de la Mère de Dieu alphabétique, ton 2 (3 tropaires) et Sa Sainteté (4 tropaires), œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886), avec l’acrostiche : Je m’adresse au pasteur thaumaturge. Joseph. Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion de Sa Sainteté, ton 3 : Ayant vécu, saint, dans une ascèse agréable à Dieu, * tu as reçu d’en-haut la force du Consolateur, * pour renverser les illusions des idoles, sauver le peuple, * chasser les démons et guérir les maladies. * C’est pourquoi nous t’honorons comme ami de Dieu, ** ô bienheureux Tikhon.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Les Laudes, ton 2

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 2

Conclusion des matines

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Programme de la fête du Sacré Cœur

Saint-Eugène, le vendredi 27 juin 2025, grand’messe de 19h.

Une disposition de Dieu permit à un des soldats d’ouvrir d’un coup de lance le cœur sacré de Jésus. Ainsi, l’Église serait tirée du côté du Christ endormi sur la croix. En même temps, serait réalisée la parole de l’Écriture : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé ». Le sang et l’eau, prix de notre salut, s’écoulèrent de cette blessure du cœur, comme d’une source mystérieuse, pour donner aux sacrements de l’Église la puissance de conférer la vie de la grâce et pour être le breuvage de « cette source d’eau vive jaillissant en vie éternelle » que goûteraient les âmes qui vivent dans le Christ. Lève-toi donc, ô amie du Christ, ne cesse pas de veiller, applique ici tes lèvres pour « puiser l’eau aux sources du salut ».
Homélie de saint Bonaventure, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la sainte messe

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Le Sacré Cœur adoré par saint Ignace et par saint Louis de Gonzague - peinture de José de Páez

Programme de la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste

Saint-Eugène, le mardi 24 juin 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 19h.

La fête de la naissance de saint Jean-Baptiste est célébrée six mois avant celle du Christ, en accord avec l’évangile de Luc, qui rapporte que la conception du Précurseur avait eut lieu six mois avant celle du Sauveur :

Et sachez qu’Élisabeth, votre cousine, a conçu aussi elle-même un fils dans sa vieillesse, et que c’est ici le sixième mois de celle qui est appelée stérile (Luc I, 36).

Aussi la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste est-elle aussi appelée la « Noël d’été ». On pourrait s’étonner que l’Eglise ait choisi le 24 juin plutôt que le 25 juin pour la célébrer, mais de fait la coïncidence entre les deux Noëls fonctionne si l’on utilise l’ancienne computation des dates romaines : le 24 juin est en effet le VIIIème jour des calendes de juillet et le 25 décembre le VIIIème jour des calendes de janvier.

Alors que la fête de la lumineuse & glorieuse naissance du Christ survient aux alentours du solstice d’hiver, là où la nuit est la plus noire, la fête de la nativité de saint Jean-Baptiste survient au moment du solstice d’été, lequel marque le moment où les jours recommencent à décroître. Jean-Baptiste ne disait-il pas du Christ : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue. » (Jean III, 30).

Comme l’institution de la fête de Noël fut romaine à l’origine, il paraît bien que celle de la Noël d’été le fut également, avant de se répandre en Orient. On conserve 8 sermons de saint Augustin (354 † 430) pour cette fête. Le Sacramentaire Léonien – dont les formules remontent au pontificat de saint Léon le Grand (440-461), nous conserve pas moins de cinq messes différentes : une messe pour la vigile la veille au soir, une messe probablement de l’aurore, une messe du jour et deux messes célébrées au baptistère de Saint-Jean-de-Latran.

Le parallélisme liturgique entre les 2 Noëls est assez frappant. Comme l’Avent précède Noël, la Nativité de saint Jean-Baptiste était précédée d’un jeûne préparatoire de plusieurs semaines. Dans le sacramentaire grégorien, comme à Noël, la veille – entre none & vêpres – se célèbre la messe de la vigile (celle-ci est toujours marquée dans notre Missel Romain). Puis avait lieu une seconde messe durant la nuit ou à l’aurore (disparue de notre missel) et enfin une troisième messe du jour (l’actuelle messe de la fête), célébrée entre tierce & sexte. Comme à Pâques, les IIndes vêpres de la saint Jean étaient des vêpres stationales au cours desquelles on se rendait en procession aux fonts baptismaux.

Les trois hymnes de la fête ont été composées en action de grâce par Paul Diacre, moine du Mont-Cassin au VIIIème siècle. Celui-ci en effet avait perdu sa voix avant de chanter l’Exultet pascal et avait invoqué le secours de saint Jean Baptiste qui avait guéri par sa naissance le mutisme de son père Zacharie. La poésie distinguée de Paul Diacre, ami de Charlemagne, constitue un beau témoignage de la Renaissance Carolingienne des lettres & des Arts.

L’hymne des vêpres – Ut queant laxis – est tout à fait fameux, car il a servi à donner leurs noms aux notes de la musique. Guy d’Arezzo en effet utilisa la mélodie en usage en Italie – laquelle monte de degré en degré de l’Ut au La au début de chaque hémistiche – pour nommer les notes (le Si n’est pas dans la mélodie ; il est formé de la réunion des deux initiales Sancte Iohannes) :

Il convenait que le divin Précurseur, la Voix dont les accents révélèrent au monde l’harmonie du Cantique éternel, eût cet honneur de voir se rattacher à son nom l’organisation des mélodies de la terre. (dom Guéranger).

A noter que les Eglises de France, & à leur suite, le rit dominicain, employaient depuis le haut Moyen-Age pour cette hymne un autre ton (sa mélodie ne progresse pas en degrés successifs, à l’inverse du ton italien).

A la sainte messe :

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Programme de la solennité de la Fête-Dieu

Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830Saint-Eugène, le dimanche 22 juin 2025, messe solennelle de 11h. Vêpres à 15h puis procession de la Fête-Dieu dans les rues du quartier et salut du Très-Saint Sacrement.

> Catéchisme sur la Fête-Dieu

Dans l’année liturgique, la fête de l’Eucharistie est célébrée le Jeudi Saint. Toutefois, en raison de l’entrée à la suite du Christ dans les souffrances de la Passion, les fastes liturgiques ne peuvent être complètement déployés ce jour-là. Aussi l’Eglise a-t-elle reporté la célébration glorieuse du sacrement de l’Eucharistie au jeudi qui suit la Trinité. Le mérite de l’institution de la fête de l’Eucharistie (c’est son nom dans les missels médiévaux) à cette date revient à sainte Julienne de Cornillon. A partir de 1209, cette religieuse & mystique liégeoise reçut la vision fréquente de la lune en laquelle une partie restait sombre et ne rayonnait pas. « Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l’Eglise sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace : c’est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement » (Benoît XVI). Répondant aux demandes de sainte Julienne, l’évêque de Liège fit célébrer la première Fête-Dieu en sa ville en 1246. La providence appela ensuite l’archidiacre de Liège à siéger sur le trône de saint Pierre sous le nom d’Urbain IV, lequel institua la Fête du Corps du Christ pour l’Église d’Occident par la bulle Transiturus de hoc mundo le 11 août 1264. A la demande du pape, saint Thomas d’Aquin fut chargé de la composition de l’office et de la messe de la nouvelle fête (pour la messe, il centonisa des textes nouveaux sur les airs liturgiques les plus en faveurs de son temps, et pour l’office, il remania celui qui était déjà en cours dans certains monastères cisterciens des Flandres). La procession avec le Saint-Sacrement, pratiquée ici & là dès le XIème siècles aux Rameaux et au petit matin de Pâques, se fit ensuite volontiers à la Fête-Dieu, et elle était généralisée partout en Occident au XVème siècle. En général la procession se faisait après la messe le jour même de la fête, et après les vêpres chaque jour de l’octave.

La Fête-Dieu n’étant plus fériée en France, la solennité en est transférée dans notre pays au dimanche qui suit, dans son octave.

A la sainte messe

  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – plain-chant d’Amiens
  • Introït – Cibavit eos (ton ii.)
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Gloria IV
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Alleluia – Caro mea (ton vii.)
  • Sequence – Lauda Sion (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III
  • Et incarnatus de la Missa Pange lingua de Josquin des Prés (c. 1455 † 1521), maître de la chapelle du Pape et de celle du roi de France
  • Offertoire – Sacerdotes Domini (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Panis angelicus, motet de César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde
  • Sanctus IV
  • A l’élévation : O salutaris Hostia de la Messe du Sacre de Charles X par Marie-Louis Cherubini (1760 † 1842), maître de la Chapelle Royale des rois Louis XVIII & Charles X
  • Agnus Dei de la Messe du Sacre de Charles X par Marie-Louis Cherubini
  • Pendant la communion : Pange lingua – hymne du Saint Sacrement – chant d’après Jehan Tabourot (1520 † 1595), chanoine de l’Eglise de Langres (Orchésographie, 1588)
  • Communion – Quotiescumque (ton vii.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : Loué soit à tout instant – Cantique de Saint Louis Marie Grignon de Montfort (1673 † 1716), docteur de l’Eglise

Aux secondes vêpres

  • Motet d’exposition : O salutaris de l’abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • Secondes vêpres du Très-Saint Sacrement

    A la procession de la Fête-Dieu
  • Première partie de la procession : Pange lingua
  • Au premier reposoir : Christum Regem adoremus
  • Seconde partie de la procession : Benedictus qui venit – cantique du Chanoine Darros – versets du Benedictus (Luc, I-vv. 68 – 79), psalmodie du VIème ton
  • Au second reposoir : Ave verum Corpus
  • Troisième partie de la procession : Lauda Sion – Texte de saint Thomas d’Aquin composé sur le modèle de la séquence Laudes Crucis d’Adam de Saint-Victor – mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle)
  • Au troisième reposoir : Adoro te supplex
  • Quatrième partie de la procession : antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire

Au salut du Très-Saint Sacrement

  • Continuation de l’hymne Adoro te supplex – hymne au T. S. Sacrement de saint Thomas d’Aquin
  • Ecce panis Angelorum – extrait de la séquence Lauda Sion
  • Panis angelicus – plain-chant
  • Tantum ergo
  • Louanges divines en réparation des blasphèmes
  • Motet final au très Saint Sacrement : Christus vincit – Plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse, harmonisation du chanoine Gaston Roussel (1913 † 1985), curé de Port-Marly, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

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Comte Lancelot Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) : sortie de la procession de la Fête-Dieu de l’église royale de Saint-Germain l’Auxerrois en 1830 (détail)

Programme du dimanche de tous les saints qui ont illuminé la terre russe – ton 1

Tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie (Toussaint russe)Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 22 juin 2025 du calendrier grégorien – 9 juin 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE RUSSE

Le second dimanche après la Pentecôte, une semaine après avoir fêté tous les saints, l’Eglise russe célèbre une Toussaint russe.

Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1956 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Une révision de cet office fut effectuée en 2002 et fut intégrée aux Ménées du mois de mai (elle présente quelques variantes avec la version de 1956, en particulier pour le prokimenon de la liturgie ou le mégalinaire de matines – l’office de 1956 continue de figurer néanmoins sur bons nombres de sites liturgiques russes).

Curiosité liturgique, les différents stichères des vêpres ou des matines, ainsi que les tropaires des odes du canon du jour à matines énumèrent les noms d’un très grand nombre de saints russes, classés par catégories et par ville ou région géographique. Les Théotokia du canon chantent elles les principales icônes de la Mère de Dieu vénérées en Russie. Des formules spéciales pour les prières de la litie énumèrent de même de longues listes de saints russes.

L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1. Les lectures de la liturgie, qui s’ajoutent à celle du IInd dimanche après la Pentecôte, reprennent celles du dimanche de tous les saints de la semaine précédente.

Notons que le dimanche suivant, IIIème après la Pentecôte, a vu se multiplier d’autres Toussaints : on y fête, selon les lieux, tous les saints de Pskov, de Novgorod, de Biélorussie, de Saint-Pétersbourg. Un phénomène similaire s’est observé en Occident où plusieurs ordres religieux ou diocèses ont des célébrations particulières de tous les saints de leur ordre ou diocèse après la Toussaint du 1er novembre.

Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

A matines

Versets du matin, ton 1
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! » (une fois)
2. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre russe, ton 8 : Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, ** Dieu de miséricorde. (une fois)
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Autre tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre russe, ton 4 : Citoyens de la Jérusalem d’en haut, * vous qui avez resplendi depuis notre terre * et qui avez plu à Dieu par toutes formes de vocations et de combats spirituels, * venez, fidèles, chantons-les : * ô bienheureux intercesseurs de la terre russe, * priez le Seigneur, * afin qu’Il épargne cette terre de Son courroux, * qu’Il guérisse ses blessures, ** et qu’Il console Son peuple fidèle.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Théotokion du même ton : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Polyeleos.
Mégalynaire de tous les saints qui ont illuminé la terre russe : Nous vous magnifions * ô vous tous les saints qui avez resplendi sur la terre de Russie * et nous vénérons votre sainte mémoire * car vous priez pour nous ** le Christ notre Dieu.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 1
Par son repentir le larron a ravi le paradis, * et par leurs lamentations les femmes myrrhophores ont annoncé la joie, * car Tu es ressuscité, Christ Dieu, ** en accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Maintenant Je ressuscite, dit le Seigneur, * Je serai leur salut, Je le resterai fidèlement (Psaume 11, 6).
℣. Loue le Seigneur, ô mon âme ! * Je louerai le Seigneur toute ma vie, je chanterai mon Dieu tant que je serai. (Psaume 11, 7).

IInd évangile de la Résurrection : Marc (§ 70) XVI, 1-8.
Mais il leur dit : Ne craignez point : vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité ; il n’est point ici : voici le lieu où on l’avait mis.

Chant de la Résurrection (une fois). Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche, ton 1 (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu (2 tropaires) alphabétique & de tous les Saints Russes, ton 8 (8 tropaires). Catavasies de la Mère de Dieu, ton 4 (ton grec, tradition de Valaam).

Après la 3ème ode : Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3 : En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous  * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, ** intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Les Laudes, ton 1

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 6

Conclusion des matines

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