Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Pèlerinage de Chartres 2013

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Messe de la vigile de la Pentecôte à Notre-Dame de Paris.

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Messe de la fête de la Pentecôte.

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Messe pontificale du lundi de Pentecôte à la cathédrale de Chartres.

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Messe pontificale du lundi de Pentecôte à la cathédrale de Chartres.

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Messe pontificale du lundi de Pentecôte à la cathédrale de Chartres.

Merci infiniment à François N. pour ses photos ! Son album sur Picasa.

Pèlerinages de Chartres d’hier & d’aujourd’hui

Fêtes Mariales de 1927 - Ostension du voile de la Vierge

Voilà mon bien-aimé qui me parle et qui me dit : Levez-vous, hâtez-vous, ma bien-aimée, ma colombe, mon unique beauté, et venez. Car l’hiver est déjà passé, les pluies se sont dissipées, et ont cessé entièrement. Les fleurs paraissent sur notre terre ; le temps de tailler la vigne est venu ; la voix de la tourterelle s’est fait entendre dans notre terre.
Cantique des Cantiques 2, 10-12.

Photo : Procession avec le voile de la Vierge, donné à la cathédrale de Chartres par l’empereur Charles-le-Chauve vers 876, lors des fêtes mariales de 1927.

Confessionnal portatif - pèlerinage de Chartres 1953

Regardez l’état si humilié et si pénible où je me trouve ; et remettez-moi tous mes péchés.
Psaume 24, 18.

Photo : 1953 – Pèlerinage de Chartres – confessionnaux portatifs (remarquez aussi les messes privées des prêtres en arrière-plan).

Religieuses perçant les ampoules des pèlerins au Pèlerinage Chartres-Paris

Si je disais, Mon pied a été ébranlé ; votre miséricorde, Seigneur ! me soutenait.
Psaume 93, 18.

Photo : Pèlerinage Chartres-Paris : des religieuses percent les ampoules des pèlerins. © Jean-Manuel Simoes.

Mauriac et Danielou au Pèlerinage de Chartres de 1953

La Sagesse enseigne au dehors ; elle fait entendre sa voix dans les places publiques.
Proverbes 1, 20.

Photo : François Mauriac et le futur cardinal Danielou au Pèlerinage de Chartres de 1953. © Marc Riboud.

Pèlerinage Chartres-Paris 2013

Heureux ceux dont la voie est pure et sans tache, et qui marchent dans la loi du Seigneur.
Psaume 118, 1.

Photo : Pèlerinage Chartres-Paris 2013. Courtoisie de Donald J.

Messe traditionnelle à Tolède

En prospection pour le futur pèlerinage de la Schola Sainte Cécile auprès des reliques de Saint-Eugène au prochain mois d’août, plusieurs d’entre nous étaient à Tolède le week-end passé. Nous avons assisté à la liturgie dominicale en l’église de Saint-Sauveur, où les offices et messes sont célébrées par une communauté nouvelle, la Fraternité de Jésus-Prêtre et de Marie-Reine. Voici quelques photos de cette messe du IIIème dimanche après Pâques, Jubilate Deo.

Prières au bas de l'autel

Prières au bas de l’autel.
Introibo ad altare Dei. J’entrerai vers l’autel de Dieu.

Imposition de l'encens à l'offertoire

Imposition de l’encens à l’offertoire.
Lauda, ánima mea, Dóminum : laudábo Dóminum in vita mea :
psallam Deo meo, quámdiu ero, alleluia.

Loue, mon âme, le Seigneur ; je louerai le Seigneur toute ma vie ;
je psalmodierai pour mon Dieu, tant que je vivrai, alléluia.
(offertoire du IIIème dimanche après Pâques)

Encensements de l'offertoire

Encensements de l’offertoire.
Dirigatur Domine, oratio mea, sicut incensum in conspectu tuo.
Que ma prière, Seigneur, s’élève, comme l’encens devant toi.

Encensement de l'offertoire

Encensements de l’offertoire.
Et elevatio manuum mearum sicut sacrificium vespertinum.
Et l’élévation de mes mains soit un sacrifice vespéral.

Génuflexion après la consécration du Corps du Seigneur

Génuflexion après la consécration du Corps du Seigneur.
Adoro te supplex latens Deitas.
Je vous adore à genoux, Deitée cachée.

Elévation du Corps du Seigneur

Elevation du Corps du Seigneur.
O Salutaris Hostia
Quæ cœlis pandis hostium.
O Victime salutaire
Qui nous ouvrez les portes du Ciel.

Elevation du Sang du Seigneur

Elévation du Sang du Seigneur.
Adoramus te Christe, et benedicimus tibi,
quia per sanctam Crucem tuam redemisti mundum.

Nous t’adorons, Christ, et nous te bénissons,
parce que par ta sainte Croix tu as racheté le monde.

Sites webs de la Fraternité de Jésus-Prêtre et de Sainte Marie Reine :

Dimanche des Rameaux 2013, nouvelle série de photos

Dimanches des Rameaux 2013 : distribution des rameaux

Distribution des Rameaux par le célébrant.

Dimanche des Rameaux 2013 : le chœur pendant le chant de l'évangile des Rameaux

Le chœur pendant le chant de l’évangile des Rameaux.

Dimanche des Rameaux 2013 : devant les portes fermées de l'église : chant du Gloria laus

Station devant les portes fermées de l’église : le clergé et le peuple dialoguent le chant du Gloria laus avec les chantres restés à l’intérieur de l’église.

Dimanche des Rameaux 2013 : ouverture des portes après le dialogue Attollite portas

Ouverture des portes après le dialogue parisien Attollite portas.

Dimanche des Rameaux 2013 : chant du Kyrie

Chant du Kyrie.

Dimanche des Rameaux 2013 : doxologie de la collecte

Doxologie de la collecte.

Dimanche des Rameaux 2013 : pendant le chant du trait

Le clergé pendant le chant du trait par les chantres.

Dimanche des Rameaux 2013 : chant du trait des rameaux

Chant du trait des Rameaux.

Dimanche des Rameaux 2013 : pendant le chant de la Passion

Pendant le chant de la Passion selon saint Matthieu.

Dimanche des Rameaux 2013 : pendant le chant de la Passion

Pendant le chant de la Passion selon saint Matthieu.

Un immense merci à Gonzague B. pour la grande qualité artistique de ces photos.

Album Picasa de Gonzague.

Album Facebook des Rameaux.

Photos des Rameaux 2013

Le maître-autel avant la cérémonie

Le maître-autel avant la bénédiction des rameaux.

Les palmes sur l'autel

Les palmes sur l’autel.

Distribution des rameaux par le célébrant

Distribution des rameaux par le célébrant.

Chant de l'évangile des Rameaux

Chant de l’évangile des rameaux par le diacre.

Entrée du clergé dans l'église après l'ouverture solennelle des portes

Entrée du clergé dans l’église après l’ouverture solennelle des portes.

Les chantres chantent les réponses de la synagogue à plusieurs voix

Durant la passion, les chantres chantent les réponses de la synagogue à plusieurs voix.

Crédit photographique : © Fanny B. (que nous remercions vivement !)

D’autres photos suivront.

Photos du dimanche de Lætare 2013

L'Elévation du Corps du Seigneur
L’Elévation du Corps du Seigneur

© Crédit photographique : Fanny B.

Photos de la messe solennelle de Requiem pour Louis XVI – 21 janvier 2013

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : pendant l'absoute
Ce 21 janvier voyait le 220ème anniversaire de la décapitation du roi Louis XVI et le 20ème anniversaire de la célébration du requiem pour le Roi à Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IX). La Schola Sainte Cécile a interprété à cette occasion la messe de Requiem de Cherubini commandée en 1816 par Louis XVIII en la mémoire du Roi-Martyr.

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 :  les prières au bas de l'autel

Les prières au bas de l’autel.
Júdica me, Deus, et discérne causam meam de gente non sancta.
Juge-moi, ô Dieu et séparez ma cause de celle d’une race impie : tirez-moi des mains de l’homme méchant et trompeur.

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : le clergé pendant le chant du Kyrie de la messe de Cherubini

Pendant le chant du Kyrie de la messe de Cherubini.
Le très bel ornement noir des messes solennelles des défunts a été offert à notre paroisse par la famille de Bourbon-Parme.

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : chant de l'évangile

Chant de l’évangile de saint Jean par le diacre.
Hæc est autem volúntas Patris mei, qui misit me : ut omnis, qui videt Fílium et credit in eum, hábeat vitam ætérnam, et ego resuscitábo eum in novíssimo die.
Car c’est la volonté de mon Père, qui m’a envoyé, que tout homme qui voit le Fils et croit en lui possède la vie éternelle ; et moi je le ressusciterai au dernier jour.

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : aux encensements de l'offertoire

Les encensements de l’offertoire.
Dómine Jesu Christe, Rex glóriæ, líbera ánimas ómnium fidélium defunctórum de pœnis inférni, & de profúndo lacu.
Seigneur Jésus-Christ, Roi de gloire, délivre les âmes de tous les fidèles défunts des peines de l’enfer et du gouffre sans fond.

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : à l'élévation du Corps du Seigneur

L’élévation du Corps du Seigneur.
Qui manducat meam carnem, et bibit meum sanguinem, habet vitam aeternam, et ego resuscitabo eum in novissimo die.
Qui mange ma chair & boit mon sang aura la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour.

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : l'adoration du Corps du Seigneur, après la consécration

L’adoration du Corps & du Sang du Seigneur, après la consécration des saintes espèces.
Pie Iesu Dómine, dona eis requiem sempitérnam. Amen.
Bon Jésus, donnez-leur le repos éternel. Amen.

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : le cordon de l'Ordre du Saint-Esprit, sur le catafalque

Le cordon de l’Ordre du Saint-Esprit, sur le catafalque représentant le Roi.
Emitte lucem tuam et veritatem tuam: ipsa me deduxerunt, et adduxerunt in montem sanctum tuum et in tabernacula tua.
Envoie ta lumière & ta vérité : ce sont elles qui me conduiront, et me mèneront vers ta sainte montagne, dans ton tabernacle.

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : le catafalque représentant le Roi

Le catafalque représentant le Roi.
Lux ætérna lúceat eis, Dómine : * Cum sanctis tuis in ætérnum : quia pius es.
Que la lumière éternelle brille sur eux, Seigneur, avec tes Saints, dans l’éternité, car tu es bon.

Requiem solennel pour Louis XVI du 21 janvier 2013 : pendant l'absoute

L’absoute finale.
Líbera me, Dómine, de morte ætérna, in die illa treménda : * Quando cæli movéndi sunt & terra : † Dum véneris judicáre sæculum per ignem.
Délivre-moi, Seigneur, de la mort éternelle, en ce jour terrible quand les cieux et la terre seront ébranlés, lorsque tu viendras juger l’univers par le feu.

Crédits photographiques : Gonzague B., que nous remercions chaleureusement pour ce magnifique reportage photo.
Plus de photos en ligne sur Picasa.
Voyez aussi l’homélie prononcée par M. l’Abbé Iborra.

Proclamation du dogme de l’Assomption le 1er novembre 1950

La Dormition (la mort paisible, tel un sommeil) et l’Assomption (la non corruption du corps et sa montée au ciel) de la Sainte Vierge sont unanimement célébrées dès l’époque patristique dans toutes les Eglises d’Orient & d’Occident. L’Église catholique a considéré que les traditions anciennes sur lesquelles ont été établies la célébration liturgique (outre le fait objectif qu’il n’y a jamais eu mention de reliques du corps de la Vierge Marie qu’une église aurait détenu) étaient conforme au dépôt de la Foi.

A partir du XIXème siècle, des pétitions commencent à affluer à Rome pour que soit officiellement défini le dogme de l’Assomption. De 1854 à 1945, huit millions de fidèles écriront à Rome en ce sens ! Chiffre auquel il faut ajouter les pétitions de 1 332 évêques (représentant 80 % des sièges épiscopaux) et 83 000 prêtres, religieux et religieuses. Face à ces demandes répétées, Pie XII, par l’encyclique Deiparae Virginis, publiée en mai 1946, demande à tous les évêques du monde de se prononcer sur la question. La réponse est quasi unanime : 90 % des évêques y sont favorables. La plupart des 10 % restant s’interrogent sur l’opportunité d’une telle déclaration, seulement six évêques émettant des doutes sur le caractère « révélé » de l’Assomption de Marie. A la suite de ces réponse, le Pape décide de proclamer solennellement le dogme de l’Assomption en 1950 au cours de célébrations magnifiques & grandioses, dont voici ci-dessous quelques photographies d’époque.

Notons que la proclamation dogmatique de l’Assomption reste à ce jour le seul & unique cas où l’infaillibilité pontificale, telle que définie au Concile de Vatican I, a été mise en oeuvre ; infaillibilité assise du reste sur la collégialité : tous les évêques du monde s’étaient prononcés sur la question, & la présence de 800 évêques autour du Pape lors de la proclamation ressemble à s’y méprendre à un concile.

D’une tradition enseignée par la liturgie & professée par les Pères & Docteurs des premiers siècles (dès saint Ephrem au IVème siècle), et paisiblement continuée durant l’histoire de l’Eglise, l’Assomption devint donc dès lors un dogme de foi que doivent tenir les catholiques. C’est un avis tout à fait personnel, mais il est possible que l’apparition croissante au cours du XXème siècle de pseudo-théologies contestataires & modernistes, de plus en plus irrespectueuses de la grande Tradition de l’Eglise, ait joué un rôle dans cette prise de décision du vénérable Pie XII, finalement prophétique…

La proclamation dogmatique ne se fit pas – comme on aurait pu s’y attendre – un 15 août mais le 1er novembre de l’Année Sainte 1950, jour de la Toussaint, situant ainsi Marie dans la communion de tous les saints.

Plus discutable fut la refonte des textes liturgiques de la fête du 15 août qui fut alors décidée. On trouvait que ces textes liturgiques, pourtant vénérables (ils avaient traversés les siècles depuis l’institution de la fête de l’Assomption à Rome par le Pape Théodore (642 † 649), d’origine constantinopolitaine), n’exprimaient pas suffisamment le mystère célébré. A dire vrai, c’était surtout l’évangile de la messe qui étonnait les mentalités contemporaines. En effet, on y chantait Luc 10, 38-42, soit le Christ chez Marthe & Marie. Ce passage pourtant était appliqué à la Sainte Vierge dans l’exégèse patristique et est utilisé également dans les rits byzantin & mozarabe pour la fête du 15 août, il s’agissait donc d’un patrimoine vraiment antique. Quant aux nouvelles pièces du chant liturgique qui furent élaborées en place des anciennes, on peut même noter une régression dans l’affirmation du mystère célébré (comparez ainsi l’antique offertoire : « Assumpta est Maria in cœlum : gaudent Angeli, collaudantes benedicunt Dominum, alleluia » avec le moderne composé en 1950 pour prendre sa place : « Inimitias ponam inter te et mulierem, et semen tuum et semen illius »).

Avant de laisser la place aux belles images des glorieuses cérémonies de 1950, rappelons que l’Assomption de la Vierge réaffirme « le caractère provisoire de notre mort corporelle qui, en style chrétien, prend le nom de sommeil et de dormition » (R.P. Martin Jugie (1878 † 1954), in « La mort et l’Assomption de la Sainte Vierge », chapitre « Opportunité et avantage de la définition solennelle de la doctrine de l’Assomption »), affirmation non négligeable à notre époque alors que ce développe une civilisation matérialiste qui nie le sens ultime de l’existence humaine.

Proclamation dogmatique de l'Assomption de la Vierge : le chœur de Saint-Pierre pendant la messe papale

1er novembre 1950 – Le chœur de Saint-Pierre de Rome durant la messe papale de la proclamation du dogme de l’Assomption de la Sainte Vierge. Le vénérable Pie XII se tient au fond de l’abside de la basilique Saint-Pierre, juste sous le reliquaire de la Chaire, lequel contient les restes de la chaire utilisée par l’Apôtre saint Pierre lorsqu’il enseignait à Rome.

« Le Ier novembre 1950, à l’exceptionnelle cérémonie, le monde catholique entier était en union de pensée avec ceux qui avaient pu venir. Huit cents évêques étaient autour du Souverain Pontife pendant la Messe Papale, offrant dans l’abside de Saint-Pierre le spectacle d’un concile œcuménique. »

Mgr Pfister, Rome éternelle. Arthaud, 1954.

Les noms des 800 évêques présents lors de la proclamation du dogme de l’Assomption ont été gravés sur des grandes tables de marbres qui sont placées sur les portes d’entrée du narthex de la basilique Saint-Pierre. Les pèlerins peuvent toujours les voir.

« Vision vertigineuse prise du chemin de ronde de la coupole. Les proportions gigantesques, comme l’immensité de la foule sont ici manifestes. »

Mgr Pfister, Rome éternelle.

« En ce matin de l’extraordinaire Toussaint de 1950, aucun mouvement de foule n’était possible durant la cérémonie. L’affluence dépassait le demi-million. La plupart avait préféré assister au rite de la définition du dogme à l’extérieur de la basilique. Ceux qui remplissaient l’intérieur, assistèrent à l’entrée du Saint Père et de son cortège, puis à cette Messe dans ce cadre aussi émouvant que grandiose. C’est l’instant si bouleversant de la Consécration. Tous sont à genoux, les Gardes Nobles et les Suisses font en outre le salut militaire. »

Mgr Pfister, Rome éternelle.

Le Pape proclame la définition dogmatique de l’Assomption :

« Nous proclamons, déclarons et définissons que c’est un dogme divinement révélé que Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste. »

Cette proclamation est faite selon les critères exprimés au Concile de Vatican I de 1870, à savoir ex cathedra, « c’est-à-dire lorsque, remplissant sa charge de pasteur et de docteur de tous les chrétiens, il définit, en vertu de sa suprême autorité apostolique, qu’une doctrine, en matière de foi ou de morale, doit être admise par toute l’Église, jouit par l’assistance divine à lui promise en la personne de saint Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu que fût pourvue l’Église, lorsqu’elle définit la doctrine sur la foi ou la morale. » (Saint Concile Vatican I).

Ces vidéos donnent des vues de la cérémonie et de la proclamation dogmatique.

5 novembre 1950. – Le vénérable Pape Pie XII salue S.E. Francis, cardinal Spellman, archevêque de New-York, à l’issue de l’audience spéciale accordée par le Saint Père aux très nombreux membres de la hiérarchie catholique qui ont assisté aux cérémonies solennelles de la proclamation du dogme de l’Assomption.

13 novembre 1950. – Le vénérable Pape Pie XII signe la bulle de la proclamation du dogme de l’Assomption de la Sainte Vierge dans son bureau privé, au Palais Apostolique.

Parmi les nombreux témoignages & souvenirs commémoratifs de la proclamation dogmatique, voici un timbre émis par la Poste Vaticane pour l’occasion.

La messe traditionnelle pour les nuls

Nous reprenons tant le titre (un brin provoc, il s’agit bien sûr d’une allusion à l’excellente série d’ouvrages didactiques du même nom) que les images diffusées sur la page Facebook Messe traditionnelle, lesquelles constituent un beau « tutoriel » en images avant l’heure. Ces photos sont probablement d’origine française (le prêtre porte le rabat noir français traditionnel sur la photo du baptême) et datent vraisemblablement du début du XXème siècle.

1. Les prières au bas de l’autel.

Etant arrivé à l’autel avec le servant et ayant placé – à la messe basse – le calice voilé au centre de l’autel, le prêtre fait le signe de la croix et commence les prières au bas de l’autel. (A la messe haute, le calice est placé à la crédence).

2. La confession des péchés.

Joignant les mains, le prêtre s’incline et dit :

Confíteor Deo omnipoténti, Beatae Mariæ semper Virgini, Beato Michaeli Archangelo, Beato Ioanni Baptístæ, sanctis Apostolis Petro et Paulo, Omnibus Sanctis, et vobis, fratres: quia peccavi nimis cogitatióne, verbo et opere : mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beátam Mariam semper Virginem, beátum Michaélem Archángelum, beátum Ioannem Baptístam, sanctos Apostolos Petrum et Paulum, omnes sanctos, et vos, fratres, orare pro me ad Dominum, Deum nostrum.

Je confesse à Dieu tout-puissant, à la bienheureuse Marie toujours Vierge, au bienheureux Michel Archange, au bienheureux Jean Baptiste, aux saints Apôtres Pierre & Paul, à tous les saints, et à vous, frères : car j’ai beaucoup péché, par pensée, par parole & par action : c’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute. C’est pourquoi je prie la bienheureuse Marie toujours Vierge, le bienheureux Michel Archange, le bienheureux Jean Baptiste, les saints Apôtres Pierre & Paul, tous les saints, & vous, frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

3. La vénération des reliques des saints.

Le prêtre monte à l’autel, s’incline et dit la prière en l’honneur des saints dont les reliques sont contenues dans l’autel, pendant laquelle il baise celui-ci :

Orámus te, Dómine, per mérita Sanctórum tuórum, quorum relíquiæ hic sunt, et ómnium Sanctórum: ut indulgére dignéris ómnia peccáta mea. Amen.

Nous vous prions, Seigneur, par les mérites de vos Saints, dont nous avons ici les reliques, ainsi que de tous les saints, daignez me pardonner tous mes péchés. Amen.

4. La supplication litanique – le Kyrie.

Le Kyrie en grec est alterné par le prêtre et le servant 9 fois, symbolisant le chant des neufs chœurs angéliques louant la Trinité : les 3 premières invocations s’adressent au Père, les 3 suivantes au Fils, les 3 dernières au Saint-Esprit.

Kyrie, eleison.
Kyrie, eleison.
Kyrie, eleison.
Christe, eleison.
Christe, eleison.
Christe, eleison.
Kyrie, eleison.
Kyrie, eleison.
Kyrie, eleison.

5. La salutation du prêtre.

℣. Dominus vobiscum.
℟. Et cum spiritu tuo.

Le Seigneur soit avec vous.
Et avec votre esprit.

6. La (ou les) collecte(s).

La collecte est la première oraison propre de la messe, elle rassemble nos intentions particulières dans la grande intention que l’Eglise veut célébrer en ce jour.

7. L’Epître.

L’Epître est une lecture tirée ordinairement des lettres de saint Paul ou des autres Apôtres.

A la messe basse, le prêtre lit l’épître sur le missel placé du côté droit de l’autel, qu’on appelle pour cette raison « côté Epître ».
A la messe haute, le sous-diacre chante l’épître dans le chœur, face à l’autel, du côté Epître.

8. Les prières avant l’Evangile.

A la fin du graduel, du trait ou de l’alleluia, le prêtre revient au milieu de l’autel, s’incline et dit à voix basse les deux prières pour le préparer à annoncer l’évangile :

Munda cor meum, ac labia mea, omnípotens Deus, qui labia Isaíæ Prophétæ cálculo mundásti igníto : ita me tua grata miseratióne dignáre mundáre, ut sanctum Evangélium tuum digne váleam nuntiáre. Per Christum, Dóminum nostrum. Amen.

Purifiez mon cœur & mes lèvres, Dieu tout-puissant, qui avez purifié les lèvres du prophète Isaïe avec un charbon ardent ; daignez par votre miséricordieuse bonté me purifier, pour que je sois capable de proclamer dignement votre saint Evangile. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

9. Le Lavabo.

Pendant l’offertoire, le prêtre va au coin de l’autel côté Epître et se purifie les doigts, en disant à voix basse le Psaume 25, versets 6 à 12 :

Lavábo inter innocéntes manus meas : et circúmdabo altáre tuum, Dómine :
Ut áudiam vocem laudis, et enárrem univérsa mirabília tua.
Dómine, diléxi decórem domus tuæ et locum habitatiónis glóriæ tuæ.
Ne perdas cum ímpiis, Deus, ánimam meam, et cum viris sánguinum vitam meam :
In quorum mánibus iniquitátes sunt : déxtera eórum repléta est munéribus.
Ego autem in innocéntia mea ingréssus sum : rédime me et miserére mei.
Pes meus stetit in dirécto : in ecclésiis benedícam te, Dómine.
Glória Patri, et Fílio, et Spirítui Sancto.
Sicut erat in princípio, et nunc, et semper, et in saecula saeculórum. Amen.

Je laverai mes mains pour être compté parmi les innocents, & je me tiendrai auprès de votre autel, Seigneur,
Pour entendre chanter vos louanges & raconter toutes vos merveilles.
Seigneur, j’aime la beauté de votre maison, le lieu où habite votre gloire.
Mon Dieu, ne laissez pas périr mon âme avec celle des impies, ma vie avec celle des hommes de sang,
Dont les mains sont ouvrières d’iniquité & dont la droite est pleine de présents fallacieux !
Pour moi, je marche dans l’innocence ; délivrez-moi, ayez pitié de moi.
Mon pied tient bon dans le droit chemin ; avec l’Eglise, je vous bénis, Seigneur.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

10. La fin de l’offertoire : offrande des oblats à la Très-Sainte Trinité, en l’honneur des saints.

Súscipe, sancta Trinitas, hanc oblatiónem, quam tibi offérimus ob memóriam passiónis, resurrectiónis, et ascensiónis Jesu Christi, Dómini nostri : et in honórem beátæ Maríæ semper Vírginis, et beáti Ioannis Baptistæ, et sanctórum Apostolórum Petri et Pauli, et istórum et ómnium Sanctórum : ut illis profíciat ad honórem, nobis autem ad salútem : et illi pro nobis intercédere dignéntur in coelis, quorum memóriam ágimus in terris. Per eúmdem Christum, Dóminum nostrum. Amen.

Recevez, Trinité Sainte, cette offrande, que nous vous présentons en mémoire de la Passion, de la Resurrection et de l’Ascension de Jesus-Christ notre Seigneur ; et en l’honneur de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, du Bienheureux Jean Baptiste, des Saints Apôtres Pierre et Paul, des saints dont les reliques sont ici, et de tous vos saints ; qu’elle serve à leur honneur et à notre salut, et que les saints dont nous faisons mémoire sur la terre daignent intercéder pour nous dans les cieux. Par le même Christ notre Seigneur. Amen.

11. La consécration du Corps du Seigneur

Qui prídie quam paterétur, accépit panem in sanctas ac venerábiles manus suas…

Lui qui, la veille où il devait souffrir, reçut du pain dans ses mains saintes & vénérables…

12. Elévation du Corps de Notre Seigneur.

O salutáris Hóstia
Quæ cœli pandis óstium.
Bella premunt hostília;
Da robur, fer auxílium.

Ô salutaire Hostie,
qui nous ouvre les portes du ciel,
les armées ennemies nous poursuivent,
donne-nous la force, porte-nous secours.

13. Elévation du Calice du Très Précieux Sang.

Uni trinóque Dómino
Sit sempitérna glória :
Qui vitam sine término,
Nobis donet in pátria.
Amen.

Au Seigneur unique & trine
Soit la gloire éternelle ;
Qu’il nous donne en son Royaume
La vie qui n’aura pas de fin.
Amen.

14. La petite élévation du Corps & du Sang du Seigneur à la fin du canon.

Per quem hæc ómnia, Dómine, semper bona creas, sancti ☩ ficas, viví ☩ ficas, bene ☩ dícis et præstas nobis.
Per ip ☩ sum, et cum ip ☩ so, et in ip ☩ so, est tibi Deo Patri omnipotenti, in unitáte Spíritus ☩ Sancti, omnis honor, et glória.
(Excelsa voce) : Per omnia saecula saecolorum. ℟. Amen.

Par Lui, Seigneur, vous ne cessez de créer tous ces biens et vous les sancti†fiez, vous les vivi†fiez et vous les bénis†sez pour nous en faire don.
Par † Lui, avec † Lui, et en † Lui, à vous Dieu le Père † tout-puissant, en l’unité du Saint†Esprit, tout honneur et toute gloire.
(à haute voix) : Pour les siècles des siècles.
R: Amen.

15. Présentation du Corps du Seigneur aux fidèles avant la communion.

℣. Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccáta mundi.
℟. Dómine, non sum dignus ut intres sub tectum meum, sed tantum dic verbo & sanábitur ánima mea.

Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui ôte les péchés du monde.
Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit, mais dites seulement une parole et mon âme sera guérie.

16. La communion des fidèles.

En Occident, la sainte communion se reçoit à genoux et sur la langue, en signe de respect pour la Très-Sainte Eucharistie. Le prêtre dit à chacun :

Corpus Dómini nostri Jesu Christi custódiat ánimam tuam in vitam ætérnam. Amen.

Le Corps de Notre Seigneur Jésus-Christ garde ton âme pour la vie éternelle. Ainsi soit-il.

17. La bénédiction finale.

Benedícat vos omnípotens Deus, Pater, et Fílius, ☩ et Spíritus Sanctus.
℟. Amen.

Que vous bénisse le Dieu tout-puissant, Père & Fils † & Saint-Esprit.
℟. Ainsi soit-il.

18. Au dernier évangile.

Avant de quitter l’autel, le prêtre récite au coin de l’Evangile le Prologue de saint Jean (1, 1-14) :

In princípio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum, et Deus erat Verbum.

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.

Le saint baptême.

Le prêtre met un pan de son étole sur l’enfant, pour l’introduire dans l’église de Dieu, en l’appelant par son nom :

N., ingrédere in templum Dei, ut hábeas partem cum Christo in vitam ætérnam. ℟. Amen.

N., entrez dans la maison de Dieu, afin d’avoir part avec le Christ à la vie éternelle. ℟. Amen.

Photos de la Fête-Dieu 2012

Hier dimanche se célébrait la solennité de la Fête-Dieu (Festum Eucharistiæ). Voici quelques photos de la messe, des vêpres, de la procession et du salut prises à Saint-Eugène.

Au Gloria de la Messe.

Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris. Qui tollis peccata mundi, miserere nobis.
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père. Qui ôtes les péchés du monde, aie pitié de nous.

Les oblats sur l’autel pendant l’offertoire.

Sacerdotes Domini incensum & panes offerunt Deo.
Les prêtres du Seigneur offriront à Dieu l’encens & les pains.
(Lévitique 21, 6 – chant d’offertoire de la messe de la Fête-Dieu)

L’élévation du Corps du Seigneur.

O Salutáris Hóstia,
Quæ cœli pandis óstium :
Bella premunt hostília ;
Da robur, fer auxílium.

Ô victime salutaire,
Qui nous ouvrez la porte du ciel,
L’ennemi nous livre combat,
Donnez-nous puissance, force et secours.

L’élévation du Sang du Seigneur.

O vere digna Hostia,
Spes única fidélium :
In te confídit Fráncia ;
Da pacem, serva lílium.

Ô vraiment digne Hostie
Unique espoir des fidèles,
En vous se confie la France,
Donnez-lui la paix, conservez le lys.

Premières communions des enfants de la paroisse

Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat animam tuam in vitam æternam. Amen.
Que le Corps de notre Seigneur Jésus-Christ garde ton âme pour la vie éternelle. Amen.

Chant des vêpres du Saint Sacrement en plain-chant & faux-bourdons parisiens, l’après-midi.

O sacrum convivium, in quo Christus sumitur : recolitur memoria passionis ejus : mens impletur gratia : et futuræ gloriæ nobis pignus datur, alleluia.
O banquet sacré, où nous recevons le Christ et où nous renouvelons la mémoire de sa Passion, où notre âme est comblée de grâces et où nous est donné le gage de la gloire future, alléluia.

Procession dans les rues de Paris

Pange lingua gloriósi
Córporis mystérium,
Sanguinísque pretiosi,
Quem in mundi prétium
Fructum ventris generosi
Rex effúdit géntium.

Chante, chante ma langue, un mystère terrible,
Mystère aux sens inaccessible,
Du corps rempli de gloire, & du sang précieux,
Que, pour prix infini de l’univers coupable,
Versa le monarque adorable.
Fruit d’un très chaste sein d’une fille des cieux.

Benedíctus qui venit in nómine Dómini. Hosánna in excélsis.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, hosanna in excelsis.

Benedíctus Dóminus Deus Israel : quia visitávit, et fecit redemptiónem plebis suæ.
Béni soit le Seigneur le Dieu d’Israël ; parce qu’il a visité & accompli la rédemption de son peuple.

Et eréxit cornu salútis nobis : in domo David púeri sui.
Et qu’il nous a suscité un puissant Sauveur, dans la maison David son serviteur.

Au second reposoir, place de la Cité Trévise

Per víscera misericóridæ Dei nostri : in quibus visitávit nos, óriens ex alto.
Par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu Soleil levant qui est venu nous visiter.

Illumináre his qui in ténebris, et in umbra mortis sedent : ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis.
Pour illuminer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, et conduire nos pas dans le chemin de la paix.

Lauda, Jerusalem, Dóminum, lauda Deum tuum Sion, Hosanna Fílio David.
Loue, Jérusalem, le Seigneur ; loue ton Dieu, Sion. Hosanna au Fils de David.

LAUDA, Sion, Salvatórem,
Lauda ducem et pastórem
In hymnis et cánticis.

Loue, Sion, ton Sauveur,
Loue ton chef et ton pasteur
Par des hymnes et des cantiques.

Le Salut du Saint Sacrement clôt la procession.

Adoro te supplex, latens Déitas,
Quæ sub his figúris vere látitas :
Tibi se cor meum totum súbjicit,
Quia te contémplans totum déficit.

Je t’adore humblement, Déité cachée, réelle-ment présente sous ces figures :à toi mon cœur se soumet tout entier, car en te contemplant, tout entier il défaille.

Source : Nos vifs remerciements à Photos de Saint-Eugène & à François N. pour leurs photos de ces belles cérémonies de Fête-Dieu !

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