Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Chant mozarabe – Prælegendum de la messe d’un martyr ponfife

Praelegendum Hec dicit Dominus

Hæc dicit Dóminus: Ego tuli te et fui tecum, allelúia ; et interféci omnes inimícos tuos, allelúia.
Fecíque tibi nomen, allelúia, allelúia.
Voici ce que dit le Seigneur : Je t’ai choisi et fus avec toi, alléluia ; & j’ai tué tous tes ennemis, alléluia. Et j’ai rendu ton nom illustre, alléluia, alléluia. (2 Rois 7, 8-9)
℣. Beátus vir qui timet Dóminum, in mandátis eius cupit nimis. ℣. Heureux l’homme qui craint le Seigneur, qui a une grande affection pour ses commandements. (Psaume 111, 1)
℟. Fecíque tibi nomen, allelúia, allelúia. ℟. Et j’ai rendu ton nom illustre, alléluia, alléluia.
℣. Glória et honor Patri et Fílio et Spirítui Sancto in sæcula sæculórum. Amen. ℣. Gloire & honneur au Père & au Fils & au Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Amen.
℟. Fecíque tibi nomen, allelúia, allelúia. ℟. Et j’ai rendu ton nom illustre, alléluia, alléluia.

Le Prælendendum (Antiphona Ad Prælegendum) correspond à l’Introït de la messe romaine & à l’Ingressa de la messe ambrosienne. Les livres du cardinal Cisneros lui donnent le nom d’Officium, comme au rit dominicain, chartreux & carme, il s’agit là d’une contamination médiévale avec les usages romano-francs. Le terme de Prælegendum est en effet plus ancien & était également celui qu’employait l’ancien rit des Gaules pour désigner la pièce que chantent les chantres pendant l’entrée du clergé.

Source : Cantoral mozarabe n° II de la Chapelle du Corpus Christi de la cathédrale de Tolède, folio XII r° & v°.

Concordent nostris cœlica – Cantique à sainte Jeanne d’Arc de Mgr Foucault

Tous les ans à Saint-Eugène, pour la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France (solennité fixée pour la France au second dimanche de mai), nous avons coutume de chanter ce petit cantique latin composé par Mgr Foucault, évêque de Saint-Dié († 1930). A la demande d’un confrère maître de chapelle en Normandie, en voici la musique et le texte.

Concordent nostris cœlica - Cantique à sainte Jeanne d'Arc de Mgr Foucault, évêque de Saint-Dié († 1930)

1. Les célestes cantiques, ô Pucelle,
s’accordent avec nos louanges, ô Jeanne !
℟. Jubilez, vierges,
Exultez, jeunes gens,
Proclamez, soldats :
Salut, Pucelle, salut Jeanne !

Tam multis par laboribus,
O Puella !
Lætare nunc honoribus,
O Johanna !
Après tant de labeurs,
ô Pucelle,
Il faut désormais se réjouir de ces honneurs, ô Jeanne !
Ecce fidentes adsumus,
O Puella !
Præcantes audi, quæsumus, O Johanna !
Nous voici plein de confiance, ô Pucelle,
Ecoute ceux qui te prient, ô Jeanne !
Francorum genti gloriam, O Puella !
Et signis da victoriam,
O Johanna !
Donne la gloire à la nation des Francs, ô Pucelle,
et la victoire éclatante, ô Jeanne !
Da cuncta nobis prospera,
O Puella !
Et nos a malis libera,
O Johanna !
Donne nous le succès en toutes choses, ô Pucelle
Et délivrez nous du mal, ô Jeanne !
Nos Christo Regi redditos,
O Puella !
Dilectos fac et subditos,
O Johanna !
Fais-nous revenir au Christ-Roi, ô Pucelle,
Fais de nous ses aimés & ses sujets, ô Jeanne !
Tu salus olim Patriæ,
O Puella !
Jam sis tutela Galliæ,
O Johanna !
Tu fus jadis le salut de la Patrie, O Pucelle !
Désormais sois la patronne de la France, ô Jeanne !

Une litanie rythmée de Saint-Gall en usage à Rouen le mercredi des Rogations

Lebrun-Desmarettes, dans ses Voyages liturgiques de France (1718), décrit abondamment les processions des Rogations telles qu’elles étaient pratiquées dans l’Eglise de Rouen. Dans ce diocèse, on usait de litanies spéciales pour les processions du mardi & du mercredi des Rogations, les litanies du lundi étant tout simplement les litanies des saints. Voici la description pittoresque qu’en fait l’auteur :

« Le mardi des Rogations, la procession va à l’église de Saint-Gervais avec les mêmes cérémonies qu’hier ; il y a sermon, lequel étant fini, on dit à genoux les prières après lesquelles on chante le répons : O Constantia martyrum, lequel étant fini, trois chanoines chantent la litanie qui commence par Humili prece et sincera devotione ad te clamantes, Christe exaudi nos, que le chœur répète après chaque couple ou combinaisons de strophes composées chacune d’un vers hexamètre et d’un pentamètre, qui contiennent les noms des saints selon leur ordre, dont la composition est aussi pitoyable que le chant est charmant.

La procession va sur les bords des fossez dans lesquels il y a des tours, des écoutes ou voutes, & plusieurs échos qui retentissent de ce beau chant avec ses cadences. On ne peut rien entendre de plus agréable ni de plus charmant. Les chantres continuent la litanie jusqu’à ce qu’étant arrivez au chœur de l’église cathédrale, ils la finissent par les deux dernières strophes dont la dernière est grecque.

Le mercredi des Rogations on va en procession à Saint-Nicaise à la même heure et avec les mêmes cérémonies que le lundi, pareillement avec sermon. En retournant, trois chanoines chantent d’abord la litanie : Ardua spes mundi, qu’on répète après une strophe composée d’un vers hexamètre & d’un pentamètre, qui contiennent les noms des saints selon leur ordre, dont la composition n’a rien de beau non plus que le chant. Mais quand on est venu à un certain carrefour, trois prêtres chapelains en commencent une autre dont le chant est plus beau, & qui fait un fort bel effet avec les reprises. En voici l’ordre. Les trois prêtres chapelains chantent Rex, Kyrie, Kyrie, eleison, Christe, audi nos. Le chœur répète la même chose. Puis les trois prêtres chapelains, au milieu de la procession, chantent Sancta Maria, ora pro nobis ; après quoi trois diacres chapelains de même chantent Rex virginum, Deus immortalis. Trois sous-diacres chapelains ajoutent : Servis tuis semper miserere. Le chœur : Rex, Kyrie, Kyrie eleison, Christe, audi nos. Et ils poursuivent ainsi tous neuf la litanie le long du chemin jusque dans le chœur, où on la finit. Au retour, on dit Nones, & ensuite on va dîner, car il est bien midi & au delà. »

Nous avons publié sur ce blog un article présentant les curieuses litanies qu’on chantait à Paris aux Rogations. Nous allons nous intéresser à l’une des litanies en usage à Rouen, Ardua spes mundi, celle justement dont Lebrun-Desmarettes ne goûtait ni le texte ni le chant. 🙂

Cette litanie décrite au début du XVIIIème siècles par l’auteur des Voyages liturgiques est d’ancien usage à Rouen aux Rogations, puisqu’on la trouve déjà à cette place dans le Graduel de la cathédrale de Rouen du XIIIème siècle (Paris, BnF, lat. 904).

Voici les pages de ce manuscrit contenant cette litanie :

En voici une transcription du chant, du 4ème ton, sur ce manuscrit :

Ardua Spes Mundi du Graduel de Rouen du XIIIème siècle

Cette litanie versifiée et rythmée est de fait beaucoup plus ancienne : elle fut en effet composée par le moine Ratpert de Saint-Gall († 884) pour être chantée aux processions dominicales de cette fameuse abbaye suisse. C’est un témoin parmi bien d’autres de l’extraordinaire efflorescence intellectuelle, artistique et scientifique, qui caractérisa Saint-Gall, alors l’un des fers de lance de la Renaissance carolingienne. En raison du grand rayonnement de l’école de chant de saint Gall, Ardua spes mundi, comme bien d’autres pièces du répertoire liturgique composé pour l’usage de la fameuse abbaye, fut rapidement reprise dans de nombreuses Eglises d’Occident, et reçut même une approbation du pape Nicolas III († 1280) comme litanie (cf. Schubiger, Die Sängerschule St Gallens, p. 37). On la retrouve souvent assignée aux processions des Rogations (dans le diocèse de Trèves, elle est ainsi chantée le mardi des Rogations).

Cette litanie figure dans un très bel enregistrement réalisé par l’Ensemble Gilles Binchois sous la direction de Dominique Vellard et consacré au répertoire de Saint-Gall :

https://www.youtube.com/watch?v=5OfXMopJkJo

Techniquement, dans les livres de l’Abbaye de Saint-Gall en Suisse, Ardua spes mundi est classée en réalité comme étant un versus, et non une litanie stricto sensu.

Les versi constituent un type de pièces liturgiques un peu particulières et rares (on n’en dénombre qu’une trentaine dans tout le répertoire liturgique occidental). Ce sont des hymnes composées pour être chantées en procession, la plupart du temps avec un refrain (qui est en général la première strophe) ; ce refrain est souvent découpé en deux parties qui sont reprises alternativement après chaque strophe. Seuls deux versi ont survécus dans l’usage courant : il s’agit du Gloria, laus et honor sit de Théodulfe d’Orléans, chanté le dimanche des Rameaux à la procession, et d’autre part du Pange lingua chanté pendant l’adoration de la croix au Vendredi saint. Composé par saint Venance Fortunat au VIème siècle, ce dernier comporte un refrain découpé en deux parties qui alternent Crux fidelis inter omnes & Nulla silva.

La plus riche collection de versi est sans doute contenue dans le manuscrit 381 de la Stiftsbibliothek de Saint-Gall, qui en précise les auteurs et l’usage liturgique. Voici, regroupés par auteur (tous moines de Saint-Gall ormis saint Venance Fortunat), les versi que contient ce manuscrit, lequel date de la fin du Xème siècle :

  • Hartmann († 925) :
    • Sacrata libri dogmata (« pour être chanté avant qu’on lise l’évangile » ; sans doute pour remplir le temps de la procession de l’évangile, qui peut être très long dans une grande abbatiale comme saint Gall)
    • Salve lacteolo decoratum (pour les Saints Innocents)
    • Cum natus esset Dominus (pour les Saints Innocents)
    • Humili prece (pour les jours de fêtes ; notez que ce versus était lui aussi employé comme litanie à Rouen pour le mardi des Rogations, ainsi que l’indique supra Lebrun-Desmarettes. Cette pièce a connu une grande ferveur un peu partout dans les usages diocésains médiévaux)
    • Suscipe clementem plebs devotissima (pour la réception d’un roi)
  • Saint Venance Fortunant († 609)
    • Salve festa dies (pour Pâques)
  • Ratpert († 884)
    • Ardua spes mundi (aux processions des dimanches)
    • Laudes omnipotens (lorsqu’on reçoit l’eucharistie ; on retrouve cette pièce ultérieurement dans beaucoup de diocèses pour la procession qui ramène le Saint-Sacrement au maître-autel le Vendredi Saint au cours de la messe des Présanctifiés – c’était sans doute aussi son usage initial à Saint-Gall)
    • Aurea lux terra (pour la réception d’une reine)
    • Annue sancte Dei (pour saint Gall)
  • Notker le Bègue († 912)
    • Ave beati germinis (« sur l’Ancien Testament »)
  • Waldramm († c. 900)
    • Rex benedicte (pour la réception d’un roi)

On trouve en ligne le manuscrit 381 de Saint-Gall. Voici les quatre pages on est écrit le versus Ardua spes mundi (pages 42 à 45). Notez que le manuscrit indique les reprises de chaque moitié du refrain, alternativement Ardua spes mundiChriste exaudi nos, comme le pratiquait encore Rouen au XVIIème siècle sous les yeux de Lebrun-Desmarettes. La structure poétique comme le chant changent dans la fin de la pièce.

Ardua spes mundi - manuscrit 381 de Saint-Gall, page 42 Ardua spes mundi - manuscrit 381 de Saint-Gall, page 43 Ardua spes mundi - manuscrit 381 de Saint-Gall, page 44 Ardua spes mundi - manuscrit 381 de Saint-Gall, page 45

Voici le texte d’Ardua spes mundi d’après ce manuscrit :

Ardua spes mundi
Solidator & inclyte cœli
Christe exaudi nos
Propitius famulos.

Virgo Dei Genitrix
Rutilans in honore perennis
Ora pro famulis
Sancta Maria tuis. ℟. Christe.

Angele summe Dei
Michael miserere cito nostri
Adjuvet & Gabriel
Atque pius Raphael. ℟. Ardua.

Aspice nos omnes
Clemens baptista Johannes
Petreque cum Paulo
Nos rege docti loquo. ℟. Christe.

Cœtus apostolicus
Sit nobis fautor & omnis
Ac patriarcharum
Propheticusque chorus. ℟. Ardua.

Poscere nunc Stephanum
Studeamus carmine summum
Ut cum martyribus
Nos juvet ipse pius. ℟. Christe.

Inclyte Laurenti
Qui flammas exuperasti
Victor ab etherio
Nos miserere choro. ℟. Ardua.

Splendide Silvester,
Gregori ac sancte magister
Nos quoque cum sociis
Ferte juvando polis. ℟. Christe.

O Benedicte pater
Monachorum Galleque frater
Cum reliquis sanctis
Nos refovete polis. ℟. Ardua.

Maxime de Suevis
Superis conjuncte catervis,
Sancte Othmare tuum
Lætifica populum. ℟. Christe.

Inclyte Magne tuam
Clemens nunc respice plebem
Auxilio tutos
Undique redde tuos. ℟. Ardua.

Virgineos flores
Agnes, Agathesque ferentes
Auxilio vestris
Addite nos sociis. ℟. Christe.

Innocuos pueros
Resonemus laude peractos
Qui nos nos pueros
Dant resonare melos. ℟. Ardua.

Omnes o Sancti nostræ succurrite vitæ.
Perque Crucem sanctam salva nos Christe Redemptor.
Ira deque tua clemens nos eripe Christe.
Nos peccatores audi te Christe rogamus.
Ut pacem nobis dones te Christe rogamus.
Crimen ut omne tuis solvas te Christe rogamus.
Auræ ut temperiem dones te Christe rogamus.
Ut fruges terræ dones te Christe rogamus.
Ut populum cunctum salves te Christe rogamus.
Ecclesiamque tuam firmes te Christe rogamus.
Fili celsi throni nos audi tete rogamus.
Agne Dei Patris nobis miserere pusillis.
Christe exaudi nos, O Kyrie ymon eleison.

Selon les diocèses, le texte de Raptert a été adapté en fonction des saints locaux. Ainsi à Rouen, ce sont Romanus et Audoenus (saint Romain et saint Ouen) qui sont invoqués, au lieu des saints de l’abbaye Suisse (saint Gall, saint Othmar).

Les limites de cet article ne nous permettent pas d’envisager les autres litanies chantées aux Rogations à Rouen. Voici néanmoins un enregistrement du versus Humili prece composé par Hartmann de Saint-Gall, et louée hautement par Lebrun-Desmarettes :

http://youtu.be/uB9Q3BrrjmU

Missa pro eligendo Summo Pontifice célébrée ce soir à Saint-Eugène

Frontispice du livret des chantres

Chant du Veni Creator

On est à genoux pour la première strophe de l’hymne.

Veni Creátor Spíritus,
Mentes tuórum vísita,
Imple supérna grátia
Quæ tu creásti péctora.
Viens, Esprit Créateur,
Visite les âmes des tiens,
Emplis de la grâce d’en-haut
Les cœurs que tu as créés.
Qui Paráclitus díceris,
Donum Dei altíssimi,
Fons vivus, ignis, cáritas,
Et spiritális únctio.
Toi qui est dit le Paraclet,
Don du Dieu Très-Haut,
Source vive, feu, amour,
Et spirituelle onction.
Tu septifórmis múnere,
Dextræ Dei tu dígitus,
Tu rite promíssum Patris,
Sermóne ditans gúttura.
Tu es l’Esprit aux sept dons,
Le doigt de la dextre de Dieu,
L’Esprit promis par le Père,
Qui inspire nos paroles.
Accénde lumen sénsibus,
Infúnde amórem córdibus,
Infírma nostri córporis
Virtúte firmans pérpeti.
Allume en nos sens ta lumière,
Déverse ton amour en nos cœurs,
Guéris nos corps
En leur conférant ta force.
Hostem repéllas lóngius,
Pacémque dones prótinus :
Ductóre sic te prævio
Vitémus omne nóxium.
Repousse l’ennemi au loin,
Et donne-nous la paix bien vite ;
Sous ta conduite & ton conseil
Nous éviterons tout danger.
Per te sciámus da Patrem,
Noscámus atque Fílium,
Te utriúsque Spíritum
Credámus omni témpore.
Donne-nous par toi de connaître le Père,
Que nous connaissions aussi le Fils ;
Et qu’en toi, leur commun Esprit
Nous croyions en tout temps.
Doxologie hors le temps pascal :
Sit laus Patri cum Fílio,
Sancto simul Paráclito,
Nobísque mittat Fílius
Charísma Sancti Spíritus. Amen.
Louange au Père ainsi qu’au Fils
De même qu’au Saint Paraclet,
Et que le Fils nous envoie
Les charismes du Saint-Esprit. Amen.
℣.  Emítte Spíritum tuum, et creábuntur.
℟.  Et renovábis fáciem terræ.
Envoie ton Esprit, et tout sera créé.
Et tu renouvelleras la face de la terre.
Orémus. – Deus, qui corda fidélium Sancti Spíritus illustratióne docuísti : da nobis in eódem Spíritu recta sápere ; et de ejus semper consolatióne gaudére. Per Christum Dóminum nostrum. Prions. – Dieu qui a enseigné les cœurs de tes fidèles par l’illumination du Saint Esprit, donne-nous, par ce même Esprit, le goût de la droiture et la joie d’éprouver toujours sa consolation. Par le Christ Notre Seigneur.
℟.  Amen.  

Introït

Missa pro Eligenda - Introit Suscitabo mihi - ton iii.

IIIème ton – I Rois, 2, 35 – Psaume 131, 1

Je me susciterai un prêtre fidèle, qui agira selon mon cœur et selon mon âme : et Je lui construirai une demeure stable et il marchera devant mon Christ tous les jours. – Ps. Souviens-toi, Seigneur de David, et de toute sa mansuétude. – ℣. Gloire au Père.

Collectes

℣.  Dóminus vobiscum.
℟.  Et cum spíritu tuo
 
De la messe pour l’élection du Souverain Pontife
Orémus. – Supplici, Dómine, humilitáte depóscimus : ut sacrosánctæ Románæ Ecclésiæ concédat Pontíficem illum tua imménsa píetas ; qui et pio in nos stúdio semper tibi plácitus, et tuo pópulo pro salúbri regímine sit assidue ad glóriam tui nóminis reveréndus. Per Dóminum nostrum Jesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sæcula sæculórum. Prions. – Suppliants et humbles, nous t’implorons, Seigneur : que ton immense bonté donne à la sacro-sainte Église Romaine un Pontife tel qu’il te plaise toujours par son zèle surnaturel envers nous et qu’il mérite la vénération de ton peuple par son sage gouvernement à la gloire de ton Nom. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils, qui avec toi vit & règne en l’unité du Saint Esprit, Dieu pour tous les siècles des siècles.
℟.  Amen.  
Du jour.  

Epître

Léctio Epístolæ beáti Pauli Apóstoli ad Hebrǽos                        4, 16 – 5, 1-7

Fratres : Adeámus cum fidúcia ad thronum grátiæ, ut misericórdiam conséquimur et grátiam inveniámus in auxílio opportúno. Omnis namque póntifex ex homínibus assúmptus, pro homínibus constitúitur in iis, quæ sunt ad Deum, ut ófferat dona, et sacrifícia pro peccátis : qui condolére possit iis, qui ígnorant et errant : quóniam et ipse circúmdatus est infirmitáte : et proptérea debet, quemádmodum pro pópulo, ita étiam et pro semetípso offérre pro peccátis. Nec quisquam sumit sibi honórem, sed qui vocátur a Deo, tamquam Aaron. Sic et Christus non semetípsum clarificávit, ut póntifex fíeret, sed qui locútus est ad eum : Fílius meus es tu, ego hódie génui te. Quemádmodum et in álio loco dicit : Tu es sacérdos in ætérnum, secúndum órdinem Melchísedech. Qui in diébus carnis suæ preces supplicationésque ad eum, qui possit illum salvum fácere a morte, cum clamóre válido et lácrimis ófferens, exaudítus est pro sua reveréntia. En effet, tout grand prêtre, pris du milieu des hommes, est établi en faveur des hommes, dans leurs relations avec Dieu, afin d’offrir des dons et des sacrifices pour les péchés. Il peut compatir aux ignorants et aux égarés, puisqu’il est lui-même enveloppé de faiblesse et puisque, à cause même de cette faiblesse, il doit offrir, pour lui-même comme pour le peuple, des sacrifices pour les péchés.

Nul ne s’attribue lui-même cette charge, mais on y est appelé par Dieu, tout comme Aaron. Ainsi, ce n’est pas le Christ qui s’est attribué lui-même la gloire de devenir grand prêtre, mais il l’a reçue de Celui qui lui a dit : « Tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ». Comme il dit aussi ailleurs : « Tu es prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech ». C’est lui qui, aux jours de sa vie mortelle, avec de grands cris et des larmes, présenta des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort ; il fut exaucé à cause de sa piété.

Graduel

Missa pro Eligenda - Graduel Pontifex - ton v.

Vème ton – Lévitique 21, 10 – Hébreux 2, 17

 Le Pontife, grand-prêtre parmi ses frères, sur la tête de qui a été répandu l’huile de l’onction et dont les mains ont été consacrées pour le sacerdoce, revêtu des ornements sacrés, a dû se faire semblable en tout à ses frères. – ℣. Pour devenir miséricordieux et devenir un grand-prêtre fidèle à Dieu : pour obtenir l’expiation des péchés du peuple.

Trait

Missa pro Eligenda - Trait Surge, ton viii

 

VIIIème ton – Psaume 131, 8-10

Lèves-toi, Seigneur, vers ton repos, toi et l’arche de ta sainteté. ℣. Que tes prêtres se revêtent de justice et que tes saints exultent. ℣. A cause de David, ton serviteur, ne repousses pas ton Christ.

Evangile

Sequéntia sancti Evangélii secúndum Joánnem                                            14, 15-21

In illo témpore : Dixit Jesus discípulis suis : Si dilígitis me, mandáta mea servate. Et ego rogábo Patrem, et alium Paráclitum dabit vobis, ut máneat vobíscum in ætérnum, Spíritum veritátis, quem mundus non potest accípere, quia non videt eum nec scit eum. Vos autem cognoscétis eum ; quia apud vos manébit, et in vobis erit. Non relínquam vos órphanos : véniam ad vos. Adhuc módicum ; et mundus me jam non videt. Vos autem vidétis me, quia ego vivo, et vos vivétis. In illo die vos cognoscétis, quia ego sum in Patre meo, et vos in me, et ego in vobis. Qui habet mandáta mea et servat ea : ille est, qui díligit me. Qui autem díligit me, diligétur a Patre meo ; et ego díligam eum, et manifestábo ei meípsum.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Et moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet pour être avec vous éternellement : l’Esprit de vérité que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas. Vous, vous le connaîtrez, parce qu’il demeurera avec vous et qu’il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins ; je viendrai à vous. Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus ; mais vous, vous me verrez parce que je vis et que vous vivrez. Ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous. Celui qui a mes commandements et les garde, voilà celui qui m’aime ; Celui qui m’aime sera aimé de mon Père, et moi je l’aimerai et je me manifesterai à lui ».

Offertoire

Missa pro Eligenda - Offertoire Non participentur, ton iv

 

IVème ton – III Esdras 5, 40

Que l’on ne participe pas au sacrifice tant que ne se sera pas levé un Pontife pour montrer la vérité.

Secrètes

De la messe pour l’élection du Souverain Pontife
Tuæ nobis, Dómine, abundántia pietátis indúlgeat : ut per sacra múnera, quæ tibi reverénter offérimus, gratum maiestáti tuæ Pontíficem sanctæ matris Ecclésiæ regímini præésse gaudeámus. Per Dóminum nostrum Jesum Christum, Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sæcula sæculórum. Que l’abondance de ta bonté, Seigneur, nous soit indulgente : que par ces dons sacrés que nous t’offrons avec respect, nous ayons la joie de voir présider au gouvernement de notre mère la sainte Église un Pontife qui soit agréable à ta majesté. Par Notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils, qui avec toi vit & règne en l’unité du Saint Esprit, Dieu pour tous les siècles des siècles.
Du jour.

 Communion

Missa pro Eligenda - Communion Veste sancta, ton viii

 

VIIIème ton – Exode 29, 29-30

Le Pontife revêtira l’ornement sacré après avoir reçu l’investiture, et il entrera dans le tabernacle de l’Alliance pour servir dans le sanctuaire.

Postcommunions

℣.  Dóminus vobíscum.℟.  Et cum spíritu tuo.  
De la messe pour l’élection du Souverain Pontife

Orémus. – Pretiósi Córporis et Sánguinis tui nos, Dómine, sacraménto reféctos, mirífica tuæ majestátis grátia de illíus Summi Pontíficis concessióne lætíficet : qui et plebem tuam virtútibus ínstruat, et fidélium mentes spirituálium aromátum odóre perfúndat Qui vivis et regnas cum Deo Patre in unitáte Spíritus Sancti Deus, per ómnia sæcula sæculórum.

Prions. – Renouvelés par ton Corps et ton Sang précieux, que la grâce admirable de ta majesté, Seigneur, nous réjouisse d’avoir un Pontife qui instruise ton peuple dans les vertus et répande dans les âmes des fidèles le parfum des grâces spirituelles. Toi qui vis & règnes avec Dieu le Père en l’unité du Saint Esprit, Dieu pour tous les siècles des siècles.

℟.  Amen.  
Du jour.

Fichier PDF : Manuel des cérémonies selon le rite de l’Eglise de Paris – 1846

Ce manuel de cérémonies a été rédigé par le liturgiste Augustin-Pierre-Paul Caron (1779 † 1851), prêtre du diocèse de Paris, qui le publia chez Adrien Le Clere en 1846.

L’Abbé Caron était né à Marseille-le-Petit (Oise) en 1779 ; il fut longtemps professeur de liturgie au Séminaire de Saint-Sulpice. Il écrivit de nombreux articles pour l’Ami de la Religion et publia avec l’Abbé Gosselin une édition des Œuvres complètes de Bossuet & de Fénelon pour laquelle il rédigea des notes érudites.

Par la publication de ce cérémonial, l’Abbé Caron désirait combler un manque dont souffrait le clergé parisien : en effet, le dernier cérémonial était celui publié par le Cardinal de Noailles en 1703, lequel implémentait le vieux cérémonial – fort traditionnel – publié par Martin Sonnet en 1662, afin de prendre en compte les modifications nombreuses apportées à l’usage de Paris par Mgr de Harlay et le Cardinal de Noailles. Toutefois, il fallait adapter le cérémonial de 1703 au nouveau missel parisien publié en 1736 par Mgr de Vintimille du Luc (et dans ses éditions successives de 1777 & 1830), ce à quoi c’est attelé l’Abbé Caron.

Ce travail de synthèse de l’Abbé Caron décrit le rit parisien de Mgr de Vintimille avec une grande précision, réunissant les rubriques éparses provenant de différents ouvrages et la confrontant avec la pratique et l’expérience. A titre documentaire, les liturgistes pourront observer dans cet ouvrage la pratique parisienne du XIXème siècle, et son déploiement de cérémonies, qui a conservé quelque chose des antiques fastes basilicaux romains des premiers siècles. Par exemple, à la messe haute, le prêtre célébrant voit à ses côtés la présence d’un prêtre assistant en chape, d’un diacre, d’un sous-diacre, de deux acolytes, de deux céroféraires, de deux thuriféraires, d’un crucigère en chape, d’un exorciste, de six induts en tuniques, de six chantres en chape (2 choristes & 4 adjuteurs), d’un cérémoniaire, d’un collectaire (sans compter les enfants de chœur et leur maître ainsi que du maître des cérémonies qui peut assister le cérémoniaire pour la Semaine Sainte et certains offices), soit un minimum de 26 ministres tout de même ! Toutefois, à ce stade ultime de l’évolution du rit parisien, il est souvent assez délicat voire complexe de démêler parmi les usages décrits ce qui relève de l’antique, vénérable & authentique tradition parisienne (souvent plus romaine du reste que le rit romain lui-même, lequel dérive des simplifications de la Curie à Avignon popularisées par les Frères Mineurs), des innovations intellectuelles néo-gallicanes du XVIIIème siècle.

Dans cette perspective, la lecture de l’introduction rédigée par M. l’Abbé Caron à son cérémonial sera particulièrement utile & instructive, en situant son travail dans l’histoire du rit de Paris. L’auteur a en outre développé son introduction en rédigeant à part une très intéressante Notice historique sur les rites de l’Eglise de Paris publiée à la même date chez le même éditeur. Cette notice – également vendue à part – forme en général une annexe finale au cérémonial de Caron, vous la trouverez en fin d’ouvrage dans le fichier PDF ci-après.

Même si les cérémonies décrites par l’ouvrage sont devenues obsolètes du fait de la suppression du rit de Mgr de Vintimille, les cérémoniaires curieux pourront le consulter dans l’esprit du premier article de l’Instruction pour le passage de la liturgie parisienne à la liturgie romaine publiée en 1874 par le Cardinal Guibert :

1. – Cet article comprend les points sur lesquels on est autorisé à s‘écarter des divers Cérémoniaux ; ce sont ceux qui ont pour objet : 1° les privilèges accordés par le Saint-Siège au diocèse de Paris ; 2° les usages conformes à l’esprit de l’Eglise et qui sont præter et non contra rubricas, selon l’expression des auteurs ; 3° enfin les questions laissées à la libre discussion des rubricistes et sur lesquelles nous n’admettons pas l’opinion adoptée par l’un ou l’autre des Manuels de Cérémonies les plus répandus. Dans le choix de ces opinions, nous suivrons autant que possible le principe admis par la Commission du Cérémonial : Dans les questions controversées entre les rubricistes romains, on devra adopter l’opinion conforme à ce que prescrivait le Cérémonial parisien.
Un cérémonial fait pour l’Eglise universelle, quelque parfait qu’on le suppose, n’a pas à entrer dans ces détails qui ne regardent qu’un diocèse en particulier.

Certains dispositifs, comme ceux réglant les saluts, l’ordre des processions, les fonctions des induts, des choristes ou des enfants de chœurs pourraient ainsi nourrir la réflexion des cérémoniaires sur ces détails particuliers.

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Table des matières de cet ouvrage :

PREMIÈRE PARTIE. DE LA MESSE BASSE.
CHAPITRE PREMIER. — Notions générales sur les préparatifs de la Messe, et sur diverses choses qui s’y rapportent. 1
Article Premier. — Du lieu propre à la célébration de la Messe. Ibid.
Article ii. — De L’Autel, et de sa préparation. 2
Article iii. — Des Vases et Linges sacrés. 5
Article iv. — Des Vêtements et Ornements sacrés. 7
§ 1. De la qualité des Ornements. Ibid.
§ 2. De la couleur des Ornements. 9
Article v. De l’heure du saint Sacrifice. 12
CHAPITRE II. — De quelques Cérémonies générales. 13
Article Premier. — Des inclinations du corps. 14
Article ii. — De la position des mains et des pieds. Ibid.
Article iii. — De la direction des yeux, et des inflexions de la voix. 17
CHAPITRE III De ta préparation du Prêtre. 18
CHAPITRE IV Des Cérémonies de la Messe basse. 20
Article Premier. — Cérémonies communes à toutes les Messes. Ibid.
§ 1. De l’entrée du Prêtre à l’autel. Ibid.
§ 2. Du commencement de la Messe jusqu’après la Confession. 22
§ 3. De l’Introït, du Kyrie eleison, et au Gloria in excelsis. 23
§ 4. De la Collecte, et des Prophéties. 24
§ 5. De l’Epître, du Graduel, et de ce qui suit jusqu’à l’Offertoire. 28
§ 6. De l’Otfertoire, et de ce qui le suit, jusqu’au Canon exclusivement. 31
§ 7. Du Canon de la Messe, jusqu’après la Consécration. 35
§ 8. De la suite du Canon, après la Consécration, jusqu’à l’Oraison Dominicale. 39
§ 9. De l’Oraison Dominicale, et de ce qui la suit jusqu’après la Communion du Prêtre. 41
§ 10. De la Communion des Fidèles. 47
§ 11. De l’Antienne dite Communion, et des Oraisons qui la suivent. 53
§ 12. De la Bénédiction à la fin de la Messe, et de l’Evangile de saint Jean. 54
Article ii. — Rites de la Messe basse devant le très-saint sacrement exposé. 55
Article iii. —Rites de la Messe basse célébrée en présence de M. l’Archevêque revêtu de l’habit de chœur. 58
Article iv. — Rites à observer dans la Messe basse pour les Défunts. Ibid.
Article v. — De divers incidents particuliers à quelques Messes. 60
§ 1. Des Messes de la Fête de Noël. Ibid.
§ 2. De l’imposition des Cendres, le premier Mercredi du Carême. 62
§ 3. Des Messes auxquelles on lit la Passion pendant la Semaine sainte. 63
§ 4. Du Binage. 64
Article vi. — Des Messes votives. Ibid.
Article vii. — Sommaire des principales Cérémonies de la Messe basse. 66
§ I. Des diverses sortes d’inclinations. 66
§ 2. Des différentes positions des mains, et du baisement de l’autel. 68
§ 3. De l’élévation des yeux, et des inflexions de la voix. 71
CHAPITRE V. — Des fautes dans lesquelles on tombe plus fréquemment en célebrant la Messe. 73
Article Premier. — Fautes dans la préparation. 74
Article ii. — Fautes dans les inclinations, dans la position des mains, et la direction des yeux. 75
Article iii. — Fautes dans la récitation des prières, et dans les inflexions de la voix. 77
Article iv. — Fautes dans les actions on cérémonies. 78
CHAPITRE VI. — Du Servant de la Messe basse. 81
Article Premier. — Fonctions du Servant, communes à toutes les Messes. Ibid.
§ 1. Observations générales sur ces fonctions. Ibid.
§ 2. Ce que le Servant doit faire à la sacristie, et en allant à l’autel. 84
§ 3. Fonctions du Servant depuis le commencement de la Messe jusqu’au Sanctus. 86
§ 4. Ses fonctions depuis le commencement du Canon jusqu’à la fin de la Messe. 90
Article ii. — Ce que le Servant doit faire à la Messe célébrée devant le très-saint Sacrement exposé ; en présence de M. l’Archevêque, s’il est en habit de chœur ; et à la Messe des Défunts. 94
Article iii. — Fonctions particulières à certaines Messes. 95
Article iv. — Fonctions des Servants de la Messe basse célébrée par un Evêque. 97

DEUXIÈME PARTIE. DE L’OFFICE PUBLIC DU CHOEUR.
CHAPITRE PREMIER. — Des cérémonies générales du Chœur. 103
Article Premier. — De l’habit de chœur. Ibid.
Article ii. — De l’entrée au chœur et de la sortie. 104
Article iii. — De la modestie qu’on doit observer dans le chœur. 105
Article iv. — De l’ordre à garder pour s’asseoir, se tenir debout, et à genoux. 106
§ I. Quand faut-il s’asseoir au chœur sur les stalles baissées ? 107
§ 2. Quand faut-il se tenir debout, et quand doit-on avoir la face tournée vers l’autel ? Ibid.
§ 3. Quand faut-il se mettre à genoux ? 110
Article v. — Quand faut il avoir la tète nue, ou l’avoir couverte? Ibid.
Article vi. — Des diverses sortes d’inclinations. 112
Article vii. — De la position des mains ; du signe de la croix ; et de l’action de se frapper la poitrine. 114
Article viii. — Des encensements. 115
Article ix. — Du chant, et des pauses qu’on doit y faire. 116
CHAPITRE II. — Des cérémonies de la grand’Messe. 119
Article Premier. — De la Messe du rite Double. Ibid.
§ 1. De la préparation du Célébrant et des Ministres. 120
§ 2. De l’entrée à l’autel, et de ce qui suit jusqu’à la Collecte. Ibid.
§ 3. De la Collecte, de l’Epitre, et de ce qui la suit jusqu’à l’Offertoire. 124
§ 4. De l’Offertoire, et de ce qui le suit jusqu’au Canon. 128
§ 5. Du Canon jusqu’à l’Oraison Dominicale. 132
§ 6. De l’Oraison Dominicale, et de ce qui vient après jusqu’à la Communion. 134
S 7. De la Communion, et de ce qui la suit jusqu’à la Postcommunion. 136
§ 8. De la Postcommunion, et du reste de la Messe jusqu’à la fin. 139
Article ii. — De la Messe du rite Simple. 141
Article iii. — De la Messe Solennelle. 143
§ I. De la préparation du Célébrant et des Ministres. Ibid.
§ 2. De l’entree à l’autel, et de ce qui suit jusqu’à la Collecte. 144
§ 3. De la Collecte, de l’Epître, et de ce qui la suit jusqu’à l’Offertoire. 149
§ 4. De l’Offertoire, et de ce qui vient après jusqu’au Canon. 155
§ 5. Du Canon, et de ce qui le suit jusqu’à la Communion. 158
§ 6. De la Communion, et de ce qui reste jusqu’à la fin de la Messe. 159
Article iv. — De la Messe célébrée sans Ministres sacrés. 160
Article v. — De la grand’Messe célébrée en présence du très-saint Sacrement. 162
§ 1. Régles pour l’exposition du très-saint Sacrement. Ibid.
§ 2. Rites de l’exposition du très-saint Sacrement avant ou pendant la Messe, et avant un autre Office. 164
§ 3. Rites de la grand’Messe en présence du très-saint Sacrement. 166
§ 4. De la manière de serrer le très-saint Sacrement. 168
Article vi. — De la grand’Messe célébrée en présence de M. l’Archevêque. 169
CHAPITRE III. — Des vêpres, et des autres Offices du jour et de ta nuit. 171
Article Premier. — Des Vêpres et des Complies. Ibid.
Article ii. — De l’Office de la Nuit, des Laudes, et des petites Heures. 173

TROISIÈME PARTIE. RITES PARTICULIERS DES OFFICES DES DIFFÉRENTS TEMPS ET FÊTES DE L’ANNÉE.
SECTION PREMIÈRE. — Rites des Offices du propre du Temps. 175
CHAPITRE PREMIER. — Du Temps de l’Avent. Ibid.
Article Premier. — Des Messes des Quatre-Temps. Ibid.
Article ii. — Des grandes Antiennes, appelées O. 176
CHAPITRE II. — De la Fête de Noël. 178
CHAPITRE III. — De la Fête de l’Epiphanie. 180
CHAPITRE IV. — temps de la Septuagésime. 181
CHAPITRE V. — Du temps du Carême. 182
Article Premier. — Du rite commun aux Offices de ce temps. Ibid.
Article ii. — Du Mercredi des Cendres. , 183
Article iii. — Du premier Dimanche de Carême, et de quelques autres jours. 185
CHAPITRE VI. — Du temps de la Passion. 186
CHAPITRE VII. — Du Dimanche des Rameaux ; et des autres jours de la Semaine sainte jusqu’au Jeudi. 187
Article Premier. — Du Dimanche des Rameaux. Ibid.
Article ii. — Du Mardi et du Mercredi-saint. 190
CHAPITRE VIII. — De l’Office des Ténèbres, le Mercredi-saint et les deux jours suivants. 191
CHAPITRE IX. — Du Jeudi-saint. 194
Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour ce jour. Ibid.
Article ii. — Des petites Heures et de l’Absoute. 195
Article iii. — De la Messe et des Vêpres. 196
Article iv. — Du lavement des autels. 200
Article v. — Du lavement des pieds. 201
CHAPITRE X. — Du Vendredi-saint. 203
Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour l’Office de ce jour. Ibid.
Article ii. — De l’Office, jusqu’à l adoration de la croix. 204
Article iii. — De l’adoration de la croix. 207
Article iv. — De la Messe des Présanctifiés. 212
CHAPITRE XI. — Du Samedi-saint. 217
Article Premier. — Ce qu’il faut préparer pour l’Office de ce jour. Ibid.
Article ii. — De la première Litanie, et de la Bénédiction du feu. 218
Article iii. — De l’annonce de Pâque. 220
Article iv. — Des Prophéties. 222
Article v. — De la seconde Litanie, de la Bénédiction des Fonts, et du Baptême. 223
Article vi. — De la troisième Litanie, de la Messe, et des Vêpres. 227
Article vii. — Des Complies. 228
CHAPITRE XII. — Du saint jour de Pâque. 229
CHAPITRE XIII. — Des petites et des grandes Litanies, ou des Processions qui se font à la fête de saint Marc, et aux Rogations- 233
CHAPITRE XIV. — De la Vigile de la Pentecôte. 235
CHAPITRE XV. — De la Fête et de la Semaine de la Pentecôte. 236
CHAPITRE XVI. — De la Fête et de l’Octave du très-saint Sacrement. 238
Article Premier. — Des objets à préparer pour la Procession. Ibid.
Article ii. — De l’exposition et de la Procession du très-saint Sacrement. 219
Article iii. — De la Messe. 242
Article iv. — Des Vêpres et du Salut. 243
Article v. — Des jours dans l’Octave. 244
SECTION DEUXIEME.—Rites de quelques Offices du propre des saints. 246
CHAPITRE PREMIER. — De la Fête de la Présentation de Notre-Seigneur et de la Purification de la sainte Vierge. Ibid.
CHAPITRE II. —De la Fête du sacré Cœur de notre Seigneur Jésus-Christ. , 247
CHAPITRE III. — De la Fête de l’Assomption de la sainte Vierge. 248
CHAPITRE IV. — De la Fête de saint Michel Archange. 249
CHAPITRE V. — De la Fête de tous les Saints. 250
CHAPITRE VI. — De la Commémoration de tous les Fidèles défunts. 251
CHAPITRE VII. — Des Fêtes patronales de chaque église. 252
Article Premier. — De la Fête du Patron primaire, et de celle du Titulaire. Ibid.
Article ii. — Des Fêtes secondaires des Patrons, et de la Fête du second Patron. 254
CHAPITRE VIII. — De la Fête de la Dédicace d’une église. 255
SECTION TROISIÈME. — De quelques Cérémonies et Offices qui sont hors de l’ordre canonial. 250
CHAPITRE PREMIER. — De l’exposition du très-saint Sacrement, et des Messes célébrées en sa présence, hors de l’Octave de la Fête-Dieu. Ibid.
Article Premier. — De la Messe votive du très-saint Sacrement, qui se célèbre le Jeudi de chaque semaine. 257
Article ii. — Des Prières de Quarante Heures. 258
Article iii. — Des Saluts du très-saint Sacrement. 259
CHAPITRE II. — Des grand’Messes votives. 262
CHAPITRE III. — De la première Messe d’un Prêtre nouvellement ordonné. 263
CHAPITRE IV. — Des Processions. 264
Article Premier. — Des rites communs à toutes les Processions. Ibid.
Article ii. —Quand doit-on faire Procession? 266
Article iii. — De l’ordre et de la disposition des Processions. 267
§ 1. De la Procession qui se fait avant la Messe, dans l’église ou proche de l’église. Ibid.
§ 2. Des Processions qui se font après Vêpres, dans l’église ou proche de l’église. 268
Article iv. — Des Stations. Ibid.
Article v. — Des Processions qui se font loin de l’église. 269
Article vi. — Des Processions auxquelles on porte des reliques ou des images de Saints. 270
Article vii. — De quelques choses à observer dans le chant. Ibid.
CHAPITRE V. — De l’Office des Défunts. 271
Article Premier. — Des Vêpres et des Vigiles. Ibid.
Article ii. — De la grand’Messe. 272
Article iii. — Des Obsèques. 274
Article iv. — Des Funérailles des adultes. 275
Article v. — De l’Office de l’inhumation. 277
§ 1. De l’inhumation des Laïques. 277
§ 2. De l’inhumation des Diacres et des Sous-Diacres. 279
§ 3. De l’inhumation des Prêtres. 280
§ 4. De l’inhumation des Evêques. 282
§ 5. Du transport du corps dans une autre église. 283
§ 6. Des Services après l’inhumation. 284
§ 7. Des Absoutes solennelles pour les Pontifes et les Princes. lbid.
Article vi. — Des Obsèques des petits entants. 288

QUATRIÈME PARTIE. DES DIVERS MINISTRES. 291
CHAPITRE PREMIER. — Du Célébrant. Ibid.
Article Premier. — Ses fonctions à la Bénédiction et à l’Aspersion de l’eau, et à la Procession. Ibid.
Article ii. — Fonctions du Célébrant à la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles et au-dessous. 293
§ 1. De la préparation, et de l’entrée à l’autel. 294
§ 2. Depuis le commencement de la Messe jusqu’à l’Offertoire. Ibid.
§ 3. Depuis l’Offertoire jusqu’à la Communion. 298
§ 4. Depuis la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 301
Article iii. — Fonctions du Célébrant à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 302
Article iv. — Fonctions du Célébrant à la Messe et au Salut en présence du très-saint Sacrement exposé. 306
Article v. — Fonctions du Célébrant à la Messe pour les Défunts. 309
Article vi. — Fonctions du Célébrant à Vêpres. 310
Article vii. — Fonctions du Célébrant à Complies. 313
Article viii. — Fonctions du Célébrant à l’Office de la Nuit et à Laudes. 314
Article ix. — Fonctions du Célébrant à Prime, Tierce, Sexte et None. 315
CHAPITRE II. — Du Prêtre assistant. 316
CHAPITRE III. — Du Diacre. 320
Article Premier. — Notions générales sur ses fonctions. Ibid.
Article ii. — De la préparation du Diacre, et de la Procession. 323
Article iii. — Fonctions du Diacre à la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles et Semidoubles. 324
§ 1. Depuis la sortie de la sacristie jusqu’à l’Evangile. Ibid.
§ 2. De l’Evangile, et de ce qui le suit jusqu’au Sanctus. 326
§ 3. Depuis le Sanctus jusqu’à la Communion. 331
§ 4. Depuis la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 333
Article iv. — Fonctions du Diacre à la Messe des Fêtes Simples et des Féries. 335
Article v. — Fonctions du Diacre à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 336
Article vi. — Fonctions du Diacre à la Messe en présence du très-saint Sacrement. 839
Article vii. — Fonctions du Diacre à la Messe Pontificale. 342
Article viii. — Fonctions du Diacre à la Messe en présence de M. l’Archevêque. 344
Article ix. — Fonctions du Diacre à la Messe des Défunts. 345
Article x. — Fonctions du Diacre au Salut du très-saint Sacrement. 347
CHAPITRE IV. — Du Sous-Diacre. 348
Article Premier. — Notions générales sur ses fonctions. Ibid.
Article ii. — De la préparation du Sous-Diacre, et de la Procession. 350
Article iii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Dimanches et des Fêtes Doubles et Semidoubles. 351
§ 1. Depuis la sortie de la sacristie jusqu’à l’Evangile. Ibid.
§ 2. Ses fonctions depuis l’Evangile jusqu’au Sanctus. 354
§ 3. Depuis le Sanctus jusqu’après la Communion. 357
§ 4. Depuis l’Antienne de la Communion jusqu’à la fin de la Messe. 359
Article iv. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Fêtes Simples et des Féries. 361
Article v. —Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. Ibid.
Article vi. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe en présence du très-saint Sacrement. 365
Article vii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe Pontificale. 367
Article viii. — Fonctions du Sous-Diacre à la Messe en présence de M. l’Archevêque. 369
Article ix. —Fonctions du Sous-Diacre à la Messe des Défunts. 370
Article x. — Fonctions du Sous-Diacre au Salut du très-saint Sacrement. 371
CHAPITRE V. — Des Céroféraires ou Acolytes. 373
Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
Article ii. — Fonctions des Acolytes à la Procession. 375
Article iii. — Fonctions des Acolytes à la Messe. 376
§ 1. De la Messe des Dimanches et des Fêtes Doubles et au-dessous. Ibid.
§ 2. De la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 380
§ 3. De la Messe des Défunts. 382
Article iv. — Fonctions des Acolytes à Vêpres. 383
Article v. — Fonctions des Acolytes, ou Clercs qui font l’office de Céroféraires, à la Messe Solennelle, et au Salut. 384
§ 1. Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
§ 2. Leurs fonctions aux Messes Solennelles. 385
§ 3. Leurs fonctions au Salut du très-saint Sacrement. 386
CHAPITRE VI. — Des Thuriféraires. 387
Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
Article ii. — Fonctions des Thuriféraires à la Messe. 390
§ 1. De la Messe des Dimanches et Fêtes Doubles, et au-dessous. Ibid.
§ 2. De la Messe des Fêtes Annuelles et Solennelles. 393
§ 3. De la Messe en présence du très-saint Sacrement. 396
§ 4. De la Messe Pontificale. 397
§ 5. De la Messe célébrée devant M. l’Archevêque. 398
§ 6. De la Messe des Défunts. 399
Article iii. — Fonctions des Thuriféraires à Vêpres, à l’Office de la Nuit, et à Laudes. 40O
Article iv. — Fonctions des Thuriféraires au Salut du très-saint Sacrement. 402
CHAPITRE VII. — Du Crucigère. 403
CHAPITRE VIII. — De l’Exorciste, ou Clerc qui porte le bénitier. 405
CHAPITRE IX. — Des Induis. 407
Article Premier. — Notions générales sur les fonctions des Induts. Ibid.
Article ii. — Fonctions communes à tous les Induts. 409
Article iii. — Fonctions particulières de chaque Indut. 416
Article iv. — Fonctions des Induts en présence du très-saint Sacrement. 421
Article v. — Fonctions des Induts à la Messe des Défunts. 422
CHAPITRE X. — Des Choristes. 423
Article Premier. — Notions générales sur leurs fonctions. Ibid.
Article ii. — Fonctions des Choristes à la Messe. 425
Article iii. — Fonctions des Choristes à Vêpres. 430
Article iv. — Fonctions des Choristes à l’Office de la Nuit et à Laudes. 433
Article v. — Fonctions des Adjuteurs à la Messe, à Vêpres et à l’Office de la Nuit. 435
CHAPITRE XI. — Du Cérémoniaire. 436
Article Premier. — Notions générales sur les fonctions du Cérémoniaire. 437
Article ii. — Ses fonctions à la Messe solennelle. 438
Article iii. — Fonctions du Cérémoniaire à Vêpres, à Matines et à Laudes. 443
CHAPITRE XII. — Du Collectaire. 445
CHAPITRE XIII. — Des Enfants de chœur. 446
Article Premier. — De la tenue et du maintien des Enfants de chœur. 447
Article ii. — De la manière de se conduire au chœur durant les Offices. 449
§ 1. Quand les Enfants de chœur doivent se tenir debout. 450
§ 2. Quand ils doivent être assis. 452
§ 3. Quand ils doivent être à genoux. lbid.
§ 4. Ce qu’ils ont à chanter. 453
CHAPITRE XIV. — Du Maître des Enfants de chœur. 454
CHAPITRE XV. — Du Maître des Cérémonies. 455

APPENDICE. DE L’OFFICE PONTIFICAL. 459
CHAPITRE PREMIER. — Du Pontife celébrant. Ibid.
Article Premier. — De la Messe célébrée pontificalement. Ibid.
Article ii. — Des Vêpres célébrées pontificalement. 465
CHAPITRE II. — Des Prêtres assistants ou Chapelains il la Messe Pontificale et à lèpres. 467
Article Premier. — Leurs fonctions à la Messe. Ibid.
§ 1. Fonctions particulières du premier Chapelain. 469
§ 2. Fonctions particulières du second Chapelain. .^ 471
Article ii. — Fonctions des Chapelains à Vêpres. 172
CHAPITRE III. — Des Porte-insignes, a l’Office Pontifical. 474
Article Premier. —Du Porte-croix. 475
§ 1. Fonctions du Porte-croix à la Messe. Ibid.
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines, et à Laudes. 476
Article ii — Du Porte-crosse. 477
§ 1. Fonctions du Porte-crosse à la Messe. Ibid.
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines, et à Laudes. 479
Article iii. — Du Porte-mitre. 480
§ 1. Ses fonctions à la Messe. 481
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 482
Article iv.— Du Porte-bougeoir. 483
§ 1. Ses fonctions à la Messe. 184
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 485
Article v. — Du Porte-livre. 486
§ 1. Ses fonctions à la Messe. 487
§ 2. Ses fonctions à Vêpres, à Matines et à Laudes. 188
Article vi. — Du Porte-grémial. 489

Table de la Notice historique sur les rites de l’Eglise de Paris

Que l’Eglise de France, et le diocèse de Paris en particulier ont toujours eu des rites propres. — Objet de cette Notice. page 1
Article Premier. — Des livres liturgiques de Paris, et de leur publication au quinzième siècle. 2
Article ii. — Des rites de l’Eglise de Paris.
I. Du Missel, et des rites du saint Sacrifice. Ibid,
II. Du Bréviaire, et des rites de l’Office divin. 17
III. Du Rituel ou Manuel, et des rites des Sacrements. 25
Article iii. — Des modifications introduites dans les rites de Paris depuis le commencement du dix-septième siècle. 33
Article iv. —Des Cérémoniaux. 43
Notes. 59

Oraison de Jérémie en plain-chant musical

L’Oraison de Jérémie (Lamentations, 5, 1-11) est la dernière des 9 Lamentations chantées au cours de la Semaine Sainte, la troisième leçon donc du premier nocturne des Ténèbres du Samedi Saint.

La musique ci-dessus, qui rend tout particulièrement bien le drame du texte de Jérémie, a été composée au début du XVIIIème siècle par M. Chabert, maître de chapelle et organiste de la collégiale Saint-Agricol d’Avignon. M. Chabert avait mis en plain-chant figuré le cycle complet des 9 Lamentations de Jérémie, celles-ci ont connu un succès certain au-delà d’Avignon. Les éditions avignonnaises du XIXème siècle qui les donnent assez communément me paraissent avoir cherché à trop transcrire l’ornementation usuelle du chant au point de rendre difficile la lecture des Lamentations de Chabert. Aussi ai-je transcrit cette ultime Lamentation depuis un manuscrit langrois dont le chant, plus dépouillé, est vraisemblablement proche de l’original du XVIIIème siècle.

Traduction de cette Lamentation par M. l’Abbé de Bellegarde :

Le commencement de la Prière du Prophète Jérémie.
Seigneur, souvenez-vous de ce qui nous est arrivé ; regardez & voyez l’opprobre où nous sommes ; notre héritage est tombé entre les mains des étrangers. Nous sommes devenus orphelins sans père : nos mères sont comme des veuves : nous avons bu l’eau à prix d’argent : nous avons acheté chèrement le bois : on nous a entraînés la corde au col, sans nous donner aucun relâche dans nos fatigues : nous avons tendu la main aux Egyptiens & au Assyriens, pour avoir du pain. Nos pères ont péché, & ils ne sont plus, & nous avons porté la peine de leurs iniquités : des esclaves sont devenus nos maîtres : il ne s’est trouvé personne pour nous délivrer de leurs mains. Nous allions chercher notre pain, en exposant notre vie aux épées dans le désert : notre peau s’est brûlée & noircie par la faim excessive, comme si elle eut été dans un four. Ils ont humilié les femmes dans Sion, & les vierges dans les villes de Juda.
Jérusalem, Jérusalem, convertissez-vous au Seigneur votre Dieu.

Un héritage commun de l’Orient & de l’Occident au Jeudi Saint

Le Jeudi Saint, le rit byzantin comme le rit ambrosien partagent la même organisation pour célébrer le mémorial du dernier Souper de Notre Seigneur : tous deux commencent par chanter les vêpres, sur lesquelles se greffent ensuite la messe. Le rit Romain, fidèle à un principe qui lui est propre durant toute l’année, dit les vêpres de ce jour immédiatement après la messe. Dans beaucoup d’usages médiévaux du rit romain (c’est le cas par exemple du vieux rit parisien), les vêpres étaient chantée à la communion de la messe du Jeudi Saint, la postcommunion servant d’oraison conclusive pour les vêpres.

La pièce majeure de la Divine Liturgie byzantine de ce jour est la grande entrée chantée durant l’offertoire (et reprise à la communion):

Τοῦ Δείπνου σου τοῦ μυστικοῦ, σήμερον Υἱὲ Θεοῦ, κοινωνόν με παράλαβε· οὐ μὴ γὰρ τοῖς ἐχθροῖς σου τὸ Μυστήριον εἴπω, οὐ φίλημά σοι δώσω, καθάπερ ὁ Ἰούδας, ἀλλ’ ὡς ὁ Λῃστὴς ὁμολογῶ σοι. Μνήσθητί μου Κύριε, ὅταν ἔλθῃς ἐν τῇ Βασιλείᾳ σου. Aλληλούια, αλληλούια, αλληλούια.

A ta Cène mystique, fais-moi participer en ce jour, ô Fils de Dieu. Je ne révèlerai pas ton mystère à tes ennemis ; je ne te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais avec le larron, je te confesserai. Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Alléluia, alléluia, alléluia.

Cette même pièce a été traduite depuis une haute époque pour la messe ambrosienne de ce jour, & utilisée à la même place (sans le triple Alleluia final & en rendant μυστικοῦ par mirabili, admirable :

Cœnæ tuæ mirábili hódie, Fílius Dei, sócium me áccipis. Non enim inimícis tuis mystérium dicam: non tibi dabo ósculum, sicúti et Judas: sed sicut latro confiténdo te. Meménto mei, Dómine, in regno tuo.

Il ne faut pas se laisser abuser par le titre de cette pièce de la liturgie ambrosienne : l’Antiphona post Evangelium est en fait chantée au début de l’offertoire. En voici la musique :

Dans les paroisses byzantines russes, l’une des plus belles mises en musique de cette pièce est celle – somptueuse – réalisée par Alexei Lvov (1799 † 1870), qui succéda à son père en 1837 comme maître de la Chapelle Impériale de Saint-Pétersbourg.

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En fait, « A ton mystique banquet » n’est pas le seul offertoire du rit byzantin à avoir été en usage en Occident.

Pendant la grande entrée (l’équivalent donc de l’offertoire dans la liturgie latine), le rit byzantin n’utilise pendant l’année que quatre pièces différentes. La grande entrée du Samedi Saint, probablement la plus anciennes d’entre elles, provient de l’antique & vénérable liturgie de saint Jacques :

Que toute chair humaine fasse silence, et se tienne dans la crainte & le tremblement. Qu’elle éloigne toute pensée terrestre. Car le Roi des Rois & le Seigneur des Seigneurs s’avance, afin d’être immolé et se donner en nourriture aux fidèles. Les chœurs angéliques le précèdent, avec toutes les principautés, les puissances, les chérubins aux innombrables yeux & les séraphins aux six ailes, se voilant la face & chantant : Alléluia, alléluia, alléluia.

Selon certains chercheurs, cette pièce a été connue et peut-être utilisée par les rits gallicans, après la légation byzantine de 567, lorsque l’empereur de Constantinople donna une part de la Vraie Croix à la reine de France sainte Radegonde, pour son monastère de l’année.

Le Jeudi Saint, la grande entrée chantée, est, nous l’avons vu, « A ta Cène mystique », utilisée donc également par le rit ambrosien.

Le reste de l’année, à l’exception des liturgies des Présanctifiés, la grande entrée byzantine est le fameux chant des chérubins, qui a été ajouté à la divine liturgie par l’empereur Justin II (565 – 578) :

Nous qui, mystiquement, représentons les chérubins, & chantons l’hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité, déposons maintenant tous les soucis du monde. Pour recevoir le Roi de toutes choses, invisiblement porté par les anges, alléluia, alléluia, alléluia.

Au Moyen-Age, ce chant fut chanté en latin à l’offertoire de la messe romaine – entre autres – à l’Abbaye royale de Saint-Denis, nécropole des rois de France.

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En ces jours les plus saints de notre salut, s’il vous plait, merci de ne pas oublier de prier pour l’unité de l’Eglise, comme le fit Notre Seigneur lui-même en cette nuit, lorsqu’il pria pour que tous soient un.

VT VNVM SINT.

Rit parisien – Antienne de Magnificat Nemo te condamnavit – Ières vêpres du IVème dimanche de Carême

Ant. Personne ne t’a condamnée, femme ? Personne, Seigneur. Moi non plus je ne te condamnerai pas. Ne pèche plus désormais.
(Jean, viii, 10-11)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0003873. (Intonation, cf. Martin Sonnet, Directorium chori Parisiensi, 1656).

L’antienne de Magnificat parisienne des premières vêpres de ce IVème dimanche de Carême reprend l’évangile de la femme adultère (Jean 8, 1-11), lequel vient d’être chanté à la messe du samedi dans la troisième semaine de Carême ; ladite messe se célèbre en effet traditionnellement entre l’heure de none et celle de vêpres, comme tous les jours de jeûne.

Rit parisien – Répons Audi Israel – Ières vêpres du IVème dimanche de Carême

℟. Ecoute Israël les préceptes du Seigneur, et écris-les dans ton cœur comme dans un livre. * Et je te donnerai la terre où coule le lait & le miel.
℣. Observe donc & écoute ma parole, & je serai l’ennemi de tes ennemis. * Et je te donnerai la terre où coule le lait & le miel.
V/ Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
℟. Ecoute Israël les préceptes du Seigneur, et écris-les dans ton cœur comme dans un livre. * Et je te donnerai la terre où coule le lait & le miel.

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0006143, 0006143b & 9009000.

Curieusement, le répons de ce samedi, Audi Israel, quoique prolixe, ne se rencontre pas parmi les 9 répons des matines de ce dimanche où l’on commence la lecture de l’histoire de Moïse dans la Genèse. Le même répons se répète aux secondes vêpres de ce dimanche ainsi qu’à celles des féries qui suivent.

Rit parisien – Antienne de Magnificat Dedit pater pænitenti filio – Ières vêpres du IIIème dimanche de Carême

Ant. Le père donna au fils pénitent sa première robe & un anneau ; et lui remettant des souliers, il célébra un grand festin ; nous avons retrouvé notre première robe au baptême & l’anneau qui est le sceau de la foi. (cf. Luc, xv)

Source : Antiphonaire de Notre-Dame de Paris (c. 1300) – F-Pn lat. 15181 – Cantus ID: 0002136. (Intonation, cf. Martin Sonnet, Directorium chori Parisiensi, 1656).

Comme l’antienne de la psalmodie de ce jour, l’antienne de Magnificat parisienne reprend l’évangile du fils prodigue (Luc 15, 11-32), lequel vient d’être chanté à la messe du samedi dans la seconde semaine de Carême ; ladite messe se célèbre traditionnellement entre l’heure de none et celle de vêpres, comme tous les jours de jeûne.

A elle seule, avec son texte d’une admirable concision, cette antienne est une excellente herméneutique et un parfait résumé de la parabole du fils prodigue.