Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Liturgie des Présanctifiés du mercredi de la cinquième semaine de Carême

Abraham, père de la multitude des croyantsParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le mercredi 10 avril 2019 du calendrier grégorien – 28 mars 2019 du calendrier julien, divine liturgie de saint Grégoire le Dialogue des Saints Dons Présanctifiés de 18h30.

Les vêpres de ce jour, qui ouvrent de fait le Jeudi du Grand Canon (œuvre pénitentielle majeure de saint André de Crète), ont une suite de stichères d’une longueur tout à fait inhabituelle, comportant un total de 29 stichères. 24 d’entre eux forment un poème alphabétique que le Triode slave attribue à saint André de Crète.

Lucernaire, ton 8 :

℣. Les impies tomberont ensemble dans leurs filets, jusqu’à ce que Je passe.

Premier stichère, du Triode, ton 8 : Tombé sous les voleurs, mes propres pensées * l’esprit dévasté, malheureux * durement blessé, toute mon âme meurtrie * je gis dépouillé des vertus sur la route de l’existence * Le prêtre me voyant souffrir de mes plaies * se détourna de mon mal inguérissable * Ne supportant pas la souffrance qui corrompt l’âme * le lévite se détourna aussi et passa * Mais Toi, Christ Dieu qui par ton amour de l’homme * as voulu T’incarner non dans la Samarie mais dans la Vierge ** donne moi la guérison, versant sur moi ton grand amour.

℣. De ma voix j’appelle le Seigneur. De ma voix j’implore le Seigneur.

Second stichère, du Triode, ton 8 (le même) : Tombé sous les voleurs, mes propres pensées * l’esprit dévasté, malheureux * durement blessé, toute mon âme meurtrie * je gis dépouillé des vertus sur la route de l’existence * Le prêtre me voyant souffrir de mes plaies * se détourna de mon mal inguérissable * Ne supportant pas la souffrance qui corrompt l’âme * le lévite se détourna aussi et passa * Mais Toi, Christ Dieu qui par ton amour de l’homme * as voulu T’incarner non dans la Samarie mais dans la Vierge ** donne moi la guérison, versant sur moi ton grand amour.

℣. Je répands devant Lui ma peine, je découvre devant Lui mon tourment.

Troisième stichère, du Triode, ton 8 : S’il est une vertu, s’il est une louange, elle est due aux saints * Ils ont incliné leurs nuques sous le glaive * pour Toi qui as incliné les cieux et es descendu * Ils ont versé leur sang, pour Toi qui T’es dépouillé Toi même * et qui as pris la forme de l’esclave * Ils se sont abaissés jusqu’à la mort, ils ont imité ta pauvreté ** Par leurs prières en ta grande compassion, Dieu, aie pitié de nous.

℣. Quand mon esprit se consume en moi, * Tu connais ma route.

Quatrième stichère, du Triode, ton 8 (de Joseph) : Seigneur, Tu as fait de tes saints disciples des cieux spirituels * Par leurs médiations, délivre moi du mal de la terre * Elève ma pensée dans la tempérance et la prudence devant les passions ** en ta miséricorde et ton amour de l’homme.

℣. Sur le chemin où je marche, ils m’ont caché un piège.

Cinquième stichère, du Triode, ton 8 (de Joseph) : Le temps du jeûne nous aide tous * à mener à bien les actions divines * Pleurons du fond du cœur et appelons le Sauveur * Par tes disciples, Seigneur d’amour ** sauve ceux qui célèbrent dans la crainte ton grand amour de l’homme.

℣. Regarde à droite et vois on ne me connaît pas.

Sixième stichère, du Triode, ton 8 (de Théodore) : Glorieux apôtres vous intercédez pour le monde * vous guérissez les malades et protégez nos santés * Des deux côtés gardez nous qui traversons le temps du jeûne * vivant ensemble dans la paix divine * et l’esprit délivré des passions ** afin que nous chantions tous au Christ l’hymne de sa glorieuse Résurrection.

℣. Ma fuite est perdue. On n’a pas souci de mon âme.

Poème de Siméon Métaphraste, en 24 stichères selon l’alphabet grec.
Le Triodion slave attribue ce poème à saint André de Crète.

Septième stichère, du Triode, ton 4 : Avec les prostituées et les publicains * j’ai dépensé toute ma vie * Pourrai-je même en ma vieillesse me repentir de mes fautes ? * Créateur de l’univers, Toi qui guéris les malades ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Seigneur je T’appelle. J’ai dit : Tu es mon refuge, mon sort sur la terre des vivants.

Huitième stichère, du Triode, ton 4 : Je suis accablé sous le poids de la négligence * roulé dans la boue, percé par la flèche du malin * et j’ai souillé ma ressemblance à l’image * Toi qui fais revenir les négligents et délivre les déchus ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Fais sortir mon âme de la prison, pour que je célèbre ton nom.

Neuvième stichère, du Triode, ton 4 : Plus que tous j’ai péché, et je suis abandonné * Le souci de la chair s’oppose à mon âme et me couvre de ténèbres * Lumière de ceux qui sont dans les ténèbres et guide des égarés ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Les juges viendront m’entourer, quand Tu m’auras récompensé.

Dixième stichère, du Triode, ton 4 : Que mon âme vive, disait le prophète * et elle Te louera, Seigneur * Recherche moi, la brebis perdue, compte moi parmi ton troupeau * Donne moi le temps du repentir, pour que je puisse T’implorer ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Des profondeurs je T’appelle. Seigneur, entends ma voix.

Onzième stichère, du Triode, ton 4 : J’ai péché, j’ai péché, transgressant tes ordres, Christ, Dieu * Pardonne moi dans ta bonté * Que je puisse voir par les yeux de l’âme, fuir les ténèbres * et dans la crainte T’appeler ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Que tes oreilles soient attentives à la voix de ma prière.

Douzième stichère, du Triode, ton 4 : Les bêtes sauvages m’ont entouré * Mais d’elles, Maître, délivre moi * Car tu veux nous sauver tous et nous mener à la connaissance de la vérité * Créateur, sauve tous les hommes et avec tous sauve moi ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Si tu gardes le souvenir des fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? Mais auprès de Toi est le pardon.

Treizième stichère, du Triode, ton 4 : Guéris moi en ta bonté * Rédempteur mon Sauveur, ne m’écarte pas * vois moi couché dans les injustices * Mais relève moi en ta toute puissance * afin que je puisse révéler mes œuvres et T’appeler ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. A cause de ton Nom, j’ai supporté ta rigueur. J’espère dans le Seigneur. Mon âme espère en sa parole.

Quatorzième stichère, du Triode, ton 4 : J’ai caché le talent que Tu m’avais donné. Comme le serviteur ingrat je l’ai enfoui dans la terre * et comme l’inutile je suis condamné et je n’ose rien Te demander * Mais aie pitié de moi dans ta patience quand moi aussi je T’appelle ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Depuis la garde du matin jusqu’à la nuit, depuis la garde du matin, qu’Israël espère dans le Seigneur.

Quinzième stichère, du Triode, ton 4 : Quand elle toucha le bord de ton manteau * Tu as asséché le marais de souffrances de celle qui perdait son sang * D’une foi résolue je vais à Toi recevoir le pardon des fautes * Accueille moi comme elle et guéris ma douleur ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Car près du Seigneur est l’amour, et près de Lui l’abondance de la Rédemption. C’est Lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Seizième stichère, du Triode, ton 4 : Tu viendras siéger sur le Trône * Toi qui par la parole as créé le ciel et la terre * Et nous devons tous aller devant Toi révéler nos péchés * Mais avant ce jour reçois moi dans le repentir ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Louez le Seigneur, toutes les nations. Célébrez-le, tous les peuples.

Dix-septième stichère, du Triode, ton 4 : Regarde moi dans ta miséricorde, pardonne moi, seul Sauveur * Donne à ma pauvre âme les eaux des remèdes * Essuie les souillures de mes œuvres, pour que je chante ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Car Son amour est fort sur nous. La vérité du Seigneur demeure dans les siècles.

Dix-huitième stichère, du Triode, ton 4 : Le malin a préparé son glaive pour prendre ma pauvre âme * Il m’a fait étranger à la lumière de la connaissance de ta face, Compatissant * Mais en ta force puissante, de ses pièges enlève moi ** Seigneur, avant que Je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Je lève mes yeux vers Toi qui demeures dans les cieux. Comme les yeux des serviteurs vers la main de leurs maîtres, comme les yeux de la servante vers la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux vers le Seigneur notre Dieu, jusqu’à ce qu’Il ait compassion de nous.

Dix-neuvième stichère, du Triode, ton 4 : J’étais tout entier asservi aux passions * J’avais abandonné la loi et les divines Ecritures * Mais guéris moi tout entier en ta bonté * Dieu bon qui pour moi es devenu comme moi * Fais moi revenir, Compatissant qui détruis les passions ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous. Nous avons tant été rassasiés de mépris. Mon âme a tant été rassasiée de l’outrage des inertes et du mépris des orgueilleux.

Vingtième stichère, du Triode, ton 4 : La prostituée versa ses larmes sur tes pieds sacrés * nous exhortant à venir recevoir le pardon de nos fautes * Donne moi sa foi, Sauveur, pour moi aussi T’appeler ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-et-unième stichère, du Triode, ton 4 : Purifie la souillure de mon âme * Toi qui pour nous T’es appauvri * T’es fait enfant dans la chair * Envoie sur ma faiblesse et mon cœur brisé * Christ, les pluies de ton amour * lave moi de la souillure, guéris moi qui suis malade ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-deuxième stichère, du Triode, ton 4 : Donne à mon âme, Maître * la force de Te suivre et de Te servir toujours * Car Tu es mon refuge, ma garde, ma défense, mon secours * Dieu Verbe, rends moi digne de T’appeler en confiance ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-troisième stichère, du Triode, ton 4 : Sois notre rempart indestructible, * Jésus sauveur, Dieu Compatissant * Nous étions tombés dans les œuvres du mensonge * Mais ressuscite la créature en ta bonté * pardonne nous dans ta compassion ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-quatrième stichère, du Triode, ton 4 : J’étais le fils prodigue qui dispersa la richesse Et maintenant je suis épuisé par la faim * Dans ta retraite Père bon, je me réfugie * Comme lui reçois moi à ta table * et rends moi digne de T’appeler ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-cinquième stichère, du Triode, ton 4 : Le malin dans sa jalousie * fit sortir du paradis la première créature * Mais en disant sur l’Arbre de la croix : souviens toi * Le larron a recouvré le Paradis * Dans la foi et la crainte je Te dis aussi : souviens Toi ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-sixième stichère, du Triode, ton 4 : Dieu, tends moi la main comme à Pierre et tire moi de l’abîme * Donne moi la grâce et l’amour par l’intercession * de la Mère toujours innocente qui sans semence T’a enfanté, et de tous les saints ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Слава Тебе, Боже наш, слава Тебе. (Gloire à Toi, notre Dieu, gloire à Toi).

Vingt-septième stichère, du Triode, ton 4 : Reçois moi qui Te chante chaque jour * Agneau qui enlèves mon péché * je remets entre tes mains toute mon âme et tout mon corps * Il faut jour et nuit que je T’appelle ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. Слава Отцу и Сыну и Святому Духу. (Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit).

Doxastikon, du Triode, ton 4 : Ô ton ineffable miséricorde, Seigneur bon, résigné * Ô infaillible et compatissant, ne m’écarte pas de ta face * que je puisse me réjouir en Toi et Te chanter ** Seigneur avant que je me perde à la fin, sauve moi.

℣. И ныне и присно и во веки веков. Аминь. (Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen).

Theotokion, du Triode, ton 4 : Ô l’ineffable descente parmi nous * Ô l’étrange et merveilleux enfantement * Ô comment la Vierge peut-elle Te porter * dans ses bras comme un enfant, Dieu Créateur qui dans ta bonté as voulu T’incarner en elle ** Seigneur, avant que je me perde à la fin, sauve moi.

Premier prokimen
Du psaume 923 ton 4 :
℟. Dieu de justice, Seigneur, * Dieu de justice, parais (Psaume XCIII, 1).
℣. Lève Toi, Juge de la terre (Psaume XCIII, 2).

Lecture de la Genèse
Genèse XVII, 1-9.
Vous ne vous appellerez plus Abram, mais vous vous appellerez Abraham, parce que je vous ai établi pour être le père d’une multitude de nations.

Second prokimen
Du psaume 93, ton 4 :
℟. Chantez au Seigneur un chant nouveau * chantez au Seigneur, toute la terre (Psaume XCV, 1).
℣. Chantez au Seigneur. Bénissez Son Nom. Annoncez de jour en jour son salut (Psaume XCV, 2).

Lecture des Proverbes
Proverbes XV, 20 – XVI, 9.
L’iniquité se rachète par la miséricorde et la vérité ; et on évite le mal par la crainte du Seigneur.

Télécharger le livret des choristes pour les Présanctifiés de ce cinquième mercredi de Carême.

Programme du dimanche de la Passion

Dimanche de la PassionSaint-Eugène, le dimanche 18 mars 2018, grand’messe de 11h. Conférence de Carême de M. le Chanoine Guelfucci, curé, à 17h : Les sept péchés capitaux – 5ème partie : l’impureté et la gourmandise. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Avec les premières vêpres de ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion. La première partie du Carême avait jusqu’alors été surtout consacrée à notre ascèse personnelle, à la contrition de nos péchés. Désormais, le rit romain nous fait méditer sur la Passion & sur la Croix de notre Seigneur. Ce deuil où nous pleurons l’Epoux divin est marqué par un symbole très fort : dès avant les premières vêpres de ce dimanche, les saintes images et les croix sont désormais voilées de violet, en signe de deuil. Les derniers chants joyeux de la messe cessent de se faire entendre : le Gloria Patri disparaît à l’Introït, au Lavabo et dans les répons de l’Office divin. De même, le psaume 42 des prières au bas de l’autel n’est plus récité jusqu’à Pâques. Dans les leçons des vigiles nocturnes, on quitte la lecture des livres de Moïse pour prendre celle du prophète Jérémie, l’une des plus importantes figures du Messie souffrant. L’admirable texte du chapitre IX de l’épître aux Hébreux qui est lu à la messe de ce dimanche est commun au rits romain & byzantin : il s’agit d’une parfaite préface au temps de la Passion.

A Rome, la station se fait en la basilique Saint-Pierre : l’importance de ce dimanche, qui ne cède la place à aucune fête, quelque solennelle qu’elle soit, demandait que la réunion des fidèles eût lieu dans l’un des plus augustes sanctuaires de la ville sainte.

Nous n’ignorons pas, mes bien-aimés, que le mystère pascal occupe le premier rang parmi toutes les solennités chrétiennes. Notre manière de vivre durant l’année tout entière doit, il est vrai, par la réforme de nos mœurs, nous disposer à le célébrer d’une manière digne et convenable ; mais les jours présents exigent au plus haut degré notre dévotion, car nous savons qu’ils sont proches de celui où nous célébrons le mystère très sublime de la divine miséricorde. C’est avec raison et par l’inspiration de l’Esprit-Saint, que les saints Apôtres ont ordonné pour ces jours des jeûnes plus austères, afin que par une participation commune à la croix du Christ, nous fassions, nous aussi, quelque chose qui nous unisse à ce qu’il a fait pour nous. Comme le dit l’Apôtre : « Si nous souffrons avec lui, nous serons glorifiés avec lui. » Là où il y a participation à la passion du Seigneur, on peut regarder comme certaine et assurée l’attente du bonheur qu’il a promis. »
Homélie de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

Conférence de Carême du Chanoine Guelfucci, vicaire : Les sept péchés capitaux – 5ème partie : l’impureté et la gourmandise.

IIndes vêpres du dimanche de la Passion. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de la Passion Vexilla Regis prodeunt
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Stabat Mater dolorosa – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306), plain-chant (versets impairs) et alternances de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle : « Stabat Mater pour des religieuses » (H. 15) (versets pairs)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro Francisco.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
  • Supplication finale : Antique litanie qui concluait autrefois l’office des Ténèbres

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Crucifixion tirée d'un canon pontifical du XVIIème siècle

Programme du IVème dimanche de Carême – Annonciation – ton 4

Chevetogne - l'AnnonciationParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 7 avril 2019 du calendrier grégorien – 25 mars 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Basile le Grand à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Annonciation de la Très-Sainte Mère de Dieu.

Le quatrième dimanche de Carême coïncide cette année avec la fête de l’Annonciation, dont le nom grec est littéralement Evangile, c’est-à-dire littéralement « bonne annonce » (Ευαγγελισμός – Evangelismos, Благове́щение en slavon d’Eglise). L’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantin, l’Annonciation – rapportée par l’évangile selon saint Luc I, 26-38, rappelle la venue de l’Archange Gabriel à Nazareth chez la Vierge Marie pour lui annoncer qu’elle concevra le Sauveur.

La fête de l’Annonciation tombe généralement pendant le Grand Carême. C’est le seul jour – avec le dimanche des Rameaux – qui voit l’abstinence quadragésimale tempérée par l’autorisation de l’usage du poisson (le Carême byzantin est intégralement végétalien, à l’exception donc de ces deux jours). La fête est précédée d’un jour d’avant-fête le 24 mars et suivi d’un seul jour d’après-fête – qui forme donc la clôture de la fête – le 26 mars, avec synaxe de l’Archange Gabriel (le rit byzantin commémore toujours les lendemains de fêtes les acteurs secondaires de celle-ci).

Il arrive du reste très rarement que l’Annonciation coïncide avec le jour de Pâques (la dernière fois dans le calendrier julien en 1991, année qui vit l’effondrement du système communiste de l’Union soviétique – il faudra attendre 2075 pour une prochaine concordance similaire, qu’on appelle « Kyriopascha »)

Cette année, l’office de saint Jean Climaque est empêché en ce quatrième dimanche de Carême, en raison de l’occurence de la grande fête de l’Annonciation. L’office est entièrement du IVème dimanche de Carême combiné avec l’Annonciation, sans mention de saint Jean Climaque. L’office de saint Jean Climaque est transféré aux complies du vendredi précédant ce dimanche.

Le 25 mars est aussi la fête nationale de la Grèce. Ce jour commémore le début de la révolution, le 25 mars 1821, qui libéra au bout de neuf années de guerre le pays du joug de l’occupant turc ottoman, et plus exactement la bénédiction ce jour-là des insurgés et de leurs étendards par le métropolite Germanos de Patras.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Annonciation. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de l’Annonciation.

A la divine liturgie de saint Basile le Grand

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent & quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’Annonciation (œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845), qui établit un dialogue entre l’Ange et la Mère de Dieu) :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. La Mère de Dieu : Il n’y a plus de prince en Juda ; * le temps est venu où apparaîtra l’espoir des nations, le Christ. * Dis-moi donc plus clairement ** comment L’enfanterai-je en restant vierge ?
8. L’Ange : Tu cherches à apprendre de moi, ô Vierge, * le mode de ta conception, * mais il est inexplicable. * C’est l’Esprit Saint qui l’accomplira, ** en te couvrant de sa puissance créatrice.
9. La Mère de Dieu : Mon aïeule, en suivant le conseil du serpent, * fut chassée loin des délices divines. * Aussi ai-je peur de ton étrange salutation, ** craignant d’être séduite.
10. L’Ange : Moi qui me tiens devant Dieu, * je suis envoyé pour te révéler le dessein divin. * Pourquoi me crains-tu, ô Toute-immaculée, * alors que ce serait plutôt à moi de te craindre. * Pourquoi me montres-tu du respect, ô Souveraine,** alors que c’est moi qui suis empli de respect devant toi.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de l’Annonciation, ton 4 : Aujourd’hui, c’est l’aurore de notre salut, * et le mystère d’avant les siècles est révélé : * le Fils de Dieu devient fils de la Vierge * et Gabriel fait la bonne annonce de la grâce. * Avec lui clamons à la Mère de Dieu : * Réjouis-toi, Pleine de grâce, ** le Seigneur est avec toi.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de l’Annonciation, ton 8 : À toi invincible stratège victorieuse * nous adressons de dignes actions de grâces, * car tu nous as délivrés des malheurs, * et tu as sauvé ta ville, ô Mère de Dieu : * Toi dont la puissance est invincible, * délivre-nous de tout péril, afin que nous te clamions : ** Réjouis-toi, Épouse inépousée.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
De l’Annonciation, ton 4 :
℟. Annoncez de jour en jour le salut de notre Dieu. (Psaume 95, 2)

Epîtres
Du quatrième dimanche de Carême : Hébreux (§ 314) VI, 13–20.
L’espérance sert à notre âme comme d’une ancre ferme et assurée, et qui pénètre jusqu’au [sanctuaire qui est au] dedans du voile, où Jésus comme précurseur est entré pour nous, ayant été établi pontife éternel selon l’ordre de Melchisédech.
De l’Annonciation : Hébreux (§ 306) II, 11-18.
C’est pourquoi il a fallu qu’il fût en tout semblable à ses frères, pour être envers Dieu un pontife compatissant et fidèle en son ministère, afin d’expier les péchés du peuple.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
De l’Annonciation, ton 1 :
℣. Il descendra comme la pluie sur la toison, comme l’ondée qui arrose la terre. (Psaume 71, 6)

Evangiles
Du quatrième dimanche de Carême : Marc (§ 40) IX, 17-31.
Cependant il instruisait ses disciples, et leur disait : Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir, et il ressuscitera le troisième jour après sa mort.
De l’Annonciation : Luc (§ 3) I, 24-38.
Or, comme Élisabeth était dans son sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé de Dieu en une ville de Galilée, appelée Nazareth.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête) (9ème ode du canon de la fête, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749))
Verset : Annoncez sur la terre une grande joie * et chantez dans les cieux, ** célébrez la gloire de Dieu.
Hirmos : À celle qui est l’Arche vivante de Dieu * que jamais n’y touche une main profane, * mais que les lèvres des fidèles * ne cessent de clamer à la Mère de Dieu la parole de l’ange, * et que dans leur joie ils Lui crient : * Réjouis-toi, Pleine de grâce, ** le Seigneur est avec toi.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De l’Annonciation : Le Seigneur a fait choix de Sion, il a voulu ce siège pour lui (Psaume 131, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

*

La divine Liturgie de saint Grégoire le Grand des saints dons présanctifiés sera célébrée – comme chaque mercredi de Carême – ce mercredi 10 avril 2019 à 18h30.

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Programme du IVème dimanche de Carême – dimanche de Lætare

IVème dimanche de CarêmeSaint-Eugène, le dimanche 31 mars 2019, grand’messe de 11h. Conférence de Carême de M. l’Abbé Iborra, vicaire, à 17h : Les sept péchés capitaux – 4ème partie : la colère. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur le Carême

A Rome, la messe stationnale de ce jour se tient en la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem. Cette basilique, l’une des sept basiliques du pèlerinage romain, fut construite autour d’une pièce du palais impérial de sainte Hélène, le palais du Sessorium, qu’elle avait transformée en chapelle vers l’an 320. Sainte Hélène fit répandre une grande quantité de la terre du Golgotha sur le sol des fondations de ce sanctuaire, où elle fit déposer plusieurs reliques insignes de la Passion qui y sont toujours. Quelques décennies plus tard, cette chapelle est transformée en une véritable basilique, appelé Heleniana ou Sessoriana. Lorsqu’il récupéra la vraie croix volée par les Perses, l’empereur Héraclius fit partager celle-ci en trois morceaux : Jérusalem conserva le principal d’entre eux, mais l’empereur fit envoyer les deux autres parties à Constantinople et à Rome, qui l’accueillit tout naturellement en la Basilique de Sainte-Croix de Jérusalem (cette partie insigne du bois de la vraie Croix fut transféré en 1629 sur ordre du pape Urbain VIII dans la basilique Saint-Pierre où elle est conservée près de la statue monumentale de sainte Hélène).

La basilique de Sainte-Croix de Jérusalem représente symboliquement à Rome la sainte cité de Jérusalem. C’est pour cette raison que les textes de la messe de ce jour y font allusion :

  • Lætare, Jerusalem – Réjouis-toi Jérusalem (introït),
  • Sina enim mons est in Arabia, qui conjunctus est ei, quæ nunc est Jerusalem – le mon Sinaï se trouve en Arabie ; elle correspond à la Jérusalem actuelle (saint Paul, dans l’épître de ce jour, aux Galates)
  • Lætátus sum in his, quæ dicta sunt mihi : in domum Dómini íbimus – Je me suis réjoui de ce qu’on m’a dit : Nous allons à la maison du Seigneur (graduel),
  • Qui confídunt in Dómino, sicut mons Sion : non commovébitur in ætérnum, qui hábitat in Jerúsalem – Qui se confie en le Seigneur sera comme le Mont Sion : jamais il ne sera ébranlé, celui qui habite Jérusalem (trait).
  • Jerúsalem, quæ ædificátur ut cívitas, cujus participátio ejus in idípsum – Jérusalem, qui est édifiée comme une cité où toutes les parties ne font qu’une (communion)

Comme la liturgie byzantine qui célèbre joyeusement la vénération de la Croix au IIIème dimanche de Carême[1], le rit romain, méditant en ce milieu du Carême devant les reliques de la Croix & de la Passion, n’y associe nullement les sentiments de la tristesse mais bien au contraire ceux de la joie : la Croix, autrefois symbole de la mort la plus vile réservée aux criminels, est devenue par le sacrifice du Christ le glorieux Arbre de vie qui nous réconcilie avec le Père et nous rouvre les portes du ciel.

Aussi répondant à l’appel de l’introït de ce jour – Lætare Jerusalem – le rit romain suspend-il en ce jour les rigueurs du Carême : les ornements de la messe ne sont plus violet mais roses, on fleurit les autels, le diacre & le sous-diacre laissent les chasubles pliées pour prendre la dalmatique & la tunique qui sont des vêtements de joie, l’orgue – muet depuis le Mercredi des Cendres – fait tonner ces accents glorieux et joyeux.

Il est possible que le fleurissement des croix à Byzance en ce dimanche ait influé sur l’usage des fleurs dans la liturgie occidentale en ce même dimanche. A Rome, le pape bénit en ce jour la rose d’or qu’il offre ensuite à une princesse catholique ou à un sanctuaire. Cette coutume est attestée depuis au moins le XIème siècle. Voici le texte de la bénédiction employé à cette occasion :

O Dieu, dont la parole et la puissance ont tout créé, dont la volonté gouverne toutes choses, vous qui êtes la joie et l’allégresse de tous les fidèles ; nous supplions votre majesté de vouloir bien bénir et sanctifier cette Rose, si agréable par son aspect et son parfum, que nous devons porter aujourd’hui dans nos mains, en signe de joie spirituelle : afin que le peuple qui vous est consacre, étant arraché au joug de la captivité de Babylone par la grâce de votre Fils unique qui est la gloire et l’allégresse d’Israël, représente d’un cœur sincère les joies de cette Jérusalem supérieure qui est notre mère. Et comme votre Église, à la vue de ce symbole, tressaille de bonheur, pour la gloire de votre Nom ; vous, Seigneur, donnez-lui un contentement véritable et parfait. Agréez la dévotion, remettez les pèches, augmentez la foi : guérissez par votre pardon, protégez par votre miséricorde ; détruisez les obstacles, accordez tous les biens : afin que cette même Église vous offre le fruit des bonnes œuvres, marchant à l’odeur des parfums de cette Fleur qui, sortie et de la tige de Jessé, est appelée mystiquement la fleur des champs et le lis des vallées, et qu’elle mérite de goûter une joie sans fin au sein de la gloire céleste, dans la compagnie de tous les saints, avec cette Fleur divine qui vit et règne avec vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

L’évangile chanté ce jour est le récit de la multiplication des cinq pains & des deux poissons. Cet évangile fait partie du cycle de préparation des catéchumènes au baptême qu’ils recevront lors de la vigile pascale et figure l’Eucharistie, où le Christ, en son action de grâce au Père, se donne lui-même en une nourriture qui ne s’épuise jamais.

Car c’est un plus grand miracle de gouverner le monde entier que de rassasier de cinq pains cinq mille personnes. Et pourtant, nul ne s’étonne du premier prodige, tandis que l’on est rempli d’admiration pour le second, non parce qu’il est plus grand, mais parce qu’il est rare. Qui, en effet, maintenant encore, nourrit le monde entier, sinon celui qui, de quelques grains, fait sortir les moissons ? Jésus a donc agi à la manière de Dieu. En effet, par cette même puissance qui d’un petit nombre de grains multiplie les moissons, il a multiplié entre ses mains les cinq pains. Car la puissance était entre les mains du Christ. Ces cinq pains étaient comme des semences non plus confiées à la terre, mais multipliées par celui qui a fait la terre.
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Prélude du 5ème & 7ème ton du IIIème Livre d’orgue des huit tons de l’Eglise (1675) – Guillaume Gabriel Nivers (1632 † 1714), organiste du roi Louis XIV, de Saint Sulpice et des damoiselles de Saint-Cyr
  • Introït – Lætare Jerusalem (ton v.)
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Epître : Galates IV, 22-31 : Au lieu que la Jérusalem d’en haut est vraiment libre ; et c’est elle qui est notre mère.
  • Trait : Faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Evangile : Jean VI, 1-15 : Ils les ramassèrent donc, et emplirent douze paniers des morceaux qui étaient restés des cinq pains d’orge, après que tous en eurent mangé.
  • Après l’homélie : Hommage à Pérotin – Jacques Berthier (1923 † 1994), organiste de Saint-Ignace à Paris
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Laudáte Dóminum – Psaume CXVI du IInd ton – Henri de Villiers
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de l’hymne du Carême Audi benigne Conditor, d’après Jean de Bournonville
  • Agnus Dei : de la Missa Exultate Deo (1669) de François Cosset (c. 1610 † c. 1673), maître de chapelle des cathédrales de Laon, Reims et Paris
  • Pendant la communion : Communion de l’Office du dimanche de Lætare – Charles Tournemire (1870 – 1939), organiste de la basilique Sainte-Clotilde à Paris (L’Orgue mystique, cycle de la Pentecôte, 1927-1932)
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Benedicamus Domino XVII
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum, ton simple
  • Procession de sortie : Grand Chœur en Mi bémol majeur – Charles-Alexis Chauvet (1837 † 1871), organiste de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle et de la Trinité

Conférence de Carême de l’Abbé Iborra, vicaire : Les sept péchés capitaux – 4ème partie : la colère.

IIndes vêpres du IVème dimanche de Carême. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de Carême Audi benigne Conditor
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro Francisco.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
  • Supplication finale : Attende Domine avec ses anciens versets

Organiste invité : Philippe Ourselin.

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Victor Matorin, La Multiplication des pains

Notes :    (↵ reviens au texte)

  1. Le IIIème dimanche de Carême byzantin correspond de fait exactement au IVème dimanche de Carême romain, la façon de compter étant différente : en Orient on compte pour premier dimanche de Carême celui qui arrive au bout de la première semaine complète de jeûne, alors qu’à Rome celui-ci est compté pour IInd dimanche de Carême.

Liturgie des Présanctifiés du mercredi de la troisième semaine de Carême

Le déluge : Noé entre dans l'ArcheParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le mercredi 27 mars 2019 du calendrier grégorien – 14 mars 2019 du calendrier julien, divine liturgie de saint Grégoire le Dialogue des Saints Dons Présanctifiés de 18h30.

Les vêpres font mémoire du saint martyr Agapios et de ses compagnons Païssios, Timolaüs, Romulus (qui était sous-diacre), deux Alexandre et deux Denis, martyrs de la persécution de Dioclétien en 303 à Césarée de Palestine. Ces huit jeunes gens furent décapités le même jour par ordre du gouverneur romain de Palestine.

Lucernaire, ton 4 :

℣. Fais sortir de prison mon âme, pour que je confesse ton Nom.

Premier stichère, du Triode, ton 4 : J’ai semé dans la perdition la richesse de mon Père, * j’étais seul & demeurais dans le pays des hommes de malice, * par ma folie, je ressemblais aux bêtes sauvages, * je m’étais dépouillé de toute grâce divine, * mais je reviens, je T’appelle, Père miséricordieux, ** j’ai péché, Dieu, reçois-moi qui me repens, aie pitié de moi.

℣. Les justes sont dans l’attente à mon sujet, * jusqu’à ce que tu m’accordes ma récompense.

Second stichère, du Triode, ton 4 (le même) : J’ai semé dans la perdition la richesse de mon Père, * j’étais seul & demeurais dans le pays des hommes de malice, * par ma folie, je ressemblais aux bêtes sauvages, * je m’étais dépouillé de toute grâce divine, * mais je reviens, je T’appelle, Père miséricordieux, ** j’ai péché, Dieu, reçois-moi qui me repens, aie pitié de moi.

℣. Des profondeurs j’ai crié vers toi, Seigneur, * Seigneur, écoute ma voix.

Troisième stichère, du Triode, ton 4 : Sacrements vivants, sacrifices spirituels, * victimes parfaites, martyrs du Seigneur, * brebis connaissant Dieu & connues de Dieu, bergerie inaccessible aux loups, ** priez pour que nous allions paître avec vous près des eaux du repos.

℣. Que tes oreilles soient attentives * à la voix de ma supplication.

Quatrième stichère, du Triode (de Joseph), ton 6 : Aubes du Soleil spirituel, Apôtres qui voyez Dieu, * demandez l’illumination de nos âmes, * délivrez-nous des sombres ténèbres des passions, * intercédez pour qu’il nous soit donné de voir le jour du salut, * par vos prières purifiez nos cœurs que le Malin avait meurtris, * que sauvés dans la foi nous puissions toujours vous vénérer, ** vous qui par votre sage prédication avez sauvé le monde.

℣. Si tu regardes les iniquités, Seigneur, Seigneur, qui pourra tenir ? * Mais auprès de toi se trouve le pardon.

Cinquième stichère, du Triode (de Joseph), ton 6 : Fils prodigue parti vers le pays de la malice, * j’ai dépensé la richesse que Tu m’avais donnée, Père compatissant, * Je m’épuise, privé d’œuvres bonnes, j’ai revêtu la honte de la transgression, * je suis dépouillé de la grâce divine & je T’appelle, j’ai péché mais je sais ta bonté, * reçois-moi, Christ miséricordieux, comme un de Tes serviteurs, ** par les prières de Tes Apôtres qui T’ont aimés.

℣. A cause de ton Nom, je t’ai attendu, Seigneur, mon âme a attendu ta parole, * mon âme a mis son espérance dans le Seigneur.

Sixième stichère, du Triode (de Théodore), ton 6 : Apôtres du Sauveur, flambeaux de la terre des hommes, * qui l’avez comblée de biens, qui l’avez sauvée, * qui racontez comme les cieux, la gloire de Dieu, * parés des astres des miracles & des prodiges des guérisons, * demandez au Seigneur de recevoir nos prières en odeur bonne & pure * et de tous nous rendre dignes d’embrasser, * de voir & de révérer la croix qui porte la Vie, ** Par sa vénération envoie-nous ton amour, Sauveur qui aimes l’homme.

℣. Depuis la garde du matin jusqu’à la nuit, * depuis la garde du matin, qu’Israël espère dans le Seigneur.

Septième stichère, des Ménée, ton 8 : Martyrs ayant lutté pour le Christ, * vous n’avez tenu compte nullement * de l’assaut des persécuteurs vous infligeant mort violente, * mais dans un vif empressement * et avec votre courageuse conviction * vous avez marché, tous les sept, au combat ; * ayant ceint la couronne des vainqueurs, * vous faites partie désormais * du nombre des justes, avec lesquels en tout temps ** nous vous glorifions et vous disons bienheureux.

℣. Car auprès du Seigneur est la miséricorde, et auprès de lui, une abondante rédemption. * C’est lui qui rachètera Israël, de toutes ses iniquités.

Huitième stichère, des Ménées, ton 8 (le même) : Martyrs ayant lutté pour le Christ, * vous n’avez tenu compte nullement * de l’assaut des persécuteurs vous infligeant mort violente, * mais dans un vif empressement * et avec votre courageuse conviction * vous avez marché, tous les sept, au combat ; * ayant ceint la couronne des vainqueurs, * vous faites partie désormais * du nombre des justes, avec lesquels en tout temps ** nous vous glorifions et vous disons bienheureux.

℣. Louez le Seigneur toutes les nations, * célébrez-le vous tous les peuples !

Neuvième stichère, des Ménées, ton 8 : Athlétique martyr Agapios, * ayant chéri le sommet * de tes désirs et la source de tout bien, * tu t’empressas de boire le calice des martyrs * en invoquant le nom du Dieu vivant. * Quelle fermeté et quel courage furent tiens ! ** Par eux tu obtins la gloire et la splendeur méritées.

℣. Car puissante a été sa miséricorde envers nous, * et la vérité du Seigneur demeure dans les siècles.

Dixième stichère, des Ménées, ton 8 : Martyrs suscitant l’admiration, * vous vous êtes vous-mêmes livrés * à l’immolation par votre propre volonté ; * vous avez sanctifié la terre de votre sang, * par votre passage dans les airs vous les avez illuminés ; * désormais vous habitez divinement dans les cieux, ** sans cesse priant pour nous la Lumière sans couchant.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Théotokion, des Ménées, ton 8 : Réjouis-toi, divin char de la Clarté, * réjouis-toi, demeure de sainteté, * temple du Seigneur, qui pour nous fis lever * de ton sein immaculé * la lumière éclairant les confins de l’univers * et nous sanctifiant, dans son extrême bonté ; * réjouis-toi, principe du salut, * réjouis-toi, redoutable sujet * dont s’entretiennent les fidèles ** ayant mis en toi leur confiance, ô Vierge immaculée.

Premier prokimen
Du psaume 51, ton 4 :
℟. Je me confie en l’amour de Dieu * dans les siècles, & dans les siècles des siècles (Psaume LI, 10).
℣. Pourquoi te glorifies-tu dans la malice, homme qui blasphèmes tout le jour ? (Psaume LI, 3)

Lecture de la Genèse
Genèse VII, 6-9.
Noé entra dans l’arche, et avec lui ses fils, sa femme, et les femmes de ses fils, pour se sauver des eaux du déluge.

Second prokimen
Du psaume 52, ton 4 :
℟. Quand Dieu ramènera les captifs de son peuple * Jacob se réjouira, Israël exultera (Psaume LII, 7).
℣. L’impie dit en son cœur : Il n’y a pas de Dieu (Psaume LII, 2).

Lecture des Proverbes
Proverbes IX, 12-18.
Que celui qui est simple se détourne et s’en vienne à moi.

Télécharger le livret des choristes pour les Présanctifiés de ce troisième mercredi de Carême.

Télécharger le livret des choristes pour les pièces propres à saint Agapit.

La nef mystique de l'Eglise

Programme de l’Annonciation

Saint-Eugène, le lundi 25 mars 2019, messe de 19h.

> Catéchisme sur l’Annonciation.

Lors donc, bien-aimés frères, qu’arrivent les temps, marqués d’avance pour la rédemption des hommes, notre Seigneur Jésus-Christ descend du ciel et vient ici-bas, sans quitter la gloire de son Père : c’est un prodige nouveau que sa génération, un prodige nouveau que sa nativité. Prodige nouveau : lui qui est invisible de sa nature, il s’est rendu visible dans la nôtre ; lui qui est immense et insaisissable, il a voulu être saisi et limité ; lui qui subsiste ayant les siècles, il a commencé d’être au cours des siècles ; lui, souverain maître de l’univers, il a voilé l’éclat de sa majesté et revêtu la forme d’un esclave ; lui, Dieu impassible et immortel, il n’a point dédaigné de se faire homme passible, de s’assujettir aux lois de la mortalité ! »
Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

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Programme du troisième dimanche de Carême

IIIème dimanche de Carême : exorcisme du démon muetSaint-Eugène, le dimanche 24 mars 2019, grand’messe de 11h. Conférence de Carême de M. le Chanoine Guelfucci, curé, à 17h : Les sept péchés capitaux – 3ème partie : l’envie. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur le Carême

Ce troisième dimanche de Carême est aussi appelé Oculi, du premier mot de l’Introït de la Messe.

A Rome, la station de ce troisième dimanche de Carême se fait en la Basilique de Saint-Laurent-hors-les-Murs. Le saint diacre Laurent qui, dans son martyre, a si héroïquement triomphé du diable, va être notre patron et notre protecteur dans la seconde partie du combat de Carême, combat spirituel auquel fait allusion l’évangile de la messe de ce jour. En ce dimanche également, les catéchumènes font un pas de plus vers l’Église : on l’appelle en effet le dimanche des scrutins. C’est à partir d’aujourd’hui qu’on commençait l’examen des candidats au baptême. Les fidèles étaient invités à venir témoigner au sujet de leur conduite. Il y avait sept de ces scrutins qui avaient lieu, d’ordinaire, le mercredi et le samedi. Le plus important était celui du mercredi de la quatrième semaine de Carême. Aux diptyques du canon de la messe de ce troisième dimanche de Carême, on priait autrefois pour les parrains & marraines des futurs baptisés.

Dans Matthieu on raconte que ce démoniaque est non seulement muet mais aveugle aussi. Il fut guéri par le Seigneur, nous dit-on, si bien qu’il pouvait parler et voir. Trois miracles sont accomplis simultanément dans un seul homme : l’aveugle voit ; le muet parle ; le possédé est délivré du démon. Mais ce qui fut fait alors dans la chair, s’accomplit chaque jour dans la conversion des croyants. Une fois le démon expulsé, ils perçoivent la lumière de la foi, ensuite la bouche, jadis muette, s’ouvre pour louer Dieu. « Mais il s’en trouva pour dire : C’est par Béelzéboub, le chef des démons, qu’il chasse les démons. » Ceux qui dénigraient ainsi, n’étaient pas des personnes dans la foule, mais des scribes et des pharisiens comme l’attestent d’autres évangélistes. »
Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Luc 14 - Exorcisme du démon muet - 02

A la sainte messe :

Conférence de Carême du Chanoine Guelfucci, vicaire : Les sept péchés capitaux – 3ème partie : l’envie.

IIndes vêpres du IIIème dimanche de Carême. Mémoire des premières vêpres de l’Annonciation. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris Hostia – sur le ton de l’hymne du Carême, Audi benigne Conditor – IInd ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum – VIème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ier ton, sur le ton de Pange lingua gloriosi prœlium certaminis
  • Chant final, d’action de grâces : Hymne Christe qui lux es & dies – Antique hymne du Carême, à complies – IInd ton

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Luc 14 - Exorcisme du démon muet - 01

Programme du IInd dimanche de Carême – mémoire de saint Grégoire Palamas – ton 2

Saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique - fresque du Monastère de Dyonisiou par le maître Tsortsi Fuca - XVIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 24 mars 2019 du calendrier grégorien – 11 mars 2019 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. En ce second dimanche de Carême, le rit byzantin commémore depuis l’an 1368 (année de sa canonisation) saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique (1296 † 1359).

Saint Grégoire Palamas a développé une théologie mystique qui insiste sur les voies de l’union de l’homme avec Dieu, conduisant à la divinisation de l’homme par le don de la grâce de Dieu, approfondissant par le moyen des techniques de l’hésychasme, de la prière permanente du cœur, ce que disait déjà au IInd siècle saint Irénée du mystère de l’Incarnation et du Salut (« Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu »).

Puisque le Fils de Dieu, dans son incomparable amour pour les hommes, ne s’est pas borné à unir son Hypostase divine à notre nature, en endossant un corps animé et une âme douée d’intelligence, pour apparaître sur terre et vivre avec les hommes, mais puisqu’il s’unit, ô miracle d’une incomparable surabondance, aux hypostases humaines elles-mêmes, en se confondant lui-même avec chacun des fidèles par la communion à son saint Corps, puisqu’il devient un seul corps avec nous et fait de nous un temple de la Divinité tout entière, car dans le Corps même du Christ habite corporellement toute la plénitude de la Divinité, comment n’illuminerait-il pas ceux qui communient dignement au rayon divin de son Corps qui est en nous, en éclairant leur âme comme il illumina les corps mêmes des disciples sur le Thabor ? Car alors ce corps, source de la lumière de la grâce, n’était pas encore uni à nos corps : il illuminait du dehors ceux qui en approchaient dignement et envoyaient l’illumination à l’âme par l’intermédiaire des yeux sensibles ; mais aujourd’hui, puisqu’il est confondu avec nous et existe en nous, il illumine l’âme justement de l’intérieur. »
saint Grégoire Palamas, Triades 1, 3, 38.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (de saint Grégoire). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode (de saint Grégoire).
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (de saint Grégoire). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode.

Divine liturgie de saint Basile le Grand

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de saint Grégoire :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Gardant tes divins commandements * nous évitons toutes les ruses des hérétiques ** nous écartons leurs phalanges, Grégoire, par tes saints écrits.
8. Tu as détruit la sagesse folle des hérétiques * Bienheureux qui avais dans ton cœur la sagesse de la Personne de Dieu ** par laquelle de toute ta voix tu as renversé les ruines de leur orgueil.
9. Sage qui vivais dans l’ascèse * tu as détruit les passions de la chair qui se corrompent ** et fait de ton âme l’organe divin de la théologie.
10. Dans la connaissance et la résolution du cœur * j’aimais la confusion et la perdition de ma vie ** Mais par ton intercession, Vierge Epouse de Dieu, attache moi à mon amour.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de saint Grégoire Palamas, ton 8 : Lumière de l’Orthodoxie & docteur de l’Eglise dont tu fus le ferme appui, * ornement des saints moines & rempart invincible des théologiens, * saint Grégoire thaumaturge, gloire de Thessalonique & de la grâce le héraut, ** intercède auprès de Dieu afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de saint Grégoire Palamas, ton 8 : Organe sacré & divin de la sagesse, * porte-voix éclatant & harmonieux de la théologie, * nous te chantons, Grégoire aux divines parles. * Soumettant l’intelligence à l’Intelligence première, * conduis vers Elle notre intelligence, Père, pour que nous te clamions : ** Réjouis-toi, prédicateur de la grâce.
6. Kondakion du Triode, ton 4 : Maintenant est venu le temps de nous mettre à l’œuvre, * le jugement est proche ; * hâtons-nous donc de jeûner, * offrons avec nos aumônes nos larmes. * Nos péchés sont plus nombreux que les grains de sable de la mer, * mais efface-les, Créateur de toutes choses, ** afin que nous recevions les couronnes incorruptibles.

Prokimen
Du Triode, ton 5 :
℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
De saint Grégoire Palamas, ton 1 :
℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).

Epîtres
Du second dimanche de Carême : Hébreux (§ 304), I, 10 – II, 3.
C’est pourquoi il a fallu qu’il fût en tout semblable à ses frères, pour être envers Dieu un pontife compatissant et fidèle en son ministère, afin d’expier les péchés du peuple.
De saint Grégoire Palamas : Hébreux (§ 318), VII, 26 – VIII, 2.
Car il était bien raisonnable que nous eussions un pontife comme celui-ci, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De saint Grégoire Palamas, ton 2 :
℣. La bouche du juste produit la sagesse, la langue perverse sera arrachée (Proverbes, 10, 31)

Evangiles
Du second dimanche de Carême : Marc (§ 7), II, 1-12.
Le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de remettre les péchés.
De saint Grégoire Palamas : Jean (§ 36), X, 9-16.
Pour moi, je suis le bon Pasteur : je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent.

Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
En toi se réjouissent, * ô Pleine de grâce, * toute la création, * la hiérarchie des anges * et la race des hommes. * Ô Temple sanctifié, * ô Jardin spirituel, * ô Gloire virginale, * c’est en toi que Dieu s’est incarné, * en toi qu’est devenu petit enfant * Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. * De ton sein il a fait un trône, * il l’a rendu plus vaste que les cieux. * Ô Pleine de grâce, * toute la création se réjouit en toi, ** gloire à toi.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De saint Grégoire Palamas : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de saint Joseph

Le songe de Joseph - Philippe de ChampaigneSaint-Eugène, le mardi 19 mars 2019, grand’messe de 19h.

La fête de saint Joseph, connue en Egypte depuis au moins le Vème siècle, fut établie en Occident au 19 mars vers l’an 800. Il n’est pas impossible que le choix de cette date en plein Carême ait découlé du fait que l’Eglise latine lise à partir du IIIème dimanche de Carême l’histoire du patriarche Joseph dans le livre de la Genèse. Or les Pères de l’Eglise ont souvent reconnu dans le patriarche Joseph une figure typologique du père nourricier de notre Sauveur, le glorieux époux de la Vierge Marie, comme l’atteste par exemple l’admirable sermon de saint Bernard lu aux matines de la fête de ce jour :

Quel homme fut le bienheureux Joseph, vous pouvez vous en faire idée d’après le titre dont il a mérité d’être honoré, le Seigneur ayant voulu qu’on l’appelât et qu’on le crût père du Fils de Dieu, titre qui n’est vrai cependant, qu’au sens de nourricier. Jugez-en aussi d’après son propre nom qu’on interprète, vous le savez, par accroissement. Rappelez-vous, en même temps, le grand Patriarche qui fut autrefois vendu en Égypte ; et sachez que non seulement celui-ci a été l’héritier de son nom, mais qu’il eut encore sa chasteté, son innocence et sa grâce.
Sermon de saint Bernard, abbé, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Si ce Joseph, vendu par l’envie de ses frères et conduit en Égypte, préfigura le Christ qui devait être vendu, lui aussi, saint Joseph fuyant la haine d’Hérode porta le Christ en Égypte. Le premier, pour demeurer fidèle à son maître, refusa de consentir à la passion de la maîtresse ; le second, reconnaissant une Maîtresse dans la vierge devenue mère de son Maître vécut aussi dans la continence et se montra son fidèle gardien. A l’un fut donnée l’intelligence des songes mystérieux ; à l’autre, il a été accordé d’être le confident des mystères célestes, et d’y coopérer pour sa part.
Sermon de saint Bernard, abbé, Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

L’un a mis du blé en réserve, non pour lui, mais pour tout un peuple ; l’autre a reçu la garde du pain du ciel, tant pour lui que pour le monde entier. On ne peut douter que ce Joseph à qui fut fiancée la mère du Sauveur, n’ait été un homme bon et fidèle. C’est, dis-je, le serviteur fidèle et prudent que le Seigneur a établi, pour être le consolateur de sa mère, le nourricier de son enfance, enfin le seul et très digne coopérateur, ici-bas, de l’accomplissement de son grand dessein.
Sermon de saint Bernard, abbé, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

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Programme du second dimanche de Carême

Pietro Perugino : La Transfiguration de Notre Seigneur (1496)Saint-Eugène, le dimanche 17 mars 2019, grand’messe de 11h. Conférence de Carême de M. l’Abbé Iborra, vicaire, à 17h : Les sept péchés capitaux – 2nde partie : l’avarice. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur le Carême

Le second Dimanche de Carême est appelé Reminiscere, du premier mot de l’Introït de la Messe, et quelquefois aussi le Dimanche de la Transfiguration, à cause de l’Évangile qui y est lu.

La messe de ce dimanche est d’introduction relativement récente : il n’y avait pas primitivement de messe dominicale ce dimanche, car c’était la longue messe du samedi des Quatre-Temps de Carême qui en tenait lieu, laquelle commençait le samedi après none et durait une bonne partie de la nuit (on y faisait les ordinations aux ordres ecclésiastiques). De ce fait, les pièces de la messe de ce dimanche sont empruntées à d’autres jours : l’introït Reminiscere provient de la messe du Mercredi des Quatre-Temps de Carême, de même que le graduel Tribulationes cordis mei, l’offertoire Meditabor in mandatis tuis et l’antienne de communion Intellige clamorem. L’évangile de la Transfiguration est repris de la messe du Samedi des Quatre-Temps de la veille. La secrète est la même qu’au IVème dimanche de l’Avent et la Postcommunion est reprise du dimanche de la Sexagésime.

Longtemps, le rit romain et ses variantes n’ont pas connu d’autre fête de la Transfiguration que ce dimanche (ou plus précisément ce Samedi des Quatre-Temps). Les homélies de saint Léon Ier le Grand sur la Transfiguration, prononcées en cette nuit à Saint-Pierre à la messe du Samedi des Quatre-Temps, sont un vrai chef-d’œuvre et indiquent également les raisons pour lesquelles l’Eglise de Rome a placé la Transfiguration pendant le Carême.

Au cours du Moyen-Age, à l’instar des Orientaux, plusieurs Eglises d’Occident se mirent à célébrer distinctement une fête de la Transfiguration le 6 août, date choisie pour son parallélisme avec l’Epiphanie le 6 janvier (la Transfiguration constituant également une épiphanie de fait). Rome ne s’y décida qu’en 1456, en mémoire de l’éclatante victoire de la levée du siège de Belgrade, remportée sur les Ottomans. La composition de l’office de la Transfiguration (au 6 août) est attribuée au pape Callixte III qui avait convoqué à cette occasion une croisade de prières contre les ennemis de la Foi.

La station de ce jour, à Rome, est dans l’Église de Sainte-Marie in Domenica, sur le mont Cœlius. Cette station est assez récente, il s’agissait à l’origine de l’antique Diaconie où présidait saint Laurent, et dans laquelle il distribuait les aumônes de l’Église.

A la sainte messe :

Conférence de Carême de l’Abbé Iborra, vicaire : Les sept péchés capitaux – 2nde partie : l’avarice.

IIndes vêpres du IInd dimanche de Carême. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris Hostia – sur le ton de l’hymne du Carême, Audi benigne Conditor – IInd ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum – VIème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ier ton, sur le ton de Pange lingua gloriosi prœlium certaminis
  • Chant final, d’action de grâces : Hymne Christe qui lux es & dies – Antique hymne du Carême, à complies – IInd ton

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