Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Dimanche du Fils prodigue – Synaxe des 3 Docteurs – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 février 2023 du calendrier grégorien – 30 janvier 2023 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Après la divine liturgie, pannychide pour tous les paroissiens décédés dans l’année.

Dimanche du ton II de l’Octoèque.

Le Dimanche du Fils prodigue est le second du cycle du Triode du Carême et, par son évangile, prépare les fidèles à la perspective du jeûne de la grande Quarantaine qui arrive. Il correspond au dimanche de la Sexagésime dans le rit romain et inaugure la semaine dite de l’apokréo ou de carnaval, dernière semaine pendant laquelle les laïcs peuvent encore consommer de la viande. Ce dimanche de l’avant-Carême est attesté au moins à partir du IXème siècle dans les évangéliaires constantinopolitains. Aux matines à partir de ce dimanche et pour les deux autres dimanches suivants de l’avant-Carême, on ajoute aux psaumes 134 & 135 du polyéleos le psaume 136 (« Au bord des fleuves de Babylone ») (ou plutôt, le chant du psaume 136, qui existait à l’origine tous les dimanches de l’année, n’a été conservé que pour ces trois dimanches).

Synaxe des Trois Saints Docteurs Basile le Grand, Grégoire le Theologien et Jean ChrysostomeNous fêtons aussi en ce jour la synaxe des trois Docteurs œcuméniques & Saintetés Basile le Grand, Grégoire le Théologien & Jean Chrysostome.

La fête commune des trois Docteurs fut instituée vers 1100 sous le règne d’Alexis Comnène, par suite de chaudes discussions qui s’étaient élevées pour savoir, des 3 hiérarques célébrés dans le mois de janvier, lequel des 3 était le plus grand : Basile le Grand (fêté le 1er du mois), Jean Chrysostome (fêté le 27) ou Grégoire de Naziance (fêté le 25) ? Les uns optaient pour saint Basile à cause de sa haute intelligence et de ses mœurs monastiques austères ; d’autres pour Chrysostome, insurpassable par la douceur convaincante de ses discours ; l’élégance rhétorique de Grégoire lui attirait les suffrages de beaucoup. Dans cette perplexité, on recourut au saint & docte Jean, métropolite des Euchaïtes. Celui-ci se mit en prière et eut la nuit suivante une apparition des trois saints Docteurs qui lui dirent :

Dis à ces chrétiens de cesser ces discussions inutiles. Devant Dieu, aucun de nous trois n’est plus grand que les autres. Nous ne faisons qu’un : entre nous il n’y a ni désaccords ni divisions. Ce que l’un croit & a enseigné, les autres le croient & l’ont enseigné. Lève-toi donc & avertis-les de se tenir dans la paix & la concorde. Et afin d’affirmer pratiquement cette unité de notre foi, choisis un jour et fais-y célébrer en notre honneur une liturgie afin de remercier Dieu des grâces qu’il a octroyées à nous trois & par nous à l’Eglise, & spécialement celle-ci que dans la foi orthodoxe & dans son enseignement, Dieu nous a toujours maintenus un, en accord avec la Sainte Eglise Catholique. »

Le métropolite Jean choisit le 30 janvier pour célébrer cette nouvelle solennité et en composa lui-même l’admirable office. Depuis lors, comme dit cet office, « un triple soleil éclaire cette journée. » Cette fête est en effet une figure de la Divine Trinité.

Nous le savons : avant l’Incarnation du Christ et son abaissement, tout était perdu, tout était corrompu ; mais, après qu’il se soit humilié, il a tout relevé. Il a aboli la malédiction, détruit la mort, ouvert le paradis, mis à mort le péché, dévérouillé les portes du ciel pour y ramener les prémices de notre humanité.
Saint Jean Chrysostome, Homélie contre les Anoméens, 8, 6.

Il nous a fallu un Dieu qui s’incarne et qui meure pour que nous vivions. Nous sommes morts avec lui pour être purifiés ; morts avec lui, nous sommes ressuscités avec lui ; ressuscités avec lui, avec lui nous sommes glorifiés.
Saint Grégoire de Naziance, Homélie pour la Pâque (Hom. 45), 9.

Homme, rends-toi compte de ta grandeur en considérant le prix versé pour toi : vois le prix de ton rachat, et comprends ta dignité !
Saint Basile le Grand, Homélie sur le psaume 48, 8.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Leurs Saintetés. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Leurs Saintetés. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de Leurs Saintetés.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome :

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 2, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Triode, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) et & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de Leurs Saintetés (œuvre de Jean, métropolite des Euchaïtes († ap. 1075)) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers
5. J’étais tout entier sorti de moi-même * follement attaché à ceux qui me découvraient les passions. ** Mais reçois moi, Christ, comme le fils prodigue.
6. Imitant la voix du fils prodigue je T’appelle : * Père j’ai péché. ** Comme lui embrasse moi maintenant. Ne me renvoie pas.
7. Etends tes bras, Christ, en ta miséricorde reçois moi ** qui reviens des pays lointains du péché et des passions.
8. Je me suis appauvri en tant de fautes * Toute Pure, belle entre les femmes, * donne moi la richesse des formes de la beauté ** que je puisse te glorifier.
9. Nous avons appris à proclamer divine et à chanter * en la Triade l’Unité, * en la Monade la Trinité, * et les Pères nous ont enseigné l’adoration ** d’une seule nature en trois personnes.
10. Auprès du Père, au commencement, * était le Verbe coéternel, * avec le Verbe, l’Esprit divin de même éternité, * unique, consubstantielle, co-naturelle Divinité, ** comme l’ont dit les divins Prédicateurs.
11. J’assemble et je distingue * ce qui peut être en son ensemble distingué ; * je conçois l’indivisible unité * et contemple les trois personnes, recevant ** des trois saints Docteurs ma conviction de croire ainsi.
12. Sans mère avant la chair, * sans père après l’incarnation * est le Fils du Père et de la Mère, qu’on appelle ainsi ; * deux filiations qui dépassent l’entendement, * car à Dieu conviennent les merveilles dépassant l’ordre commun.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de Leurs Saintetés, ton 4 : Vous dont la vie égale celle des apôtres, * et qui êtes les grands docteurs œcuméniques, * priez le Maître de toutes choses * de donner la paix au monde entier ** et à nos âmes la grande miséricorde.
3. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion de Leurs Saintetés, ton 2 : Les saints prédicateurs de Dieu et chefs des théologiens, * Tu les as reçus, Seigneur, * pour la jouissance de tes bienfaits et le repos ; / Tu as agréé leurs labeurs et leur mort plus que tout holocauste, ** toi qui seul glorifies tes saints.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du Fils prodigue, ton 3 : Dans ma déraison, j’ai fui ta gloire paternelle, * par de mauvaises actions j’ai dissipé les richesses que Tu m’avais léguées. * Aussi comme le fils prodigue je te clame : * J’ai péché contre toi, Père compatissant ; * reçois-moi qui me repens ** et fais de moi l’un de tes serviteurs.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
De Leurs Saintetés, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche du Fils prodique : 1 Corinthiens (§ 135) VI, 12-20.
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui réside en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes plus à vous-mêmes ?
De Leurs Saintetés : Hébreux (§ 334) XIII, 7–16.
Souvenez-vous de vos conducteurs, qui vous ont prêché la parole de Dieu ; et considérant quelle a été la fin de leur vie, imitez leur foi.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De Leurs Saintetés, ton 4 :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche du Fils prodique : Luc (§ 79) XV, 11-32.
Parce que mon fils que voici était mort, et il est ressuscité ; il était perdu, et il est retrouvé.
De Leurs Saintetés : Matthieu (§ 11) V, 14–19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De leurs Saintetés : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.
Télécharger le livret des choristes pour le chant de la pannychide.

Programme de la messe de Requiem pour Me Jean-Philippe Sisung, 9ème maître de chapelle de Saint-Eugène

Jean-Philippe SisungSaint-Eugène, le samedi 11 février 2023, Requiem de 14h30.

Grand musicien d’église, grand ami de la musique sacrée et du chant grégorien, ardent défenseur de la Tradition de l’Eglise et de la beauté de la liturgie, Me Jean-Philippe Sisung (1er janvier 1937 † 19 septembre 2022) fut le neuvième maître de chapelle de Saint-Eugène, de 1981 à 1999. Il servit notre paroisse sous quatre curés successifs : M. l’Abbé Maréchal, dans les dernières années de son ministère, M. l’Abbé Laurent, M. l’Abbé Veuillez et M. l’Abbé Potez, à son arrivée.

En fondant en novembre 1981 l’association « Les Amis de Sainte-Cécile », M. Sisung contribua, pour une très large part, au maintien du chant et de la musique traditionnels à Saint-Eugène, comme il fut à l’origine, du rétablissement, quatre ans plus tard, de la messe dite de saint Pie V dans notre paroisse.

Parisien de naissance, avec une ascendance à la fois lorraine, bretonne et normande, M. Sisung appartient à une famille de musiciens. Son grand-père maternel, Jean Guermer, fut un ami intime de Marcel Dupré. Dès sa petite enfance, – il n’avait que cinq ans – notre futur maître de chapelle eut ainsi le privilège, invité à s’asseoir sur son banc, d’entendre les improvisations éblouissantes du Maître. A cette sensibilisation précoce à la musique d’église auprès d’un des plus grands maîtres de l’orgue du siècle dernier, Jean-Philippe Sisung ajoute, dès son enfance, un goût marqué pour la liturgie qui ne le quittera plus.

A seize ans, il entre à la Fédération diocésaine des grands clercs de Paris dirigée par le chanoine Robert Lesage, l’éminent liturgiste et le cérémoniaire des cardinaux-archevêques de Paris.

En novembre 1942, il fonde le Cercle Lyautey, patronné par le général Weygand. De la fréquentation de ce brillant officier, il publiera en 2006 un ouvrage : Weygand, témoignages et documents inédits.

En 1969, installé à Carpentras, il prend à la cathédrale Saint-Siffrein ses fonctions d’organiste et de chef de chœur. En 1974, il quitte Carpentras pour la petite cité de Sainte-Cécile-des-Vignes. Il y fonde une schola, la « Cécilienne » et organise les processions de la Fête-Dieu dans les rues du village. A cette même époque, il devient correspondant pour les questions religieuses de plusieurs journaux dont le Dauphiné libéré. Il y publie, avec courage et conviction, des articles en faveur de saint Pie V, de Mgr Lefebvre, de Mgr Ducaud-Bourget et de la salle Wagram, en ce temps mauvais où la Tradition de l’Eglise était battue en brèche par tout un clergé progressiste.

Après la prise de Saint-Nicolas-du-Chardonnet le 27 février 1977, Jean-Philippe Sisung se voit confié le poste de maître de chapelle. Il forme, dans l’instant, une chorale qui atteint rapidement un effectif de soixante membres, avec solistes et instrumentistes qu’il conservera, avec l’orgue de chœur, jusqu’au lendemain de Noël 1980. Pendant ces années de fonction à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Jean-Philippe Sisung publiera quatre disques de chants catholiques traditionnels, qui demeurent un témoignage émouvant de la qualité des interprètes et de la maîtrise de leur chef.

Devenu maître de chapelle de Saint-Eugène – Sainte-Cécile, il cumula ce poste avec un similaire à Sainte-Odile (Paris XVII), passant d’une messe dominicale à l’autre en taxi tous les dimanches. Saint-Eugène lui doit à la fois le rétablissement de la liturgie traditionnelle, l’organisation des cérémonies (en particulier de la Fête-Dieu) et le soin d’un chant liturgique de qualité, un ensemble qui continue encore aujourd’hui. »

(cf. Gérard Juber, Saint-Eugène au Faubourg Poissonnière, Pierre Téqui, Paris 2007)

  • Procession d’entrée : faux-bourdon parisien, composition remontant à Jean du Moulin, premier chapelain du roi Charles VI, maître de la Chapelle royale (en 1399)
  • Messe de Requiem de Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent-in-Damaso à Rome
  • Epître : I Corinthiens XV, 51-57 : Ô mort ! où est ta victoire ? Ô mort ! où est ton aiguillon ?
  • Séquence : Dies iræ de la Missa pro defunctis de l’Abbé Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (XVIIIème siècle), sur un plain-chant de la cathédrale d’Orléans
  • Evangile : jean V, 25-29 : Car comme le Père a la vie en lui-même, il a aussi donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.
  • Pendant la communion : Miseremini – plainte des âmes du Purgatoires – Texte tiré du livre de Job lu aux matines des défunts (Job XIX, 21) – Henri Büsser (1872 † 1973), organiste de Saint-Cloud
  • Procession de sortie : Miseremini – plainte des âmes du Purgatoires – Texte tiré du livre de Job lu aux matines des défunts (Job XIX, 21) – motet jésuite anonyme du XVIIème siècle – Henri Büsser (1872 † 1973), organiste de Saint-Cloud

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Programme du dimanche de la Septuagésime

Saint-Eugène, le dimanche 5 février 2023, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur la Septuagésime

> Le temps d’Avant-Carême (Septuagésime) dans les liturgies chrétiennes : antiquité & universalité
 
La Septuagésime nous prépare au Carême en nous invitant à penser à notre destinée. Ce temps d’Avant-Carême est caractérisé par la mise en place des règles liturgiques suivantes, propre à marquer la pénitence :

1. La couleur violette sert à l’office & à la messe du Temps de la Septuagésime pour tous les vêtements & ornements liturgiques.

2. L’Alleluia est supprimé depuis la fin des Ières vêpres de la Septuagésime jusqu’à la vigile pascale. A la fin des Ières vêpres de la Septuagésime, on fait l’adieu de l’Alleluia (Clausum Alleluia) : 2 chantres chantent en conclusion de ces vêpres, sur le ton de Pâques :

℣. Benedicamus Domino, alleluia, alleluia.

Et on y répond :

℟. Deo gratias, alleluia, alleluia.

Après ce renvoi, l’Alleluia qui termine chaque Deus, in adjutorium au début de tous les offices est remplacé par Laus tibi, Domine, Rex æternæ gloriæ (Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire).

A la messe, l’Alleluia qui suit le graduel est remplacé par le chant du trait le dimanche & aux jours de fête (on ne chante que le graduel seul aux messes fériales).

3. Les glorieuses hymnes que sont le Te Deum à l’office de la nuit et le Gloria in excelsis Deo à la messe sont supprimées. Elles reviendront à Pâques (et, pour le Gloria in excelsis Deo, à titre exceptionnel à la messe du Jeudi Saint). Dans le rit traditionnel, le Benedicamus Domino remplace l’Ite, missa est à la fin de la messe (la règle traditionnelle est simple & générale : on ne chante l’Ite, missa est à la messe que lorsqu’on y chante le Gloria in excelsis Deo).

4. On peut toutefois continuer à toucher l’orgue seul (jusqu’au Mercredi des Cendres).

5. Les auteurs ne s’accordent pas sur le maintien de la dalmatique du diacre et de la tunique du sous-diacre. La plupart notent qu’on continue à utiliser ces vêtements liturgiques (qui sont signes de joie), quelques uns néanmoins indiquent qu’il faut passer aux chasubles pliées, utilisées pour les jours de pénitence. Il est vrai que la rubrique du Missel (Partie I, titre 19, n°6) n’indique l’emploi des chasubles pliées pour les jours de jeûne et que le temps de la Septuagésime n’est pas jeûné (historiquement, on n’y jeûnait que le mercredi, le vendredi & le samedi comme le reste de l’année) ; la même rubrique précise l’emploi des chasubles pliées aux dimanche de Carême (qui ne sont pas jeûnés) sans faire remonter cet usage aux dimanches de Quinquagésime, Sexagésime et Septuagésime.

Au dimanche de la Septuagésime, à l’office nocturne, l’Eglise romaine démarre la lecture de la Bible dans l’ordre, en commençant par le livre de la Genèse : la création du monde et la chute d’Adam. On trouvera des allusions à ces thèmes dans diverses pièces de l’office divin et de la messe.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du dimanche de la Septuagésime. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ier ton, sur le ton de Pange lingua gloriosi prœlium certaminis
  • Chant final, d’action de grâces : Benedictus es in firmamento cœli – 4ème antienne des laudes de la Septuagésime – Ier ton

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Télécharger le livret des du propre des IIndes vêpres et du salut du dimanche de la Septuagésime.

Dimanche de la Septuagésime - Parabole des ouvriers de la dernière heure

Programme du dimanche du Publicain & du Pharisien – tous les saints néomartyrs & néoconfesseurs de Russie – ton 1

Le Publicain & le PharisienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 février 2023 du calendrier grégorien – 23 janvier 2023 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour, IVème dimanche avant le Carême, l’Eglise byzantine commence la période d’Avant-Carême et démarre l’usage du livre liturgique appelé Triode de Carême.

Ce dimanche correspond à la Septuagésime latine et n’a pas d’incidence encore sur la discipline du jeûne & de l’abstinence, mais il avertit les fidèles que le grand Carême s’approche.

L’évangile de la parabole du Publicain & du Pharisien qui caractérise ce dimanche était auparavant lu dans la tradition palestinienne au IIIème dimanche de Carême.

Plus d’informations historiques générales sur la période d’Avant-Carême.

En ce jour également, l’Eglise russe fête tous ses néomartyrs du XXème siècle victimes du communisme.

La persécution athée sans précédent qui s’est abattue sur l’Église de Russie après la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la célébration du Millénaire du Baptême de la Russie en 1988 n’est pas parvenue à éteindre la foi dans ce pays, mais de nombreux martyrs ont témoigné de la victoire du Christ sur la mort, sur la peur et sur le mal. Une base de données de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a recensé 500 000 néomartyrs & néoconfesseurs de la foi victimes du communisme. Parmi ceux-ci, les responsables de cette base de données ont réunis des dossiers personnels plus complets sur 35 000 individus. Si chaque année l’Eglise russe ajoute nommément à son calendrier de nombreux nouveaux saints néomartyrs, il a paru nécessaire de regrouper tous les néomartyrs en une fête. Un nouvel office fut composé en 2002. Celle-ci a été fixée au dimanche qui suit le 25 janvier, pour la raison que c’est à cette date que fut martyrisé saint Vladimir, métropolite de Kiev, lequel fut la première victime de la persécution après la révolution d’Octobre. Le 25 janvier 1918 en effet, arrêté en pleine nuit, saint Vladimir de Kiev fut conduit hors de la Laure des Grottes de Kiev. Maltraité et injurié, il chanta et pria calmement jusqu’à son exécution, bénissant ses bourreaux avant d’être fusillé, leur disant : « Que Dieu vous pardonne ! ».

Il n’est certes pas possible d’énumérer tous les néomartyrs, mais rappelons ici la figure de la grande-duchesse sainte Elisabeth. Élisabeth Feodorovna naquit le 20 octobre 1864. Elle était l’épouse du grand duc Sergei Alexandrovitch, assassiné en 1905 dans un attentat terroriste. Elle rendit visite à l’assassin en prison pour l’exhorter au repentir et demanda sa grâce au tsar. Elle ne cessa de prier pour lui. Pendant la guerre russo-japonaise, elle se dévoua beaucoup, s’occupant des blessés et décida de se consacrer à Dieu.

Animée d’un esprit d’entraide, elle fonda à Moscou le Monastère de Marthe et Marie, moniales infirmières pour les pauvres et les malades. Personne au regard doux, sentant venir des moments durs pour son pays, elle encouragea les croyants à traverser ces moments terribles avec foi. Elle-même se montra une infirmière admirable, ne se ménageant jamais. Refusant d’être sauvée, elle fut arrêtée en 1918 avec deux consœurs dont sainte Barbara qui partagea son martyr. La nuit du 17 juillet 1918, elle fut jetée avec d’autres membres de la famille Romanov dans un puits des mines d’Alapaevsky profond de 60 mètres. Elle ne mourut pas de suite et on l’entendit chanter du fond du gouffre le tropaire de la Résurrection & l’hymne Acathiste. Son corps fut retrouvé intact sur un rebord à seize mètres de profondeur à côté du prince Constantinovitch dont elle avait encore pu soigner les blessures. Après un long périple par Irkoutsk, la Chine, Suez et la Palestine, ses reliques furent déposées dans l’Église du Monastère Sainte-Marie-Madeleine à Jérusalem, construit par l’empereur Alexandre III. Sainte Élisabeth est une des saintes néomartyres les plus vénérées en Russie où son icône est partout présente.

Par la prière des saints néomartyrs & néoconfesseurs, Seigneur notre Dieu, aie pitié de nous.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Néomartyrs. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : des Néomartyrs.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Triode & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des Néomartyrs :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. De la boue et des passions l’humble est relevé, * mais de la hauteur des vertus tombe durement tout cœur orgueilleux. ** Fuyons les voies de la malice.
6. La vanité pille le trésor de la justice * mais l’humilité disperse la multitude des passions. ** Apprends nous, Sauveur, à suivre la voie du Publicain.
7. Nous frappant la poitrine comme le Publicain * le cœur douloureux nous appelons * Dieu pardonne nous qui avons péché. ** Puissions nous recevoir son absolution.
8. Fidèles, prenons le chemin de la ferveur, * découvrons la douceur, menons une vie humble * dans le gémissement du cœur, l’imploration et la prière. ** Puissions nous recevoir de Dieu le pardon.
9. Les vagues de l’impiété des sans-Dieu ont voulu faire sombrer la barque de l’Eglise russe, mais toi, son timonier véritable, tu as sauvé ses passagers par les prières des martyrs russes qui chantaient: Seigneur des puissances, sauve-nous des abysses de la mort.
10. Les fils de Caïn sans Dieu ont livré le sanctuaire de l’Eglise aux outrages et au feu, ils ont dévasté les monastères, ils ont fait des églises en greniers, ils ont enfermé et martyrisé dans les ténèbres les fidèles qui aimaient le Christ. Mais vous, qui avez souffert avec patience, vous l’avez enseigné avec amour: tout cela est advenu pour nos pêchés, fidèles, faites pénitence.
11. Malheur à nous, malheur, chantaient les confesseurs de Russie: nous avons vu comment les ennemis de Dieu insensés ont dévasté les lieux saints de notre terre, comment ils ont fait des monastères des antres de ténèbres, tourné les églises de Dieu en lieux de péché et de spectacle, et répandu en eux le sang chrétien. Pour cela le coeur des impies est devenu un désert, et leur vie s’est approché de l’enfer.
12. Arrache nous à la fosse du malheur, et guéris la plaie de nos péchés, Toute-Sainte Mère de Dieu, pour que nous soyons rendus dignes de toujours glorifier, sans crainte du jugement, les Nouveaux Martyrs de Ton Fils et Notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire des Néomartyrs, ton 4 : Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.
3. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Néomartyrs, ton 3 : Aujourd’hui, les Néomartyrs de Russie, * parviennent drapés de blanc devant l’Agneau de Dieu : * et chantent à Dieu le cantique victorieux des Anges : * bénédiction, gloire, sagesse, * louange, honneur, * puissance et force * à notre Dieu ** pour les siècles des siècles. Amen.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du Triode, ton 4 : Fuyons la prétention du pharisien, * apprenons du publicain la grandeur des paroles d’humilité * et clamons avec repentir : * Sauveur du monde, ** purifie-nous, tes serviteurs.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Des Néomartyrs, ton 7 :
℟. Dieu est notre refuge & notre force (Psaume 45, 2).

Epîtres
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : II Timothée (§ 296) III, 10-15.
Aussi tous ceux qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ, seront persécutés.
Des néomartyrs : Romains (§ 99), VIII, 28-39.
Qui donc nous séparera de l’amour du Christ ? Sera-ce l’affliction, ou les déplaisirs, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou les périls, ou le fer, ou la violence ?

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
Des Néomartyrs, ton 4 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).

Evangiles
Du dimanche du Publicain & du Pharisien : Luc (§ 89) XVIII, 10-14.
Le publicain, au contraire, se tenant éloigné, n’osait pas même lever les yeux au ciel ; mais il frappait sa poitrine, en disant : Dieu ! ayez pitié de moi, pécheur.
Des Néomartyrs : Luc (§105-106) XXI, 8-19.
Vous serez trahis et livrés par vos pères et vos mères, par vos frères, par vos parents, par vos amis ; et on fera mourir plusieurs d’entre vous.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Néomartyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple (Chandeleur)

Procession de la Chandeleur (2 février)Saint-Eugène, le jeudi 2 févrierc2023, procession & messe solennelle de 19h.

> Catéchisme sur la fête de la Purification

Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.
Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

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Programme du IVème dimanche après l’Epiphanie

La Tempête apaisée - IVème dimanche après l'EpiphanieSaint-Eugène, le dimanche 29 janvier 2023, grand’messe de 11h.

La tempête apaisée

L’évangile de ce dimanche nous relate le miracle de la tempête apaisée (Matthieu 8, 23-27). Après les trois théophanies de l’adoration des Mages, du Baptême au Jourdain et des noces de Cana, après s’être manifesté, le IIIème dimanche après l’Epiphanie, comme Sauveur des pécheurs et des Gentils, le IVèmedimanche après l’Epiphanie, le Christ apparaît cette fois en vainqueur des éléments déchaînés.

Les messes dominicales à partir du IVème dimanche après l’Epiphanie jusqu’à la Septuagésime n’ont pas de chants spéciaux, mais reprennent ceux du IIIème dimanche. C’est une anomalie qui s’explique par le fait de l’incertitude même qui domine cette dernière partie du cycle après l’Épiphanie. Tout dépendait du commencement du jeûne quadragésimal ; or, dans plusieurs lectionnaires romains, ce cycle comprenait jusqu’à dix semaines, tandis que d’autres en émanèrent à peine trois. Les derniers dimanches après la Pentecôte se trouvent dans des conditions identiques ; aussi tout donne à penser que, vu l’absence de chants spéciaux pour ces dimanches supplémentaires, la rédaction grégorienne de l’antiphonaire représente vraiment l’usage du VIIème siècle.

La collecte révèle les jours de saint Grégoire le Grand, époque où les Lombards menaçaient la capitale du monde elle-même. Durant tout le ème siècle, la Ville éternelle fut plusieurs fois prise, saccagée, humiliée et la prière de l’Église fait précisément allusion à cet état de choses. « O Dieu, qui savez bien que la faiblesse même de notre nature nous expose à succomber aux maux si nombreux qui nous accablent, donnez-nous le salut du corps et de l’âme, afin que nous surmontions, par votre grâce, ces maux que nous souffrons à cause de nos péchés. »
Bienheureux Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IVème dimanche après l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du XXXIIIème dimanche après la Pentecôte – Chaîne de saint Pierre – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 29 janvier 2023 du calendrier grégorien – 16 janvier 2023 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la Vénération de la précieuse chaîne du saint & illustre Apôtre Pierre.

Vers l’an 43, le Tétrarque Hérode Agrippa, voyant les progrès de la prédication des Apôtres, fut pris de folie sanguinaire contre les Chrétiens et fit périr par le glaive saint Jacques, le frère de Jean (mémoire le 30 avril). Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit aussi arrêter Pierre, le chef des Apôtres, et le fit jeter en prison, chargé de deux lourdes chaînes de fer, attendant que la Pâque fut passée avant de le faire comparaître. Mais, la nuit même, grâce aux prières de l’Eglise, Dieu envoya auprès de lui son Ange qui remplit le cachot de lumière. Il secoua l’Apôtre endormi pour le faire lever, et aussitôt les chaînes tombèrent de ses mains. Sans trop comprendre ce qui se passait et se croyant encore endormi, Pierre mit sa ceinture, chaussa ses sandales et, guidé par l’Ange, il franchit sans encombre tous les postes de garde. Quand ils parvinrent enfin en pleine ville, l’Ange, ayant accompli sa mission, quitta Pierre qui, sortant de sa torpeur, rendit grâces à Dieu. Il courut alors vers la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où les Chrétiens assemblés le reçurent avec grande joie (Actes des Apôtres XII, 1-19).

Cette chaîne tombée des mains du Saint Apôtre fut achetée aux gardes par de pieux chrétiens afin qu’elle ne fut pas profanée en servant à lier de vrais criminels et fut conservée par l’Eglise de Jérusalem.

Saint Pierre eut encore d’autres liens que ceux dont il fut enchaîné à Jérusalem ; car, étant venu à Rome pour y prêcher l’Evangile, l’empereur Néron le fit saisir et commanda qu’il fût mis en prison et enchaîné. Ces chaînes romaines avaient été cachées mais furent redécouvertes sous le pontificat du Pape saint Alexandre Ier vers l’an 116. Saint Alexandre, pape et martyr, gêné de voir sainte Balbine porter un respect singulier aux chaînes dont il avait été lui-même lié, l’exhorta à rechercher plutôt les chaînes de l’apôtre saint Pierre, ce qu’elle fit avec succès.

Dans les années 430, l’impératrice Eudocie, femme de l’empereur Théodose le Jeune, était allée en Palestine visiter les saints lieux. Juvénal, patriarche de Jérusalem, lui fit présent des deux chaînes dont le Prince des Apôtres avait été lié dans la prison d’Hérode. Cette princesse en réserva une qui fut transférées en 437 à Constantinople, & placée dans la chapelle du saint Apôtre Pierre qui se trouve dans Sainte-Sophie (le tropaire du jour fait allusion à cette translation). Elle envoya l’autre chaîne à Rome à sa fille Eudoxie, qui avait épousé, depuis deux ans, l’empereur Valentinien III. Eudoxie présenta la relique au souverain Pontife. Le Pape Sixte III, reconnaissant, voulut lui montrer, de son côté, les chaînes dont saint Pierre avait été lié à Rome. Il arriva alors le miracle de la conjonction des deux chaînes : ayant été approchées l’une de l’autre, elles s’unirent d’elles-mêmes parfaitement ensemble. Eudoxie fit bâtir un temple pour les placer et les exposer à la vénération des fidèles. Ce temple, dont la dédicace fut probablement célébrée en 440, fut d’abord appelé Basilique Eudoxienne, du nom de sa fondatrice ; mais depuis il a été appelé Saint-Pierre-ès-Liens, et c’est un titre cardinalice. Les chaînes y sont toujours conservées (celles de Constantinoples sont perdues).

Les rits romains & byzantins célèbrent tous les deux les liens de saint Pierre, aux dates des dédicaces des églises qui les recueillirent : le 16 janvier pour Constantinople, le 1er août pour Rome.

Dieu a fait voir par des miracles insignes au cours des siècles qu’il approuvait la vénération de ces liens sacrés. Il n’y a rien d’étonnant à ce que non seulement les ossements des saints opèrent des miracles, mais aussi leurs vêtements ou les objets qu’ils ont touchés. L’Ecriture Sainte rapporte qu’il suffisait aux habitants d’Ephèse d’appliquer sur les malades des mouchoirs ou des linges qui avaient touché le corps de l’Apôtre Paul, pour que la maladie les quitte et que les esprits mauvais soient mis en déroute (Actes XIX, 11-12). Les mêmes Actes des Apôtres rapportent encore, à propos de Saint Pierre, qu’une multitude d’hommes et de femmes allait jusqu’à transporter les malades dans les rues et les déposait à terre, de sorte que l’ombre du saint les couvrait à son passage et leur procurait la guérison (Actes V, 15). C’est ainsi que l’Eglise a hérité la pieuse coutume de vénérer non seulement le corps des saints devenus porteurs de la Grâce, mais aussi leurs vêtements, leurs objets familiers ou les instruments par lesquels ils ont souffert pour le Seigneur.

Plusieurs Pères de l’Eglise font allusion aux chaînes de saint Pierre. Pour saint Augustin, « toutes les Eglises de Jésus-Christ en font beaucoup plus d’état que de l’or le plus pur et le plus précieux ». Dans son Sermon XVIII des Saints, saint Augustin se sert de la comparaison suivante : « Si l’ombre de Pierre, dit-il, a été si salutaire, combien plus le sera la chaîne dont son corps a été environné ? Si la vaine apparence de son image a pu avoir la force de rendre la santé aux malades, quelle force n’auront donc pas des liens qui ont été imprimés sur ses membres sacrés ? Si saint Pierre a été si puissant avant son martyre, combien le doit-il être maintenant qu’il a triomphé de l’attaque des démons ? » Puis il s’écrie: « O chaînes fortunées, qui de menottes et de ceps ont été changées en couronnes et en diadèmes, en faisant l’Apôtre martyr ! O bienheureux liens, dont le captif a été traîné au supplice de la croix, non pas tant pour y être exécuté que pour y être consacré ! »

Parmi les sermons de saint Jean Chrysostome, on en trouve un sur ce sujet, que le cardinal Baronius estime être plutôt de saint Procle ou de saint Germain, ses successeurs, qui est rapporté par Siméon Métaphraste et par Surius au premier jour d’août, où l’auteur dit, entre autres choses, que « Pierre les regardait comme un ornement royal ; qu’il s’en trouvait beaucoup mieux paré que des colliers de perles et des vêtements de pourpre et de soie, et qu’il avait une joie extraordinaire de s’en voir lié, parce qu’il savait que ces chaînes lui procureraient une couronne immortelle dans le ciel ». L’auteur de ce sermon y traite longuement de l’emprisonnement de saint Pierre, des peines qu’il endura dans la prison par l’inhumanité des soldats qui le gardaient, de la gloire de sa délivrance et de l’utilité incomparable que toute l’Eglise en reçut. Il lui donne aussi d’excellentes épithètes, qui témoignent de l’éminence de sa dignité et des prérogatives de son siège. Il l’appelle la Bouche de Jésus-Christ et de ses confrères, l’Interprète des secrets de Dieu, le Maître des cieux et des fidèles, dont la doctrine est si sûre qu’on ne peut errer en la suivant, la Colonne d’Israël spirituel, la Solidité des Apôtres, l’Affermissement de ceux qui doutent, la Gloire de l’Eglise, l’Honneur des Disciples, l’Ornement et l’appui de ceux qui ont de véritables sentiments, la Réconciliation des pécheurs, le grand Miracle du monde, la Splendeur des théologiens, l’Esprit céleste et la très-pure Demeure de la très-sainte Trinité. Comme saint Augustin, ce même Docteur compare ensuite les chaînes du saint Apôtre avec son ombre, et dit que, si elle avait tant de force que tous ceux sur qui elle passait étaient guéris, de quelque maladie qu’ils fussent affligés, ses chaînes, qui sont quelque chose de solide, et qui ont reçu une vertu particulière de la sainteté de ses membres et de la puissance de ses mains, ouvrières de tant de miracles, doivent être beaucoup plus salutaires.

Justin Ier, empereur d’Orient, envoya des ambassadeurs au pape Hormisdas, pour obtenir de lui une parcelle des chaînes de saint Pierre comme la chose la plus précieuse qu’il pût demander, tant la vénération de ces reliques était alors répandue. Les Papes, lorsqu’ils voulaient faire un présent considérable, envoyaient un peu de la limure du précieux fer des chaînes conservées à Rome, enchâssée dans une clef d’or ou d’argent, comme nous l’apprennent plusieurs épîtres de saint Grégoire le Grand. C’est ainsi que ce saint Pontife en envoya à Childebert, roi de France, pour qui il avait une affection particulière (Epître VI du livre V). Dans l’Epître XXIII du livre suivant, qu’il adresse à Théotiste, très-noble patricienne, soeur de Maurice, empereur d’Orient, avec un semblable présent, il rapporte qu’un seigneur lombard s’étant moqué d’une de ces clefs, et ayant voulu la rompre pour en avoir l’or, il fut à l’heure même saisi du démon, qui le traita avec tant de fureur qu’il s’égorgea avec le couteau dont il voulait couper la clef, et mourut sur-le-champ. Saint Grégoire en envoya aussi à Anastase, patriarche d’Antioche, à Recarède, roi des Visigoths d’Espagne, et à d’autres personnages ecclésiastiques et laïques.

Le pape Vitalien, vers l’an 657, envoya une parcelle des saintes chaînes à la reine de l’Angleterre du Nord, épouse d’Oswin. Evald, archevêque de Vienne, reçut une parcelle des Vinculis Apostolorum du pape Constantin ; saint Grégoire III envoya une clef avec la même relique à Charles Martel ; saint Léon III fit le même don à Charlemagne ; saint Grégoire VII à Acon, roi de Danemark, et ensuite à Alphonse, roi de Castille. Cependant, afin que les saintes chaînes ne fussent pas trop endommagées, les Papes cessèrent par la suite d’en détacher des parcelles, et alors on se contenta de les laisser baiser ou de donner quelques morceaux des bandes de linge les ayant touchées. Toutefois Benoît XIV, au XVIIIème siècle, voulut renouveler l’ancien usage à l’égard de la cathédrale de Bologne, sa patrie, à laquelle il donna une clef d’or qui renfermait de la sainte limaille.

Quelques-uns des anneaux ont également été détachés des saints liens à diverses époques. A Rome, la basilique de Sainte-Cécile dans le Transtevère, possède sept anneaux, lesquels furent envoyés par Adrien Ier, en 772, à Didier, roi des Lombards, lorsque le saint Pape cherchait à apaiser et à adoucir en faveur de l’Italie ce monarque déloyal et cruel. Le cardinal Sfondrate obtint du pape Clément VIII, vers l’an 1592, d’ôter ces anneaux de l’église dédiée au Prince des Apôtres sur le lac de Come, où on les conservait, et il les transporta à Rome dans la basilique de Sainte-Cécile dont il était le titulaire. En l’année 949, un comte que l’empereur Othon le Grand chérissait fut possédé du démon d’une manière si violente qu’il se déchirait lui-même avec ses dents. L’empereur le fit conduire au pape Jean XIII, pour lui faire faire les exorcismes ; mais à peine lui eut-on mis au cou la chaîne de saint Pierre, que l’esprit malin fut contraint de sortir de son corps. Théodoric, évêque de Metz, cousin germain de l’empereur, qui était présent, en fut si touché qu’il jeta aussitôt la main sur la chaîne, et protesta qu’il ne la lâcherait jamais que l’on ne lui en eût donné un anneau pour son église. L’empereur supplia le Pape de contenter la dévotion de Théodoric, qui apporta l’anneau qu’il avait obtenu dans sa ville de Metz, où il le plaça dans l’abbaye de Saint-Vincent, qu’il avait fait bâtir. Cette précieuse relique a disparu dans la tourmente révolutionnaire. La ville d’Avignon, où s’établit le Siège apostolique pendant soixante-dix ans, reçut également cinq anneaux des saintes chaînes.

Les chaînes romaines ne sont donc plus entières. L’une d’elles se compose de vingt-huit anneaux, dont le dernier, en forme de S, soutient l’entrave qui devait serrer le cou de l’Apôtre. L’autre chaîne est formée de cinq anneaux, quatre plus petits que les autres et le cinquième, en forme de S, auquel sont attachés un plus grand anneau rond et une barre de fer devait être soudée dans le mur du cachot. Le pape Pie IX fit mettre les chaînes apostoliques dans un magnifique reliquaire en métal doré, placé en général en dessous de l’autel principal de la sacristie de la basilique Saint-Pierre-ès-Liens. Les saintes Chaînes sont offertes à la vénération des fidèles plusieurs fois pendant l’année, traditionnellement, le 1er août, jour de la fête, et pendant toute l’octave, ensuite le cinquième jour dans l’octave de la fête de saint Pierre et saint Paul, et le premier lundi de Carême. Ces jours-là, un chanoine présente les chaînes à baiser aux fidèles, et, faisant toucher à leur cou le collier par lequel saint Pierre a été enchaîné, il prononce les paroles suivantes: « Que par l’intercession du bienheureux Pierre Apôtre, Dieu te délivre de tout mal. Amen. »

*

Ce dimanche est aussi le dimanche où se lit l’évangile de Zachée, puisque c’est le dernier dimanche après la Pentecôte, avant que ne débute la période du Triode (et de l’Avant-Carême en particulier, qui démarre dans une semaine).

***

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Apôtre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : seulement du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’Apôtre, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Dans les entraves auxquelles te condamna * Hérode comme un malfaiteur, * l’Eglise te vénère, illustre Pierre, maintenant, ** se prosternant devant tes souffrances dans la foi.
8. De tes chaînes l’Eglise s’est parée * mieux que d’or ou de précieux bijoux; * et, glorifiée en toi, ** elle les embrasse, Apôtre saint.
9. Le Tétrarque, t’ayant livré * à quatre escouades de quatre soldats * et lié d’une chaîne, te gardait pour te tuer; ** mais par la main d’un Ange le Christ t’en a délivré.
10. Les chaînes ayant touché ton auguste corps * bénéficient de ta grâce, Apôtre saint, * et sanctifient tous ceux ** qui se prosternent pour les vénérer.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Tropaire de l’Apôtre, ton 4 : Sans quitter Rome tu es venu jusqu’à nous * par les chaînes précieuses que tu portas ; Apôtre premier intronisé, * nous prosternant devant elles dans la foi, nous te prions : * par tes prières à Dieu, ** que nous soit accordée la grande miséricorde.
3. Kondakion de l’Apôtre, ton 2 : Le Coryphée et le premier des Apôtres, * l’enseignant de la vérité divine, * louons Pierre le Grand, * & baisons ses chaînes dans la foi, ** pour recevoir le pardon de nos péchés.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Autre kondakion de l’Apôtre, ton 2 : La pierre qu’est le Christ glorifie radieusement la pierre de la foi, * le premier intronisé de ses disciples, * il nous invite à fêter ensemble Pierre * pour la merveille des ses précieuses chaînes, ** et il accorde le pardon des péchés.
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).
De l’Apôtre, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : 1 Timothée (§ 285) IV, 9-15. (du XXXIIème dimanche).
Ne négligez pas la grâce qui est en vous, qui vous a été donnée, suivant une révélation prophétique, par l’imposition des mains des prêtres.
[De l’Apôtre : Actes des Apôtres (§ 29) XII, 1-11.
Alors Pierre étant revenu à soi, dit : C’est à cette heure que je reconnais véritablement que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a délivré de la main d’Hérode, et de toute l’attente du peuple juif.]

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).
De l’Apôtre :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 94) XIX, 1-10 (du XXXIIème dimanche, de Zachée).
Car le Fils de l’homme est venu pour chercher et pour sauver ce qui était perdu.
[De l’Apôtre : Jean (§ 67), XXI, 15-25.
Il lui demanda pour la troisième fois : Simon, fils de Jean, m’aimez-vous ? Pierre fut touché de ce qu’il lui demandait pour la troisième fois, M’aimez-vous ? et il lui dit : Seigneur ! vous savez toutes choses ; vous connaissez que je vous aime. Jésus lui dit : Paissez mes brebis.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1).
De l’Apôtre : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du IIIème dimanche après l’Epiphanie

3ème dimanche après l'Epiphanie - guérison de l'esclave du centurionSaint-Eugène, le dimanche 22 janvier 2023, grand’messe de 11h.

La guérison du lépreux et celle du serviteur du centurion – Domine non sum dignus.

Après le premier miracle, aux noces de Cana, l’évangile de ce jour nous montre la manifestation de la puissance de Dieu à l’œuvre au travers des deux premières guérisons effectuées par le Christ au début de sa vie publique. Ce déploiement de la puissance divine, prolongement logique de la manifestation divine fêtée à l’Epiphanie – est chanté par les textes de la messe, en particulier par l’offertoire, tiré du psaume CXVII :

Déxtera Dómini * fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me : non móriar, sed vivam, et narrábo ópera Dómini.
La dextre du Seigneur a fait éclater sa puissance, la dextre du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai pas mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.

La guérison du serviteur du centurion de Capharnaüm constitue aussi le prémice symbolique de la vocation des gentils, d’Orient et d’Occident, au salut, comme l’annonce Notre Seigneur lui-même dès ce passage. L’humble confession de foi du centurion a été reprise dans la liturgie romaine, et nous faisons nôtres ses paroles avant que de communier au Verbe de vie :
Dómine, non sum dignus, ut intres sub tectum meum : sed tantum dic verbo, et sanábitur ánima mea.
Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dit seulement une parole, et mon âme sera guérie.

Tandis qu’il descend de la montagne, les foules vont au devant du Seigneur ; car elles n’ont pu gravir les sommets. Et le premier qui vient à sa rencontre est un lépreux : à cause de sa lèpre il ne pouvait entendre le si long discours prononcé par le Sauveur sur la montagne. Il faut noter qu’il est le premier cas spécial de guérison : le second rang revient au serviteur du centurion, le troisième à la belle-mère de Pierre accablée par la fièvre à Capharnaüm, le quatrième aux possédés du démon qui sont présentés au Seigneur et dont les esprits sont chassés par sa parole lorsqu’il guérit aussi tous les malheureux.
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IIIème dimanche après l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme de la messe solennelle de Requiem pour Louis XVI

LouisXVI

Saint-Eugène, le samedi 21 janvier 2023, Requiem solennel de 19h.

Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ».
Louis XVI.

  • Introït : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles – verset de la messe de Requiem de l’Abbé Louis Homet (1691 † 1767), maître de chapelle de la cathédrale d’Orléans puis de Notre-Dame de Paris
  • Kyrie : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Epître : II Macchabées XII, 43-46 : Car s’il n’avait espéré que ceux qui avaient été tués ressusciteraient un jour, il eût regardé comme une chose vaine et superflue de prier pour les morts.
  • Graduel : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Trait : plain-chant grégorien
  • Séquence Dies iræ : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Evangile : jean VI, 37-40 : Or la volonté de mon Père qui m’a envoyé, est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
  • Offertoire : : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Sanctus & Benedictus : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles
  • Agnus Dei : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles
  • Pendant la communion : De profundis – grand motet de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la Chapelle des rois Louis XIV & Louis XV (extraits)
  • Communion : de la messe de Requiem de Louis Homet
  • Absoute : Libera me de l’abbé Auguste Chérion (1854 † 1904), maître de chapelle de La Madeleine
  • Sortie : Domine salvum fac Regem – Prière pour le roi, de la Messe « Gaudete in Domino semper » du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1737 † 1799), son maître de chapelle

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Les vidéos des années passées :

2022 :

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2021 :

2020 :

2019 :

2018 :

Quelques photos des années passées :

Programme de la fête de la Théophanie

Fête de la Théophanie - baptême du Christ au JourdainParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le mercredi 18 janvier 2023 du calendrier grégorien – 5 janvier 2023 du calendrier julien, grandes vêpres et bénédiction des eaux à 18h30, le jeudi 19 janvier 2023 du calendrier grégorien – 6 janvier 2023 du calendrier julien, matines à 10h30, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 12h.

La fête de l’Epiphanie (« manifestation ») est aussi appelée dans le rit byzantin fête de la Théophanie (« manifestation de Dieu »), car Dieu s’est manifesté dans sa gloire Trinitaire au jour du baptême du Christ dans le Jourdain (ce terme de Théophanie se retrouve aussi en Occident très fréquemment dans les manuscrits liturgiques latins médiévaux comme synonyme d’Epiphanie).

Cette fête est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique byzantine.

A l’origine, les chrétiens orientaux fêtaient la Nativité du Christ le 6 janvier, et l’Eglise arménienne du reste est la seule à avoir conservé cette disposition primitive jusqu’à aujourd’hui. En Occident, et à Rome en particulier, on fêtait la Nativité du Christ le 25 décembre. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que la date du 25 décembre choisie par les Romains avait été déterminée en consultant les archives impériales des recensements effectués sous le règne d’Auguste ; il témoigne qu’Antioche avait décidé de suivre Rome quelques années avant son épiscopat. Désormais, les Eglises d’Orient fêteraient Noël le 25 décembre et garderaient au 6 janvier la fête du baptême du Christ. En contrepartie, si l’on peut dire, les chrétiens d’Occident accueillaient la fête de l’Epiphanie, y célébrant l’adoration des mages (le Christ est manifesté comme Dieu à des païens), le baptême au Jourdain (le Christ est manifesté comme Dieu à son baptême par la voix du Père et la venue de l’Esprit Saint) et les noces de Cana (le Christ manifesté comme Dieu par son premier miracle).

Dans le rit byzantin, comme dans la plupart des autres rits chrétiens (éthiopien, copte, syriaque par exemple, et même romain, même si cela est tombé de l’usage commun), on procède à la bénédiction solennelle des eaux dans la nuit de la Théophanie (normalement celle-ci intervient après le chant des grandes vêpres). Les textes employés par la liturgie byzantine pour cette bénédiction ont été composés par saint Sophrone, patriarche de Jérusalem de 634 à 638.

Mais pourquoi n’est-ce pas le jour de la naissance du Sauveur plutôt que celui de son baptême qui est appelé Epiphanie ? Car c’est en ce jour qu’il fut baptisé et qu’il sanctifia les eaux. Aussi, dans cette solennité, vers le milieu de la nuit, tous vont puiser de l’eau qu’ils mettent en réserve dans leurs maisons, pour la garder l’année entière, en mémoire de ce qu’à pareil jour, les eaux ont été sanctifiées. Et par un miracle évident, le temps n’a aucune influence sur la nature de cette eau, car après un an, quelquefois deux et même trois, elle demeure pure et fraîche, et malgré cet espace de temps, on né la distingue pas de celle qui vient d’être prise à la source. Mais pour quelle cause ce jour est-il appelé manifestation ? Parce que Notre-Seigneur fut manifesté aux hommes, non le jour de sa naissance, mais le jour de son baptême, car jusque-là il était à peu près inconnu. Qu’il n’ait pas été généralement connu, et que la plupart aient ignoré qui il était, c’est ce qui ressort de ces paroles de Jean-Baptiste Il y a quelqu’un au milieu de vous que vous ne connaissez pas. (Jean, 1, 26.) Et faut-il s’étonner si les autres ne le connaissaient pas quand Jean-Baptiste lui-même l’ignorait jusqu’à ce jour ? Et je ne le connaissais pas moi-même, dit-il, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : Celui sur qui vous verrez descendre et demeurer le Saint-Esprit, est celui qui baptise dans le Saint-Esprit. (Jean, I, 33.)
Saint Jean Chrysostome, Homélie sur la Théophanie.

Aux grandes vêpres & à la bénédiction des eaux

Stichères du lucernaire, ton 2 :
1er & 2nd stichères (de saint Jean Damascène (676 † 749)) : Voyant notre Lumière qui éclaire tout homme * s’approcher de lui pour être baptisé, * le Précurseur se réjouit en son âme tandis que tremble sa main ; * il montre et dit aux peuples : * Voici le Rédempteur d’Israël, * celui qui nous libère de la corrupti-on ! * O Seigneur sans péché, ** O Christ notre Dieu, gloire à toi.
3ème & 4ème stichère (de saint Jean Damascène) : C’est un serviteur qui baptise le Rédempteur * et par sa présence l’Esprit lui rend témoignage ; * ce que voyant, les armées angéliques frémissent d’effroi ; * du ciel le Père fait entendre sa voix : * Celui sur qui le Précurseur impose la main, * c’est mon Fils bien-aimé, en lui je me complais ! ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
5ème & 6ème stichère (de saint Jean Damascène) : Les flots du Jourdain * te reçurent, toi qui es la Source, * sous forme de colombe descendit le Paraclet ; * il incline la tête, celui qui fit pencher les cieux, * le limon de la terre crie à celui qui l’a façonné : * Pourquoi m’imposer ce qui est trop haut pour moi ? * C’est moi qui de ton Baptême ai besoin. * O Seigneur sans péché, ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
7ème & 8ème stichère (de saint Jean Damascène) : Voulant sauver l’homme égaré, * tu n’as pas dédaigné de revêtir l’aspect du serviteur, * car il te convenait, Seigneur notre Dieu, * d’assumer pour nous l’humaine condition ; * Rédempteur, en te laissant baptiser dans ta chair, * tu nous as jugés dignes du pardon ; * c’est pourquoi nous te crions : ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
Doxastikon (de Byzas, hymnographe du Xème siècle) : En inclinant la tête devant le Précurseur, * tu as écrasé la tête des démons, * descendu dans les flots, tu as illuminé l’univers, * pour qu’il te glorifie, Sauveur, ** illumination de nos âmes.

Prokimen du mardi

Premier tropaire & versets des Parémies : Toi qui fis le monde, dans le monde tu es apparu * afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que Dieu nous prenne en grâce & nous bénisse, faisant luire sur nous sa face, & qu’il ait pitié de nous. Pour qu’on connaisse sur la terre ta voie, parmi toutes les nations ton salut.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que les peuples te confessent. Que les nations soient dans la joie et l’allégresse, car tu juges les peuples avec droiture, et sur la terre tu guides les nations.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que tous les peuples te confessent. La terre a donné son fruit ; que Dieu, notre Dieu, nous bénisse. Que Dieu nous bénisse, & que tous les confins de la terre le craignent.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.

Second tropaire & versets des Parémies : C’est aux pécheurs, aux publicains * qu’en l’immensité de ton amour * tu as voulu te montrer ; * pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Le Seigneur règne, il s’est revêtu de beauté ; le Seigneur s’est revêtu de puissance, il a mis une ceinture à ses reins. Car il affermis l’univers, et il ne sera pas ébranlé. Ton trône est préparé depuis l’origine ; depuis l’éternité, tu es.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Les fleuves ont élevé, Seigneur, les fleuves ont élevé leur voix ; les fleuves ont soulevé leurs flots dans le fracas des eaux inombrables.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Admirables sont les soulèvements de la mer ; admirable est le seigneur dans les hauteurs. Tes témoignages sont entièrement dignes de foi ; à ta maison convient la sainteté, Seigneur, pour la longueur des jours.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.

Prokimen
De la fête, ton 3 :
℟. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
℣. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

A la bénédiction des eaux
Stichères idiomèles de saint Sophrone, patriarche de Jérusalem (c. 550 † 638) :
1. La voix du Seigneur retentit sur les eaux, disant : * « Venez, recevez tous * l’Esprit de sagesse, l’Esprit d’intelligence, * l’Esprit de la crainte de Dieu, ** du Christ qui s’est manifesté.
2. En ce jour, la nature de l’eau est sanctifiée, * et le Jourdain interrompt son cours * et retient ses propres eaux en voyant ** le Seigneur être baptisé.
3. En tant qu’homme, dans le fleuve, * tu descends, Christ-Roi, * et tu te hâtes de recevoir le baptême, toi qui es Bon, * des mains du Précurseur, * à cause de nos péchés, Ami des hommes.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Doxastikon : A la voix criant dans le désert : * « Préparez les chemins du Seigneur, » * toi qui as pris, Seigneur, * la forme d’un esclave * tu vins demander le baptême, sans avoir connu le péché. * Les eaux te virent & prirent peur, * le Précurseur fut saisi d’effroi, * et il s’écria : * Comment le chandelier éclairerait-il la lumière ? * Comment l’esclave imposerait-il les mains sur son Maître ? * Sanctifie-moi ainsi que les eaux, Sauveur, ** Toi qui ôtes les péchés du monde.

Prokimen
De la bénédiction des eaux, ton 3 :
℟. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
℣. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

Alleluia
De la bénédiction des eaux, ton 4 :
℣. La voix du Seigneur retentit sur les eaux, sur les grandes eaux.

Après la consécration des eaux :
Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Stichère final, ton 6 : Chantons, fidèles, * la grandeur de l’économie de Dieu pour nous, * il s’est fait homme pour accomplir * il s’est fait homme pour accomplir * notre purification dans le Jourdain, * Lui le seul pur et sans souillure, * il me sanctifie, ainsi que les eaux * et il brise les têtes des dragons dans cette eau. * Puisons donc de cette eau avec allégresse, frères ! * car la grâce de l’Esprit, aux fidèles, est donnée * invisiblement à ceux qui y puisent par le Christ Dieu, ** et le Sauveur de nos âmes.

A matines
Texte des hirmi du canon de saint Côme de Maïouma pour les matines de la Théophanie.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la divine liturgie, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 1 – Psaume CXIII
℣. Quand Israël sortit d’Egypte, * la maison de Jacob de chez un peuple barbare (Psaume 113, 1).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Juda devint son peuple saint, * Israël son domaine (Psaume 113, 2).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. La mer le vit & s’enfuit, * le Jourdain retourna en arrière (Psaume 113, 3).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Qu’as-tu, mer, à t’enfuir, * Jourdain, à retourner en arrière ? (Psaume 113, 5)
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume CXIV
℣. J’aime ! car le Seigneur * écoute les accents de ma prière (Psaume 114, 1).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Car il a incliné son oreille vers moi * & moi, je l’invoquerai chaque jour (Psaume 114, 2).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. La mort m’avait enveloppé dans ses rets, * déjà m’avait saisi l’angoisse de la tombe. * En proie à la détresse & à la douleur, * j’ai invoqué le nom du Seigneur (Psaume 114, 3-4).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Le Seigneur est miséricordieux & juste, * & notre Dieu est plein de compassion (Psaume 114, 5).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume CXVII
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 1).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’elle le dise la maison de Jacob, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 2).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’elle le dise la maison d’Aaron, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 3).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’ils le disent ceux qui craignent le Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 4).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

A la place du Trisaghion :
℟. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur es Dieu, & il nous est apparu (Psaume 117, 26-27).
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Tite (§ 302) II, 11-14; III, 4-7.
Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru à tous les hommes.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Apportez au Seigneur, enfants de Dieu, apportez au Seigneur les petits des béliers (Psaume 28, 1).
℣. La voix du Seigneur a retenti sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur est sur les eaux innombrables (Psaume 28, 3).

Evangile
De la fête : Matthieu (§ 6) III, 13-17.
Et au même instant une voix se fit entendre du ciel, qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, dans lequel j’ai mis toute mon affection.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
De la fête : La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée (Tite, 2, 11). Alléluia, alléluia, alléluia.

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