Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme des matines de Noël & de la messe de minuit

Saint-Eugène, le samedi 24 décembre 2022, matines de Noël à 22h, suivies d’une veillée de cantiques, puis procession à la crèche & messe solennelle de minuit. Messe solennelle du jour de

C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, « nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ », afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. « Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres » ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, « devenu participant de la nature divine », garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, « qu’arraché à la puissance des ténèbres », tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu.
Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

Matines de Noël

Veillée de cantiques

Noëls traditionnels de France

A minuit – procession à la Crèche

  • Quatrième noël : Minuit chrétien – Texte de Placide Cappeau (1808 † 1877), musique d’Adolphe Adam (1803 † 1856)
  • Cinquième noël & Procession vers l’autel : Les Anges dans nos campagnes – noël du Lanquedoc du XIXème siècle

Messe de minuit

  • Introït – Dominus dixit ad me (ton ii.)
  • Kyrie : de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
  • Gloria : de la Messe de Minuit pour Noël de Marc-Antoine Charpentier VIII
  • Epître : Tite II, 11-15 : Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru à tous les hommes.
  • Graduel – Tecum principium (ton ii.)
  • Alléluia – Dominus dixit ad me (ton viii.)
  • Evangile : Luc II, 1-14 : Et elle enfanta son Fils premier-né ; et l’ayant emmaillotté, elle le coucha dans une crèche ; parce qu’il n’y avait point de place pour eux dans l’hôtellerie.
  • Credo III
  • Offertoire – Lætentur cœli (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
  • Sanctus : de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier
  • A l’élévation : O salutaris sur le vieux noël « A la venue de Noël » – Henri de Villiers
  • Agnus Dei : de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier
  • Pendant la communion :
    • Panis angelicus, motet de César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde (à l’occasion du bicentenaire de se naissance) – ce motet fait partie de la Messe en La Majeur, opus 12, créée au départ par Franck pour la Messe de la Nativité de 1861 à Sainte-Clotilde
    • Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Nicolas Vardon
  • Communion – In splendoribus sanctorum (ton vi.)
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Il est né le divin enfant – noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris

Télécharger le livret des matines de Noël au format PDF.
Télécharger le livret de la veillée de cantiques et de la Messe de Minuit au format PDF.

Programme du quatrième dimanche de l’Avent

Saint-Eugène, le samedi 17 décembre 2022, premières vêpres à 17h45, le dimanche 18 décembre 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Couleur liturgique : violet (rit romain) / blanc (rit parisien).

Vraiment aujourd’hui, selon les anciens Ordines Romani, il ne devrait pas y avoir station, — Dominicat vacat, — puisque la messe dominicale de ce jour était précisément celle qui mettait fin à la vigile nocturne à Saint-Pierre. Ainsi en était-il au début ; pourtant, avec le temps, la pannuchis dominicale ayant été réduite et célébrée par anticipation dans l’après-midi du samedi, il ne parut pas convenable de laisser passer le jour du Seigneur sans offrir le Sacrifice. Peu à peu, s’introduisit l’usage d’une seconde messe stationnale en la basilique des Saints-Apôtres, et cela aussi en conformité avec l’habitude des autres Églises, où l’on ne célébrait pas la vigile, mais où on avait pourtant la coutume d’offrir le sacrifice dominical pour satisfaire à la dévotion du peuple.

Une tradition très accréditée à Rome, attribuant la rédaction de l’antiphonaire de saint Grégoire à l’inspiration du divin Paraclet, a contribué à cette extrême réserve liturgique. Pour cette raison, l’œuvre était jugée intangible et n’admettait ni retouches ni additions. Par suite, les chants de la messe de ce jour furent empruntés à d’autres messes précédentes, en sorte que ce IVe dimanche de l’Avent n’a de propre que la première lecture de l’Apôtre, les trois collectes et l’offertoire. L’introït est celui du mercredi précédent. L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs. »
Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan. Liber Sacramentorum.

Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : « Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? » Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et il faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Catéchisme de l’Avent

Ières vêpres du IVème dimanche de l’Avent.

A Magnificat : première antienne d’O : O Sapientia.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IVème dimanche de l’Avent.
A Magnificat, grande antienne O Adonai. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : O Virgo virginum – IInd ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

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Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – Saint Sabbas le Sanctifié – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 décembre 2022 du calendrier grégorien – 5 décembre 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Père saint Sabbas le Sanctifié.

Né près de Césarée de Cappadoce en 439, Sabbas entra très jeune au monastère de Flaviana non loin de son village natal. À dix-sept ans, il obtient la bénédiction du supérieur pour accomplir un pèlerinage à Jérusalem. Parvenu en Palestine, il va trouver saint Euthyme le Grand et lui demande de le recevoir comme disciple. Mais Euthyme, qui n’avait pas coutume de recevoir de jeunes moines, le recommanda à saint Théoctiste. Lorsque Théoctiste mourut, Sabbas alla mener une vie de solitaire dans les environs du monastère. À l’approche du Grand Carême, Euthyme venait le chercher et le conduisait avec lui dans un désert où les deux moines restaient dans les jeûnes et la prière jusqu’au dimanche des Rameaux. À la mort d’Euthyme, Sabbas se retira plus loin dans le désert. Au bout de quatre années passées dans une extrême solitude, il vint, conduit par un ange, s’installer dans une grotte qui dominait les gorges du Cédron. Au bout de cinq années passées seul dans ces lieux inhospitaliers, Sabbas estima le moment venu pour accepter de s’entourer de novices. Ses disciples devinrent rapidement nombreux : ainsi naquit la laure ou monastère de saint Sabbas.

Sabbas organisa sa communauté en la répartissant en trois sites : la laure, le monastère de Castellion qu’il avait fondé dans les parages pour les moines expérimentés et un troisième monastère pour les novices. Quant aux tout jeunes moines encore imberbes, il les envoyait au monastère de saint Théodose le Cénobiarque. Le patriarche Saluste de Jérusalem avait en effet nommé saint Sabbas et saint Théodose archimandrites, c’est-à-dire responsables de plusieurs monastères. Les deux saints avaient pour mission de mettre de l’ordre dans le monachisme de Palestine qui était alors profondément affecté par les controverses entre orthodoxes et monophysites. L’un avait reçu la charge de superviser les moines cénobites, l’autre, saint Sbabas, en tant qu' »exarque des solitaires », devait veiller sur les moines qui vivaient isolés ou en laure. Saint Sabbas fut ordonné prêtre à l’âge de 53 ans.

En 512, Sabbas fait partie d’une délégation monastique palestinienne qui est envoyée auprès de l’empereur Anastase pour tenter de le convaincre de renoncer au monophysisme, d’embrasser la foi de Chalcédoine et d’alléger les impôts de l’Église de Jérusalem. Il est mort dans sa laure, âgé de 94 ans, le dimanche 5 décembre 532.

La laure de saint Sabbas est appelée « Grande Laure » ; devenue un monastère cénobitique, elle a eu une importance capitale dans l’histoire du monachisme et de la liturgie de l’Église byzantine. La tradition liturgique de la laure de saint Sabbas – appelée aussi tradition palestinienne ou tradition sabbaïte – devint au cours des siècle prépondérante dans l’organisation de l’office byzantin et finit par effacer les traditions anciennes que sont la tradition de la Grande Eglise (tradition de Sainte-Sophie de Constantinople dite aussi office asmatique) et la tradition studite (du monastère du Stoudion à Constantinople). C’est à Saint-Sabbas que fut élaboré le typikon (qui fixe le déroulement des célébrations liturgiques) et composé de nombreux hymnes. C’est là que vécurent les grands saints hymnographes Jean Damascène, Côme de Maïouma et André de Crète.

La laure de Saint-Sabbas

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Théotokion de l’heure. Kondakion : du vénérable Père.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 2, & quatre tropaires de la 3ème ode du canon du vénérable Père (œuvre de saint Théophane le Marqué, métropolite de Nicée – 778 † 845) :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Ayant permis à ton esprit de dominer les passions, * bienheureux Père, tu fus aussi un maître de sainteté, * car au meilleur tu as soumis le moins bon ; * c’est pourquoi tu as fleuri ** comme un palmier au milieu du désert.
8. Ayant voulu suivre la trace du Seigneur, * tu t’exilas de ta patrie; * en habitant dans le désert, * contre les adversaires tu as élevé le trophée, ** fortifié par la puissance de Dieu.
9. Affermi par la force de ton esprit, * tu triomphas des multiples séductions de l’Ennemi, * Père sage et bienheureux, * et tu rendis manifeste, puis renversas ** le soulèvement de son orgueil.
10. Te voyant paré de vertus, * d’une âme radieuse et d’aimables dispositions, * Euthyrne, ce flambeau étincelant, * t’accueillit et prophétisa clairement, ** bienheureux Père, ta splendeur à venir.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait fleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant par tes miracles ; ** Sabbas notre Père, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : Comme dès l’enfance, tu t’es offert, en ta vertu, comme une offrande immaculée * bienheureux Sabbas, à ce Dieu qui bien avant ta naissance te connaissait, * des saints Moines tu devins le pur joyau, * digne de louange comme citoyen du désert. ** C’est pourquoi nous te crions : Réjouis-toi, très-riche Sabbas.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
Du vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.
Du vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
Les fruits de l’esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, l’humanité, la bonté, la longanimité, la douceur, la foi, la modestie, la continence, la chasteté. Il n’y a point de loi contre ceux qui vivent de la sorte.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
Du vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 85) XVII, 12-19.
Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?
Du vénérable Père : Matthieu (§ 43) XI, 27-30.
Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Du saint : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange. (Psaume 32, 1) Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du Samedi des Quatre-Temps de l’Avent

Saint Jean Baptiste désignant le Christ par Carlo MarattiSaint-Eugène, le samedi 17 décembre 2022, grand’messe en rit romain traditionnel de 9h30.

> Catéchisme sur les Quatre-Temps
> Catéchisme de l’Avent

La semaine qui suit le dimanche de Gaudete, l’Eglise romaine célèbre le jeûne des Quatre-Temps de l’Avent. Les Quatre-Temps sont des jours spéciaux de prière et de pénitence qui surviennent le mercredi, le vendredi et le samedi de la semaine, quatre fois dans l’année au commencement des saisons. Cette pratique, qui remonte à la plus haute antiquité, s’inspire directement de l’Ecriture : le prophète Zacharie parle ainsi du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième (= « septembre ») et du dixième (« décembre ») mois. Il est de règle que la station du samedi des Quatre-Temps soit toujours à Rome dans la basilique Saint-Pierre du Vatican, où le Pape procédait traditionnellement aux ordinations. La messe des Samedis des Quatre-Temps est une vigile dominicale, sur le modèle de la vigile pascale. Elle comporte cinq prophéties de l’Ancien Testament avant l’Epître & l’Evangile, la cinquième étant toujours le récit des 3 Enfants dans la fournaise, suivie du chant de leur premier cantique et de la collecte de la messe.

A la sainte messe :

  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
  • Pendant l’offertoire : Rorate cœli, de la liturgie de rit ambrosien
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVIII
  • Antienne de communion : Exsultavit ut gigas, chantée avec des versets du psaume XVIII
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

Programme du Vendredi des Quatre-Temps de l’Avent

Saint-Eugène, le vendredi 16 décembre 2022, grand’messe en rit romain traditionnel de 19h.

> Catéchisme sur les Quatre-Temps
> Catéchisme de l’Avent

La semaine qui suit le dimanche de Gaudete, l’Eglise romaine célèbre le jeûne des Quatre-Temps de l’Avent. Les Quatre-Temps sont des jours spéciaux de prière et de pénitence qui surviennent le mercredi, le vendredi et le samedi de la semaine, quatre fois dans l’année au commencement des saisons. Cette pratique, qui remonte à la plus haute antiquité, s’inspire directement de l’Ecriture : le prophète Zacharie parle ainsi du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième (= « septembre ») et du dixième (« décembre ») mois. Il est de règle que la station du vendredi des Quatre-Temps soit toujours à Rome dans la basilique des Douze-Apôtres.

Le Vendredi des Quatre-Temps de l’Avent, la liturgie romaine célèbre la Visitation de la Vierge à sa cousine Elisabeth, toutes les deux enceintes, l’une du Christ, l’autre de saint Jean-Baptiste.

« Prions tous d’avoir le courage de défendre l’enfant à naître et de donner à l’enfant la possibilité d’aimer et d’être aimé. » Sainte Thérésa de Calcutta.

La station qui précède les ordinations solennelles à Rome, est toujours à l’Apostoleion de Pelage Ier ; cela, en vue de rendre hommage au chœur des Apôtres, dont la mission pour l’évangélisation du monde devra désormais être continuée par les lévites de demain, et aussi à cause de la grande célébrité qu’avait acquise cette vénérable basilique au début de la période byzantine. Le Liber Pontificalis dit que son premier auteur fut le pape Jules Ier ; mais l’édifice dut être, grâce à l’or byzantin, restauré de fond en comble, sous les pontifes Pelage et Jean III, en sorte que le souvenir du pape Jules ayant disparu, le temple passa communément pour une œuvre de Pelage Ier, monument votif de la victoire remportée par Narsès sur les Goths. En 1873, des fouilles pratiquées sous le maître-autel mirent au jour une cassette contenant des fragments d’os des saints apôtres Philippe et Jacques, mêlés à des résidus de baume, et certainement déposés là à l’occasion de la seconde dédicace de la basilique. Au IXe siècle, plusieurs corps d’anciens martyrs transportés du cimetière d’Apronianus sur la voie Latine, trouvèrent aussi asile en cette église ; parmi eux se trouvait celui de sainte Eugénie, très vénéré et, pour cette raison, conservé dans un oratoire spécial, contigu à l’Apostoleion.
Bienheureux Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum/blockquote>

A la sainte messe :

  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVIII
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
  • Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

Programme du Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent – la Messe d’Or

Philippe de Champaigne - l'AnnonciationSaint-Eugène, le mercredi 15 décembre 2021, grand’messe en rit romain traditionnel de 19h.

> Catéchisme sur les Quatre-Temps
> Une tradition liturgique d’Avent : la « Messe d’Or »

La semaine qui suit le dimanche de Gaudete, l’Eglise romaine célèbre le jeûne des Quatre-Temps de l’Avent. Les Quatre-Temps sont des jours spéciaux de prière et de pénitence qui surviennent le mercredi, le vendredi et le samedi de la semaine, quatre fois dans l’année au commencement des saisons. Cette pratique, qui remonte à la plus haute antiquité, s’inspire directement de l’Ecriture : le prophète Zacharie parle ainsi du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième (= « septembre ») et du dixième (« décembre ») mois. Il est de règle que la station du mercredi des Quatre-Temps soit toujours à Rome dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure. La messe des Mercredis des Quatre-Temps comporte deux prophéties de l’Ancien Testament avant l’Evangile. Une première oraison est dite avant la première prophétie, et le chant de la collecte de la messe n’arrive qu’après le chant d’un premier graduel.

On voit, par d’anciens Ordinaires à l’usage de plusieurs Églises insignes, tant Cathédrales qu’Abbatiales, que l’on transférait les fêtes qui tombaient en ce Mercredi ; qu’on ne disait point ce jour-là, à genoux, les prières fériales ; que l’Évangile Missus est, c’est-à-dire de l’Annonciation, était chanté à Matines par le Célébrant revêtu d’une chape blanche, avec la croix, les cierges et l’encens, et au son de la grosse cloche ; que, dans les Abbayes, l’Abbé devait une homélie aux Moines, comme aux fêtes solennelles. C’est même à cet Usage que nous sommes redevables des quatre magnifiques Sermons de saint Bernard sur les louanges de la Sainte Vierge, et qui sont intitulés : Super Missus est.
Dom Guéranger, L’Année liturgique

A la sainte messe :

  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
  • Pendant l’offertoire : Rorate cœli, de la liturgie de rit ambrosien
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVIII
  • Antienne de communion : Ecce Virgo, chantée avec des versets du psaume XVIII
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
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Programme du troisième dimanche de l’Avent – dimanche de Gaudete

Saint-Eugène, le samedi 11 décembre 2021, premières vêpres à 17h30, le dimanche 11 décembre 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Couleur liturgique : rose (rit romain) / blanc (rit parisien).

Ce dimanche est appelé dimanche de Gaudete en raison des premiers mots de l’introït, qui est aussi le premier verset de l’épître lue aujourd’hui (Philippiens IV, 4). Comme pour le dimanche de Lætare pendant le Carême, ce dimanche marque une pause pendant la pénitence de l’Avent, dont l’austérité est tempérée en ce jour par la liturgie : on orne de fleurs les autels, l’orgue peut se faire entendre seul, on peut user d’ornements roses au lieu des violets, le diacre et le sous-diacre déposent les chasubles pliées des temps de pénitence pour revêtir la dalmatique et la tunique qui sont des ornements de joie, de même les évêques usent de la mitre précieuse. Néanmoins, tant le Te Deum aux vigiles nocturnes que le Gloria à la messe restent supprimés jusqu’à Noël. Autrefois, au dimanche de Gaudete, on bénissait les fiançailles de ceux qui se devaient marier après Noël ainsi que les oriflammes et les bannières. A matines, on annonce par la leçon suivante tirée d’une homélie de saint Léon le Grand le jeûne solennel des Quatre-Temps du dixième mois (=décembre).

Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Catéchisme de l’Avent

Ières vêpres du IIIème dimanche de l’Avent.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IIIème dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

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Programme du XXVIIIème dimanche après la Pentecôte – saint Etienne le Jeune – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 décembre 2022 du calendrier grégorien – 28 novembre 2012 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce jour se célèbre aussi la fête de notre vénérable Père Martyr Etienne le Jeune (Στέφανος ό Νέος).

Saint Etienne, surnommé le Jeune ou du Mont Saint-Auxence, est l’un des plus célèbres martyrs qui versèrent leur sang pour la foi véritable durant la persécution iconoclaste. Il naquit à Constantinople en 714 et entra au monastère du Mont Saint-Auxence près de Chalcédoine, dont il devint le supérieur à l’âge de 30 ans. A 42 ans, il laissa sa charge à Marin, afin de mener une vie plus solitaire & plus pénitente. Lorsqu’à la suite du pseudo-concile de Hiéreia (754) éclate la persécution de l’empereur Constantin V Copronyme, des moines de la région de Constantinople et de Bithynie s’assemblent autour de lui. Il leur recommande l’exil en Chersonèse Taurique, en Épire, en Italie du sud, dans les régions méridionales de l’Asie Mineure, à Chypre et au Liban ; il leur rappelle que le pape et les patriarches d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem rejettent « le dogme infâme des brûleurs d’icônes », ainsi que saint Jean Damascène (mort en 749 et condamné à Hiéreia). L’empereur Copronyme envoie un patrice du nom de Calliste auprès d’Étienne, que sa sainteté avait rendu célèbre, pour le faire souscrire aux décrets du concile de Hiéreia. Le saint ermite refuse en répondant que « les décrets de ce pseudo-concile sont hérétiques ». Calliste ayant rapporté ces propos au souverain, celui-ci, furieux, le renvoie avec une troupe de soldats, qui arrachent l’ermite à sa grotte (les militaires furent forcés de le porter, car « ses mollets s’étaient collés à ses cuisses ») et l’enferment avec d’autres moines dans une prison au pied de la montagne. Les soldats, impressionnés par l’ascète, n’exécutent d’ailleurs leurs ordres qu’à contre-cœur. Une délégation ecclésiastique est envoyée à Étienne porteuse de l’horos du concile de Hiéreia et chargée de le lui faire signer. Le saint ne perdit rien de sa fermeté et demanda à aux évêques venus l’interroger comment ils osaient qualifier leur conciliabule de Hiéreia de concile général alors que tout ce qui s’y était fait était sans l’assentiment du Pape de Rome ni l’approbation des patriarches d’Alexandrie, d’Antioche & de Jérusalem. L’empereur Copronyme bannit alors le saint sur l’île de Proconèse, où il fut rejoint par ses anciens compagnons et où il opéra de nombreux miracles : guérison d’un aveugle-né, exorcisme d’un enfant possédé, guérison d’une hémorroïsse… Il apaise aussi les tempêtes et sauve des navires. Un soldat arménien stationné en Thrace du nom d’Étienne, plié en deux presque jusqu’au sol et ne pouvant plus se redresser, fait aussi la traversée pour voir le saint ; il en revient droit comme un I. Il raconte à ses camarades que l’ermite lui a fait baiser deux icônes, une du Christ et une de la Vierge.

Tous ces miracles fortifièrent les défenseurs des saintes images en butte aux persécutions impériales. Aussi l’empereur décida de charger de fers le saint higoumène et de l’enfermer dans une prison à Constantinople. Quelques jours après son arrivée, saint Etienne fut conduit devant Constantin V Copronyme. Le saint abbé prit en sa présence une pièce d’argent, & demanda à l’assistance quel traitement mériterait celui qui foulerait aux pieds l’image de l’empereur qui y été gravée. L’assemblée s’écria qu’il faudrait le punir rigoureusement. « Eh quoi ! dit le saint en foulant aux pieds la pièce d’argent, c’est un crime énorme d’outrager l’image d’un empereur mortel, & on pourrait jeter innocemment au feu celle du Roi du ciel ? » Répugnant manifestement à faire une exécution publique, l’empereur organise l’assassinat de saint Etienne par une troupe de soudards. Le 28 novembre 764, Étienne est tiré de sa prison, les pieds attachés à une corde, puis traîné sur la Mésê (la grande artère centrale de la ville) ; là, un soldat saisit une grosse barre de bois appartenant au dispositif d’un poste à incendie et lui fracasse le crâne. Ensuite, les scélérats excités continuent d’insulter son cadavre qui est traîné à travers la ville et malmené ; il est finalement jeté dans la fosse commune des condamnés, au lieu-dit Ta Pelagiou.

Saint Etienne le Jeune est fêté également à la même date au rit romain :

A Constantinople, les saints martyrs Étienne le Jeune, Basile, Pierre, André ; et trois cent trente neuf moines, leurs compagnons. Sous Constantin Copronyme, ils furent cruellement tourmentés par divers supplices pour le culte des saintes images, et confirmèrent par l’effusion de leur sang la vérité de la foi catholique. »
Martyrologe romain, au 28 novembre.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père Martyr. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 8, et quatre tropaires de la 3ème ode du canon du vénérable Père Martyr, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Par ton inclination vers Dieu * ton esprit s’est vu combler * de la plus grande beauté * et de toute grâce, en vérité, * au point de communier ** à la divine splendeur.
8. Bienheureux Père, en vénérant * la sainte image du Christ * et de la Mère qui l’enfanta, * tu méprisas le décret * de l’empereur impie, ** grâce à la force du saint Esprit.
9. Bienheureux Etienne, dont le cœur * possédait la fermeté de l’acier, * c’est avec des chaînes de fer * que l’insensé te lia * pour te mettre sous bonne garde, en prison, ** toi le gardien des fidèles enseignements.
10. Tes pieds annonciateurs * de l’évangile de paix * te portèrent brillamment * sur les chemins du témoignage * pour écraser la tête des impies, ** vénérable Etienne au grand cœur.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire du vénérable Père Martyr, ton 4 : Entraîné à l’ascèse dans la montagne, * tu as défait les attaques intérieures des adversaires par l’armure de la Croix, ô Bienheureux. * Plein de courage, tu t’es présenté à la lutte, * abattant le Copronyme par l’épée de la foi. ** Pour ton ascèse, comme pour ta lutte, Dieu t’a couronné, vénérable Père martyr Étienne, toujours digne de mémoire.
3. Kondakion du vénérable Père Martyr, ton 3 : D’une racine stérile a crû une branche, * toi le saint qui portas le nom du premier martyr, * tu fus un guide éminent des moines, ô Père, * ne craignant point la fureur de l’empereur qui ne voulait pas honorer l’icône du Christ ; * c’est pour elle que tu mourus, ** en recevant la couronne du martyre, ô Étienne.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Autre kondakion du vénérable Père Martyr, ton 8 : Le contemplateur de la Trinité, le divin Étienne, * amis de la fête, louons-le fidèlement et de tout cœur, par des chants, * car il honora la belle image du Maître et de Sa Mère, * et crions-lui maintenant par amour, dans l’allégresse : ** réjouis-toi, Père éternellement glorieux !
6. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
7. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
1. Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[Du vénérable Père Martyr, ton 7 :
℟. Les justes jubilent de gloire, ils tressaillent sur leur couche (Psaume 149, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
[Du vénérable Père Martyr : II Timothée (§ 291) I, 8-18.
Mais souffrez avec moi pour l’Évangile, selon la force de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
Du vénérable Père Martyr, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?
[Du vénérable Père Martyr : Matthieu (§ 37) X, 23-31.
Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent tuer l’âme ; mais craignez plutôt celui qui peut perdre et l’âme et le corps dans l’enfer.]

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 1.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[Du vénérable Père Martyr : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de l’Immaculée Conception

L'Immaculée Conception par Francesco de RosaSaint-Eugène, le jeudi 8 décembre 2022, grand’messe de 19h.

Catéchisme sur l’Immaculée Conception

Les qualités et les grandeurs de la bienheureuse et glorieuse Marie, toujours vierge, l’ange nous les déclare de la part de Dieu, quand il dit : « Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes. » Il convenait que de tels dons fussent assurés à la Vierge. Celle-là devait être pleine de grâce, qui a donné de la gloire au ciel et le Seigneur à la terre, qui a fait luire la paix, qui a apporté la foi aux nations, une fin aux vices, une règle de vie, une discipline pour les mœurs. Pleine de grâce, en effet, Marie en a reçu la plénitude, tandis que la grâce n’est donnée aux autres que partiellement. Vraiment pleine de grâce, parce que si la grâce s’est trouvée dans les saints Pères et dans les Prophètes, elle ne leur fut pas octroyée dans sa plénitude ; mais en Marie fut mise, quoique d’une manière différente, toute la somme des grâces qui se trouvent dans le Christ. Et c’est pourquoi l’Ange lui dit : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes ; » c’est-à-dire bénie au-dessus de toutes les femmes. Et par cela même, tout ce qu’il y avait de malédiction attirée par Ève, a été effacé par la bénédiction de Marie. C’est d’elle que Salomon chante comme à sa louange dans ses Cantiques : « Viens, ma colombe, mon immaculée ; déjà l’hiver est passé, la pluie a cessé ; » et il ajoute : « Viens du Liban, viens, tu seras couronnée. »
Sermon de saint Jérôme, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

On fait mémoire du jeudi de la seconde semaine de l’Avent à la messe & aux vêpres.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Ave maris stella – Hymne des fêtes de la Sainte Vierge, à Vêpres, ton dit « des Pèlerinages », en alternance avec le ton de Notre-Dame des Victoires
  • Kyrie VIII – De Angelis
  • Gloria VIII
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Sol sub nube latuit – conduit à deux voix sur l’Incarnation – Poésie de Gautier de Châtillon, chancelier de l’Eglise de Reims puis chanoine d’Amiens – musique de l’Ecole de Notre-Dame de Paris : Magnus Liber Organi de Graduali et Antiphonario pro servitio divino, XIIème siècle
  • Sanctus : de la Missa Secunda (1599) de Hans Leo Hassler (1564 † 1612), organiste et maître de chapelle de l’électeur de Saxe
  • Benedictus : de la Missa Secunda de Hans Leo Hassler
  • Agnus Dei : de la Missa Secunda de Hans Leo Hassler
  • Pendant la communion :
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Vierge, notre espérance – cantique de l’abbé Chevojon, curé de Notre-Dame des Victoires au XIXème siècle

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Programme du second dimanche de l’Avent

Saint-Eugène, le samedi 2 décembre 2022, premières vêpres à 17h45, le dimanche 4 décembre 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Après tant de signes et de prodiges que le Sauveur avait fait voir, il ne pouvait être pour personne un sujet de scandale, mais il aurait dû rester pour tous un sujet d’admiration. Cependant après tant de miracles, sa mort causa un très grand scandale dans l’esprit des infidèles ; et c’est pourquoi saint Paul a dit : « Nous prêchons le Christ crucifié ; scandale pour les Juifs, folie pour les Gentils ». Oui, les hommes regardèrent comme une folie que l’auteur de la vie mourût pour le salut des hommes ; et ainsi l’homme a tiré un sujet de scandale de ce qui devait le plus exciter sa reconnaissance. Car Dieu doit être honoré par les hommes d’une manière d’autant plus digne, qu’il a souffert pour les hommes de plus indignes traitements.
Sermon de saint Jérôme, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce jour, au second nocturne.

Catéchisme de l’Avent

Ières vêpres du IInd dimanche de l’Avent.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IInd dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

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