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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Mercredi des Cendres

Saint-Eugène, le mercredi 14 février 2024, grand-messe de 19h (répétition pour les choristes à partir de 18h).

> Catéchisme sur le Mercredi des Cendres

Avant l’époque de saint Grégoire le Grand (fin du VIème siècle), le jeûne du Carême ne commençait qu’au lendemain du Ier dimanche de Carême, comme cela est toujours le cas dans la liturgie ambrosienne, ou similaire encore à ce qui se pratique dans la liturgie byzantine (même si celle-ci commence le Carême plus tôt car on ne jeûne pas les samedis en Orient).

Afin d’obtenir un compte plein de 40 jours de jeûne, saint Grégoire décida d’ajouter quatre jours de jeûne avant le Ier dimanche. Le Mercredi des Cendres est devenu depuis le premier jour de Carême dans le rit romain (les livres liturgiques antiques le désignent souvent sous le titre d’“in capite jejunii”). Toutefois l’ancienne disposition antérieure à saint Grégoire a malgré tout laissé quelques traces : ainsi, à l’office, on reste toujours dans l’ordonnance de la Septuagésime, et les hymnes du Carême ne commenceront-elles que samedi prochain aux premières vêpres du Ier dimanche de Carême.

Dans les premiers temps du christianisme, l’évêque en ce jour expulsait de l’église les pénitents qui devaient expier pour des fautes graves (principalement le meurtre, l’adultère et l’apostasie). Les pénitents publics assistaient aux offices de l’extérieur de l’église, depuis le narthex (comme cela se voit toujours fréquemment dans les églises d’Ethiopie) et ne pouvaient rentrer dans l’église qu’une fois leur pénitence accomplie.

Voici quatre gravure tirées d’un Pontifical romain imprimé à Venise en 1561 représentant l’imposition des Cendres aux fidèles puis l’expulsion des pénitents publics :

01 - Imposition des Cendres par le pontife - Pontifical de 1561

Imposition des Cendres aux fidèles par le pontife.

02 - Les pénitents publics se présentent devant l'évêque - Pontifical de 1561

Les pénitents publics se présentent devant l’évêque.

03 - L'évêque revêt de cilices les pénitents publics - Pontifical de 1561

L’évêque revêt de cilices les pénitents publics.

04 - L'évêque expulse les pénitents publics hors de l'église - Pontifical de 1561

L’évêque expulse les pénitents publics hors de l’église.

La pénitence publique durait régulièrement plusieurs années. Une fois la pénitence accomplie, la réconciliation des pénitents publics était effectuée par l’évêque le Jeudi Saint, au cours d’une cérémonie particulière.

Lorsque la discipline de la pénitence publique disparut pratiquement (avant le XIème siècle), on en retint cependant certains éléments, dont l’imposition des cendres qui leur était faite au début du Carême. Ce geste liturgique marque parfaitement le désir de tout chrétien de revêtir les armes de la pénitence & du jeûne au début du Carême, tout en se souvenant de sa condition :

Meménto, homo, quia pulvis es, et in púlverem revertéris.
Souviens-toi, homme, que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière.

La cérémonie de l’imposition des cendres, qui avait lieu autrefois de façon autonome entre sexte et none, finit par être jointe à la messe de ce jour, messe qui se célèbre après none (la messe est suivie des vêpres, après lesquelles dans le rit romain, le jeûne est rompu).

Traditionnellement, la cendre dont on se sert est réalisée par la combustion des rameaux bénis l’année précédente. Le prêtre impose les cendres en forme de croix sur le front des fidèles – mais sur la tonsure ou sur le sommet de la tête pour les clercs – tandis que le chœur chante deux antiennes Immutemur in habitu et Inter vestibulum, ainsi qu’un répons, Emendemus in melius.

La messe de ce jour comporte deux particularités que l’on retrouve tout au long du Carême : avant l’évangile se chante le trait du IInd ton, comme tous les lundis, mercredis et vendredis de Carême, anciens jours de station ; après la post-communion, comme à toutes les féries de Carême, le prêtre récite une oraison supplémentaire sur les fidèles inclinés : cette oraison est en réalité une prière de bénédiction très ancienne, elle se faisait également à l’office divin et le restant de l’année, à chaque fois que l’on renvoyait le peuple. Encore présente dans la plupart des rits orientaux ou occidentaux, l’oraison super populum ne s’est maintenue dans le rit romain que pour les féries de Carême.

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Programme des messes d’exposition & de reposition des Quarante-Heures

Les Quarante-Heures à Saint-Eugène - Sancta missa coram Sanctissimum Sacramentum. Saint-Eugène, février 2020Saint-Eugène, le dimanche 11 février 2024, messe solennelle de 19h.

> Les Quarante-Heures : histoire & liturgie.

  • Messe votive du Très-Saint Sacrement – Propre grégorien – Ordinaire : Messe Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris & de Louis XV à Versailles
  • Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – extraits de la Prose du T. S. Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin, musique de l’Abbé Francisco Correa de Arauxo de Acebedo (1584 † 1654), organiste de la cathédrale de Ségovie
  • Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
  • Graduel – Oculi omnium (ton vii.)
  • Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : suite du Lauda Sion de l’entrée par Francisco Correa de Arauxo
  • Pendant la communion : Panis angelicus, motet d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint Paul
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite, missa est : de la Messe royale du Ier ton d’Henry du Mont
  • Après le dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession du Saint Sacrement des Quarante-Heures : Pange lingua – texte de Saint Thomas d’Aquin – plain-chant & musique de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Litanie des saints – Psaume 69 – prières et oraisons des Quarante-Heures

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Après la messe d’exposition, adoration silencieuse du Très-Saint Sacrement sans interruption, de jour comme de nuit, jusqu’à la messe de reposition mardi.

*

Saint-Eugène, le mardi 13 février 2024, messe de 19h.

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Programme du dimanche de la Quinquagésime

Saint-Eugène, le dimanche 11 février 2024, grand’messe de 11h. Secondes vêpres (sans salut du Très-Saint Sacrement, en raison des Quarante-Heures) à 17h45.

> Catéchisme sur la Septuagésime

> Le temps d’Avant-Carême (Septuagésime) dans les liturgies chrétiennes : antiquité & universalité

Le dimanche de la Quinquagésime est le IIIème des dimanches de l’Avant-Carême du rit romain. Il était déjà connu depuis longtemps à Rome du temps du pape saint Hormisdas (514-523). Il marquait alors le dernier jour – jusqu’à Pâques – où l’on pouvait user de viandes, d’où son nom de dimanche de Carnaval (étymologiquement, “Carnes levandas” : le jour où l’on enlève les viandes). A Rome, la station de ce dimanche se célèbre à Saint-Pierre. A l’office nocturne, l’Eglise poursuit la lecture du livre de la Genèse, commencée au dimanche de la Septuagésime, avec l’histoire d’Abraham.

A la messe se chante l’évangile dans lequel notre Seigneur annonce à ses disciples la montée à Jérusalem, sa passion, sa mort & sa résurrection, avant de guérir l’aveugle de Jéricho. Cet évangile de la Quinquagésime est attesté dans tous les plus anciens évangéliaires de l’Eglise romaine.

Notre Rédempteur, prévoyant que les esprits de ses disciples seraient troublés par sa passion, leur prédit longtemps d’avance, et les souffrances de cette passion, et la gloire de sa résurrection : afin qu’en le voyant mourir de la manière qu’il avait annoncée, ils ne doutassent point qu’il ne dût aussi ressusciter. Mais parce que ses disciples, encore charnels, n’étaient nullement capables de comprendre les paroles qui concernaient ce mystère, Jésus-Christ eut recours au miracle. Un aveugle recouvra la vue sous leurs yeux, pour que le spectacle des œuvres divines affermit la foi de ceux qui ne pouvaient saisir l’annonce d’un céleste mystère.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

La Sainte Messe des Quarante Heures à Saint-Eugène
La Sainte Messe des Quarante Heures à Saint-Eugène

Depuis ce dimanche jusqu’au mardi suivant, on fait traditionnellement une adoration solennelle du Très-Saint Sacrement, connue sous le nom de Prières des Quarante-Heures : l’exposition du Corps du Christ se fait sans interruption pendant 3 jours, soit 40 heures. Cette pratique fut instituée à Milan au début du XVIème siècle, en mémoire des 40 heures passées par le Christ au sépulcre, et aussi en souvenir des 40 jours de jeûne qu’il fit au désert, des 40 jours du déluge et des 40 ans d’errance du peuple élu au Sinaï. A l’origine, la prière des Quarante heures n’était pas affectée à une période particulière de l’année, mais était souvent prescrite pour une cause pressante et particulière. Par la constitution Graves et diuturnae du 25 novembre 1592, le pape Clément VIII étendit cette pratique à la ville de Rome, afin que l’on prie pour l’unité de la Chrétienté. Le 1er septembre 1731, le pape Clément XII fit paraître une instruction liturgique détaillée, l’Instructio Clementina, afin de régler les prières des Quarante-Heures. Cette instruction prévoit entre autres que le Très-Saint Sacrement soit exposé environné d’un grand nombre de cierges. L’Instruction Clémentine, dont les normes doivent inspirer toute exposition – même brève – du Très-Saint Sacrement, est comptée comme le 9ème livre liturgique officiel de la Réforme tridentine. Enfin le pape Clément XIII fixa en 1765 la prière des Quarante-Heures entre le dimanche et le mardi de la Quinquagésime, juste avant le début du Carême, en expiation des excès, des impiétés & des péchés qui se commettent pendant ces 3 jours de carnaval, et il enrichit cette pratique de nombreuses indulgences. A Saint-Eugène, les Quarante-Heures commencent le dimanche de la Quinquagésime à la messe d’exposition de 19h et s’achèvent le mardi de la Quinquagésime à la messe de la reposition à 19h

Etienne Poncher, évêque de Paris.

A Paris autrefois, en ce dimanche de Quinquagésime, chaque paroisse du diocèse partait en procession jusqu’à la cathédrale Notre-Dame de Paris en chantant les sept psaumes de pénitence, puis revenait au chant des litanies des saints.

Cette procession pénitentielle était la compensation due pour l’indult permettant aux Parisiens d’user des laitages pendant le Carême, indult que leur avait accordé Etienne Poncher, évêque de Paris de 1503 à 1519.

IIndes vêpres du dimanche de la Quinquagésime (sans salut, en raison des Quarante-Heures qui suivent à 19h).

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Programme du XXXVIème dimanche après la Pentecôte – saint Ignace d’Antioche – ton 3

Saint hiéromartyr Ignace d'Antioche, le ThéophoreParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 février 2024 du calendrier grégorien – 29 janvier 2024 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons en ce jour le hiéromartyr Ignace d’Antioche, le Théophore.

Saint Ignace parait être né en Syrie aux alentours de l’an 35. Son prénom d’origine latine (ignis : le feu) est doublé du prénom grec de Théophore (le Porteur de Dieu). Il fut disciple direct des Apôtres à Antioche, et selon saint Jean Chrysostome, plus particulièrement de saint Pierre et de saint Jean (saint Jean Chrysostome lui donne le titre d’apôtre, que les Grecs attribuent ordinairement à tous les disciples du Christ de la première génération apostolique, mais ce titre ne fut pas conservé par la suite par les livres liturgiques byzantins).

Saint Ignace devient le troisième évêque d’Antioche, après saint Pierre et saint Evode (il est probable qu’il était déjà évêque adjoint d’Evode du vivant de celui-ci, plusieurs auteurs indiquant qu’il avait reçu la grâce de l’épiscopat par l’imposition des Apôtres eux-mêmes, en particulier de saint Pierre et de saint Paul, il deviendrait alors seul évêque d’Antioche à la mort de saint Evode survenue vers 68). Antioche était alors la Métropole de l’Orient, l’une des villes les plus importantes de l’Empire romain, la troisième après Rome et Alexandrie (on peut estimer sa population à 400 000 habitants). C’est là que les disciples de Jésus reçurent pour la première fois le nom de Chrétiens (Actes des Apôtres XI, 26). Saint Ignace s’appelle lui-même “l’évêque de Syrie” (Epître aux Romains), ce qui marque qu’il avait déjà une forme de gouvernance des différentes églises de Syrie, prémice du futur siège patriarcal d’Antioche.

Ignace gouverna son Eglise au travers de la persécution de Domitien (95-96), regrettant de n’avoir pu y donner alors le témoignage de son propre martyre. La persécution de Trajan lui en donnera l’occasion.

Le jeudi 13 décembre 115, alors que l’empereur Trajan était à Antioche pour ses quartiers d’hiver et préparait sa seconde campagne contre l’Empire Parthe, un tremblement de terre survint à la première heure du jour qui ravagea profondément la ville et passe pour être l’un des plus meurtriers de l’histoire de l’Humanité (un habitant sur deux aurait péri à Antioche, soit 200 000 morts). Cela fut interprété comme un présage néfaste par les païens, qui dès lors trouvèrent dans les Chrétiens un bouc émissaire idéal. C’est dans ce contexte que saint Ignace fut arrêté et fut ensuite envoyé à Rome en juillet 116 pour être supplicié par les lions, cet odieux spectacle devant faire partie des cérémonies célébrant la victoire de Trajan sur les Parthes et la prise au printemps de la même année de Séleucie-Ctésiphon leur capitale. Selon les Actes de saint Ignace, qui en raison de leur brièveté possèdent selon Le Nain de Tillemont de bonnes marques d’authenticité, Ignace fut traduit devant Trajan lui-même à Antioche, qui ordonna qu’il fut livré aux bêtes à Rome.

Saint Ignace fut embarqué à Séleucie de Piérie, le port sur la Méditerranée non loin d’Antioche, il était accompagné des diacres Philon et Agathopode, qui furent volontaires dans ce périple. Ignace était gardé par dix soldats qu’il appelle ses léopards, en raison de leur cruauté. Pendant son voyage, il rencontre les diverses communautés chrétiennes à chaque étape de son périple et leur adresse une série de lettres. Ces épîtres au nombre de sept sont fondamentales pour la connaissance du christianisme primitif. On relèvera dans ces écrits son insistance à rappeler aux chrétiens de s’attacher à la tradition des Apôtres et à se garder des premières hérésies naissantes. Il leur rappelle l’union qui doit être entre les membres de l’Eglise, l’importance de la prière commune et publique, la soumission qu’on doit avoir à l’évêque, aux prêtres et aux diacres. Arrivé à Smyrne alors que saint Polycarpe en est l’évêque, il écrit une première série de quatre lettres à l’Eglise d’Ephèse gouvernée par l’évêque Onésime, à celle de Magnésie, gouvernée par l’évêque Damas et à celle de Tralles gouvernée par l’évêque Polybe.

L’essentiel, c’est d’être trouvé par notre union avec le Christ Jésus dignes de la véritable vie. N’aimez rien en dehors de Lui. C’est pour Lui que je promène mes chaînes qui sont mes perles spirituelles. Puissé-je ressusciter avec elles grâce à vos prières. (Epître aux Ephésiens XI)

Saint hiéromartyr Ignace d'Antioche, le Théophore dévoré par les lionsSurtout, il écrit de Smyrne le 24 août 116 une poignante et toute extraordinaire lettre aux Romains, Eglise qu’il décrit comme “présidant à la Charité” entre les Eglises, pour les dissuader d’essayer d’intervenir pour sa libération :

Contentez-vous de demander pour moi la force intérieure et extérieure, pour que je sois chrétien, non seulement de bouche mais de cœur ; non seulement de nom mais de fait, car si je me montre chrétien de fait, je mériterai aussi ce nom, et c’est quand j’aurai disparu de ce monde que ma foi apparaîtra avec le plus d’éclat. (Epître aux Romains III, 1)

Laissez-moi devenir la pâture des bêtes : c’est par elles qu’il me sera donné d’arriver à Dieu. Je suis le froment de Dieu et je suis moulu par, la dent des bêtes pour devenir le pain immaculé du Christ. Caressez-les plutôt, afin elles soient mon tombeau et qu’elles ne laissent rien subsister de mon corps, mes funérailles ne seront ainsi à charge à personne. (Epître aux Romains IV, 1-2)

Il m’est bien plus glorieux de mourir pour le Christ Jésus que de régner jusqu’aux extrémités de la terre. C’est lui que je cherche, qui est mort pour nous ! C’est lui que je veux, qui est ressuscité pour nous ! Voici le moment où je vais être enfanté. De grâce, frères, épargnez-moi : ne m’empêchez pas de naître à la vie, ne cherchez pas ma mort… Laissez-moi arriver à la pure lumière : c’est alors que je serai vraiment homme. Permettez-moi d’imiter la passion de mon Dieu. (Epître aux Romains IV, 6)

Mes passions terrestres ont été crucifiées, il n’existe plus en moi de feu pour la matière il n’y a plus qu’une eau vive qui murmure au-dedans de moi : “Viens vers le Père”. (Epître aux Romains VI)

Parti de Smyrne, Ignace arriva à Troade, et de là, envoya trois nouvelles lettres : aux Églises de Philadelphie et de Smyrne, et une plus personnelle à l’évêque saint Polycarpe de Smyrne.

Ne regardez comme valide que l’Eucharistie célébrée sous la présidence de l’évêque ou de son délégué. Partout où paraît l’évêque, que là aussi soit la communauté, de même que partout où est le Christ-Jésus, là est l’Église catholique. (Epître aux Smyrniotes VIII, 1-2)

Ce passage est le plus ancien texte où l’on qualifie de catholique (=”universelle) l’Eglise.

J’offre pour toi ma vie et ces fers pour lesquels tu as montré tant de charité. (Epître à Polycarpe II, 3)

Tiens ferme comme l’enclume sous le marteau. Un grand athlète triomphe malgré les coups qui le déchirent. (Epître à Polycarpe III, 1)

Saint Polycarpe de Smyrne, qui collecta et transmis à la postérité les épîtres d’Ignace, subira par la suite la gloire d’un éclatant martyre.

D’après le contenu des épîtres envoyées à Philadelphie et à Smyrne, Ignace a appris que la persécution avait entre temps cessé à Antioche ; il leur demande d’y envoyer un diacre pour leur témoigner combien il se réjouissait de ce que la paix y avait été rendue.

De Troade, saint Ignace fut conduit à Néapolis (port de Macédoine) puis à Philippes. Selon la tradition, il traversa la Macédoine et l’Epire par la terre, embarqua de nouveau à Epidamne (l’actuelle Durrës) jusqu’à Rome. Saint Jean Chrysostome donne le 20 décembre pour la date de son martyre dans l’amphithéâtre romain, dévoré par les lions. Les Actes de son Martyre précisent que le saint apparut aux chrétiens de Rome après son martyre pour les consoler.

Translation des reliques de saint Ignace à Antioche sous le règne de Théodose IIUne première translation de ses reliques à Antioche en 360 sous l’épiscopat de saint Mélèce d’Antioche est évoquée par saint Jean Chrysostome. Une seconde translation à Antioche, plus éclatante, survint sous le règne de Théodose II (408 † 450) et il semble que ce soit celle-ci qui soit commémorée le 29 janvier dans le rit byzantin.

Le nom de saint Ignace est cité dans le Canon de la messe romaine, au second Memento (des défunts).

Aucun Père de l’Église n’a exprimé avec autant d’intensité qu’Ignace l’ardent désir d’union avec le Christ et de vie en Lui. (…) L’irrésistible aspiration d’Ignace vers l’union au Christ donne naissance à une véritable “mystique de l’unité”. Lui-même se définit comme “un homme auquel est confié le devoir de l’unité” (Epître aux Philadelphiens VIII, 1). Pour Ignace, l’unité est avant tout une prérogative de Dieu qui, existant dans trois personnes, est Un dans l’unité absolue. Il répète souvent que Dieu est unité, et que ce n’est qu’en Dieu que celle-ci se trouve à l’état pur et originel. L’unité à réaliser sur cette terre de la part des chrétiens n’est qu’une imitation, la plus conforme possible à l’archétype divin. De cette façon, Ignace arrive à élaborer une vision de l’Église qui rappelle de près certaines des expressions de la Lettre aux Corinthiens de Clément l’Évêque de Rome. “Il est bon pour vous”, écrit-il par exemple aux chrétiens d’Éphèse, “de procéder ensemble en accord avec la pensée de l’Évêque, chose que vous faites déjà. En effet, votre collège des prêtres, à juste titre célèbre, digne de Dieu, est si harmonieusement uni à l’Évêque comme les cordes à la cithare. C’est pourquoi Jésus Christ est chanté dans votre concorde et dans votre amour symphonique. Et ainsi, un par un, vous devenez un chœur, afin que dans la symphonie de la concorde, après avoir pris le ton de Dieu dans l’unité, vous chantiez d’une seule voix” (Epître aux Ephésiens IV, 1-2). Et après avoir recommandé aux Smyrniotes de ne “rien entreprendre qui concerne l’Église sans l’évêque” (Epître aux Smyrniotes VIII, 1), confie à Polycarpe : “J’offre ma vie pour ceux qui sont soumis à l’Évêque, aux prêtres et aux diacres. Puissé-je avec eux être uni à Dieu. Travaillez ensemble les uns pour les autres, luttez ensemble, courez ensemble, souffrez ensemble, dormez et veillez ensemble comme administrateurs de Dieu, ses assesseurs et ses serviteurs. Cherchez à plaire à Celui pour lequel vous militez et dont vous recevez la récompense. Qu’aucun de nous ne soit jamais surpris déserteur. Que votre baptême demeure comme un bouclier, la foi comme un casque, la charité comme une lance, la patience comme une armure” (Epître à Polycarpe VI, 1-2). (Catéchèse de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI du 14 mars 2007).

A matines

Versets du matin, ton 3
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde. (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Émule des Apôtres dans leur vie, leur successeur sur leurs trônes, * tu as trouvé dans la pratique des vertus, ô inspiré de Dieu, la voie qui mène à la contemplation. * Aussi, dispensant fidèlement la parole de vérité, * tu as lutté pour la foi jusqu’au sang, * hiéromartyr Ignace, * prie le Christ Dieu ** afin qu’il sauve nos âmes.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, ton 4 : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Tropaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 3
L’ange resplendissant remplit d’effroi les femmes myrrhophores par son apparition * et répandit la rosée de ses paroles en disant : * Pourquoi cherchez-vous dans le tombeau le Vivant ? * Il est ressuscité après avoir vidé les tombeaux ; * sachez que l’Immuable a aboli la corruption ; * et dites à Dieu : Que tes œuvres sont redoutables, ** car Tu as sauvé le genre humain.

Anavathmi, ton 3

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Dites parmi les nations que le Seigneur est entré dans son règne ; * car Il a affermi l’univers qui ne sera pas ébranlé (Psaume XCV, 10).
℣. Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, toute la terre (Psaume XCV, 1).

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche, ton 3 (4 tropaires), de la Croix & de la Résurrection (2 tropaires), de la Mère de Dieu (Octoèque) (2 tropaires) & du Hiéromartyr, œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) (6 tropaires). Catavasies de la Rencontre du Seigneur, ton 3.

Après la 3ème ode : Ayant suivi le Dieu * dignement chanté dans la Trinité, * tu as brisé les autels consacrés aux idoles, * tu as virilement supporté d’être plongée dans de douloureuses souffrances, ô sainte martyre Barbara, * sans craindre les menaces des tyrans, * en chantant sans cesse d’une voix forte : ** je vénère la Trinité, le Dieu unique.

Kondakion du Hiéromartyr, ton 4 : S’étant levé de l’Orient * et ayant répandu la lumière de ses enseignements sur toute la création, ** le divin théophore Ignace fut orné du martyre.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 3 : RTu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 3

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (impair), ton 3

Conclusion des matines

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme de la solennité de la Purification de la Sainte Vierge au Temple (Chandeleur)

Procession de la Chandeleur (2 février)Saint-Eugène, le dimanche 4 février 2024, procession & messe solennelle de 11h. Secondes vêpres à 17h45.

> Catéchisme sur la fête de la Purification

Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.
Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la fête de la Purification. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum Corpus – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362) – VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave plena gratia – au propre de Paris
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton “moderne”
  • Cantique final d’action de grâces : Lumen ad revelationem gentium & Cantique de Siméon – Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – VIIIème

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres & du salut du Très-Saint Sacrement de la Purification.
Télécharger le livret de la mémoire du Dimanche de la Sexagésime.

Programme du XXXVème dimanche après la Pentecôte – tous les saints néomartyrs & néoconfesseurs de Russie – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 février 2024 du calendrier grégorien – 22 janvier 2024 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. En ce jour également, l’Eglise russe fête tous ses néomartyrs du XXème siècle victimes du communisme.

La persécution athée sans précédent qui s’est abattue sur l’Église de Russie après la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la célébration du Millénaire du Baptême de la Russie en 1988 n’est pas parvenue à éteindre la foi dans ce pays, mais de nombreux martyrs ont témoigné de la victoire du Christ sur la mort, sur la peur et sur le mal. Une base de données de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a recensé 500 000 néomartyrs & néoconfesseurs de la foi victimes du communisme. Parmi ceux-ci, les responsables de cette base de données ont réunis des dossiers personnels plus complets sur 35 000 individus. Si chaque année l’Eglise russe ajoute nommément à son calendrier de nombreux nouveaux saints néomartyrs, il a paru nécessaire de regrouper tous les néomartyrs en une fête. Un nouvel office fut composé en 2002. Celle-ci a été fixée au dimanche le plus proche du 25 janvier, pour la raison que c’est à cette date que fut martyrisé saint Vladimir, métropolite de Kiev, lequel fut la première victime de la persécution après la révolution d’Octobre. Le 25 janvier 1918 en effet, arrêté en pleine nuit, saint Vladimir de Kiev fut conduit hors de la Laure des Grottes de Kiev. Maltraité et injurié, il chanta et pria calmement jusqu’à son exécution, bénissant ses bourreaux avant d’être fusillé, leur disant : “Que Dieu vous pardonne !”.

Il n’est certes pas possible d’énumérer tous les néomartyrs, mais rappelons ici la figure de la grande-duchesse sainte Elisabeth. Élisabeth Feodorovna naquit le 20 octobre 1864. Elle était l’épouse du grand duc Sergei Alexandrovitch, assassiné en 1905 dans un attentat terroriste. Elle rendit visite à l’assassin en prison pour l’exhorter au repentir et demanda sa grâce au tsar. Elle ne cessa de prier pour lui. Pendant la guerre russo-japonaise, elle se dévoua beaucoup, s’occupant des blessés et décida de se consacrer à Dieu.

Animée d’un esprit d’entraide, elle fonda à Moscou le Monastère de Marthe et Marie, moniales infirmières pour les pauvres et les malades. Personne au regard doux, sentant venir des moments durs pour son pays, elle encouragea les croyants à traverser ces moments terribles avec foi. Elle-même se montra une infirmière admirable, ne se ménageant jamais. Refusant d’être sauvée, elle fut arrêtée en 1918 avec deux consœurs dont sainte Barbara qui partagea son martyr. La nuit du 17 juillet 1918, elle fut jetée avec d’autres membres de la famille Romanov dans un puits des mines d’Alapaevsky profond de 60 mètres. Elle ne mourut pas de suite et on l’entendit chanter du fond du gouffre le tropaire de la Résurrection & l’hymne Acathiste. Son corps fut retrouvé intact sur un rebord à seize mètres de profondeur à côté du prince Constantinovitch dont elle avait encore pu soigner les blessures. Après un long périple par Irkoutsk, la Chine, Suez et la Palestine, ses reliques furent déposées dans l’Église du Monastère Sainte-Marie-Madeleine à Jérusalem, construit par l’empereur Alexandre III. Sainte Élisabeth est une des saintes néomartyres les plus vénérées en Russie où son icône est partout présente.

Par la prière des saints néomartyrs & néoconfesseurs, Seigneur notre Dieu, aie pitié de nous.

A matines

Versets du matin, ton 2
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire des Néomartyrs, ton 4 : Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, ton 4 : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Tropaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 2
Après ta passion, ô Christ Dieu, * les femmes venues à ton sépulcre pour embaumer ton corps * virent les anges dans le tombeau * et furent frappés de stupeur ; * car elles entendirent d’eux cette parole : * Le Seigneur est ressuscité, ** en accordant au mon-de la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Eveille-toi, Seigneur mon Dieu, selon le précepte que Tu as prescrit, * et l’assemblée des peuples t’entourera (Psaume VII, 7).
℣. Seigneur mon Dieu, en toi j’ai mis mon espérance, sauve-moi. (Psaume VII, 8).

IInd évangile de la Résurrection

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6

Canon

Canon du dimanche, ton 2 (4 tropaires), de la Mère de Dieu (Octoèque) (2 tropaires) & des Néomartyrs (8 tropaires). Catavasies de la Rencontre du Seigneur, ton 3.

Après la 3ème ode :
Kondakion des Néomartyrs, ton 3 : Aujourd’hui, les Néomartyrs de Russie, * parviennent drapés de blanc devant l’Agneau de Dieu : * et chantent à Dieu le cantique victorieux des Anges : * bénédiction, gloire, sagesse, * louange, honneur, * puissance et force * à notre Dieu ** pour les siècles des siècles. Amen.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 2

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair)

Conclusion des matines

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Le Christ Apothicaire – Chants royaux sur la Conception, couronnés au puy de Rouen de 1519 à 1528

Le Christ Apothicaire - Chants royaux sur la Conception couronnés au puy de Rouen
Le Christ Apothicaire – Chants royaux sur la Conception couronnés au puy de Rouen.

Cette miniature pleine page est peinte au verso du folio 82 des Chants royaux sur la Conception couronnés au puy de Rouen de 1519 à 1528, conservés à la Bibliothèque nationale de France, département des manuscrits (Français 1537). On appelait “puy” sous l’Ancien Régime des concours artistiques de poésie ou de musique qui avaient alors une grande popularité et permettaient aux meilleurs écrivains et artistes du royaume de France de rivaliser en faveur des Arts. Ce manuscrit recueille les poésies lauréates des années 1519 à 1528. Parmi les gagnants du Puy de Rouen, notons le nom de Clément Marot. L’ouvrage est illustré de nombreuses miniatures pleine page, dues à la main de trois artistes différents.

Cette miniature du Christ Apothicaire développe un thème très original : le Christ y est représenté comme un apothicaire dans sa pharmacie, prescrivant à Adam et Eve le remède du salut !

Le Christ Apothicaire - Chants royaux sur la Conception couronnés au puy de Rouen

Ce thème développe l’analogie du Christ comme médecin, reprise du Nouveau Testament notablement par saint Augustin et le pape Grégoire VII : la grâce de la rédemption par la Croix et la résurrection est le meilleur médicament dont l’homme et la femme ont réellement besoin.

Comme il l’a montré au cours de sa vie publique au travers des nombreuses guérisons miraculeuses qu’il a accomplies, Jésus-Christ n’a pas seulement pouvoir de guérir des maladies, mais aussi de pardonner les péchés : il est le Bon Pasteur venu guérir l’homme tout entier, âme et corps ; il est le médecin dont les malades ont besoin. Sa compassion envers tous ceux qui souffrent va si loin qu’il s’identifie avec eux : ” J’ai été malade et vous m’avez visité ” (Matthieu XXV, 36).

Cette miniature du Christ dans une officine d’apothicaire semble avoir connu un succès très large par la suite. Le Christ Apothicaire est repris en peinture par le Strasbourgeois Wilhelm Baur vers 1625-1630. Et par la suite, on a recensé plus d’une centaine de reprise de ce thème iconographique original. Le plus souvent, ces représentations sont une source de premier choix pour connaître l’histoire des officines pharmaceutiques, car elles décrivent en général les pharmacies telles qu’elles existaient à l’époque où l’artiste a exploité ce thème. Souvent, les noms des médicaments furent portés sur les bocaux des étagères, les artistes y inscrivant les noms des trois vertus théologales (la foi, l’espérance et la charité) et des quatre vertus cardinales (la prudence, la tempérance, la force d’âme et la justice).

Programme du dimanche de la Septuagésime

Saint-Eugène, le dimanche 28 janvier 2024, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur la Septuagésime

> Le temps d’Avant-Carême (Septuagésime) dans les liturgies chrétiennes : antiquité & universalité
 
La Septuagésime nous prépare au Carême en nous invitant à penser à notre destinée. Ce temps d’Avant-Carême est caractérisé par la mise en place des règles liturgiques suivantes, propre à marquer la pénitence :

1. La couleur violette sert à l’office & à la messe du Temps de la Septuagésime pour tous les vêtements & ornements liturgiques.

2. L’Alleluia est supprimé depuis la fin des Ières vêpres de la Septuagésime jusqu’à la vigile pascale. A la fin des Ières vêpres de la Septuagésime, on fait l’adieu de l’Alleluia (Clausum Alleluia) : 2 chantres chantent en conclusion de ces vêpres, sur le ton de Pâques :

℣. Benedicamus Domino, alleluia, alleluia.

Et on y répond :

℟. Deo gratias, alleluia, alleluia.

Après ce renvoi, l’Alleluia qui termine chaque Deus, in adjutorium au début de tous les offices est remplacé par Laus tibi, Domine, Rex æternæ gloriæ (Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire).

A la messe, l’Alleluia qui suit le graduel est remplacé par le chant du trait le dimanche & aux jours de fête (on ne chante que le graduel seul aux messes fériales).

3. Les glorieuses hymnes que sont le Te Deum à l’office de la nuit et le Gloria in excelsis Deo à la messe sont supprimées. Elles reviendront à Pâques (et, pour le Gloria in excelsis Deo, à titre exceptionnel à la messe du Jeudi Saint). Dans le rit traditionnel, le Benedicamus Domino remplace l’Ite, missa est à la fin de la messe (la règle traditionnelle est simple & générale : on ne chante l’Ite, missa est à la messe que lorsqu’on y chante le Gloria in excelsis Deo).

4. On peut toutefois continuer à toucher l’orgue seul (jusqu’au Mercredi des Cendres).

5. Les auteurs ne s’accordent pas sur le maintien de la dalmatique du diacre et de la tunique du sous-diacre. La plupart notent qu’on continue à utiliser ces vêtements liturgiques (qui sont signes de joie), quelques uns néanmoins indiquent qu’il faut passer aux chasubles pliées, utilisées pour les jours de pénitence. Il est vrai que la rubrique du Missel (Partie I, titre 19, n°6) n’indique l’emploi des chasubles pliées pour les jours de jeûne et que le temps de la Septuagésime n’est pas jeûné (historiquement, on n’y jeûnait que le mercredi, le vendredi & le samedi comme le reste de l’année) ; la même rubrique précise l’emploi des chasubles pliées aux dimanche de Carême (qui ne sont pas jeûnés) sans faire remonter cet usage aux dimanches de Quinquagésime, Sexagésime et Septuagésime.

Au dimanche de la Septuagésime, à l’office nocturne, l’Eglise romaine démarre la lecture de la Bible dans l’ordre, en commençant par le livre de la Genèse : la création du monde et la chute d’Adam. On trouvera des allusions à ces thèmes dans diverses pièces de l’office divin et de la messe.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Trisaghion d’après Piotr Ilitch Tchaïkovsky (1840 † 1893) (Divine liturgie de saint Jean Chrysostome, op. 41)
  • Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie salve
  • Epître : I Corinthiens IX, 24-27 ; X, 1-5 : Ne savez-vous pas, que quand on court dans la carrière, tous courent, mais un seul remporte le prix ? Courez donc de telle sorte que vous remportiez le prix.
  • Trait : faux-bourdon du VIIIème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Evangile : Matthieu XX, 1-16 : Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers : parce qu’il y en a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Media vita, répons pour le temps de la Septuagésime – musique d’Henry du Mont (1610 † 1684), maître de la chapelle du roi Louis XIV, organiste de Saint-Paul et du duc d’Anjou
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris – adaptation depuis un Cherouvikon russe tiré du recueil dit du “Vieux Siméon” (1903)
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Super flumina Babylonis – Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), sous-maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (édition de 1739)
  • Benedicamus Domino XVII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

IIndes vêpres du dimanche de la Septuagésime. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ier ton, sur le ton de Pange lingua gloriosi prœlium certaminis
  • Chant final, d’action de grâces : Benedictus es in firmamento cœli – 4ème antienne des laudes de la Septuagésime – Ier ton

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Dimanche de la Septuagésime - Parabole des ouvriers de la dernière heure

Programme du XXXIVème dimanche après la Pentecôte – saint Paul de Thèbes – saint Jean le Calybite – ton 1

Vénérable Père Paul de ThèbesParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 janvier 2024 du calendrier grégorien – 15 janvier 2024 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi nos Vénérables Pères Paul de Thèbes et Jean le Calybite.

Saint Paul de Thèbes est le premier ermite chrétien connu. Il nait vers 228 en Haute-Egypte dans une riche famille où il fut instruit dans les lettres grecques et coptes, mais fut orphelin à 15 ans. Lors de la persécution générale des chrétiens décidée par l’empereur Dèce († 251), son beau-frère chercha à le dénoncer, afin de récupérer l’héritage familial. Paul, craignant s’il était arrêté de faillir et de renier sa foi dans les supplices réservés aux chrétiens, fuit alors en s’avançant dans le désert oriental égyptien, en direction de la Mer Rouge, jusqu’à ce qu’il rencontre une caverne, ombragée d’un vaste palmier, auprès duquel jaillit une source d’eau vive. La il vécut seul dans la prière et la contemplation des mystères divins. La source lui donnait de quoi boire, le palmier de quoi se vêtir, et un corbeau lui apportait chaque soir un demi-pain pour le lendemain. Au bout de sa longue vie sans voir âme qui vive, il reçoit le célèbre saint Antoine le Grand, à qui Dieu avait révélé son existence et qui avait marché trois jours pour le rencontrer. Le corbeau nourricier apporta alors une miche entière au lieu du demi-pain habituel. Paul déclara à Antoine qu’il allait bientôt mourir et demanda comme grâce d’être enseveli dans le manteau qu’Antoine avait reçu naguère de saint Athanase. Saint Antoine s’empressa d’aller chercher la précieuse relique. En revenant, il aperçut l’âme de Paul qui s’élevait vers le ciel. Arrivé à la grotte, il trouva le corps du saint solitaire agenouillé dans l’attitude de la prière. Saint Antoine se demandait alors comment, faute d’outils, il allait pouvoir enterrer son corps, lorsque deux lions vinrent qui, avec leurs grosses pattes, creusèrent sa tombe, et ensuite la comblèrent, une fois que le corps du saint y fut déposé. Antoine rapporta comme souvenir la tunique que Paul s’était confectionnée avec les feuilles du palmier, il l’honora en la portant deux fois l’an : à Pâques et à la Pentecôte. Saint Paul de Thèbes mourut à l’âge de cent treize ans (vers 341), Antoine avait alors 90 ans. Nous connaissons principalement sa vie par la biographie que rédigea vers 376 saint Jérôme (Vita Pauli primi eremitæ – Vie de Paul le Premier Ermite).

Coupole de l'église Saint-Paul construite sur son ermitage.
Coupole de l’église Saint-Paul construite sur son ermitage.
Paul n’a pas fondé de communauté monastique. Néanmoins, à partir du Vème siècle, une communauté monastique s’établit là où il vécut et fut enseveli, fondant le Monastère Saint-Paul-du-Désert. Ruiné de nombreuses fois, plusieurs fois relevé, ce monastère est actuellement un haut lieu du monachisme de l’Eglise copte. L’une de ses églises, crypte dédiée à saint Paul Ermite, est établie sur la grotte et le tombeau où vécut le premier ermite.

Au XIIème siècle, les reliques de saint Paul de Thèbes ont été translatées à Constantinople et placées dans le monastère de la Mère de Dieu de Peribleptos sur ordre de l’empereur Manuel Ier Comnène (1143-1180). Plus tard, elles ont été translatées à Venise, et finalement en Hongrie où l’Ordre de Saint Paul le Premier Ermite (“les Pères Paulins”) fut créé au début du XIIIème siècle. Son corps fut d’abord vénéré dans la chapelle royale du palais de Buda et à partir de 1381 au monastère de Budaszentlőric, qui devint le centre de nombreux pèlerinages hongrois et étrangers venus honorer le saint ermite.

Quelques reliques insignes sont restées en Italie, et elles sont conservées dans la Basilique Saint-Pierre et dans Sainte-Marie-du-Capitole à Rome, ainsi qu’à la basilique Sainte-Marie-in-Porto de Ravenne qui appartient à l’ordre des Pères Paulins.

*

Saint Jean le CalybiteNous fêtons aussi en ce jour notre Vénérable Père Jean le Calybite, surnommé le “Pauvre pour le Christ”.

Saint Jean le Calybite était le fils d’un riche aristocrate de Constantinople du nom d’Eutrope, officier général dans l’armée impériale. Il quitta jeune la maison paternelle pour entrer dans le monastère des Acémètes (“ceux qui ne dorment jamais” – couvent de moines non loin de la Ville impériale qui célébrait en permanence l’office divin en se répartissant en différents groupes qui se relayaient en permanence). Un peu comme saint Alexis, il décida de revenir six ans plus tard à Constantinople revêtu des haillons d’un pauvre et choisit de demeurer dans une calybe, une petite cabane (d’où il tient son surnom de Calybite, mot grec signifiant chaumière, petite loge) située non loin de la maison de ses parents, qui le nourrissaient de leurs aumônes, sans avoir reconnu qui il était. Il mena dans sa cabane une vie de prière continuelle, sanctifiée par la pratique de la douceur, de l’humilité, de la patience et de la mortification.

Ce ne fut qu’à son agonie que saint Jean révéla son identité à sa mère Théodora. On retrouva sur lui le magnifique manuscrit enluminé des évangiles que son père lui avait offert lorsqu’il était allé prendre l’habit monastique chez les Acémètes. Il naquit au ciel l’an 450 sous l’empereur Théodose le Jeune, et fut enterré selon ses volontés dans sa petite loge. Ses parents firent par la suite construire une magnifique église sur son tombeau (appelée église du Pauvre-Jean ou église de Saint-Jean-Calybite). Rome lui dédia une église sur l’Ile Tibérine, où l’on conserve une partie de ses reliques.

Après la prise de Constantinople par la IVème Croisade dévoyée (1204), le chef de saint Jean le Calybite fut transféré à Besançon en France-Comté par les soins du chevalier Jean de Besançon, où il fut longtemps conservé dans un reliquaire dans l’église Saint-Etienne de cette ville. Ce reliquaire est une châsse de cuivre, environnée d’un cercle d’argent sur lequel on lit les deux vers grecs suivants :

ΧΕΙΡ ΜΕΝ ΒΕΒΗΑΟΣ ΤΙΜΙΑΝ ΣΥΝΘΑΛ ΚΑΡΑΝ
ΑΛΛ΄ΕΥΣΕΒΗΣ ΧΕΙΡ ΙΟΥΑΝΝΟΥ ΣΥΝΔΕΕΙ

Manus quidem profana venerandum confregit caput,
Sed pia manus Joannis colligat.

Une main profane a brisé cette tête vénérable,
mais la main pieuse de Jean (de Besançon) l’a recueillie.

On sait que lors du sac de Constantinople les soudards de la IVème Croisade (excommuniés par le Pape) profanèrent de nombreuses églises et les pillèrent pour s’emparer des reliquaires d’or et d’argent. La relique de saint Jean le Calybite fut probablement profanée à ce moment-là, et le chef séparé du corps.

Au cours du Moyen-Age, le chapitre de Saint-Etienne de Besançon fit faire un buste d’argent en l’honneur du chef de saint Jean le Calybite, sur lequel on lisait cette inscription fort ancienne : Caput sancti Joannis Calybitæ. Ce reliquaire fut translaté dans la cathédrale Saint-Jean de Besançon en 1674. Il disparu en 1794 lors de la révolution dite française.

L’office de saint Jean le Calybite fut célébré par l’Eglise de Besançon au 15 janvier dès le XIIIème siècle.

A matines

Versets du matin, ton 1
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * “Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme !” (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire des Vénérables Pères, ton 4 : Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n’éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs prières ** gouverne notre vie dans la paix.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion, ton 4 : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Tropaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 1
Par son repentir le larron a ravi le paradis, * et par leurs lamentations les femmes myrrhophores ont annoncé la joie, * car Tu es ressuscité, Christ Dieu, ** en accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Maintenant Je ressuscite, dit le Seigneur, * Je serai leur salut, Je le resterai fidèlement (Psaume 11, 6).
℣. Loue le Seigneur, ô mon âme ! * Je louerai le Seigneur toute ma vie, je chanterai mon Dieu tant que je serai. (Psaume 11, 7).

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6

Canon

Canon du dimanche, ton 1 (4 tropaires), de la Mère de Dieu (Octoèque) (2 tropaires), du Vénérable Père Paul (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), et du Vénérable Père Jean (4 tropaires), œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886). Catavasies de la Rencontre du Seigneur, ton 3.

Après la 3ème ode :
Kondakion du Vénérable Père Jean, ton 2 : Chérissant la pauvreté pour imiter le Christ, * tu laissas les richesses de tes parents * et, prenant dans tes mains son Evangile divin, * à sa suite, saint Jean, tu marchas, ** sans cesse auprès de lui intercédant pour nous tous.
Kondakion du Vénérable Père Paul, ton 3 : Comme une lumière inextinguible du Soleil invisible, * réunis aujourd’hui, nous te louons en chants : * car tu as brillé pour ceux qui sont dans les ténèbres de l’ignorance, * élevant tout vers la divine hauteur, parure de Thèbes, vénérable Paul, ** fondement solide des pères et des jeûneurs.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 1

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (impair)

Conclusion des matines

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Programme du IIIème dimanche après l’Epiphanie

3ème dimanche après l'Epiphanie - guérison de l'esclave du centurionSaint-Eugène, le dimanche 21 janvier 2024, grand’messe de 11h.

La guérison du lépreux et celle du serviteur du centurion – Domine non sum dignus.

Après le premier miracle, aux noces de Cana, l’évangile de ce jour nous montre la manifestation de la puissance de Dieu à l’œuvre au travers des deux premières guérisons effectuées par le Christ au début de sa vie publique. Ce déploiement de la puissance divine, prolongement logique de la manifestation divine fêtée à l’Epiphanie – est chanté par les textes de la messe, en particulier par l’offertoire, tiré du psaume CXVII :

Déxtera Dómini * fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me : non móriar, sed vivam, et narrábo ópera Dómini.
La dextre du Seigneur a fait éclater sa puissance, la dextre du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai pas mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.

La guérison du serviteur du centurion de Capharnaüm constitue aussi le prémice symbolique de la vocation des gentils, d’Orient et d’Occident, au salut, comme l’annonce Notre Seigneur lui-même dès ce passage. L’humble confession de foi du centurion a été reprise dans la liturgie romaine, et nous faisons nôtres ses paroles avant que de communier au Verbe de vie :
Dómine, non sum dignus, ut intres sub tectum meum : sed tantum dic verbo, et sanábitur ánima mea.
Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dit seulement une parole, et mon âme sera guérie.

Tandis qu’il descend de la montagne, les foules vont au devant du Seigneur ; car elles n’ont pu gravir les sommets. Et le premier qui vient à sa rencontre est un lépreux : à cause de sa lèpre il ne pouvait entendre le si long discours prononcé par le Sauveur sur la montagne. Il faut noter qu’il est le premier cas spécial de guérison : le second rang revient au serviteur du centurion, le troisième à la belle-mère de Pierre accablée par la fièvre à Capharnaüm, le quatrième aux possédés du démon qui sont présentés au Seigneur et dont les esprits sont chassés par sa parole lorsqu’il guérit aussi tous les malheureux.
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IIIème dimanche après l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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