Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
Saint-Eugène, le dimanche 30 août 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Le dimanche de la Providence (appelé aussi le dimanche des 2 maîtres).
C’est pourquoi, continue le Sauveur, je vous dis : Ne vous inquiétez point pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous vous vêtirez. » Il ne veut pas que notre cœur se partage à la recherche, non seulement du superflu, mais même du nécessaire, et que, pour nous le procurer, notre intention se détourne de sa véritable fin, dans les actions que nous paraissons faire par un motif de miséricorde. C’est-à-dire qu’il ne veut pas que, tout en paraissant nous dévouer aux intérêts du prochain, nous ayons moins en vue son utilité que notre avantage personnel, et que nous nous regardions comme exempts de fautes, parce que nous ne voulons obtenir que le nécessaire et non le superflu. Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la sainte messe :
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Saint-Eugène, le dimanche 23 août 2026, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Premières vêpres de la fête de saint Barthélémy, Apôtre & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45 – mémoire de saint Philippe Beniti, confesseur.
La guérison des 10 lépreux.
On peut donc, sans absurdité, penser que les lépreux représentent ceux qui, sans avoir la science de la vraie foi, professent en conséquence les doctrines variées de l’erreur. Loin de cacher leur ignorance, ils la produisent au grand jour comme la science suprême et dans des discours pleins de jactance, ils en font étalage. Or, il n’est si fausse doctrine qui ne soit mêlée de quelque vérité. Dans une seule et même discussion ou récit d’un homme, les vérités s’entremêlent sans ordre aux erreurs comme si elles apparaissaient dans la coloration d’un seul corps. Ainsi en va-t-il de la lèpre, elle altère et flétrit les corps humains, mêlant aux teintes vraies des fausses couleurs. » Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Introït – Respice Domine in testamentum tuum (ton vii.)
Kyriale : Missa XI Orbis factor
Epître : Galates III, 16-22 : Mais la loi écrite a renfermé tous les hommes sous le péché ; afin que ce que Dieu avait promis, fût donné par la foi en Jésus-Christ par ceux qui croiraient.
Graduel – Respice Domine in testamentum tuum (ton v.)
Alleluia – Domine refugium factum es nobis (ton vii.)
Evangile : Luc XVII, 11-19 : Alors Jésus dit : Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont donc les neuf autres ?
Procession de sortie : Vierge, notre espérance – cantique de l’abbé Chevojon, curé de Notre-Dame des Victoires au XIXème siècle
Ières vêpres de la fête de saint Barthélémy, apôtre avec mémoire du XIIIème dimanche après la Pentecôte et de saint Philippe Beniti, confesseur. Au salut du Très-Saint Sacrement :
A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum Sanctissimum Sacramentum, VIème ton
Saint-Eugène, le dimanche 16 août 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La Schola Sainte Cécile a la joie d’accueillir l’ensemble Cantores Sanctæ Mariæ de Londres sous la direction de Martin Toyer, venu chanter un beau programme de polyphonies de la Renaissance à l’occasion de ce 16 août.
Que Joseph ait eu David pour ancêtre, les très saints Évangélistes Matthieu et Luc l’ont clairement démontré. Mais la divergence entre eux est que saint Matthieu le fait descendre de David par Salomon, et saint Luc par Nathan. Tous deux cependant passent sous silence la généalogie de la Sainte Vierge. Il est donc utile de savoir que, ni chez les Hébreux ni dans l’Écriture sacrée, ne fut établi l’usage de dresser la généalogie des femmes ; mais il était réglé par la loi qu’aucun homme ne prendrait d’épouse dans une autre tribu. En conséquence, Joseph, qui était de la famille de David, et qui pratiquait la justice (car le divin Évangile lui a donné cet éloge), n’aurait donc certainement pas épousé la sainte Vierge, contrairement aux prescriptions de la loi, si elle n’eût pas tiré son origine de la même souche royale. Et c’est pour cela qu’il suffisait à l’Évangéliste de marquer d’où Joseph était issu. Homélie de saint Jean Damascène, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
De la souche donc de Nathan, fils de David, Lévi engendra Melchi et Panther. Panther engendra Barpanther (c’est ainsi qu’on l’appelait). Barpanther engendra Joachim, qui fut père de la sainte Mère de Dieu. Revenons en arrière : de la souche de Salomon, fils de David, Mathan eut de son épouse Jacob, et à la mort de Mathan, Melchi, issu de Nathan, fils de Lévi et frère de Panther, épousa la veuve de ce même Mathan, laquelle était mère de Jacob ; de son second mariage naquit Héli. Jacob et Héli étaient donc frères utérins ; le premier était de la lignée de Salomon, le second, de celle de Nathan. Homélie de saint Jean Damascène, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Or Héli, qui était de la descendance de Nathan, mourut sans enfants ; ce qui fit que Jacob, de la lignée de Salomon, épousa la veuve de son frère et en eut un fils nommé Joseph. Selon la nature, Joseph était fils de Jacob et tirait son origine de Salomon, mais aux yeux de la loi, son père était Héli, et sa race, celle de Nathan. Les choses étant ainsi, Joachim s’unit par le mariage, à Anne, femme supérieure et digne des plus hauts éloges. Semblable à cette Anne d’autrefois, qui, affligée par l’épreuve de la stérilité, dut à sa prière et à son vœu de donner naissance à Samuel, celle-ci obtint du ciel, par des supplications et des promesses, de mettre au monde la Mère de Dieu ; en cela donc aussi elle ne le cède à aucune des mères illustres. Ainsi donc c’est la grâce, (telle est la signification du nom d’Anne) qui engendra la Souveraine (c’est ce que signifie le nom de Marie). Elle est, en effet, devenue la souveraine de toute la création, quand elle fut élevée à la dignité de Mère du Créateur. Homélie de saint Jean Damascène, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la sainte messe :
Propre grégorien du jour
Kyrie : de la Missa Laudate Dominum à 8 voix de Giovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525 † 1594), maître de chapelle papale de Saint-Pierre du Vatican, de Saint-Jean de Latran & de Sainte-Marie-Majeure – messe publiée à Venise en 1601 in Missae quattuor octonis vocibus concinendae, elle est fondée sur l’imitation du même motet Laudate Dominum de Palestrina
Gloria : de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
Epître : Ecclésiastique XXXI, 8-11 : Heureux l’homme qui a été trouvé sans tache, qui n’a pas couru après l’or, et qui n’a pas mis son espérance dans l’argent et dans les trésors.
Evangile : Matthieu I, 1-16 : Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fi1s d’Abraham.
Pendant les encensements de l’offertoire : Quis est homo – motet à 5 voix de William Byrd (c. 1543 † 1623), chantre et organiste de la chapelle royale d’Angleterre (Cantiones sacrae, 1591) – Psaume XXXIII, 13-17
Sanctus : de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
Après l’élévation : Benedictus de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
Agnus Dei : de la Missa Laudate Dominum de Palestrina
Pendant la communion : Benedicam Dominum – motet à 8 voix de Melchior Franck (c. 1579 † 1639), maître de cha-pelle à la cour du duc de Saxe-Cobourg (Florilegium Portense, 1618)
Au dernier Evangile & procession de sortie : Salve Regina à 8 voix – Roland de Lassus (1532 † 1594), le « Prince de la Musique », maître de chapelle des ducs de Bavière à Munich
IIndes vêpres de la fête de saint Joachim, confesseur, père de la Bienheureuse Vierge Marie. Mémoire du XIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
A saint Joachim : O Pater summe, Joachim, puellæ – hymne de l’ancien office romain pré-tridentin de saint Joachim (début du XVIème siècle) – plain-chant gallican
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
Chant d’action de grâces : Psaume XIX – VIème ton royal
Le samedi 15 août 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres de l’Assomption & procession du vœu de Louis XIII, suivies du salut du Très-Saint Sacrement à 17h (attention l’horaire habituel des vêpres est avancé en raison de la procession du Vœu).
La Schola Sainte Cécile a la joie d’accueillir l’ensemble Cantores Sanctæ Mariæ de Londres sous la direction de Martin Toyer, venu chanter un beau programme de polyphonies de la Renaissance à l’occasion de ce 15 août.
La fête de l’Assomption de la Vierge est sans doute la plus ancienne des fêtes mariales et est universellement célébrée par les Eglises d’Orient & d’Occident. Il est probable que son institution fut faite au début du Vème siècle à Jérusalem (la fête est attestée dans le lectionnaire de 415-417) et de là se soit diffusée partout ailleurs. Dans l’Empire d’Orient, un net décret de l’empereur Maurice (582 † 602) en imposa la célébration. Rome reçut la célébration de la fête sous le pontificat du pape Théodore (642 † 649), qui était d’origine constantinopolitaine (aussi retrouvait-on, avant les réformes de 1951, le même évangile à Rome qu’à Byzance pour la messe de la fête). Vers l’an 700, le Pape d’origine syrienne saint Serge Ier ordonne 4 grandes processions en l’honneur de Marie, aux 4 grandes fêtes mariales de l’Annonciation, de l’Assomption, de la Nativité & de la Purification de la Sainte Vierge. Il convient de citer ici l’oraison composée par saint Serge Ier par laquelle débutait cette procession de l’Assomption, en raison de sa remarquable formulation :
Veneranda nobis, Domine, hujus est diei festivitas, in qua sancta Dei Genetrix mortem subiit temporalem, nec tamen mortis nexibus deprimi potuit, quæ Filium tuum, Dominum nostrum, de se genuit incarnatum.
Vénérable est pour nous, Seigneur, la fête qui commémore ce jour en lequel la sainte Mère de Dieu subit la mort temporelle, mais néanmoins ne put être retenue par les liens de la mort, elle qui avait engendré de sa substance votre Fils, notre Seigneur incarné.
La magnifique procession romaine qui précédait la messe de l’Assomption disparut hélas du rit romain lors de l’exil à Avignon, du moins dans l’usage de la Curie, duquel est issu le Missel romain actuel. Cependant, la France en conserve un lointain souvenir avec la procession dite du vœu de Louis XIII. En effet, par lettres patentes du 10 février 1638, le pieux roi déclarait consacrer à Marie sa personne, son état, sa couronne, ses sujets et demandait l’instauration à cet effet d’une procession solennelle après les secondes vêpres de l’Assomption. On y chante d’ordinaire les litanies de la Sainte Vierge et le psaume 19 sur le ton royal. Plusieurs indices rendent probable que le fameux ton psalmique néo-gallican appelé « ton royal » (qu’on a longtemps cru être de la composition du roi Louis XIII mais que l’on trouve déjà dans des manuels de procession de la Ligue sous le règne d’Henri III) ait été employé à Notre-Dame de Paris dès la première procession de 1638. Il figure depuis parmi les pièces les plus fameuses & les plus traditionnelles du répertoire de la cathédrale.
A la messe :
Procession d’entrée : Gaudeamus omnes – introït de l’ancienne messe traditionnelle de l’Assomption – Jachet de Mantoue (alias Jacques Colebault – 1483 † 1559), maître de chapelle de la cathédrale de Mantoue
Kyrie : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria (1540 † 1611), maître de chapelle de l’impératrice Marie – cette messe a 6 et 7 voix fut publiée par Victoria en 1576 ; elle est fondée sur le motet Jubilate Deo de Cristóbal de Morales (c. 1500 † 1553) de 1538
Gloria : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
Epître : Judith XIII, 22, 23-25 ; XV, 10 : Bénie soit le Seigneur qui a créé le ciel et la terre, lui qui t’a guidée pour frapper à la tête le chef de nos ennemis.
Alleluia : Assumpta est Maria in cœlum – polyphonie d’Heinrich Isaac (c. 1450 † 1517), maître de chapelle de la Cour des Médicis à Florence
Pendant les encensements de l’offertoire : Assumpta est Maria – offertoire de l’ancienne messe traditionnelle de l’Assomption – polyphonie à 5 voix de Giovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525 † 1594), maître de chapelle papale de Saint-Pierre du Vatican, de Saint-Jean de Latran & de Sainte-Marie-Majeure (in Offertoria totius anni, n° 57, 1593)
Sanctus : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
A l’élévation : Benedictus de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
Agnus Dei : de la Missa Gaudeamus de Thomas Louis de Victoria
Pendant la communion : Optimam partem – antienne de communion de l’ancienne messe traditionnelle de l’Assomption – polyphonie de William Byrd (c. 1543 † 1623), chantre et organiste de la chapelle royale d’Angleterre
Répons en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie : Felix namque (chant de Notre-Dame de Paris)
Litanies de la Sainte Vierge
A la station à l’autel de la Sainte Vierge, chant du Sub tuum præsidium – polyphonie de Costanzo Porta (c. 1528 † 1601), maître de chapelle de la cathédrale de Ravenne
Retour au chœur au chant de l’Exaudiat – Psaume 19, sur le ton royal, faux-bourdon traditionnel à Paris depuis le XVIIème siècle
Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : O Salutaris à 8 voix d’Andrea Gabrieli
A la Bienheureuse Vierge Marie : Exaltata est, du IVème ton (antienne de l’Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le premier nocturne l’Assomption & antique psalmodie ornée du psaume XLIV)
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – polyphonie d’Anton Bruckner (1824 † 1896)
Chant d’action de grâces : O sacrum convivium – Thomas Tallis (1505 † 1585), organiste de la chapelle royale d’Angleterre
Saint-Eugène, le dimanche 9 août 2026, grand’messe de 11h. Premières vêpres de la fête de saint Laurent, diacre & martyr, & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
« Ephphetha » – dimanche de la guérison du sourd-muet.
Quand Dieu, Créateur de toutes choses, a voulu guérir un sourd-muet, il lui mit les doigts dans les oreilles et il prit de la salive et lui toucha la langue. Pourquoi ? Que signifient les doigts du Rédempteur, sinon les dons du Saint-Esprit ? C’est pour cela que, ailleurs, après avoir chassé un démon, il dit : « Si c’est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » Un autre évangéliste exprime cette même parole ainsi : « Si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le Royaume de Dieu est donc venu jusqu’à vous. » En mettant ces deux textes ensemble, on voit que l’Esprit est appelé doigt de Dieu. Donc, mettre les doigts dans les oreilles, c’est ouvrir à l’obéissance l’esprit du sourd par les dons du Saint-Esprit. » Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Asperges me
Introït – Deus in loco sancto suo (ton v.) – Psaume LXVII, 6-7, 36 & 2
Kyriale : Missa XI Orbis factor
Epître : I Corinthiens XV, 1-10 : Mais c’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce n’a point été stérile en moi : mais j’ai travaillé plus que tous les autres ; non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu avec moi.
Graduel – In Deo speravit cor meum (ton v.) – Psaume XXVII, 7 & 1
Alleluia – Exsultate Deo (ton vii.) – Psaume LXXX, 2-3
Evangile : Marc VII, 31-37 : Et levant les yeux au ciel, il jeta un soupir, et lui dit : Éphphétha, c’est-à-dire, Ouvrez-vous.
Pendant la communion : Domine Deus virtutum – extrait du Quam dilecta, grand motet sur le psaume LXXXIII de Michel Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV et Louis XV – Tricentenaire de la mort de Michel Richard de Lalande à Saint-Eugène –
Communion – Honora Dominum (ton vi.) – Proverbes III, 9-10
Ières vêpres de la fête de saint Laurent, archidiacre de Rome & martyr. Mémoire du XIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu – Psaume 33 sur une ancienne psalmodie – IVème ton
Le Seigneur avait beaucoup parlé de périls à ses disciples, beaucoup aussi de sa passion et de sa mort : il leur avait souvent prédit qu’on les ferait mourir eux-mêmes, et leur avait enjoint bien des choses austères et difficiles. Or ces maux étaient pour la vie présente, et pour un temps déjà tout proche ; tandis qu’au contraire, ce qu’il leur annonçait d’heureux, à savoir, qu’en perdant leur vie ils sauveraient leurs âmes ; que lui-même viendrait en la gloire de son Père leur décerner des récompenses : tout cela n’était qu’en espérance et en expectative. Voulant donc affermir leur certitude au moyen de la vue, et leur montrer ce qu’est la gloire avec laquelle il doit revenir, il leur découvre et leur manifeste cette gloire, autant qu’ils sont capables de la contempler en ce monde, de manière à les empêcher, tous, et surtout Pierre, de s’attrister trop de leur mort et de celle de leur Maître. Homélie de saint Jean Chrysostome, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de la Transfiguration, au troisième nocturne.
Saint-Eugène, le dimanche 2 août 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Le pharisien & le publicain.
Le Seigneur est le Très-Haut et il regarde l’humilité. Mais les hommes hautains, – et le pharisien était l’un d’eux –, il ne les connaît que de loin. Leurs actes hautains, Dieu les connaît de loin, mais il ne méconnaît pas leur faute. Écoute encore l’humilité du publicain. Non content de se tenir à distance, il ne levait même pas les yeux vers le ciel. Afin d’être regardé, lui ne regardait pas. Il n’osait pas relever les yeux. Sa conscience l’opprimait, l’espérance le soulevait. Écoute encore : « Il se frappait la poitrine. » De lui-même, il exige un châtiment. Aussi le Seigneur épargne-t-il celui qui confesse sa faute. « Il se frappait la poitrine en disant : Mon Dieu, sois indulgent au pécheur que je suis. » Le voilà, celui qui prie ! Pourquoi t’étonner ? La faute qu’il reconnaît, Dieu, lui, ne veut plus la connaître. Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Evangile : Luc XVIII, 9-14 : Je vous déclare que celui-ci s’en retourna chez lui justifié, et non pas l’autre : car quiconque s’élève, sera abaissé ; et quiconque s’abaisse, sera élevé.
A l’élévation : O salutaris hostia sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
Pendant la communion : Panis angelicus du Vème ton – plain-chant de Langres (ex Pratique du Plain-chant ou manuel du jeune chantre, par Louis Feltz, organiste de la cathédrale de Langres, 1856)
Saint-Eugène, le dimanche 26 juillet 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Jésus pleure sur Jérusalem & chasse les marchands du temple.
Quiconque a lu l’histoire de la chute de Jérusalem survenue sous les chefs romains Vespasien et Titus, reconnaît cette ruine que le Seigneur a décrite en pleurant. N’est-ce pas les chefs romains qu’il dénonce quand il dit : « Car des jours viendront sur toi, où tes ennemis t’entoureront de tranchées » ? Et ces paroles aussi : « Ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre », témoignent du déplacement même de cette ville. Car si maintenant elle a été reconstruite en dehors de la porte, là où le Seigneur fut crucifié, c’est que la Jérusalem antérieure a été renversée de fond en comble, comme il est dit. Sermon de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.
Epître : I Corinthiens X, 6-13 : Dieu est fidèle, et il ne souffrira pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais il vous fera tirer avantage de la tentation même, afin que vous puissiez persévérer.
La Schola Sainte Cécile & la Schola Saint Roman le Mélode seront en pèlerinage dans les Pouilles du vendredi 24 juillet 2026 au mercredi 29 juillet 2026.
Samedi 25 juillet, 9h30 : messe solennelle de la fête de saint Jacques le Majeur
Missa Secunda de Hans Leo Hassler von Roseneck (1564 † 1612), organiste de la cathédrale d’Augsbourg et archimusicien de la cité de Nuremberg
Offertoire : Dum Pater familias – hymne à saint Jacques (Codex Calixtinus)
Communion : Domine Deus virtutum – Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV)
Samedi 25 juillet, 19h : premières vêpres solennelles de sainte Anne, mémoire du dimanche et de saint Jacques, suivies de la procession dans les rues de Lecce
Deus in adjutorium (Carmel de Mexico, c. 1575)
Dixit Dominus de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle
Nisi Dominus de Marc-Antoine Charpentier
Magnificat du VIIIème ton de Claudin de Sermisy (1490 † 1562), maître de la chapelle royale de France, chanoine de la Sainte Chapelle
Dimanche 26 juillet, 10h30 : messe solennelle de la fête de sainte Anne
Messe du XIème mode d’Antoine de Boësset, seigneur de Villedieu (1587 † 1643), surintendant de la musique du roi Louis XIII & maître de la musique de la Reine de France Anne d’Autriche & des Bénédictines de Montmartre
A l’offertoire : Motet Anna Mater d’Antoine de Boësset.
A l’élévation : O salutaris de la Missa de Sancta Anna de Pierre de La Rue (1460 †1518) abbé à Courtrai, chantre et compositeur de la Chapelle ducale de Bourgogne sous Maximilien, Philippe le Beau et Marguerite d’Autriche
Communion : Tantum ergo de Michel-Richard de Lalande
Sortie : Non privabit bonis – Michel-Richard de Lalande
Située sur la via Giuseppe Libertini, l’un des grands axes monumentaux du centre historique de Lecce, l’église Sainte-Anne (Chiesa di Sant’Anna) constitue l’un des témoignages les plus raffinés du baroque leccese, tout en demeurant moins connue que la célèbre basilique Sainte-Croix ou la cathédrale. Son intérêt réside précisément dans cet équilibre entre la sobriété de sa composition architecturale et la richesse décorative propre à l’école artistique de Lecce.
L’édifice fut fondé à la fin du XVIIᵉ siècle, à l’initiative de Teresa Paladini, qui exécuta les dernières volontés testamentaires de son époux, Bernardino Verardi, ancien syndic (maire) de Lecce. Leur projet ne consistait pas seulement à ériger une église, mais à créer un vaste complexe comprenant également un conservatoire destiné à accueillir de jeunes femmes de la noblesse locale — vierges, veuves ou femmes abandonnées — désireuses de mener une existence retirée, proche de la vie monastique. Les travaux commencèrent vers 1684 sous la direction de Giuseppe Zimbalo, avant d’être achevés au XVIIIᵉ siècle par Emanuele Manieri, ce qui explique la coexistence harmonieuse de deux générations du baroque salentin.
La façade est caractéristique du classicisme baroque de Lecce. Plus retenue que celle de Sainte-Croix, elle s’organise sur deux registres couronnés d’un fronton triangulaire. Son ordonnance rappelle volontairement la façade principale de la cathédrale, également attribuée à Giuseppe Zimbalo. Les niches abritent les statues de saint Pierre, saint Paul, saint Jean l’Évangéliste et, au centre de la partie supérieure, sainte Anne, mère de la Vierge Marie, entourée d’anges. L’ensemble, sculpté dans la célèbre pierre de Lecce, ce calcaire blond particulièrement tendre, permet aux artistes de déployer une ornementation d’une finesse exceptionnelle.
La sainte messe à l’église Sainte-Anne de Lece
L’intérieur adopte un plan à nef unique, baigné d’une lumière abondante grâce à de larges fenêtres latérales. Le regard est naturellement attiré vers le maître-autel, encadré de colonnes et richement décoré de sculptures dorées. Les chapelles latérales conservent plusieurs autels baroques ainsi que des peintures réalisées par des artistes locaux des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Les armes des fondateurs, Bernardino Verardi et Teresa Paladini, apparaissent à plusieurs endroits de l’édifice, rappelant le caractère profondément votif de cette fondation.
Après la suppression des communautés religieuses au XIXᵉ siècle, le conservatoire fut progressivement désaffecté et l’église connut une longue période de déclin. D’importants travaux de restauration, financés par la région des Pouilles et la municipalité de Lecce, ont permis de restituer tout son éclat à l’ensemble monumental. Depuis 2019, l’église est de nouveau ouverte au culte et accueille les célébrations selon le Missel romain de 1962, confiées à l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre, faisant de Sainte-Anne l’un des principaux lieux de la liturgie traditionnelle dans les Pouilles.
Sainte-Anne offre ainsi un remarquable condensé de l’art baroque leccese. Moins spectaculaire que les grandes basiliques de la ville, elle séduit par l’harmonie de ses proportions, la délicatesse de sa sculpture et le souvenir de sa vocation originelle : unir la beauté de l’architecture sacrée à une œuvre de charité envers les jeunes femmes de la noblesse locale. Aujourd’hui encore, son atmosphère recueillie contraste avec l’animation des rues voisines et en fait l’un des sanctuaires les plus attachants du centre historique de Lecce.
Saint-Eugène, le dimanche 19 juillet 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
L’économe infidèle.
On comprend la suite : Celui qui est fidèle pour très peu de chose, ce qui veut dire pour le plan charnel, sera fidèle aussi pour beaucoup, ce qui veut dire pour le plan spirituel. Mais celui qui est malhonnête pour très peu qui ne met pas au service de ses frères ce que Dieu a créé pour tous, celui-là sera malhonnête aussi dans le partage des richesses spirituelles, car il ne dispensera pas la doctrine selon les besoins, mais selon les personnes. « Or, dit le Seigneur, si vous ne dispensez pas bien les richesses matérielles et caduques, qui donc vous confiera les vraies et éternelles richesses de la doctrine divine ? » Homélie de saint Jérôme, prêtre, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
L’introït de la messe de ce dimanche, – Suscepimus, Deus, misericordiam tuam, in medio templi tui – Nous avons reçu, Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple -, tiré du psaume XLVII, a été ultérieurement réutilisé au VIIIème siècle pour servir également d’introït à la messe de la Purification le 2 février, lorsque cette fête fut instituée à Rome.
Par ailleurs, l’antienne de communion de ce dimanche – Gustate & videte quoniam suavis est Dominus – Goutez & voyez combien doux est le Seigneur – est tirée du psaume XXXIII. Au IVème siècle, ce psaume eucharistique par excellence était universellement chanté à la communion, tant en Orient comme en Occident, et il en subsiste des traces nombreuses dans les différents rits de toute la Chrétienté. Il est possible que l’antienne de ce jour soit un témoin pour le rit romain de cet usage primitif.
Evangile : Luc XVI, 1-9 : Et le maître loua cet économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment : car les enfants du siècle sont plus sages dans la conduite de leurs affaires, que ne le sont les enfants de lumière.
Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
IIndes vêpres du VIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
Chant d’action de grâces : Hymne Te decet hymnus – hymne de la liturgie byzantine à matines, vêpres & complies, employée par saint Benoît à la fin du troisième nocturne des dimanches dans l’office monastique (cf. Règle de saint Benoît XI, 10)