Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
Que signifie le figuier, sinon la nature humaine ? Que signifie, que montre la femme courbée, si ce n’est la même nature ? Cette nature a été, et bien plantée comme le figuier, et bien créée comme la femme : mais tombée de son plein gré dans la faute, elle ne conserve pas le fruit des soins de son maître ni l’état de rectitude. Se jetant en effet vers le péché de sa volonté, elle a perdu la droiture parce qu’elle n’a pas voulu porter les fruits de l’obéissance. Elle, créée à l’image de Dieu, en ne persistant pas dans sa dignité, a dédaigné de conserver l’état dans lequel elle avait été plantée ou créée. C’est pour la troisième fois que le maître de la vigne vient au figuier, parce qu’il a recherché le genre humain avant la loi, sous la loi, sous le règne de la grâce : en l’attendant, en l’avertissant, en le visitant. Homélie de saint Grégoire, pape, IInde leçon des vigiles nocturnes de ce samedi.
A la sainte messe :
Propre grégorien du jour
Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
Offertoire Dómine, Deus salútis meæ, chanté avec ses antiques versets
Sanctus XVIII
A l’élévation : O salutaris sur le ton de l’hymne de la Croix : Vexilla Regis prodeunt
Agnus Dei XVIII
Antienne de communion, chantée avec des versets du psaume LXXX
Si donc nous faisons des œuvres bonnes, qui répandent dans l’Église l’odeur d’une bonne réputation, que faisons-nous en ce qui concerne le corps du Seigneur, sinon de l’inonder de parfum ? Mais la femme se tint aux pieds de Jésus : nous nous mettons devant les pieds du Seigneur quand nous nous opposons à ses voies par nos péchés ; mais si nous nous convertissons après nos fautes et embrassons une pénitence sincère, alors nous nous tenons en arrière, à ses pieds, car nous voulons suivre ses pas au lieu de les arrêter. La femme arrose ses pieds de ses larmes : ce que nous faisons aussi vraiment si, par un sentiment de compassion, nous nous inclinons vers le moindre des membres du Seigneur, si nous prenons part à la souffrance de ses saints dans la tribulation ; si, leur tristesse, nous la considérons comme notre tristesse. Homélie de saint Grégoire, pape, IInde leçon des vigiles nocturnes de ce vendredi.
A la sainte messe :
Propre grégorien du jour
Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
Commémoraison de la fête de Notre Dame de la Merci
Offertoire Benedic, chanté avec ses antiques versets
Sanctus XVIII
A l’élévation : O salutaris sur le ton de l’hymne de la Croix : Vexilla Regis prodeunt
Agnus Dei XVIII
Antienne de communion, chantée avec des versets du psaume CXVIII
La semaine qui suit l’Exaltation de la Sainte Croix, l’Eglise romaine célèbre le jeûne des Quatre-Temps, lequel s’étend sur le mercredi, le vendredi et le samedi de la semaine, quatre fois dans l’année au commencement des saisons. Cette pratique, qui remonte à la plus haute antiquité, s’inspire directement de l’Ecriture : le prophète Zacharie parle ainsi du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième (= « septembre ») et du dixième (« décembre ») mois. Il est de règle que la station du mercredi des Quatre-Temps soit toujours à Rome dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure. La messe des Mercredis des Quatre-Temps comporte deux prophéties de l’Ancien Testament avant l’Evangile. Une première oraison est dite avant la première prophétie, et le chant de la collecte de la messe n’arrive qu’après le chant d’un premier graduel.
Voici comment le Sacramentaire gélasien annonçait l’arrivée des jeûnes des Quatre-Temps :
Frères très aimés, la purification annuelle du jeûne qui sanctifie le corps et l’âme nous est annoncée par le retour de ce mois salutaire. Donc, aux féries quatrième et sixième, unissons-nous d’un commun zèle pour offrir à Dieu le jeûne spirituel ; et samedi, célébrons les saintes vigiles de la piété chrétienne en l’Église du bienheureux Pierre, sur l’intercession duquel notre foi fonde son espérance. Ainsi en ces jours saints, les souillures du péché dues à la fragilité de la chair seront effacées par le jeûne et l’aumône, avec l’aide de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, étant Dieu, vit et règne avec le Père et l’Esprit-Saint dans les siècles des siècles.
A la sainte messe :
Propre grégorien du jour – mémoire de saint Thomas de Villeneuve et de saint Maurice
Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
Offertoire Meditabitur, chanté avec ses antiques versets
Sanctus XVIII
A l’élévation : O salutaris sur le ton de l’hymne de la Croix : Vexilla Regis prodeunt
Agnus Dei XVIII
Antienne de communion, chantée avec des versets du psaume LXXX
Saint-Eugène, le dimanche 16 septembre 2021, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Dimanche du plus grand commandement.
Les sadducéens acculés au silence, les pharisiens reviennent à la charge. Ils auraient dû pourtant se tenir tranquilles. Les voici qui continuent la lutte des premiers et poussent en avant le docteur de la loi. Ils n’ont nullement l’intention de s’instruire, mais ils s’affairent à tendre un piège. Ils demandent : « Quel est le premier commandement ? » Comme le premier commandement était celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu », ils proposent la question dans l’espoir que Jésus leur donnera prise en corrigeant ce commandement pour démontrer qu’il est Dieu. Que fait donc le Christ ? Il veut démasquer le motif de leur conduite : ils n’ont aucune charité, ils se rongent d’envie, ils sont captifs de la jalousie. Alors il dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. C’est là le premier, le grand commandement et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Homélie de saint Jean Chrysostome, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
Epître : Ephésiens 4, 1-6. Un Seigneur, une foi, et un baptême ; un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui étend sa providence sur tous, et qui réside en nous tous.
Prière pour la France, faux-bourdon parisien du IInd ton (d’après l’édition de 1739)
Ite missa est XI
Après le dernier Evangile : Inviolata
Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
IIndes vêpres du XVIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu avec des versets du Psaume 33 sur une ancienne psalmodie
A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)
Le saint Archange Michel arrêtant les flots de son bâton, saint Archippe debout dans une attitude de prière, les mains levés vers le Ciel d’où l’Archistratège est venu manifester la puissance et la protection de Dieu. Icône de Novgorod du XVème siècle.Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 septembre 2021 du calendrier grégorien, 6 septembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous commémorons aussi en ce jour le miracle de l’Archange Michel dans la ville de Colosses.
La ville de Colosses, honorée d’une lettre par l’Apôtre saint Paul, était l’une des villes les plus importantes de Phrygie.
Dans cette ville eut lieu les premières apparitions de l’Archange saint Michel de notre ère. Ces apparitions eurent lieu dans les premiers siècles, avant la conversion totale de l’Empire (380).
Un habitant de la ville de Laodicée de Phrygie avait une fille muette. Saint Michel lui apparut pour lui dire de faire boire à sa fille l’eau d’une source près de la ville de Colosses et la jeune fille reçut en effet sa guérison ainsi. Le père et la fille, encore païens, reçurent le saint baptême et édifièrent en reconnaissance en ce lieu une église en l’honneur de saint Michel, l’Archistratège des Armées célestes. Le lieu devint un petit centre de pèlerinage pour les chrétiens de la région, et entraînaient beaucoup de conversions, ce qui attira l’animosité grandissante des païens.
Quelques années plus tard, un ascète du nom d’Archippe vécut au service de cette église pendant 60 ans, amenant par l’exemple de sa vie de nombreux païens à la foi dans le Christ. Les païens résolurent de détruire l’église de Saint-Michel ; ils rompirent des barrages sur les rivières Lykokaperos et Kufos afin qu’une vague submerge l’église dans laquelle saint Archippe se tenait en prière. L’Archange Michel apparut près de l’église, tenant une lance, et d’un coup de celle-ci ouvrit une fosse dans un rocher de sorte que les torrents d’eau y furent détournés et se perdirent sous terre. L’endroit où les rivières se sont engouffrées a reçu le nom de « Chônae », qui signifie « plongeante », il se situe à environ 3 km au Sud de Colosses. C’est là autour de l’église de Saint-Michel que s’établirent au VIIIème siècle les habitants de la ville de Colosses, cette ville ayant été progressivement ruinée par différents tremblements de terre, et ce dès l’époque de Néron. La ville de Chônae fut un lieu de pèlerinage actif dans l’Empire byzantin, et une grande foire annuelle s’y tenait le 6 septembre pour la fête commémorant le miracle. Son évêché devint une métropole vers 950. L’empereur Manuel Ier Comnène y fait halte lors de sa campagne contre le sultanat d’Iconium en 1176 pour visiter en pèlerin l’église de Saint-Michel. Situés près des frontières, la ville et son sanctuaire de Saint-Michel furent ravagés de nombreuses fois par les Turcs dès 1070 et finirent par tomber définitivement en 1204.
Monastère Tchoudov du Kremlin de Moscou lors du couronnement de Nicolas IILe monastère Tchoudov (« du Miracle ») au Kremlin de Moscou, fondé en 1358 par le métropolite Alexis, reçut son nom de cette fête du 6 septembre. Ce monastère fut durant de longs siècles un des principaux centres intellectuels de Russie. Dans son catholicon, les membres de la famille impériale de Russie recevaient traditionnellement le saint baptême. Fermé en 1918, ce monastère fut détruit sur ordre de Staline en 1929 avec le monastère adjacent de l’Ascension et le Petit Palais de Nicolas Ier ; à leur place fut édifié le Præsidium du Soviet suprême de l’Union soviétique. Le Président Poutine a annoncé en 2014 la destruction du Præsidium du Kremlin (effectuée en 2016) et fait le vœu de la reconstruction à l’identique du monastère Tchoudov, du monastère de l’Ascension et du Petit Palais.
Après les apparitions près de Colosses de l’Archange saint Michel, celui-ci apparut ensuite plusieurs fois, en voici quelques unes : en 490, 492 et 493 (en encore en 1656) au Mont Gargan dans les Pouilles en Italie, en 590 à Rome au pape saint Grégoire le Grand sur le Château Saint-Ange, le 16 octobre 708 au Mont-Tombe (qui deviendra l’actuel Mont-Saint-Michel), au XIIème siècle lors de la libération de la ville de Saragosse des Arabes, en 1424 à sainte Jeanne d’Arc, à qui l’Archange se présente ainsi : « Je suis Michel, le protecteur de la France », le 13 octobre 1884 au pape Léon XIII qui instaura à la suite la prière à saint Michel à la fin des messes du rit romain.
Dans la liturgie byzantine, l’archange saint Michel est appelé l’archistratège, i.e. le chef des milices célestes.
Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’Archange. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche seulement.
A la divine liturgie
Tropaires des Béatitudes :6 tropaires du dimanche, ton 4, & 4 tropaires de la 3ème ode du premier canon de l’Archange, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Par divine puissance tu parcours, * illustre chef des angéliques armées : * la terre entière en délivrant du malheur ** ceux qui invoquent ton saint nom.
8. Toi le divin héraut, * l’invincible protecteur des croyants, * tu es le maître et le guide des errants, ** Archistratège tout à fait semblable à Dieu.
9. Tu es le pur miroir de la divine clarté * qui reçois très nettement * les réflexions de l’Esprit saint, ** archange Michel très-digne d’admiration.
10. Celui qui par sa volonté * créa les purs esprits immatériels, * Toute-pure, a voulu demeurer corporellement dans ton sein ** et l’Invisible s’est laissé voir dans la chair.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de l’Archange, ton 4 : Archistratège des célestes armées, * nous te prions sans cesse, indignes que nous sommes : * par tes prières couvre-nous * de l’ombre des ailes de ta gloire immatérielle * pour nous sauvegarder, nous qui nous prosternons devant toi avec ferveur et te clamons : * « Délivre-nous de tout danger, ** toi qui es le chef des puissances d’en haut. »
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de l’Archange, ton 2 : Archistratège de Dieu, * serviteur de la gloire divine, * prince des anges et guide des hommes, * demande ce qui nous est utile et la grande miséricorde, ** car tu es l’Archistratège des incorporels.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.
Prokimen Du dimanche, ton 4 : ℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24). ℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
[Autre prokimen de l’Archange, ton 4 : ℟. Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4).]
Epîtres Du dimanche :I Corinthiens (§ 166) XVI, 13-24. Faites avec amour tout ce que vous faites.
[De l’Archange :Hébreux (§ 305) II, 2–10. Car si la loi qui a été annoncée par les anges est demeurée ferme, et si tous les violements et toutes les désobéissances ont reçu la juste punition qui leur était due ; comment pourrons-nous l’éviter, si nous négligeons le véritable salut ?]
Alleluia Du dimanche, ton 4 : ℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5). ℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
[De l’Archange, ton 5 : ℣. Louez le Seigneur, tous ses Anges, louez-le, toutes ses puissances (Psaume 148, 2).]
Evangiles Du dimanche :Matthieu (§ 87) XXI, 33-42. Enfin il leur envoya son fils, disant en lui-même : Ils auront quelque respect pour mon fils.
[De l’Archange :Luc (§ 51) X, 16–21. Il leur répondit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.]
Versets de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[De l’Archange : Il rend ses Anges comme du vent, ses serviteurs comme des flammes de feu (Psaume 103, 4).] Alleluia, alleluia, alleluia.
Saint-Eugène, le mercredi 15 septembre 2021, grand’messe en rit romain traditionnel de 19h.
La dévotion aux Douleurs de la Vierge est attestée au Monastère de Schönau, en Allemagne dès l’année 1221 et fut reprise et largement propagée par l’Ordre des Servites, fondé à Florence en Toscane en 1223. L’éclosion de cette dévotion est préparée par les auteurs spirituels des XIème et XIIème siècle, en particulier saint Pierre Damien († 1072), saint Anselme († 1109), Eadmer de Cantorbéry († 1124), saint Bernard († 1153) qui tous méditent sur la souffrance de la Vierge au pied de la Croix. Voici par exemple ce qu’écrit saint Anselme :
Ta peine, Vierge sacrée, a été la plus grande qu’une pure créature ait jamais endurée ; car toutes les cruautés que nous lisons que l’on a fait subir aux martyrs, ont été légères et comme rien en comparaison de ta douleur. Elle a été si grande et si immense, qu’elle a crucifié toutes tes entrailles et a pénétré jusque dans les plus secrets replis de ton cœur. Pour moi, ma très pieuse Maîtresse, je suis persuadé que tu n’aurais jamais pu en souffrir la violence sans mourir, si l’esprit de vie de ton aimable Fils, pour lequel tu souffrais de si grands tourments, ne t’avait soutenue et fortifiée par sa puissance infinie. Saint Anselme, De l’exercice de la Vierge, I 5.
Ce courant spirituel qui médite sur les douleurs de la Vierge est illustré par l’admirable séquence Stabat Mater dolorosa, qui fut écrite par un ardent franciscain, le Frère Jacques de Benedetti de Todi (1236 † 1306), o.f.m. (Jacopone de Todi).
La méditation sur les douleurs de la Vierge s’épanouit ensuite principalement dans les Flandres et en Rhénanie au cours des XIVème et XVème siècles. La liste des sept douleurs est alors fixée vers cette époque :
Jean de Coudenberghe, curé de Saint-Sauveur de Bruges, fit placer dans son église une représentation de la Vierge avec les scènes de ces sept Douleurs, pour demander à la Mère de Dieu la cessation de la guerre civile qui ravageait les états bourguignons après la mort de Marie de Bourgogne en 1482. Une confrérie de Notre Dame des 7 Douleurs fut fondée à Bruges en 1492. Elle célébrait sa fête le dimanche dans l’octave de l’Ascension. Cette image de Bruges devait être assez semblable à celle-ci, peinte par Bernard van Orley (1491 – 1542) :
Notre Dame des 7 Douleurs par Bernard van Orley (1491 † 1542)
Une première fête de Notre Dame de Compassion, dite aussi Notre-Dame des Douleurs ou Notre-Dame de Pitié, ou encore de la Transfixion de Notre-Dame, fut instituée par le Concile de Cologne en 1423 contre les Hussites qui désolaient alors les églises et détruisaient les images saintes. Cette fête est fixée au vendredi après le dimanche de la Passion : afin – dit le Concile – d’honorer l’angoisse et la douleur qu’éprouva Marie lorsque, les bras étendus sur l’autel de la Croix, notre Rédempteur Jésus-Christ s’immola pour nous et recommanda cette Mère bénie à saint Jean (…) surtout afin que soit réprimée la perfidie des impies hérétiques Hussites. Cette fête, qui existe toujours, a été inscrite au Martyrologe Romain par le pape Sixte IV (1471-1484) et étendue à toute l’Eglise latine par le pape Benoît XIII en 1727.
Cependant les règles liturgiques austères du Carême ne permettent pas un plein épanouissement de cette célébration en tant que fête. Aussi l’Ordre des Servites commença en 1668 à célébrer une seconde fête de Notre Dame des 7 Douleurs fixée de façon mobile au IIIème dimanche de septembre, ce qui lui fut confirmé comme un privilège propre par le pape Innocent XI. Rendu à la liberté, le pape Pie VII étendit cette fête à toute l’Eglise latine le 18 septembre 1814. Conséquence du changement du Bréviaire en 1908, on décida en 1914 de libérer un dimanche en fixant cette fête désormais au 15 septembre, octave de la fête de la Nativité de la sainte Vierge et lendemain de celle de l’Exaltation de la sainte Croix.
A noter que les textes liturgiques latins des deux messes de ces deux fêtes sont substantiellement les mêmes (le Trait du Carême est simplement remplacé par l’Alleluia en septembre), la liturgie ne parlant que d’une fête de la Transfixion de la Vierge : ce terme (qui vient du latin transfigere, transpercer) rappelle la prophétie du vieillard Siméon lors de la Présentation au Temple de Jérusalem : Vois, cet enfant est fait pour la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en but à la contradiction, et toi-même, un glaive te transpercera l’âme, afin que se révèlent les pensées de bien des cœurs.
A la sainte messe :
Propre grégorien du jour
Kyrie IX – Cum jubilo
Gloria IX
Séquence Stabat Mater dolorosa – texte attribué au Frère Jacques de Benedetti de Todi (1236 † 1306), o.f.m.
Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte, s.j. (1796 † 1855), maître de chapelle et directeur de musique de la Compagnie de Jésus – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
Saint-Eugène, le mardi 14 septembre 2021, grand’messe en rit rit romain traditionnel de 19h.
Fête de l’Exaltation de la Sainte Croix
Découverte par l’impératrice sainte Hélène en 326 après des fouilles, la sainte relique de la Vraie Croix du Christ avait été partagée en trois parts par celle-ci, entre Jérusalem, Constantinople et Rome.
La part de Jérusalem avait été emporté par l’impie Chosroès II, empereur des Perses Sassanides au cours de la terrible guerre de 614 contre l’Empire, pendant laquelle ses troupes s’emparèrent de la ville sainte après un siège de 21 jours, emporté avec la complicité de la population juive. Dans un bain de sang, la ville fut pillée de ses trésors, la basilique de la Résurrection (Saint-Sépulchre) fut détruite, et de nombreuses reliques firent parties du butin perse, parmi lesquelles la relique de la Vraie Croix qui fut emportée à Séleucie-Ctésiphon (non loin de l’actuelle Bagdad), la capitale de l’Empire sassanide, avec d’autres reliques de la Passion du Christ, comme la sainte Eponge ou la sainte Lance. Les survivants du massacre de Jérusalem, dont le patriarche Zacharie, furent déportés en Mésopotamie. La prise de Jérusalem par ces païens mazdéens, soutenus par les Juifs qui préféraient les Perses aux Byzantins, causa un choc intense parmi les chrétiens.
La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut instituée dans l’Eglise universelle afin de commémorer le retour de la précieuse relique de la Vraie Croix chez les chrétiens, après la victorieuse croisade que mena l’empereur Héraclius de 624 à 631 contre les Perses.
L’éclatante victoire de Ninive que remporta l’empereur Héraclius Ier sur les troupes perses de Chosroès II le 12 décembre 627 entraîna la chute de ce souverain & la restitution de la précieuse relique par le nouveau pouvoir perse. La Vraie Croix restituée fut apportée à Constantinople, ainsi que la relique de la sainte Eponge. Les deux précieuses reliques furent exaltées devant le peuple de Constantinople le 14 septembre 629.
Les Perses occupaient toujours la Palestine, et ne se retirèrent qu’au cours de l’hiver 629-630. C’est alors qu’Héraclius, accompagné de son épouse l’impératrice Martine, partit pour Jérusalem au début de l’année 630 pour y rapporter la relique de la Vraie Croix reprise aux Perses. Il y fut accueilli le 21 mars par Modeste de Jérusalem, locum tenens du patriarcat, depuis l’exil du patriarche Zacharie. L’empereur entra dans la ville à pied, sans aucun insigne impérial, en portant lui-même la vénérable relique tout au long de la Via Dolorosa. Il fut le seul empereur qui se soit rendu à Jérusalem.
La fête de l’Exaltation de la Sainte Croix fut fixée au 14 septembre pour commémorer cet exploit. Notons que cette fête suit immédiatement la fête de la dédicace de la basilique de la Résurrection (actuel Saint-Sépulcre) – édifiée sur le Golgotha et sur le tombeau du Christ, là même où fut redécouverte la Vraie Croix par sainte Hélène. La dédicace de cette basilique constantinienne fut en effet célébrée le 13 septembre 335.
« A la vue du Christ élevé en croix, il ne faut pas, mes bien-aimés, que votre pensée s’arrête à ce seul aspect extérieur qui frappa les yeux des impies, auxquels il a été dit par Moïse : « Ta vie sera comme en suspens devant tes yeux, et tu craindras jour et nuit, et tu ne croiras pas à ta vie. » En effet, à la vue du Seigneur en Croix, les impies ne pouvaient apercevoir en lui autre chose que leur crime ; ils tremblèrent de crainte, non pas de la crainte qui justifie dans la vraie foi, mais de celle qui torture une conscience coupable. Pour nous, ayant l’intelligence éclairée par l’esprit de vérité, embrassons d’un cœur pur et libre la Croix dont la gloire resplendit au ciel et sur la terre, et appliquons toute l’attention de notre âme à pénétrer le mystère que le Seigneur, parlant de sa passion prochaine, annonçait ainsi : « C’est maintenant le jugement du monde, maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tout à moi. » Homélie de saint Léon, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.
A la sainte messe :
Kyriale selon les anciens usages parisiens médiévaux
Procession de sortie : La Croix ouvre l’entrée au trône de la gloire, cantique sur un texte de Pierre Corneille (1606 † 1684), de l’Académie française, tiré de sa traduction versifiée de l’Imitation de Jésus-Christ (livre II, chap. 12 : Du chemin royal de la sainte Croix) – mélodie de Charles Gounod – harmonisation à 4 voix Henri de Villiers
Saint-Eugène, le dimanche 12 septembre 2021, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h – messe d’adieu de M. le chanoine Guelfucci. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La guérison de l’hydropique.
Voici d’abord la guérison d’un hydropique, en qui le poids de la chair accablait l’âme et éteignait l’ardeur de l’esprit. Puis vient une leçon d’humilité, quand le Seigneur condamne ceux qui, dans le banquet nuptial, choisissent les premières places : il le fait néanmoins avec douceur, voulant qu’une bonté persuasive tempère la sévérité de la réprimande, que la raison serve à la persuasion, et que la correction réprime la convoitise. Cette leçon d’humilité est accompagnée d’une leçon de miséricorde, et les paroles du Seigneur nous prouvent que la miséricorde doit se pratiquer envers les pauvres et les faibles ; car être hospitalier pour ceux qui en récompenseront, c’est plutôt de l’avarice que de la charité. Homélie de saint Ambroise, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la messe :
Procession d’entrée : Les étendards du roi s’avancent, traduction versifiée du Vexilla Regis prodeunt – harmonisation du plain-chant traditionnel par Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
Epître : Ephésiens III, 13-21 : afin que vous puissiez comprendre, avec tous les saints, quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur ; et connaître l’amour du Christ envers nous, qui surpasse toute connaissance
Après le dernier Evangile : Cantique des Trois Enfants dans la fournaise – VIème ton (Daniel 3, 57-56 – Action de grâce après la messe) – Maxime Kovalevky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
IIndes vêpres du XVIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu avec des versets du Psaume 33 sur une ancienne psalmodie
A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
Chant d’action de grâces : In voce exultationis, VIème ton (antienne de Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème s. pour le second nocturne de la Fête-Dieu & psaume CXVI)
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 septembre 2021 du calendrier grégorien – 30 août 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.
Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la translation de Vladimir à Saint-Pétersbourg l’an 1724 des reliques du saint & grand prince Alexandre Iaroslavitch Nevski (= »de la Néva »), qui prit le nom d’Alexis lorsqu’il devint moine.
Le Prince béni Alexandre Nevsky mourut durant son retour de son voyage à Saraï auprès de la Horde d’Or où il était allé obtenir un allègement des tribus que devaient payer les principautés russes aux Mongols. Epuisé et se voyant mourir, il fit profession monastique sous le nom d’Alexis et mourut revêtu du grand habit à Gorodtsa sur la Volga, le 14 novembre 1263. Le 23 novembre 1263, sa dépouille est inhumée dans l’église cathédrale du monastère de la Nativité dans la ville de Vladimir.
Un culte local au pieux prince commença dès sa mise au tombeau, des miracles s’accomplissant auprès de celui-ci. Avant la bataille de Koulikovo (8 septembre 1380 contre les Mongols), le grand prince de Moscou et de Vladimir Dimitri Ier Donskoï, à la suite d’une vision, fit ouvrir le tombeau où l’on découvrit le corps incorrompu d’Alexandre Nevski, lequel fut placé dans une première châsse. Lors de l’incendie de la ville de Vladimir le 23 mai 1491, cette châsse souffrit les attaques du feu, mais les reliques subsistèrent.
En 1547, le pieux prince est canonisé par l’Eglise russe. Lorsqu’il fallut restaurer la châsse après les incendies de 1681 et 1689, le métropolite Hilarion de Souzdal fit placer en 1695 les reliques dans une nouvelle châsse (appelée petite châsse), garnie de sculptures et recouverte de métaux précieux.
Ouverture des reliques de saint Alexandre Nevski par les Bolcheviques en 1922 : la petite châsse de 1695
Cette châsse fut réalisée par un maître artisan de Moscou du Palais des Armures et un orfèvre de Vladimir. Elle est réalisée dans le style baroque moscovite du XVIIème siècle. La châsse est recouverte d’une grande icône en bois représentant un saint en robe monastique. C’est un grand coffre en bois sur le bord supérieur duquel est placée une plaque en argent avec cette inscription :
Dans cette châsse en argent sont placées les saintes reliques du bienheureux prince Alexandre Iaroslavitch aimant le Christ.
Les bords de la châsse sont garnis de plaques superposées de cuivre doré sur lesquelles sont ciselés des motifs floraux (tournesols, lys et tulipes). Sur les faces latérales se trouvaient cinq grands médaillons de cuivre doré, ciselés d’inscriptions sur les faits d’armes du prince et des épisodes de sa vie. Figurait également la mention de la bénédiction de la châsse par le patriarche Adrien en 1695 (ces médaillons originaux ont disparu et ont été reproduits en 1913 par S. G. Rounkevitch).
Le 30 Août 1721, Pierre Ier, après une guerre longue et épuisante contre les Suédois, conclut la Paix de Nishtad. Ce jour fut aussi décidé de transférer les reliques du saint prince Alexandre Nevsky de Vladimir jusqu’à la nouvelle capitale au nord, Saint-Pétersbourg, sur les bancs de la Neva. Pour honorer sa nouvelle capitale, le Tsar décida également la translation de Vladimir à Saint-Pétersbourg des reliques de saint Alexandre Nevski. Otées de Vladimir le 11 août 1723, les reliques furent accueillies à Shlisselburg le 20 septembre suivant et y demeurèrent jusqu’en 1724. Le 30 août 1724, elles furent placées dans la cathédrale de la Trinité de la Laure Alexandre Nevsky de Saint-Pétersbourg, où elles reposent jusqu’à présent. Un édit impérial du 2 septembre instaura la fête du 30 août pour commémorer cette translation. La rédaction de l’office fut confiée à l’Archimandrite Gabriel Buzhinsky (par la suite évêque de Ryazan, mort le 27 avril 1731).
A Saint-Pétersbourg, la petite châsse de 1695 fut placée dans un nouveau monument fastueux, appelée la grande châsse, réalisée en argent, et considérée comme l’un des chefs-d’œuvre de l’art russe au XVIIIème siècle. Décidée par l’impératrice Elisabeth, cette grande châsse, destinée à enserrer la petite châsse, est réalisée de 1746 à 1753. Ce monument somptueux pèse environ 1500 kg d’argent.
Grande châsse en argent de saint Alexandre Nevski dans la Laure de Saint-Pétersbourg : gravure du XVIIIème siècle.
Profanées par les Communistes en 1922, les châsses furent d’abord placées au Musée d’état d’histoire de la religion et de l’athéisme (ancienne Cathédrale de Kazan) puis placées au Musées de l’Ermitage. A plusieurs reprises, le pouvoir bolchevique tenta de détruire le monument pour faire fondre l’argent, mais les conservateurs de l’Ermitage réussirent adroitement à déjouer ces projets. En 1989, les reliques de saint Alexandre Nevski furent restituées à la cathédrale de la Trinité de la laure Saint-Alexandre-Nevski de Saint-Pétersbourg. Il est convenu que la grande châsse d’Elisabeth reviendra aussi à la laure Saint-Alexandre-Nevski une fois sa restauration achevée et qu’une copie de l’original aura été réalisée pour le Musée de l’Ermitage.
La Translation des reliques de saint Alexandre Nevski est la fête patronale de la cathédrale russe orthodoxe Saint-Alexandre-Nevski de Paris, sa dédicace ayant été célébrée par Mgr Léonce, le 30 août (julien soit le 12 septembre grégorien) 1861.
Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prince béni. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Prince béni. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du Prince béni.
A la divine liturgie
Tropaires des Béatitudes :6 tropaires du dimanche, ton 3, et 4 tropaires de la 3ème ode du canon du Prince béni :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire du Prince béni, ton 4 :Reconnais tes frères, nouveau Joseph, * toi qui ne règnes pas sur l’Egypte, mais au ciel avec le Christ, * bienheureux prince Alexandre, et multiplie le froment * à la prière des gens de ton pays ; * protège aussi ton héritage, le peuple chrétien, * et, dans les peines que leur inflige l’ennemi, ** viens en aide aux fils de la sainte Russie.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Prince béni, ton 4 : De même que tes lointains parents Boris & Gleb * du ciel apparurent pour t’aider * lorsque vaillamment tu combattais * contre le régent de Suède et ses guerriers, * de même encore maintenant * viens au secours de ta nation en triomphant de l’ennemi, ** qui veut asservir les fils de la sainte Russie.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.
Prokimen Du dimanche, ton 3 : ℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7). ℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2). Autre prokimen du Prince béni, ton 7 : ℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).
Epîtres Du dimanche :I Corinthiens (§ 158) XV, 1-11. Car, premièrement, je vous ai donné ce que j’avais moi-même reçu ; savoir : Que le Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures. Du Prince béni :Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2. Or ceux qui sont à Jésus-Christ, ont crucifié leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés.
Alleluia Du dimanche, ton 3 : ℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2). ℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3). Du Prince béni, ton 6 : ℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).
Evangiles Du dimanche :Matthieu (§ 79) XIX, 16-26. Et Jésus dit à ses disciples : Je vous dis en vérité, qu’il est bien difficile qu’un riche entre dans le royaume des cieux. Du Prince béni:Matthieu (§ 43) XI, 27-30. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.
Verset de communion Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. Du Prince béni : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.
Saint-Eugène, le samedi 11 septembre 2021, messe de 19h30 et Te Deum d’actions de grâces pour les huit ans de la fondation de l’association SOS Chrétiens d’Orient). Après la messe, dégustation de croissants.
Propre grégorien du jour
Kyrie IX – Cum jubilo
Gloria IX
Pendant les encensements de l’offertoire : Salve Regina cœlitum – harmonisation : Henri Adam de Villiers
Sanctus IX
A l’élévation : O salutaris hostia – plain-chant grégorien