Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du dimanche du Jugement redoutable ou de l’Apocréo (dernier jour des viandes) – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 février 2025 du calendrier grégorien – 10 février 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Ce dimanche est appelé dimanche du Jugement redoutable (о Страшном Суде) en raison du péricope de l’évangile lu ce jour (Matthieu XXV, 31-46) et correspond au dimanche de la Quinquagésime du rit romain.

L’hymnographie propre à ce dimanche traite largement de ce thème du jugement dernier ; cela a entraîné que le samedi – samedi de l’Apocréo – qui le précède soit devenu consacré à la prière pour tous les fidèles défunts dans le rit byzantin.

Ce dimanche est aussi appelé dimanche de l’Apocréo (ou de Carnaval – ce mot à la même étymologie, latine, que le mot Apocreo venant du grec : carnes levandas en latin, ce qui signifie « où l’on retire les viandes ») marque le dernier jour où les fidèles peuvent user de la viande, et ce jusqu’à Pâques. Le retranchement de la viande se faisait également à partir du dimanche de la Quinquagésime en Occident.

Plus d’informations historiques générales sur la période d’Avant-Carême.

A matines

Versets du matin, ton 2
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : ** Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Théotokion du même ton : Ton mystère très glorieux dépasse tout entendement, ô Mère de Dieu : * ta pureté demeurant scellée et ta virginité intacte, * tu t’es fait connaître véritablement Mère, en enfantant le vrai Dieu ; ** prie-le de sauver nos âmes.

Polyeleos avec le Psaume 136 Au bord des fleuves de Babylone – Tropaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 2
Après ta passion, ô Christ Dieu, * les femmes venues à ton sépulcre pour embaumer ton corps * virent les anges dans le tombeau * et furent frappés de stupeur ; * car elles entendirent d’eux cette parole : * Le Seigneur est ressuscité, ** en accordant au mon-de la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Eveille-toi, Seigneur mon Dieu, selon le précepte que Tu as prescrit, * et l’assemblée des peuples t’entourera (Psaume VII, 7).
℣. Seigneur mon Dieu, en toi j’ai mis mon espérance, sauve-moi. (Psaume VII, 8).

IInd évangile de la Résurrection : Marc (§ 70) XVI, 1-8.
Mais il leur dit : Ne craignez point : vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité ; il n’est point ici : voici le lieu où on l’avait mis.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50 « Ouvre-moi les portes de la pénitence », ton 8.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), de la Mère de Dieu (Octoèque) (2 tropaires), et du Triode (8 tropaires), œuvre de saint Théodore Studite (759 † 826), archevêque de Thessalonique. Catavasies du Triode (du Grand Canon de saint André de Crète).

Après la 3ème ode : Sédalène du Triode, ton 6 : Je pense au jour terrible et je pleure sur mes mauvaises actions ; * quelle réponse donnerai-je au Roi immortel ? * Comment aurai-je l’audace de lever les yeux sur le Juge, moi qui suis débauché ? ** Père miséricordieux, Fils unique et Esprit Saint, aie pitié de moi !
Gloire, au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Quand Tu siègeras, ô Miséricordieux, dans la vallée des larmes, * au lieu que Tu as choisi pour prononcer le juste Jugement, * ne dévoile pas mes secrets et ne me confonds pas devant les anges, ** mais épargne-moi, ô Dieu, et aie pitié de moi.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ô Mère de Dieu, pleine de bonté, espérance du monde, * j’implore ton unique et puissante protection ; * sois miséricordieuse envers ton peuple vulnérable, ô seule bénie, ** et intercède auprès du Dieu de miséricorde pour qu’Il écarte de nos âmes toute menace.

Après la 6ème ode : Kondakion du Triode, ton 1 : Lorsque Tu viendras, ô Dieu, sur la terre dans la gloire * et que trembleront toutes choses, * un fleuve de feu emportera tout devant le tribunal, * les livres seront ouverts et les secrets révélés. * Alors, délivre-moi du feu qui ne s’éteint pas ** et rends-moi digne de me tenir à ta droite, ô très juste Juge.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 2

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 2

Conclusion des matines

Télécharger le livret des matines de la résurrection du 2nd ton au format PDF
Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du samedi de tous les défunts – ton 2

Samedi de tous les défunts - office de pannychide
« Or Dieu n’est point le Dieu des morts, mais des vivants : car tous sont vivants devant lui. » (Luc XX, 38)
Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 22 février 2025 du calendrier grégorien – 13 février 2025 du calendrier julien, pannychide pour tous les défunts à 11h.

Ce samedi précède immédiatement le dimanche du Jugement redoutable (о Страшном Суде) autrement dit du Jugement dernier. C’est donc bien naturellement qu’il est devenu le principal jour de prière pour tous les parents défunts dans la tradition du rit byzantin : Вселенская родительская суббота (= Samedi de tous les parents). Il s’agit de l’avant-dernier jour où la consommation des viandes est autorisée, aussi est-il appelé aussi couramment le samedi de carnaval (= мясопустная суббота – le mot de carnaval ayant pour étymologie « carnes levandas » : le retrait des viandes).

Nous célèbrerons l’office de la pannychide (office de matines des défunts) pour tous les défunts de notre paroisse et en particulier pour notre curé le Père Jean-Louis, décédé l’an passé.

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Programme du dimanche de la Septuagésime

Saint-Eugène, le dimanche 16 février 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur la Septuagésime

> Le temps d’Avant-Carême (Septuagésime) dans les liturgies chrétiennes : antiquité & universalité
 
La Septuagésime nous prépare au Carême en nous invitant à penser à notre destinée. Ce temps d’Avant-Carême est caractérisé par la mise en place des règles liturgiques suivantes, propre à marquer la pénitence :

1. La couleur violette sert à l’office & à la messe du Temps de la Septuagésime pour tous les vêtements & ornements liturgiques.

2. L’Alleluia est supprimé depuis la fin des Ières vêpres de la Septuagésime jusqu’à la vigile pascale. A la fin des Ières vêpres de la Septuagésime, on fait l’adieu de l’Alleluia (Clausum Alleluia) : 2 chantres chantent en conclusion de ces vêpres, sur le ton de Pâques :

℣. Benedicamus Domino, alleluia, alleluia.

Et on y répond :

℟. Deo gratias, alleluia, alleluia.

Après ce renvoi, l’Alleluia qui termine chaque Deus, in adjutorium au début de tous les offices est remplacé par Laus tibi, Domine, Rex æternæ gloriæ (Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire).

A la messe, l’Alleluia qui suit le graduel est remplacé par le chant du trait le dimanche & aux jours de fête (on ne chante que le graduel seul aux messes fériales).

3. Les glorieuses hymnes que sont le Te Deum à l’office de la nuit et le Gloria in excelsis Deo à la messe sont supprimées. Elles reviendront à Pâques (et, pour le Gloria in excelsis Deo, à titre exceptionnel à la messe du Jeudi Saint). Dans le rit traditionnel, le Benedicamus Domino remplace l’Ite, missa est à la fin de la messe (la règle traditionnelle est simple & générale : on ne chante l’Ite, missa est à la messe que lorsqu’on y chante le Gloria in excelsis Deo).

4. On peut toutefois continuer à toucher l’orgue seul (jusqu’au Mercredi des Cendres).

5. Les auteurs ne s’accordent pas sur le maintien de la dalmatique du diacre et de la tunique du sous-diacre. La plupart notent qu’on continue à utiliser ces vêtements liturgiques (qui sont signes de joie), quelques uns néanmoins indiquent qu’il faut passer aux chasubles pliées, utilisées pour les jours de pénitence. Il est vrai que la rubrique du Missel (Partie I, titre 19, n°6) n’indique l’emploi des chasubles pliées pour les jours de jeûne et que le temps de la Septuagésime n’est pas jeûné (historiquement, on n’y jeûnait que le mercredi, le vendredi & le samedi comme le reste de l’année) ; la même rubrique précise l’emploi des chasubles pliées aux dimanche de Carême (qui ne sont pas jeûnés) sans faire remonter cet usage aux dimanches de Quinquagésime, Sexagésime et Septuagésime.

Au dimanche de la Septuagésime, à l’office nocturne, l’Eglise romaine démarre la lecture de la Bible dans l’ordre, en commençant par le livre de la Genèse : la création du monde et la chute d’Adam. On trouvera des allusions à ces thèmes dans diverses pièces de l’office divin et de la messe.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Trisaghion, polyphonie polonaise du XVIème siècle
  • Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
  • Kyrie XVII – Kyrie salve
  • Epître : I Corinthiens IX, 24-27 ; X, 1-5 : Ne savez-vous pas, que quand on court dans la carrière, tous courent, mais un seul remporte le prix ? Courez donc de telle sorte que vous remportiez le prix.
  • Trait : faux-bourdon du VIIIème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Evangile : Matthieu XX, 1-16 : Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers : parce qu’il y en a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Media vita, répons pour le temps de la Septuagésime, attribué à Notker le Bègue, moine de Saint-Gall († 912)
  • Sanctus XV
  • Après la Consécration : O salutaris « arménien », d’après le Vardapet Komitas (1869 † 1935), Saint Sacrifice, 1912 – adaptation Henri de Villiers
  • Agnus Dei XV
  • Pendant la communion : Cantabile – César Franck (1822 † 1890), organiste & maître de chapelle de la basilique Sainte-Clotilde
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (édition de 1739)
  • Benedicamus Domino XVII
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles

IIndes vêpres du dimanche de la Septuagésime. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum – VIème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ier ton, sur le ton de Pange lingua gloriosi prœlium certaminis
  • Chant final, d’action de grâces : Benedictus es in firmamento cœli – 4ème antienne des laudes de la Septuagésime – Ier ton

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret des du propre des IIndes vêpres et du salut du dimanche de la Septuagésime.

Dimanche de la Septuagésime - Parabole des ouvriers de la dernière heure

Programme du Dimanche du Fils prodigue – Après-fête de la Rencontre du Seigneur – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 février 2025 du calendrier grégorien – 7 février 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h45, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h.

Dimanche du ton I de l’Octoèque.

Le Dimanche du Fils prodigue est le second du cycle du Triode du Carême et, par son évangile, prépare les fidèles à la perspective du jeûne de la grande Quarantaine qui arrive. Il correspond au dimanche de la Sexagésime dans le rit romain et inaugure la semaine dite de l’apokréo ou de carnaval, dernière semaine pendant laquelle les laïcs peuvent encore consommer de la viande. Ce dimanche de l’avant-Carême est attesté au moins à partir du IXème siècle dans les évangéliaires constantinopolitains. Aux matines à partir de ce dimanche et pour les deux autres dimanches suivants de l’avant-Carême, on ajoute aux psaumes 134 & 135 du polyéleos le psaume 136 (« Au bord des fleuves de Babylone ») (ou plutôt, le chant du psaume 136, qui existait à l’origine tous les dimanches de l’année, n’a été conservé que pour ces trois dimanches).

Fête de la Rencontre du SeigneurCe dimanche se combine cette année avec l’après-fête de la Rencontre du Seigneur (Hypapante), appelée en Occident Purification de la Sainte Vierge ou « Chandeleur » (les livres liturgiques occidentaux appelaient aussi autrefois cette fête Occursum Domini. Du reste, deux pièces de la liturgie byzantine – le tropaire et le premier des apostiches idiomèles – ont été transcrites en latin au VIIIème siècle pour servir à la procession latine de la Chandeleur.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de la fête.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome :

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 1, 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode, œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) et 4 tropaires de la 1ère ode du canon de la fête (œuvre de saint Côme de Maïouma) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. L’abîme de mes transgressions me retient toujours * et la tempête de mes péchés m’engloutit ; * guide-moi vers le havre de vie, ô Christ Dieu, ** Roi de gloire, et sauve-moi.
6. J’ai fâcheusement dilapidé les richesses paternelles * et m’étant appauvri, j’ai été rempli de honte, asservi à des pensées stériles ; ** aussi je te clame : Sois compatissant, ô Ami des hommes, et sauve-moi.
7. Je suis épuisé par la privation de tous biens pour m’être écarté de toi, ô Très-bon ; * maintenant je reviens : Sois compatissant, ô Christ, ** et sauve-moi qui chante ton amour pour les hommes.
8. Toi qui as enfanté le Christ Sauveur et Maître, ô Vierge très pure, * rends-moi digne du salut, moi qui suis devenu pauvre de tous biens, ** afin que je chante tes prodiges.
9. Jadis le soleil a atteint la terre sèche apparue au fond de l’abîme ; * car l’eau s’était figée comme une muraille * de part et d’autre du peuple qui traversait la mer à pied sec * et qui chantait cette hymne digne de Dieu : ** Chantons le Seigneur, car Il s’est couvert de gloire.
10. Que les nuages répandent la pluie, * car le Christ, soleil porté sur une nuée légère, * enfant tenu dans des bras très purs, a resplendi dans le temple. * Aussi, fidèles, clamons-nous : ** Chantons le Seigneur, car Il s’est couvert de gloire.
11. Que s’affermissent les bras et les genoux fatigués de Syméon, * affaiblis par la vieillesse ; * qu’il courre droit à la rencontre du Christ. * Et nous, en chœur avec les incorporels, ** chantons le Seigneur, car Il s’est couvert de gloire.
12. Que les cieux étendus avec sagesse soient dans l’allégresse * et que la terre se réjouisse ; * car le Christ, l’Artisan, issu du sein de Dieu avant tous les siècles, * est apporté, petit enfant, à Dieu son Père, par la Vierge, sa Mère, ** car Il s’est couvert de gloire.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Je te salue, pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu : * de toi, en effet, s’est levé le soleil de justice, le Christ notre Dieu, * illuminant ceux qui sont dans les ténèbres ; * et toi, juste vieillard, * sois dans la joie, * car tu as reçu dans tes bras le libérateur de nos âmes, ** celui qui nous donne la résurrection.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Fils prodigue, ton 3 : Dans ma déraison, j’ai fui ta gloire paternelle, * par de mauvaises actions j’ai dissipé les richesses que Tu m’avais léguées. * Aussi comme le fils prodigue je te clame : * J’ai péché contre toi, Père compatissant ; * reçois-moi qui me repens ** et fais de moi l’un de tes serviteurs.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 1 : Tu as sanctifié le sein virginal par ta nativité * et Tu as béni les bras de Syméon, comme il convenait ; * Tu es venu et Tu nous as sauvés en ce jour, Christ-Dieu, * dans ses guerres, donne la paix à Ta cité * et affermis les chrétiens orthodoxes ** que Tu as aimés, Toi seul Ami des hommes.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
De la fête, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc I, 46).

Epître
Du dimanche du Fils prodique : 1 Corinthiens (§ 135) VI, 12-20.
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui réside en vous, et qui vous a été donné de Dieu, et que vous n’êtes plus à vous-mêmes ?

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
De la fête, ton 8 :
℣. Maintenant laisse s’en aller ton serviteur, Maître, selon ta parole, dans la paix. (Luc II, 29).

Evangile
Du dimanche du Fils prodique : Luc (§ 79) XV, 11-32.
Parce que mon fils que voici était mort, et il est ressuscité ; il était perdu, et il est retrouvé.

Mégalinaire à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Verset : Vierge Mère de Dieu,* espérance des chrétiens * protège, garde et sauve ** ceux qui espèrent en toi.
Hirmos : Dans l’ombre et l’écriture de la Loi, * fidèles, nous voyons le mystère préfiguré : * Tout enfant mâle * qui ouvre le sein * doit être consacré à Dieu ! * Verbe premier-né, * du Père éternel * Fils premier-né d’une Mère * inépousée, ** nous te magnifions.

Versets de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la fête : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du Vème dimanche après l’Epiphanie

Vème dimanche après l'Epiphanie : le bon grain & l'ivraieSaint-Eugène, le dimanche 9 février 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le bon grain & l’ivraie.

Tandis que les chefs de l’Église se montraient négligents ou bien, si l’on préfère, lorsque les Apôtres se furent endormis du sommeil de la mort, le diable vint et il sema ceux que le Seigneur appelle les mauvais fils. Mais qui sont-ils ? Il y a lieu de le rechercher. Des hérétiques ou bien des mauvais catholiques ? Les hérétiques peuvent bien être dits aussi de mauvais fils, car nés de la même semence de l’Évangile, et procréés au nom du Christ, ils se sont laissé détourner par des opinions erronées vers de fausses doctrines.
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du Vème dimanche après l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus – Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum – VIème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
  • Chant final, d’action de grâces : Benedictus es Domine Deus patrum nostrorum – Ier cantique des Trois Enfants dans la fournaise – plain-chant parisien du VIIème ton

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Programme du dimanche du Publicain & du Pharisien – Collège des Néomartyrs et Confesseurs de Russie – ton 8

Le Publicain & le PharisienParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 février 2025 du calendrier grégorien – 27 janvier 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. En ce jour, IVème dimanche avant le Carême, l’Eglise byzantine commence la période d’Avant-Carême et démarre l’usage du livre liturgique appelé Triode de Carême.

Ce dimanche correspond à la Septuagésime latine et n’a pas d’incidence encore sur la discipline du jeûne & de l’abstinence, mais il avertit les fidèles que le grand Carême s’approche. A matines, les stichères ordinaires du Psaume 50 changent et on chante les célèbres stichères « Ouvre-moi les portes de la pénitence » qui vont accompagner la prière des fidèles pendant tout l’Avant-Carême et tout le Grand Carême.

L’évangile de la parabole du Publicain & du Pharisien qui caractérise ce dimanche était auparavant lu dans la tradition palestinienne au IIIème dimanche de Carême.

Plus d’informations historiques générales sur la période d’Avant-Carême.

*

En ce jour également, l’Eglise russe fête tous ses Néomartyrs du XXème siècle victimes du communisme.

La persécution athée sans précédent qui s’est abattue sur l’Église de Russie après la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la célébration du Millénaire du Baptême de la Russie en 1988 n’est pas parvenue à éteindre la foi dans ce pays, mais de nombreux martyrs ont témoigné de la victoire du Christ sur la mort, sur la peur et sur le mal. Une base de données de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou a recensé 500 000 Néomartyrs & Confesseurs de la foi victimes du communisme. Parmi ceux-ci, les responsables de cette base de données ont réunis des dossiers personnels plus complets sur 35 000 individus. Si chaque année l’Eglise russe ajoute nommément à son calendrier de nombreux nouveaux saints néomartyrs, il a paru nécessaire de regrouper tous les Néomartyrs en une fête. Un nouvel office fut composé en 2002. Cette fête a été fixée au dimanche le plus proche du 25 janvier, pour la raison que c’est à cette date que fut martyrisé saint Vladimir, métropolite de Kiev, lequel fut la première victime de la persécution après la révolution d’Octobre. Le 25 janvier 1918 en effet, arrêté en pleine nuit, saint Vladimir de Kiev fut conduit hors de la Laure des Grottes de Kiev. Maltraité et injurié, il chanta et pria calmement jusqu’à son exécution, bénissant ses bourreaux avant d’être fusillé, leur disant : « Que Dieu vous pardonne ! ».

Il n’est certes pas possible d’énumérer tous les Néomartyrs, mais rappelons ici la figure de la grande-duchesse sainte Elisabeth. Élisabeth de Hesse-Darmstadt naquit le 20 octobre 1864, elle était petite-fille de la reine Victoria et la sœur aînée d’Alix de Hesse-Darmstadt, dernière tsarine de Russie. Elle fut l’épouse du grand duc Sergei Alexandrovitch, oncle du Tsar, qui mourut assassiné en 1905 dans un attentat terroriste. Elle rendit visite à l’assassin en prison pour l’exhorter au repentir et demanda sa grâce au tsar. Elle ne cessa de prier pour lui. Pendant la guerre russo-japonaise, elle se dévoua beaucoup, s’occupant des blessés et décida de se consacrer à Dieu.

Devenue veuve et animée d’un esprit d’entraide, elle quitte la cour pour fonder à Moscou le Monastère de Marthe et Marie, pour des moniales infirmières au service des pauvres et des malades. Personne au regard doux, sentant venir des moments durs pour son pays, elle encouragea les croyants à traverser ces moments terribles avec foi. Elle-même se montra une infirmière admirable, ne se ménageant jamais. Refusant d’être sauvée, elle fut arrêtée en 1918 avec deux consœurs dont sainte Barbara qui partagea son martyr. La nuit du 17 juillet 1918, elle fut jetée avec d’autres membres de la famille Romanov dans un puits des mines d’Alapaevsky profond de 60 mètres. Elle ne mourut pas de suite et on l’entendit chanter du fond du gouffre le tropaire de la Résurrection & l’hymne Acathiste. Son corps fut retrouvé intact sur un rebord à seize mètres de profondeur à côté du prince Constantinovitch dont elle avait encore pu soigner les blessures. Après un long périple par Irkoutsk, la Chine, Suez et la Palestine, ses reliques furent déposées dans l’Église du Monastère Sainte-Marie-Madeleine à Jérusalem, construit par l’empereur Alexandre III. Sainte Élisabeth est une des saintes Néomartyres les plus vénérées en Russie où son icône est partout présente.

Par la prière des saints Néomartyrs & Confesseurs, Seigneur notre Dieu, aie pitié de nous.

A matines

Versets du matin, ton 8
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire des Néomartyrs, ton 4 : Aujourd’hui, l’Eglise russe chante avec joie en chœur, * louant ses néomartyrs et confesseurs : * hiérarques et prêtres, * souverains ayant souffert la passion fermes dans la foi, * princes et princesses, * hommes vénérables et femmes, * et tous les chrétiens orthodoxes. * Après avoir donné leur vie pour la foi dans le Christ * pendant les jours de la persécution athée, * ils ont conservé la vérité par l’effusion de leur sang. * Par leur protection, O Seigneur, lent à la colère, * préserve notre pays dans l’orthodoxie ** jusqu’à la fin des temps.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion du même ton : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Polyeleos.
Mégalynaire des Néomartyrs : Nous vous magnifions, saints Néomartyrs et Confesseurs de Russie, et nous vénérons vos vénérables souffrances, que vous avez endurées pour le Christ.

Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 8
Les femmes myrrhophores se tenant près du tombeau du Donateur de vie, * cherchaient parmi les morts le Maître immortel ; * ayant reçu de l’ange la bonne et joyeuse nouvelle, * elles annoncèrent aux apôtres : le Seigneur est ressuscité, ** accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Le Seigneur régnera pour les siècles ; * Il est ton Dieu, ô Sion, d’âge en âge (Psaume 145, 10).
℣. Loue le Seigneur, ô mon âme ! * Je louerai le Seigneur toute ma vie, je chanterai mon Dieu tant que je serai. (Psaume 145, 2).

XIer évangile de la Résurrection : Jean (§ 67) XXI, 15-25.
Jésus lui dit : Paissez mes agneaux.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50 « Ouvre-moi les portes de la pénitence », ton 8.

Canon

Canon du dimanche, ton 8 (4 tropaires), de la Mère de Dieu (Octoèque) (2 tropaires), du Triode (4 tropaires) et des Néomartyrs (4 tropaires). Catavasies de la Rencontre, ton 3.

Après la 3ème ode : Kondakion des Néomartyrs, ton 3 : Aujourd’hui, les Néomartyrs de Russie, * parviennent drapés de blanc devant l’Agneau de Dieu : * et chantent à Dieu le cantique victorieux des Anges : * bénédiction, gloire, sagesse, * louange, honneur, * puissance et force * à notre Dieu ** pour les siècles des siècles. Amen.

Après la 6ème ode : Kondakion du Triode, ton 4 : Du pharisien fuyons la jactance, * du Publicain apprenons l’humilité * et gémissons sur nos péchés * en disant au Sauveur : ** pardonne-nous, Seigneur, qui seul es indulgent.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 8

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 8

Conclusion des matines

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Programme de la fête de la Purification de la Sainte Vierge au Temple en rit dominicain (Chandeleur)

Procession de la Chandeleur (2 février)Saint-Eugène, le dimanche 2 février 2025, procession & messe solennelle de 11h célébrées en rit dominicain par le R. P. Augustin-Marie Aubry, supérieur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, prieur du couvent Saint-Thomas d’Aquin de Chéméré-le-Roi. Secondes vêpres à 17h45.

> Catéchisme sur la fête de la Purification

Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.
Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la fête de la Purification. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Ave verum Corpus – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362) – VIème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave plena gratia – au propre de Paris
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
  • Cantique final d’action de grâces : Lumen ad revelationem gentium & Cantique de Siméon – Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – VIIIème

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Programme du XXXIIème dimanche après la Pentecôte – Saint Euthyme le Grand – ton 7

Saint Euthyme le GrandParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 février 2025 du calendrier grégorien – 20 janvier 2025 du calendrier julien, office de matines de la Résurrection à 9h.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre vénérable Euthyme le Grand.

Euthyme naquit en 377 à Mélitène, en Petite Arménie de Cappadoce (l’actuelle Malatya en Turquie orientale, possession romaine depuis 75 avant J.C., à ne pas confondre avec la Petite Arménie médiévale de Cilicie). Le mariage de ses parents Paul et Denise était stérile ; ils supplièrent saint Polyeucte, le fameux martyr de Mélitène, afin d’avoir un enfant. Alors qu’ils priaient à l’église une nuit, ils entendirent tous deux une voix leur disant :

« Prenez courage, Dieu vous donnera un fils que vous nommerez Euthyme, pour marque de la douceur de son esprit & de la tranquillité de son âme : toute sa vie répondra à un nom si favorable, & Dieu au temps de sa naissance rendra la paix à son Eglise ».

Euthyme naquit au moment où s’achevait la persécution des catholiques par la mort de l’empereur arien Valens (9 août 378).

Orphelin de père à trois ans, son oncle Eudoxe se chargea de son éducation. Comme Eudoxe assistait Otrée, évêque de Mélitène dans les fonctions de sa charge, il le lui confia pour le service de l’autel. L’évêque le reçut en prophétisant : « Vraiment le Saint-Esprit reposera sur cet enfant », puis le baptisa, le tonsura et le mit au nombre des lecteurs de son Eglise, tandis que sa mère Denise devenait diaconesse.

Il reçut l’ordination presbytérale à dix-neuf ans après avoir suivi les enseignements d’Acace & de Synodius, puis fut chargé de diriger & d’organiser les premiers monastères de religieux & de solitaires qui s’étaient établis dans le diocèse de Mélitène. Il passait du temps en retraite (notamment pendant le carême) au monastère de Saint-Polyeucte et au monastère des Trente-Trois Martyrs d’Arménie.

Saint Euthyme le GrandIl partit en 406 en pélerinage pour Jérusalem visiter les Lieux Saints et suivre l’enseignement des Pères du désert. Il s’installa près de la laure de Pharan qui avait été fondée en 330 par saint Chariton, à 10 km au Nord de Jérusalem. Il s’y lia d’amitié avec le moine saint Théoctiste (fêté le 3 septembre), originaire lui aussi de Cappadoce. Pour gagner sa vie, il fabriquait des paniers et s’efforçait de vaincre ses passions en veillant et jeûnant régulièrement. Puis les deux amis s’installèrent en Judée sur la route de Jéricho dans le désert de Koutila (Wadi Dabor), près de la Mer Morte, où beaucoup de disciples vinrent les rejoindre. Théoctiste devint leur higoumène et organisa leur vie cénobitique (cette laure porta ensuite le nom de monastère de Saint-Théoctiste), tandis qu’Euthyme choisissait de garder la vie érémitique à proximité du nouveau monastère, qu’il rejoignait régulièrement afin d’instruire les nouveaux postulants. Il n’exigeait pas d’eux de pénitences extravagantes, mais leur demandait la fidélité de résidence, le détachement des biens terrestres, la confiance envers la Providence, l’habitude des travaux manuels en reversant aux pauvres le superflu, l’interdiction des femmes dans l’enceinte de la laure, et surtout l’humilité et la charité. Le succès de ce monastère fut tel que de nombreuses fondations essaimèrent rapidement dans toute la Palestine.

Saint Euthyme accomplit dans ce désert de nombreuses guérisons ; il guérit en particulier d’une hémiplégie le fils d’un Arabe bédouin païen du nom d’Aspebet qui demanda ensuite avec sa tribu le baptême. Celui-ci prit alors le nom de Pierre et répandit la nouvelle dans toute la Palestine. Certains membres de la tribu bédouine devinrent des disciples de saint Euthyme et par la suite l’un d’eux devint le successeur de saint Théoctiste.

L’afflux de fidèles et de malades l’obligea à se retirer dans le désert de Ziphon où il créa des églises et convertit des hérétiques qui niaient les sacrements et la hiérarchie ecclésiale, ne se fiant qu’à la prière personnelle. D’autres guérisons le rendirent à nouveau célèbre dans cette région, et il se résolut à retourner à proximité de son ancienne laure dirigée par saint Théoctiste, qu’il rejoignait pour les vigiles du samedi et la liturgie du dimanche.

D’autres disciples (dont saint Sabbas le Sanctifié, fêté le 5 décembre) se pressaient auprès de lui, et Euthyme accepta avec humilité de les enseigner, créant une nouvelle laure semblable à celle de Pharan ou de celle de Saint-Théoctiste, qui fut connue par la suite sous le nom de monastère Saint-Euthyme, situé à Khan Al Akhmar aujourd’hui Mishor Adumim.

Saint Euthyme le GrandSaint Euthyme remit sur le droit chemin de l’orthodoxie l’impératrice Eudoxie, veuve de l’empereur byzantin Théodose II, qui demeurait en Palestine. Doutant de sa foi, elle avait envoyé des émissaires à Antioche auprès de saint Siméon le Stylite qui lui rétorqua : « Pourquoi cherches-tu une eau lointaine, alors que tu as une source près de toi ? Suis les enseignements d’Euthyme et tu seras sauve. » Saint Euthyme lui enjoignit de se conformer aux canons du concile de Chalcédoine (451). L’impératrice se fit construire une tour près de la laure et couvrit la Palestine de pieuses fondations.

Ayant été averti trois jours avant de sa mort prochaine par Dieu, Euthyme réunit ses frères pour les en avertir, les exhorter à l’observance de leur règle monastique et à la pratique de la charité & de l’humilité. Puis il leur demanda qui ils désiraient avoir pour supérieur ; à quoi il répondirent d’une seule voix Domitien (l’un des proches disciples de saint Euthyme). « Cela ne se peut, répartit le saint, car il ne me survivra que de sept jours ». Les frères le prièrent donc de leur donner Elie comme successeur, qui était économe d’un des monastères fondés par saint Euthyme. Le saint conclut en disant : « Si je trouve grâce devant Dieu, la première chose que je lui demanderai sera que son Saint-Esprit demeure toujours avec vous & avec tous ceux qui vous succèderont ». Saint Euthyme mourut trois jours après, le 20 janvier 472, étant âgé d’environ 94 ans. Il avait passé 68 années de sa vie dans la solitude monastique. A sa mort, une multitude accourut de toute la Palestine, au point qu’Anastase, patriarche de Jérusalem, dut recourir à la force armée afin de pouvoir accomplir les cérémonies des funérailles du saint moine. Sept jours après, Euthyme apparut à son disciple Domitien avec un visage radieux, lui disant : « Venez jouir de la gloire qui vous est préparée, car Dieu veut que nous demeurions ensemble ». Ayant prévenu toute la communauté de cette vision, Domitien s’éteint peu après avec la consolation de l’espérance des biens éternels.

Non seulement saint Euthyme le Grand fut l’un des plus marquants organisateurs de la vie monastique en Palestine, mais il organisa aussi la structure des saints offices chantés par les moines. Ses règlements furent appliqués par la suite au fameux monastère palestinien de Saint-Sabbas ; de là ils passèrent par la suite au monastère constantinopolitain du Studion, lequel diffusa les usages liturgiques palestiniens dans le monde byzantin. Aussi est-ce à bon droit qu’on peut le considérer comme l’un des pères du rit byzantin, lequel a largement repris les usages des monastères palestiniens pour la structure de l’office divin.

Saint Euthyme le Grand convertissait beaucoup d’âmes par sa douceur et sa charité. Il disait : « Toute vertu se fortifie par la charité et l’humilité ; mais la charité l’emporte avec l’aide de l’expérience, du temps et de la grâce. C’est par charité que le Verbe de Dieu s’est humilié en se faisant pareil à nous. »

Saint Euthyme est fêté également au 20 janvier dans le Martyrologe romain, voici sa notice :

En Palestine, l’anniversaire de saint Euthyme, abbé ; célèbre par son zèle pour la discipline catholique et par l’éclat de ses miracles, il fut, au temps de l’empereur Marcien, une des gloires de l’Eglise.

*

Ce dimanche est aussi le dimanche où se lit à la divine liturgie l’évangile de Zachée, puisque c’est le dernier dimanche après la Pentecôte, avant que ne débute la période du Triode (et de l’Avant-Carême en particulier, qui démarre dans une semaine).

A matines

Versets du matin, ton 6
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde ! (deux fois)
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 4 : Réjouis-toi, stérile désert, * rayonne d’allégresse, toi qui n’as pas connu les douleurs, * car l’homme des désirs spirituels * a multiplié tes enfants, * les faisant croître dans la foi, * les nourrissant de tempérance pour la perfection des vertus. * Christ Dieu, par ses prières ** pacifie notre vie.
4. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
5. Théotokion du même ton : Le mystère caché depuis les siècles et inconnu des Anges * par toi est apparu aux hommes, ô Mère de Dieu ; * Dieu s’est incarné par une union sans confusion * et il a volontairement accepté la Croix pour nous ; * par elle ayant ressuscité le premier homme, ** Il a sauvé nos âmes de la mort.

Polyeleos. Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5

Hypakoï du dimanche, ton 7
Toi qui a pris notre aspect * et enduré la croix dans ton corps, * sauve-moi par ta résurrection, ô Christ-Dieu ** car Tu es l’ami des hommes.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Lève-toi, Seigneur mon Dieu, que ta main soit exaltée, * n’oublie pas tes pauvres à jamais (Psaume IX, 33).
℣. Je te confesserai, Seigneur, de tout mon cœur, je raconterai toutes tes merveilles (Psaume IX, 2).

Xer évangile de la Résurrection : Jean (§ 66) XX1, 1-14.
Alors le disciple que Jésus aimait, dit à Pierre : C’est le Seigneur. Et Simon-Pierre ayant appris que c’était le Seigneur, mit son habit (car il était nu), et il se jeta dans la mer.

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires) et du Vénérable Père (8 tropaires) : le premier (ton 4), œuvre de Jean Damascène, avec l’acrostiche (y compris dans les hirmi) : Euthyme, tu rendis les mortels fortunés, le second (ton 8), œuvre de Théophane, avec l’acrostiche : Par tes prières, Bienheureux, donne-moi la clarté, œuvre du hiéromoine Denis Guillaume. Catavasies de la Rencontre, ton 3.

Après la 3ème ode : Kondakion du vénérable Père, ton 8 : En ton auguste naissance la création trouva la joie, * en ta divine mémoire elle évoque le bonheur, vénérable Père, * de tes miracles nombreux * auxquels nous te prions de nous faire participer d’abondante façon ** en purifiant la souillure de nos péchés afin que nous chantions : Alleluia !

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

A la 9ème ode : chant du Magnificat.

Les Laudes, ton 7

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (impair), ton 7

Conclusion des matines

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Programme du IIIème dimanche après l’Epiphanie

3ème dimanche après l'Epiphanie - guérison de l'esclave du centurionSaint-Eugène, le dimanche 26 janvier 2025, grand’messe de 11h.

La guérison du lépreux et celle du serviteur du centurion – Domine non sum dignus.

Après le premier miracle, aux noces de Cana, l’évangile de ce jour nous montre la manifestation de la puissance de Dieu à l’œuvre au travers des deux premières guérisons effectuées par le Christ au début de sa vie publique. Ce déploiement de la puissance divine, prolongement logique de la manifestation divine fêtée à l’Epiphanie – est chanté par les textes de la messe, en particulier par l’offertoire, tiré du psaume CXVII :

Déxtera Dómini * fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me : non móriar, sed vivam, et narrábo ópera Dómini.
La dextre du Seigneur a fait éclater sa puissance, la dextre du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai pas mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.

La guérison du serviteur du centurion de Capharnaüm constitue aussi le prémice symbolique de la vocation des gentils, d’Orient et d’Occident, au salut, comme l’annonce Notre Seigneur lui-même dès ce passage. L’humble confession de foi du centurion a été reprise dans la liturgie romaine, et nous faisons nôtres ses paroles avant que de communier au Verbe de vie :
Dómine, non sum dignus, ut intres sub tectum meum : sed tantum dic verbo, et sanábitur ánima mea.
Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dit seulement une parole, et mon âme sera guérie.

Tandis qu’il descend de la montagne, les foules vont au devant du Seigneur ; car elles n’ont pu gravir les sommets. Et le premier qui vient à sa rencontre est un lépreux : à cause de sa lèpre il ne pouvait entendre le si long discours prononcé par le Sauveur sur la montagne. Il faut noter qu’il est le premier cas spécial de guérison : le second rang revient au serviteur du centurion, le troisième à la belle-mère de Pierre accablée par la fièvre à Capharnaüm, le quatrième aux possédés du démon qui sont présentés au Seigneur et dont les esprits sont chassés par sa parole lorsqu’il guérit aussi tous les malheureux.
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IIIème dimanche après l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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