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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

François Cosset – Missa Exsultate Deo (1659)

Missa Exsultate Deo de François Cosset - Frontispice de l'édition de 1659 par BallardFrançois Cosset (c. 1600 † c. 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Reims.
Missa Exsultate Deo.
Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet).
2 Domine, salvum fac Regem ajoutés à la Missa Exsultate Deo de François Cosset.
4 voix mixtes (SATB).
20 pages – La mineur.

La biographie de François Cosset (le t final de son nom était vraisemblablement prononcé car on trouve la graphie Cossette ou Cozette) comporte de nombreuses zones d’ombre. En voici cependant les principaux faits connus. Probablement rémois d’orgine, François Cosset prend la direction de la musique de Notre-Dame de Paris à la mort de Jean Veillot en 1643, mais dû démissionner de ce poste prestigieux en 1646, ayant fortement déplu à la reine Anne d’Autriche à la suite d’une exécution malheureuse d’un Te Deum. Il retourne diriger la psallette de la cathédrale de Reims (au moins à partir de 1650), avant de prendre celle de la cathédrale d’Amiens après 1659. En 1664, on le retrouve une dernière fois se consacrant à la composition pour la psallette de Saint-Quentin.

La première édition chez Ballard des différentes Messes de Cosset semble dater de 1649, même si nous ne possédons plus, datée de cette année, que la Missa Gaudeamus omnes, éditée sur ce site ; les autres messes de Cosset ne nous sont connues que par des rééditions ultérieurs de la Maison Ballard. Ainsi la plus ancienne édition qui nous soit parvenue d’Exsultate Deo fut publiée en 1659 (il s’agit probablement de la seconde édition). On signale une troisième édition (perdue) en 1682, une quatrième édition en 1687 et une « nova editio » par Jean-Baptiste Christophe Ballard en 1729. Quoiqu’il en soit, une délibération du chapitre de la Collégiale Notre-Dame de Beaune d’octobre 1650 montre le paiement de cette messe avec d’autres de Cosset, d’où l’on déduit que celles-ci étaient déjà éditées à cette date.

La musique de Cosset, en dépit de sa disgrâce parisienne de 1643, connut néanmoins un succès certain. Les messes de Cosset (on en connait huit, l’une est perdue) étaient fort goûtées de Louis XIV. On sait par Brossard que l’une d’entre elles – la missa Gaudeamus omnes – était la messe préférée du roi, qui la demandait souvent. Les manuscrits musicaux de Sébastien de Brossard contiennent les messes de Cosset et conservent du reste les traces des exécutions qu’il dirigea probablement à Meaux : il y ajoute une basse continue, voire des parties instrumentales tissées à partir des parties vocales écrites par Cosset, selon une pratique courante à l’époque. Sébastien de Brossard a également ajouté des Domine salvum fac Regem écrits pour les messes de Cosset. Nous avons mis à la suite de notre édition les deux qu’il a composés pour Exsultate Deo (avec un texte adapté à l’exécution liturgique actuelle).

La messe Exsultate Deo témoigne à la fois de la permanence en France du style de la messe polyphonique a capella issue de l’école franco-flamande de la Renaissance, mais aussi des mutations stylistiques qui y sont apportées au cours du XVIIème siècle : un contrepoint moins sévère et moins fleuri disparait devant langage harmonique plus moderne et rendant le texte sacré plus perceptible, selon les demandes du Concile de Trente.

Les premières mesures de cette partition :

Kyrie de la messe Exsultate Deo de François Cosset

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Padre Martini – Dextera Domini

Padre Giovanni Baptista Martini (1706 † 1784), o.f.m.
Dextera Domini – Offertoire des dimanches après l’Epiphanie et du Jeudi Saint.
4 voix mixtes (SATB).
4 pages – Mi mineur.

Ce motet du fameux franciscain musicien de Bologne correspond à l’offertoire qui est chanté les 3ème, 4ème, 5ème & 6ème dimanches après l’Epiphanie, le mardi de la IIIème semaine de Carême, ainsi qu’à celui de la messe du Jeudi Saint. Il pourra alterner avec le plain-chant grégorien de cet offertoire.

En voici le texte latin & la traduction :

Déxtera Dómini * fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me : non móriar, sed vivam, et narrábo ópera Dómini. La dextre du Seigneur a fait éclater sa puissance, la dextre du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai pas mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.

Les premières mesures de cette partition :
Padre Martini - Dextera Domini

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V. Krupitskiy (d’après) – Super flumina Babylonis

V. Krupitskiy (d’après) .
Super flumina Babylonis – « Pour le départ de l’Alleluia ».
4 voix mixtes (SATB).
5 pages.

Ce psaume 136 a été adapté du slavon au latin. Dans l’Eglise russe, c’est l’une des mises en musique utilisée pour ce psaume aux matines du temps d’Avant-Carême.

En voici le texte & la traduction :

Super flúmina Babylónis, illic sédimus et flévimus : * cum recordarémur Sion : Alleluia. Au bord des fleuves de Babylone, là nous étions aussi & pleurions, nous souvenant de Sion. Alléluia.
In salícibus in médio ejus, * suspéndimus órgana nostra. Alleluia. Aux saules qui sont en son milieu, nous avions suspendu nos instruments. Alléluia.
Quia illic interrogavérunt nos, qui captívos duxérunt nos, * verba cantiónum : ** Et qui abduxérunt nos : * Hymnum cantáte nobis de cánticis Sion. Alleluia. Parce qu’ils nous demandaient des cantiques, ceux qui nous avaient conduits captifs ; et ceux qui nous avaient enlevés disaient : chantez-nous quelque cantique de Sion. Alléluia.
Quómodo cantábimus cánticum Dómini * in terra aliéna ? Alleluia. Comment chanterions-nous un cantique au Seigneur en une terre étrangère ? Alléluia.
Si oblítus fúero tui, Jerúsalem, * oblivióni detur déxtera mea. Alleluia. Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite soit mise en oubli. Alléluia.
Adhæreat lingua mea fáucibus meis, * si non memínero tui : Si non proposúero Jerúsalem, * in princípio lætítiæ meæ. Alleluia. Que ma langue soit attachée à mon gosier, si je ne me souviens plus de toi, si je ne me propose plus Jérusalem comme le principe de ma joie. Alléluia.
Memor esto, Dómine, filiórum Edom, * in die Jerúsalem : ** Qui dicunt: Exinaníte, exinaníte * usque ad fundaméntum in ea. Alleluia. Souviens-toi, Seigneur, des fils d’Edom, au jour de Jérusalem, lorsqu’ils disaient : « Exterminez, exterminez jusqu’à ses fondements ! » Alléluia.
Fília Babylónis mísera : * beátus, qui retríbuet tibi retributiónem tuam, quam retribuísti nobis. Alleluia. Fille de Babylone, misérable, bienheureux celui qui te rétribuera de la rétribution dont tu nous as rétribués. Alléluia.
Beátus, qui tenébit, * et allídet párvulos tuos ad petram. Alleluia. Bienheureux celui qui saisira & fracassera tes petits enfants contre la pierre. Alléluia.

Les premières mesures de cette partition :
Krupitskiy - Super flumina Babylonis

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Guillaume-Gabriel Nivers, Ecce venimus adorare – Motet de la Feste de l’Epiphanie

Guillaume-Gabriel Nivers (c. 1632 † 1714), organiste de Saint-Sulpice, maître de musique de la Maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr.
Ecce venimus adorare – « Motet de la Feste de l’Epiphanie ».
2 voix égales (SA) et basse continue.
1 page.

Ce petit motet pour la fête de l’Epiphanie a été écrit par Nivers à l’attention des damoiselles de la Maison royale d’éducation de Saint-Cyr, fondée par Madame de Maintenon.

En voici le texte & la traduction :

Ecce vénimus adoráre
Regem regum,
in Oriénte stellam vídimus ;
Voici que nous venons adorer
le Roi des rois.
Nous avons vu l’étoile en Orient.
℟.  O lux, o lux miránda cœléstibus !
Perge, perge, duc nos ad præsepe.
O lumière admirable dans les cieux
Continue ! Conduis-nous vers la crèche.
Et tu Béthleem terra Juda,
non es mínima,
ex te Salvátor noster éxiit ;
Et toi Bethléem, terre de Juda,
Tu n’est pas la plus petite,
Car de toi sort notre Sauveur.

Les premières mesures de cette partition :

Guillaume-Gabriel Nivers - Ecce venimus adorare - Motet de la Feste de l’Epiphanie

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Henri de Villiers (harm.) – Silence ciel, silence terre !

Henri A. de Villiers .
Silence ciel, silence terre ! Noël de Normandie du XVIIIème siècle. Texte attribué à l’Abbé Simon-Joseph Pellegrin (1663 + 1745).
4 voix mixtes (SATB), 2 dessus instrumentaux et basse continue.
6 pages.

Ce noël normand du XVIIIème passe pour avoir reçu son texte actuellement en usage du fameux Abbé Pellegrin, librettiste de Rameau et auteur de nombreux textes sur les mélodies de noëls anciens qu’il remettait au goût du jour. Ce texte est en tout cas une vraie réussite, en voici les 8 strophes :

1. Silence, ciel ! Silence terre !
Demeurez dans l’étonnement ;
Un Dieu pour nous se fait enfant :
L’amour vainqueur en ce mystère
Le captive aujourd’hui,
Tandis que toute la terre est à lui.

2. Disparaissez, ombres, figures,
Faites place à la vérité :
De notre Dieu l’humanité
Vient accomplir les Ecritures.
Il naît pauvre aujourd’hui,
Tandis que toute la terre est à lui.

3. A minuit, une Vierge mère
Produit cet astre lumineux :
A ce moment miraculeux,
Nous appelons Dieu notre frère.
Qui croirait aujourd’hui
Hélas ! que toute la terre est à lui ?

4. Il a pour palais une étable,
Pour courtisans deux animaux,
Pour lit la paille et les roseaux ;
Et c’est cet état lamentable
Qu’il choisit aujourd’hui,
Tandis que toute la terre est à lui.

5. Glaçons, frimas, saison cruelle,
Suspendez donc votre rigueur ;
Vous faites souffrir votre auteur,
Qui veut, de sa gloire éternelle,
S’abaisser aujourd’hui,
Tandis que toute la terre est à lui.

6. Venez pasteurs, en diligence,
Adorez votre Dieu Sauveur ;
Il est jaloux de votre cœur,
Il vous donne la préférence
Sur les rois aujourd’hui,
Tandis que toute la terre est à lui.

7. Et nous aussi, pleins d’allégresse,
Volons au berceau de Jésus,
Mettre à ses pieds tous les tributs
De l’amour et de la tendresse ;
Tous ensemble aujourd’hui
Chantons que toute la terre est à lui.

8. Noël, Noël, en cette fête,
Noël, Noël, avec ardeur
Noël, Noël, au Dieu Sauveur
Faisons de nos cœurs sa conquête.
Chantons tous aujourd’hui
Noël par toute la terre,
Car toute la terre est à lui.

Les premières mesures de cette partition :

Silence ciel, silence terre - Noël de Normandie

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Henri de Villiers – O salutaris Hostia sur le vieux noël « A la venue de Noël »

Henri de Villiers.
O salutaris Hostia sur le vieux noël « A la venue de Noël ».
4 voix mixtes (SATB), 1 dessus instrumental & basse continue.
5 pages.

Réemployant le thème du vieux noël « A la venue de Noël » voici un O salutaris pour le temps de la Nativité et de l’Epiphanie.

Les partitions comprennent le conducteur, la partie du chœur, le dessus instrumental (flûte, violon ou hautbois), la basse continue (violoncelle, basson, flûte basse, etc…), en deux tonalités : ut mineur & si bémol mineur.

Les premières mesures du conducteur :

O salutaris sur A la venue de Noël - Conducteur

O salutáris Hóstia,
Quæ cœli pandis óstium :
Bella premunt hostília,
Da robur, fer auxílium.
Ô victime salutaire,
Qui nous ouvres la porte du ciel,
L’ennemi nous livre la guerre,
Donne-nous force, porte-nous secours.
O vere digna Hóstia,
Spes única fidélium :
In te confídit Fráncia,
Da pacem, serva lílium.
Ô vraiment digne Hostie
Unique espoir des fidèles,
En toi se confie la France,
Donne-lui la paix, conserve le lys.
Uni trinóque Dómino
Sit sempitérna glória :
Qui vitam sine término
Nobis donet in pátria. Amen.
Au Seigneur un et trine
Soit la gloire sempiternelle ;
Qu’il nous donne dans la patrie
La vie qui n’aura point de terme. Amen.

Les premières mesures de la partie de chœur :

O salutaris sur A la venue de Noël - Choeur

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O salutaris sur A la venue de Noël – Conducteur
O salutaris sur A la venue de Noël – Conducteur-1
O salutaris sur A la venue de Noël – Choeur
O salutaris sur A la venue de Noël – Choeur-1
O salutaris sur A la venue de Noël – dessus instrumental
O salutaris sur A la venue de Noël – dessus instrumental-1
O salutaris sur A la venue de Noël – basse continue
O salutaris sur A la venue de Noël – basse continue-1
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Palestrina – Alma Redemptoris Mater

Giovanni Pierluigi da Palestrina (c. 1525 † 1594), maître de la chapelle papale de Saint-Pierre du Vatican, de Saint-Jean de Latran & de Sainte-Marie-Majeure.
Alma Redemptoris Mater.
4 voix mixtes.
4 pages – Ré Majeur.

L’Alma Redemptoris Mater, l’une des quatre grandes antiennes mariales, est utilisée par le rit romain pour chanter la Sainte Vierge à la fin des offices, depuis les 1ères vêpres de l’Avent incluses jusqu’aux secondes vêpres de la Purification (2 février) incluses.

Alma Redemptóris Mater quae pérvia cœli porta manes, et stella maris, succúrre cadénti, súrgere qui curat, pópulo: tu quæ genuísti, natura miránte, tuum sanctum Genitórem, Virgo prius ac postérius, Gabriélis ab ore Sumens illud Ave, peccatórum miserére.

Sainte Mère du Rédempteur, Porte du ciel toujours ouverte & Étoile de la mer, secoure ce peuple qui tombe, mais cherche à se relever. À l’étonnement de la nature entière, tu as mis au monde le Dieu saint ; Vierge avant & après l’enfantement, accueille cet Ave dont Gabriel te saluait, aie pitié les pécheurs.

Les premières mesures de cette partition :
Palestrina - Alma Redemptoris Mater à 4 voix

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Cette belle mise en musique de Palestrina utilise le thème du plain-chant à la voix supérieure. Vous pouvez écouter un enregistrement de cette partition en vidéo sur YouTube (The Tallis Scholars sous la direction de Peter Phillips – enregistrement de février 1994 en la Basilique Sainte-Marie-Majeure, Rome) :

Nicolas-Mammès Couturier – Chœur : Dans le ciel à jamais, Jeanne est triomphante

Chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres.
Dans le ciel à jamais, Jeanne est triomphante.
4 voix mixtes (SATB).
1 page – Si bémol Majeur.

Ce chœur est extrait de la Cantate de Jeanne d’Arc, l’une des grandes cantates composées par le chanoine Nicolas Mammès Couturier (1840 † 1911) et dont il constitue le premier chœur.

℟. Dans le ciel à jamais, Jeanne est triomphante.
Jeanne a paru, désormais notre histoire
Porte un titre de gloire
Que rien ne pourrait effacer
Et qu’une enfant d’un geste vint tracer.
Jeanne a lutté,
Dans la joie immuable
Rayonne son âme innocente.
O gloire incomparable,
dans le ciel à jamais,
Jeanne est triomphante.

Le chanoine Nicolas-Mammès Couturier, ordonné prêtre en 1865 est une figure importante de l’histoire de la cathédrale de Langres, dont il fut le maître de chapelle jusqu’à sa mort en 1911. Il prend ses fonctions à un moment où la musique sacrée connaît un renouveau dans l’Église catholique, et il contribua à faire de la cathédrale de Langres un phare de ce renouveau.

A sa mort, le chanoine Couturier laisse derrière lui un très grand nombre de compositions : de nombreuses messes, motets, hymnes, des pièces d’orgues et autres pièces de musique sacrée pour les cérémonies religieuses de la cathédrale.

Outre la maîtrise de la cathédrale et les chœurs des petits et grands séminaires aux effectifs phlétoriques, il avait créé également un chœur pour laïcs – La Phalange -, qui connut un grand succès, en particulier après la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat qui avait provoqué la fermeture de l’établissement maîtrisien de Langres. C’est vraisemblablement pour la Phalange qu’il écrivit ses grandes cantates françaises, pour solistes, grand chœur à 4 et 5 voix et orgue. On peut estimer que la composition de la Cantate de Jeanne d’Arc a soit de peu précédé, soit suivi la béatification de la sainte réalisée par le Pape saint Pie X le 18 avril 1909.

L’œuvre étant de grande dimensions, n’est que très difficilement interprétable dans un office religieux. Le premier chœur dont nous donnons la partition fera un beau cantique d’entrée ou de sortie, nous lui avons adjoint deux versets pour soliste tirés des passages qui précèdent ce chœur dans l’œuvre de Couturier, mais drastiquement simplifiés (et légèrement remaniés) : ainsi réagencés, les deux versets permettent de réutiliser le chœur en guise de refrain.

Les premières mesures de cette partition :

 
Chanoine Couturier : Chœur de la Cantate à Jeanne d'Arc : Dans le ciel à jamais, Jeanne est triomphante
 
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Tantum ergo « Vigilantium » sur le Chant de l’Espérance

Henri de Villiers, maître de chapelle à Saint-Eugène – Sainte-Cécile.
Tantum ergo Vigilantium
4 voix mixtes (SATB).
2 pages.

Tantum ergo Vigilantium : Harmonisation à 4 voix du texte du Tantum ergo, le chant a été adapté sur le thème utilisé par le Chant de l’Espérance, chant devenu célèbre auprès des Veilleurs.

Pour l’exécution de cette pièce, nous conseillons de répéter chaque strophe deux fois :

  • la première strophe (Tantum ergo) une première fois par les femmes à deux voix puis une seconde fois reprise par le chœur à 4 voix,
  • la seconde strophe (Genitori Genitoque) une première fois par les hommes (le chant passe en effet au ténor) puis une seconde fois reprise par le chœur à 4 voix.

Ce motet pourra être chanté au cours de la communion, ou bien encore au salut du Très-Saint Sacrement (ou encore à tout moment le jour de la Fête-Dieu et durant toute son octave).

Voici le texte de cette hymne et sa traduction française du XVIIIème siècle :

Tantum ergo Sacraméntum
Venerémur cérnui :
Et antíquum documéntum
Novo cedat rítui :
Præstet fides suppleméntum
Sénsuum deféctui.
Adorons avec crainte au pied de cette table,
Un sacrement si vénérable ;
Et que l’ancienne loi cède aux nouveaux présents,
Que la vérité même en efface les ombres ;
Et que nos yeux étant sombres,
Notre foi nous éclaire au défaut de nos sens.
Genitóri, Genitóque
Laus et jubilátio,
Salus, honor, virtus quoque
Sit et benedíctio :
Procedénti ab utróque
Compar sit laudátio.

Amen.
Au Dieu Père éternel, au Fils, égal au Père,
Louange en ce jour salutaire,
Gloire, chant d’allégresse, honneur, force, grandeur :
Qu’ils soient bénis sans cesse, & qu’on bénisse encore
L’Esprit Saint que le ciel adore,
Dieu procédant des deux, souffle brûlant de leur cœur. Ainsi soit-il.

Tantum ergo vigilantium à 4 voix sur le Chant de l'Espérance

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Un enregistrement fait avec un simple i-Phone :

Antoine de Boësset – Premier Te Deum

Attribuable à Antoine de Boësset, sieur de Villedieu (1587 † 1643).
Maître de la musique de la Reine.
Premier Te Deum.
4 voix (SATB ou SSAB) et basse continue.
12 pages – Ut majeur (ou Si bémol majeur).

Ce magnifique Te Deum a quatre voix figure dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale de France connu sous le nom de manuscrit « Deslauriers » mais qui semble avoir été le répertoire personnel d’André Péchon, maître de chapelle de la cathédrale de Meaux au XVIIème siècle, dans lequel celui-ci a consigné les œuvres des compositeurs qu’il admirait tout particulièrement. Dans ce manuscrit, fondamental pour la connaissance de la musique française au temps de Louis XIII, un corpus de pièces se détachent très nettement par leur style et leur composition vocale insolite (le plus souvent 3 voix de femmes, basse & basse continue). En marge de certaines, le copiste a indiqué Boësset. L’attribution plus précise de ces œuvres a entraîné une vieille dispute entre musicologues (et ce dès Sébastien de Brossard au XVIIIème siècle) : ces œuvres devaient-elles être attribuées à Antoine de Boësset, sieur de Villedieu (1587 † 1643), surintendant de la Musique du Roi Louis XIII, maître de la musique d’Anne d’Autriche et des bénédictines de Montmartre, ou bien à son fils Jean-Baptiste de Boësset, écuyer, sieur de Dehaut (1614 † 1685) qui occupa les mêmes fonctions que son père à la cour où il fut également gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi ? La question parait définitivement tranchée en faveur du père depuis l’article que Peter Bennett fit paraître en 2005 dans la Revue française de Musicologie : Antoine Boësset’s sacred music for the royal abbey of montmartre : Newly identified polyphony and plain-chant musical from the « Deslauriers » Manuscript (F-Pn Vma ms. rés. 571). Se fondant sur une datation des différents papiers du manuscrit Deslauriers et sur la reprise des thèmes du plain-chant propre à Montmartre, l’auteur montre de façon convaincante le lien entre ce corpus et les bénédictines de Montmartre et dès lors son attribution au père (plus connu par ailleurs pour ses nombreux airs de cours publiés).

L’inédite répartition des voix dans ce corpus (deux dessus, un bas dessus, une basse, avec la basse continue) s’expliquerait donc par un usage dans un monastère féminin (la basse serait chantée par Boësset selon Peter Bennett (?!)). Pourtant plusieurs musicologues s’étaient aperçus que si l’on répartissait les voix autrement, la marche harmonique de ces œuvres sonnaient nettement mieux. Denise Launay en particulier préconisait la mutation du second dessus en taille, ce que nous avons suivi ici pour cette transcription (et en effet, cela sonne parfaitement bien ainsi). En transcription moderne, il ne serait de toutes manières pas difficile de lire la partie de ténor par un soprano 2. Nous donnons deux versions de cette partition : en ut majeur (ton original) ou en si bémol majeur. La version en ut majeur prise en la 415 parait être idéale.

Le Te Deum est un chant liturgique joyeux chanté à la fin de l’office nocturne les jours de fête. Il a été aussi employé pour rendre grâce à Dieu lors de circonstances extraordinaires. Deux Te Deum à 4 voix figurent l’un à la suite de l’autre dans le manuscrit Deslauriers. Nous donnons en transcription le premier d’entre eux, écrit « en musique », admirable en vitalité et en intentions musicales. Le second Te Deum du manuscrit Deslauriers présente des versets polyphoniques à alterner avec le plain-chant. Peter Bennett estime, au vu du contexte des autres œuvres autour de ces deux pièces dans le manuscrit Deslauriers, que ces Te Deum purent être utilisés pour des professions solennelles au Monastère de Montmartre.

Il n’est pas facile de mettre en musique le texte long du Te Deum. Le nombre important des versets pourrait induire un morcellement des idées musicales, écueil dans lequel ne tombe pas Boësset. Les signes de mesures sont alternativement le C & le C barré. Ils indiquent un changement de vitesse (plus qu’un changement de battue : il convient sans doute de battre toute l’œuvre à deux temp, vif ou long donc en alternance). Le C barré indique en effet un rythme plus lent (il est employé notamment pour tous les passages recueillis et ceux où la liturgie impose une inclinaison (« Sanctus, Sanctus, Sanctus ») ou un agenouillement (« Te ergo quæsumus »). Nous avons aussi indiqué l’alternance entre solistes & chœur, fortement suggérée par l’écriture musicale, en employant une convention éditoriale en usage au XVIIème siècle : les parties solistes sont en caractères italiques, les parties chorales en caractères droits.

Pour mémoire voici le texte du Te Deum, qui remonte pour sa première partie (peut-être une anaphore eucharistique primitive) au IVème siècle, sa seconde partie est tout aussi ancienne et comprend des versets qui étaient communs à plusieurs offices & que se sont agrégés au Te Deum.

Te Deum laudámus: te Dominum confitémur.
Te ætérnum Patrem, omnis terra venerátur.
Tibi omnes Ángeli, tibi Cæli et universæ Potestátes:
Tibi Chérubim et Séraphim incessábili voce proclámant:
(Fit reverentia) Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dóminus Deus Sábaoth.
Pleni sunt cæli et terra majestátis glóriæ tuæ.
Te gloriósus Apostolórum chorus,
Te Prophetárum laudábilis númerus,
Te Mártyrum candidátus laudat exércitus.
Te per orbem terrárum sancta confitétur Ecclésia:
Patrem imménsæ majestátis;
Venerándum tuum verum et unícum Fílium;
Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.
Tu Rex glóriæ, Christe.
Tu Patris sempitérnus es Fílius.
Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,
non horruísti Vírginis úterum.
Tu, devícto mortis acúleo,
aperuísti credéntibus regna cælórum.
Tu ad déxteram Dei sedes, in glória Pátris.
Judex créderis esse ventúrus.
Sequens versus dicitur flexis genibus.
Te ergo quæsumus, tuis fámulis subveni, quos pretióso sánguine redemísti.
Ætérna fac cum Sanctis tuis in glória numerári.
Salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic heréditati tuæ.
Et rege eos, et extólle illos usque in ætérnum.
Per síngulos dies benedícimus te;
Et laudámus nomen tuum in sæculum, et in sæculum sæculi.
Dignáre, Dómine, die isto sine peccáto nos custodíre.
Miserére nostri, Dómine, miserére nostri.
Fiat misericórdia tua, Dómine, super nos, quemádmodum sperávimus in te.
In te, Dómine, sperávi: non confúndar in ætérnum.
C’est toi, Dieu, que nous louons,
c’est toi, Seigneur, que nous confessons.
C’est toi, Père éternel, que toute la terre vénère.
C’est toi que tous les Anges,
c’est toi que les cieux & toutes les puissances,
c’est toi que les Chérubins & Séraphins, d’une voix incessante proclament :
(On s’incline pendant le Trisaghion) Saint, Saint, Saint, le Seigneur Dieu des Armées.
Ciel & terre sont pleins de la majesté de ta gloire.
C’est toi que le glorieux chœur des Apôtres,
c’est toi que la vénérable multitude des Prophètes,
c’est toi que l’éclatante armée des Martyrs,
c’est toi que par toute la terre la sainte Eglise confesse :
Père d’immense majesté,
vénérant ton véritable & unique Fils, & le Saint-Esprit Paraclet.
C’est toi le roi de gloire, Christ.
C’est toi le Fils éternel du Père.
C’est toi qui pour libérer & assumer l’homme, n’as pas dédaigné le sein de la Vierge.
C’est toi qui, brisant l’aiguillon de la mort, as ouvert aux croyants le Règne des cieux.
C’est toi qui trônes à la dextre de Dieu dans la gloire du Père.
Nous croyons que tu es le juge qui doit venir.
(On fléchit les genoux pour le verset suivant)
Aussi nous te prions d’assister tes serviteurs que tu as rachetés de ton précieux sang.
Comptes-nous avec tes saints dans la gloire éternelle.
Sauve ton peuple, Seigneur, & bénis ton héritage.
Et conduis-les & élève-les jusque dans l’éternité.
Chaque jour nous te bénirons, & nous louerons ton nom dans les siècles des siècles.
Daigne, Seigneur, en ce jour, nous garder sans péchés.
Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous.
Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous, selon l’espérance que nous avons mise en toi.
En toi, Seigneur, j’ai espéré, je ne serai point confondu à jamais.

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