Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
Saint-Eugène, le mardi 21 janvier 2025, Requiem solennel de 19h.
Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ». Louis XVI.
Introït : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles – verset de la messe de Requiem de l’Abbé Louis Homet (1691 † 1767), maître de chapelle de la cathédrale d’Orléans puis de Notre-Dame de Paris
Kyrie : de la messe de Requiem de Louis Homet
Epître : II Macchabées XII, 43-46 : Car s’il n’avait espéré que ceux qui avaient été tués ressusciteraient un jour, il eût regardé comme une chose vaine et superflue de prier pour les morts.
Graduel : de la messe de Requiem de Louis Homet
Trait : plain-chant grégorien
Séquence Dies iræ : de la messe de Requiem de Louis Homet
Evangile : jean VI, 37-40 : Or la volonté de mon Père qui m’a envoyé, est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
Offertoire : : de la messe de Requiem de Louis Homet
Sanctus & Benedictus : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles
Agnus Dei : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles
Pendant la communion : De profundis – grand motet de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la Chapelle des rois Louis XIV & Louis XV (extraits)
Communion : de la messe de Requiem de Louis Homet
Absoute : Libera me de l’abbé Auguste Chérion (1854 † 1904), maître de chapelle de La Madeleine
Sortie : Domine salvum fac Regem – Prière pour le roi, de la Messe « Gaudete in Domino semper » du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1737 † 1799), son maître de chapelle
Saint-Eugène, le samedi 18 janvier 2025, messe de 9h30 célébrée dans le cadre de la récollection mariale.
Le Fils de Dieu s’est choisi pour mère, non pas une femme riche et opulente, mais cette bienheureuse Vierge dont l’âme était ornée de vertus. Comme la Bienheureuse Marie surpassait en pureté le reste de l’humanité, c’est pour cette raison qu’elle conçut dans son sein le Christ notre Seigneur. En recourant à cette très sainte Vierge, Mère de Dieu, nous obtiendrons les bienfaits de son patronage. Ainsi, vous toutes qui êtes vierges, réfugiez-vous auprès de la Mère du Seigneur. Sa protection vous conservera cette vertu dans toute sa beauté, dans tout son prix, dans toute son intégrité. Sermon de saint Jean Chrysostome, évêque, IVème leçon des vigiles nocturnes du commun des fêtes de la Sainte Vierge, au second nocturne.
La dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie sous le titre de Notre Dame du Sacré Cœur, espérance des désespérés, est née à Issoudun au XIXème siècle : en 1854, le Père Jules Chevalier et le Père Sébastien Émile Maugenest demandent à la Vierge Marie son soutien dans la fondation d’une congrégation missionnaire et s’engagent à honorer Notre-Dame d’une manière spéciale si leur demande est exaucée. Le dernier jour de la neuvaine, un homme se présente au presbytère avec un don de 20 000 francs pour créer une maison de missionnaires. Ce sera l’origine de la congrégation des Missionnaires du Sacré Cœur, appelée à un rayonnement mondial.
Le Père Jules Chevalier en remerciement à la Sainte Vierge, construisit de 1857 à 1864 une belle basilique à Issoudun, qui fut placée sous le vocable de Notre Dame du Sacré Cœur. Il fait sculpter une statue en marbre de Carrare montrant la Vierge debout les bras ouvert avec l’Enfant Jésus devant elle qui désigne sa Mère de sa main droite et montre son Cœur de sa main gauche, comme pour nous dire : « Si vous voulez connaître mon cœur, demandez à Marie, elle vous indiquera le chemin. »
Cette basilique de Notre-Dame du Sacré Cœur d’Issoudun devint un lieu de pèlerinage. La fête de Notre Dame du Sacré Cœur fut tantôt fixée au dernier samedi de mai puis au 8 mai. Sa messe votive en est autorisée au long de l’année.
Kyriale IX – Cum jubilo
Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte, s.j. (1796 † 1855), maître de chapelle et directeur de musique de la Compagnie de Jésus – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
Nous vénérons ce jour saint, orné de trois miracles : aujourd’hui l’étoile conduit les Mages à la crèche ; aujourd’hui l’eau est transformée en vin au cours des noces ; aujourd’hui dans le Jourdain le Christ veut être baptisé, afin de nous sauver, alléluia. » Antienne de Magnificat des secondes vêpres de l’Epiphanie.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : « Dans les cieux, quel astre radieux ? » Marche des rois – musique attribuée à Jean-Baptiste de Lully (1632 † 1687), surintendant de la musique de la Chambre du roi Louis XIV – texte traditionnel – harmonisation : Nicolas Vardon
Kyrie de la Messe de Minuit pour Noël (H. 9) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle
Evangile : Matthieu II, 1-12 (Cantilène propre pour l’évangile de l’Epiphanie) : Et entrant dans la maison, ils trouvèrent l’enfant avec Marie, sa mère ; et se prosternant, ils l’adorèrent : puis ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent pour présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
Agnus Dei : de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier, sur le vieux noël « A Minuit fut fait un réveil »
Pendant la communion : Hostis Herodes impie – Hymne de l’Epiphanie, à vêpres, texte du poète Sedulius (Vème siècle) – musique Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris. Sedulius évoque les trois « épiphanies » (manifestations) célébrées en cette fête ; le Verbe incarné révèle sa divinité aux hommes :
– lors de l’adoration des Mages,
– à son baptême dans le Jourdain
– aux noces de Cana.
« Aliam viam » – conformément à une antique tradition, la procession de ce jour retourne à la sacristie par un chemin différent de celui habituel, afin de marquer symboliquement que les Mages, divinement avertis, retournèrent chez eux « par une autre voie ». Les Pères de l’Eglise y ont vu l’image de la conversion des cœurs, après la rencontre de Jésus.
Ite missa est VIII
Procession de sortie : Pour sauver l’humanité – cantate sur le Noël « Bon Joseph écoutez-moi », d’après Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
IIndes vêpres de l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : prose parisienne de l’Epiphanie : Ad Iesum accurite – Ier ton
A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
Chant final, du temps de Noël et de l’Epiphanie : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme des XIIIème & XIVème siècles
Saint-Eugène, le mercredi 1er janvier 2025, messe solennelle de 11h. Couleur liturgique : blanc (rits romain & parisien).
Le 1er janvier constitue à la fois le jour octave de la fête de la Nativité mais aussi la fête de la Circoncision du Seigneur, puisque – selon la Loi – celle-ci intervient 8 jours après la naissance d’un enfant mâle. Lors de la circoncision, on imposait aussi à l’enfant son nom. Cette fête constitue donc la véritable fête du Saint Nom de Jésus, ainsi que le rappelle ci-contre la planche gravée pour cette fête par Jérôme Nadal, s.j. (1507-1580). L’autre fête du Très-Saint Nom de Jésus, fixée depuis 1911 au dimanche entre la Circoncision & l’Epiphanie – ou au 2 janvier si ce dimanche n’existe pas – n’est de fait qu’un doublon moderne de la fête de la Circoncision.
Mais parce que la fragilité de la chair et de l’esprit de l’homme l’emporte, par une pente naturelle de cupidité, vers le mal, et l’embarrasse ici-bas dans des vices inextricables, le huitième jour de la circoncision est la figure du temps de la résurrection, et de notre future délivrance de tout péché. C’est en effet le sens des paroles suivantes : « Tout mâle premier-né sera appelé, consacré au Seigneur. » Les termes de la loi expriment la promesse du fruit de la Vierge, fruit vraiment saint, car il est immaculé. Que ce soit là le fruit désigné par la loi, les paroles de l’Ange nous l’assurent : « La chose sainte, dit-il, qui naîtra de vous, sera appelée le Fils de Dieu. » Sermon de saint Ambroise, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de la fête de la Circoncision, au second nocturne.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : Orgue – improvisation sur le Veni Creator
Pour implorer l’assistance du Saint Esprit pour l’année qui s’ouvre : Chant du Veni Creator Spiritus – alternances polyphoniques du chanoine Nicolas-Mammès Couturier (1840 † 1911), maître de chapelle de la cathédrale de Langres – Aujourd’hui, on peut gagner une indulgence plénière aux conditions ordinaires par le chant public du Veni Creator
Evangile : Luc II, 21 : Le huitième jour, auquel l’enfant devait être circoncis, étant arrivé, il fut nommé Jésus, qui était le nom que l’ange avait annoncé avant qu’il fût conçu dans le sein.
Pendant les encensements de l’offertoire : Jesu dulcis memoria – hymne du Ier ton du saint Nom de Jésus – texte attribué à saint Bernard de Clairvaux (1099 † 1153)
Saint-Eugène, le mardi 31 décembre 2024, messe de 19h.
Si l’année ecclésiastique commence aux premières vêpres du premier dimanche de l’Avent, le début de l’année civile au 1er janvier n’a reçu que tardivement quelques aménagements liturgiques, quand bien même les manuscrits liturgiques médiévaux commençaient par donner le calendrier des fêtes en commençant au premier janvier ; la coutume s’est introduite au XIXème de chanter au 31 décembre le Miserere mei Deus (Psaume L) pour demander pardon à Dieu des péchés commis durant l’année écoulée, le Te Deum laudamus pour le remercier des grâces qu’ils nous a accordées durant cette même année écoulée, et de commencer la nouvelle année le lendemain par le chant du Veni Creator pour demander au Saint-Esprit de nous éclairer. Une indulgence plénière aux conditions ordinaires est accordée pour le chant solennel du Te Deum le 31 décembre et pour celui du Veni Creator le 1er janvier.
Jusqu’en 1962, on disait aujourd’hui la messe de la fête de saint Sylvestre avec mémoire du septième jour dans l’octave de la Nativité. Le code des rubriques de 1962 ayant élevé au rang de seconde classe chaque jour de l’octave de Noël, on dit depuis la messe de l’octave avec mémoire de saint Sylvestre, pape.
Silvestre était romain, et son père se nommait Rufin. Dès sa jeunesse, il eut pour maître le Prêtre Cyrinus, dont il imita parfaitement la science et les mœurs. Tant que sévit la persécution, il demeura caché sur le mont Soracte ; mais à l’âge de trente ans, il fut ordonné Prêtre de la sainte Église romaine, par le Pontife Marcellin. Comme il s’acquittait de cet office d’une manière digne de toute louange, surpassant tous les autres clercs, il fut, dans la suite, choisi pour succéder au Pape Melchiade, sous l’empereur Constantin, qui venait d’accorder, par une loi la paix à l’Église du Christ. Dès qu’il eut pris en main le gouvernement de l’Église, il encouragea fortement Constantin (illustre déjà par l’apparition d’une croix dans le ciel et par sa victoire sur le tyran Maxence), à protéger et à propager la religion chrétienne. Comme une vieille tradition de l’Église romaine le rapporte, il lui fit reconnaître les portraits des Apôtres, le lava dans les eaux du saint baptême et le purifia de la lèpre de l’infidélité. IVème leçon des vigiles nocturnes du jour, au second nocturne.
Aussi le pieux empereur, à l’instigation de Silvestre, auquel il avait accordé la faculté de construire des temples publics pour les fidèles du Christ, confirma cette faculté de son propre exemple. Il érigea, en effet, beaucoup de basiliques : celle de Latran, dédiée au Christ Sauveur, de saint Pierre au Vatican, de saint Paul sur la voie d’Ostie, de saint Laurent dans l’Agro Verano, de la sainte Croix dans le palais Sessorianus, des saints Pierre et Marcellin et de sainte Agnès sur les voies Lavicane et Nomentane, et d’autres encore. L’empereur les orna avec splendeur d’images saintes, et les enrichit avec magnificence par les dons et les domaines qu’il leur assigna. Sous le pontificat de Silvestre fut tenu le premier concile de Nicée, où ses légats présidèrent et où Constantin assista. La sainte foi catholique y fut expliquée par trois cent dix-huit Évêques ; Arius et ses sectateurs furent condamnés. A la demande des Pères, Silvestre confirma encore ce concile dans un synode tenu à Rome, où Arius fut de nouveau condamné. Silvestre rendit beaucoup de décrets utiles à l’Église de Dieu, et qui restent connus sous son nom : à savoir, que l’Évêque seul consacrerait le Chrême ; que, dans l’administration du baptême, le Prêtre oindrait avec du Chrême le sommet de la tête du baptisé ; que les Diacres porteraient la dalmatique à l’église, qu’ils auraient sur le bras gauche le manipule de lin ; enfin que le sacrifice de l’autel ne serait offert que sur un voile de lin. Vème leçon des vigiles nocturnes du jour, au second nocturne.
On rapporte que saint Silvestre fixa aussi, pour tous ceux qui entreraient dans les ordres, un certain temps, durant lequel ils devraient exercer successivement leur ordre dans l’Église, avant d’être élevés au degré supérieur. Il statua encore qu’un laïque ne pourrait porter d’accusation contre un ecclésiastique, et qu’un clerc ne plaiderait pas sa cause devant un tribunal séculier. Il voulut qu’à l’exception du Samedi et du Dimanche, les jours de la semaine fussent désignés sous le nom de Féries, comme on avait déjà commencé à le faire auparavant dans l’Église, pour signifier que les clercs doivent ne s’occuper absolument que de Dieu seul, se dégageant de tout ce qui est étranger à son service. La grande sainteté de Silvestre, et sa bonté envers les pauvres, répondirent constamment à cette sagesse céleste avec laquelle il gouvernait l’Église. Il pourvut à ce que les ecclésiastiques dans le besoin vécussent en commun avec ceux qui étaient riches, et à ce que l’on procurât aux vierges consacrées les ressources nécessaires pour leur subsistance. Il vécut dans le pontificat vingt et un ans, dix mois et un jour. Il fut enterré dans le cimetière de Priscille, sur la voie Salaria. En sept ordinations du mois de décembre, il ordonna quarante-deux Prêtres et vingt-cinq Diacres et consacra soixante-cinq Évêques pour divers lieux. VIème leçon des vigiles nocturnes du jour, au second nocturne.
A la sainte messe :
Avant la messe : chant solennel du Miserere mei Deus (Psaume L) pour demander pardon à Dieu des péchés commis durant l’année écoulée
Evangile : Luc II, 15-20 : Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de toutes les choses qu’ils avaient entendues et vues, selon qu’il leur avait été dit.
Te Deum d’action de grâces pour les bienfaits reçus de Dieu durant l’année écoulée – une indulgence plénière est accordée aux conditions ordinaire pour le chant solennel de ce Te Deum le 31 décembre
Saint-Eugène, le dimanche 29 décembre 2024, messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
La grandeur des œuvres divines est, mes très chers frères, bien au-dessus des ressources de l’éloquence humaine, et la difficulté de s’exprimer vient ici de la raison même qui nous défend de garder le silence ; car ces paroles du Prophète : « Qui racontera sa génération ? » se doivent entendre non seulement de la divine essence de Jésus-Christ, mais aussi de la nature humaine qui est en lui. Si la foi ne croit que ces deux natures sont unies dans une seule personne, la parole ne peut l’expliquer. Aussi ce sujet de louanges est-il intarissable, parce que le talent de celui qui loue reste toujours insuffisant. Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.
Pendant les encensements de l’offertoire : Puer natus in Bethlehem – trope du Benedicamus Domino (texte d’après le processional de l’abbaye bénédictine de Saint-Georges de Prague c. 1280-1320, mélodie moderne)
Saint-Eugène, le mardi 24 décembre 2024, matines de Noël à 21h45, puis procession à la crèche & messe solennelle de minuit. Le mercredi 25 décembre 2024, messe basse de l’Aurore à 8h15, messe solennelle du Jour de Noël de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Notre Sauveur, mes bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous. Il ne peut y avoir de tristesse au jour où naît la vie, qui, dissipant la crainte de la mort, répand en nos âmes la joie, par la promesse de l’éternité. Il n’y a personne qui n’ait sa part de cette allégresse. Tous ont un même motif de se réjouir, car notre Seigneur, destructeur du péché et de la mort, nous trouvant tous assujettis au péché, est venu pour nous affranchir tous. Qu’il tressaille, celui qui est saint : car la palme approche pour lui. Que le pécheur se réjouisse : voici qu’on l’invite au pardon. Que le Gentil prenne courage : car il est convié à la vie. En effet, le Fils de Dieu, dans la plénitude des temps fixée par les impénétrables profondeurs du conseil divin, a pris la nature humaine, pour la réconcilier avec son auteur, afin que l’inventeur de la mort, le diable, fût vaincu par où il avait triomphé. Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.
C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, « nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ », afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. « Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres » ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, « devenu participant de la nature divine », garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, « qu’arraché à la puissance des ténèbres », tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu. Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.
Matines de Noël
Chant des répons en polyphonie sur un ton parisien
Ière leçon : Isaïe IX, 1-6 : Car un petit enfant nous est né, et un fils nous a été donné ; l’empire repose sur ses épaules et il sera appelé Admirable, Conseiller, Dieu, Fort, Père du siècle futur, Prince de la paix.
IInde leçon : Isaïe XL, 1-8 : Et la gloire du Seigneur sera révélée, et toute chair verra en même temps que la bouche du Seigneur a parlé.
IIIème leçon : Isaïe XLII, 1-6 : A cause de cela, mon peuple connaîtra mon nom en ce jour-là : que moi-même qui parlais autrefois, me voici présent.
Evangile : Luc II, 1-14 : Et elle enfanta son Fils premier-né ; et l’ayant emmaillotté, elle le coucha dans une crèche ; parce qu’il n’y avait point de place pour eux dans l’hôtellerie.
Pendant les encensements de l’offertoire : Tollite hostias, chœur final de l’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns (1835 † 1921), organiste de La Madeleine
Sanctus : de la Messe de Minuit de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704) maître de la musique de la Sainte Chapelle, sur le vieux noël « O Dieu que n’estois-je en vie »
Procession de sortie : Il est né le divin enfant – noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
Epître : Hébreux I, 1-12 : Dieu ayant parlé autrefois à nos pères en divers temps et en diverses manières par les prophètes, nous a enfin parlé en ces derniers jours par son propre Fils.
Procession de sortie : Il est né le divin enfant – Noël du XIXème siècle, sur une sonnerie du XVIIIème siècle – harmonisation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
IIndes vêpres de Noël. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le vieux noël français « A la venue de Noël »
A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton (« Moderne »)
Chant final, de Noël : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme des XIIIème & XIVème siècles
Saint-Eugène, le samedi 21 décembre 2024, premières vêpres à 17h45, le dimanche 22 décembre 2024, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Couleur liturgique : violet (rit romain) / blanc (rit parisien).
Vraiment aujourd’hui, selon les anciens Ordines Romani, il ne devrait pas y avoir station, — Dominicat vacat, — puisque la messe dominicale de ce jour était précisément celle qui mettait fin à la vigile nocturne à Saint-Pierre. Ainsi en était-il au début ; pourtant, avec le temps, la pannuchis dominicale ayant été réduite et célébrée par anticipation dans l’après-midi du samedi, il ne parut pas convenable de laisser passer le jour du Seigneur sans offrir le Sacrifice. Peu à peu, s’introduisit l’usage d’une seconde messe stationnale en la basilique des Saints-Apôtres, et cela aussi en conformité avec l’habitude des autres Églises, où l’on ne célébrait pas la vigile, mais où on avait pourtant la coutume d’offrir le sacrifice dominical pour satisfaire à la dévotion du peuple.
Une tradition très accréditée à Rome, attribuant la rédaction de l’antiphonaire de saint Grégoire à l’inspiration du divin Paraclet, a contribué à cette extrême réserve liturgique. Pour cette raison, l’œuvre était jugée intangible et n’admettait ni retouches ni additions. Par suite, les chants de la messe de ce jour furent empruntés à d’autres messes précédentes, en sorte que ce IVe dimanche de l’Avent n’a de propre que la première lecture de l’Apôtre, les trois collectes et l’offertoire. L’introït est celui du mercredi précédent. L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs. » Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan. Liber Sacramentorum.
Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : « Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? » Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et il faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin. Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
Procession d’entrée : Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres – texte du IXème siècle, polyphonie de Virgile Le Blanc (1592) extraite de « La Doctrine chrestienne » du R.P. Coyssard, s.j.
Kyrie du propre de Paris pour l’Avent
Epître : I Corinthiens IV, 1-5 : C’est pourquoi ne jugez point avant le temps, jusqu’à ce que le Seigneur vienne : c’est lui qui portera la lumière dans les ténèbres les plus profondes, et qui découvrira les plus secrètes pensées des cœurs ; et alors chacun recevra de Dieu la louange.
Evangile : Luc III, 1-6 : Et tout homme verra le Sauveur de Dieu.
Avant l’homélie : Vox clamantis in deserto – motet sur le texte de l’évangile du jour (Luc III, 4) – Diego de Las Muelas (1698 † 1743), maître de chapelle de la cathédrale d’Astorga, puis de celle de saint Jacques de Compostelle puis du Monastère royal de l’Incarnation de Madrid
Après l’homélie : Sol sub nube latuit – conduit à deux voix sur l’Incarnation – Poésie de Gautier de Châtillon, chancelier de l’Eglise de Reims puis chanoine d’Amiens – musique de l’Ecole de Notre-Dame de Paris : Magnus Liber Organi de Graduali et Antiphonario pro servitio divino, XIIème siècle
Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
La semaine qui suit le dimanche de Gaudete, l’Eglise romaine célèbre le jeûne des Quatre-Temps de l’Avent. Les Quatre-Temps sont des jours spéciaux de prière et de pénitence qui surviennent le mercredi, le vendredi et le samedi de la semaine, quatre fois dans l’année au commencement des saisons. Cette pratique, qui remonte à la plus haute antiquité, s’inspire directement de l’Ecriture : le prophète Zacharie parle ainsi du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième (= « septembre ») et du dixième (« décembre ») mois. Il est de règle que la station du vendredi des Quatre-Temps soit toujours à Rome dans la basilique des Douze-Apôtres.
La station qui précède les ordinations solennelles à Rome, est toujours à l’Apostoleion de Pelage Ier ; cela, en vue de rendre hommage au chœur des Apôtres, dont la mission pour l’évangélisation du monde devra désormais être continuée par les lévites de demain, et aussi à cause de la grande célébrité qu’avait acquise cette vénérable basilique au début de la période byzantine. Le Liber Pontificalis dit que son premier auteur fut le pape Jules Ier ; mais l’édifice dut être, grâce à l’or byzantin, restauré de fond en comble, sous les pontifes Pelage et Jean III, en sorte que le souvenir du pape Jules ayant disparu, le temple passa communément pour une œuvre de Pelage Ier, monument votif de la victoire remportée par Narsès sur les Goths. En 1873, des fouilles pratiquées sous le maître-autel mirent au jour une cassette contenant des fragments d’os des saints apôtres Philippe et Jacques, mêlés à des résidus de baume, et certainement déposés là à l’occasion de la seconde dédicace de la basilique. Au IXe siècle, plusieurs corps d’anciens martyrs transportés du cimetière d’Apronianus sur la voie Latine, trouvèrent aussi asile en cette église ; parmi eux se trouvait celui de sainte Eugénie, très vénéré et, pour cette raison, conservé dans un oratoire spécial, contigu à l’Apostoleion.
Bienheureux Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum/blockquote>
A la sainte messe :
Propre grégorien du jour
Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
Agnus Dei XVIII
Benedicamus Domino XVIII
Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
Procession de sortie : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen
La semaine qui suit le dimanche de Gaudete, l’Eglise romaine célèbre le jeûne des Quatre-Temps de l’Avent. Les Quatre-Temps sont des jours spéciaux de prière et de pénitence qui surviennent le mercredi, le vendredi et le samedi de la semaine, quatre fois dans l’année au commencement des saisons. Cette pratique, qui remonte à la plus haute antiquité, s’inspire directement de l’Ecriture : le prophète Zacharie parle ainsi du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième (= « septembre ») et du dixième (« décembre ») mois. Il est de règle que la station du mercredi des Quatre-Temps soit toujours à Rome dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure. La messe des Mercredis des Quatre-Temps comporte deux prophéties de l’Ancien Testament avant l’Evangile. Une première oraison est dite avant la première prophétie, et le chant de la collecte de la messe n’arrive qu’après le chant d’un premier graduel.
Le Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent, la liturgie romaine célèbre l’Annonciation de l’Ange Gabriel à la Vierge Marie qu’elle serait la Mère du Sauveur. Originairement, cette célébration est plus ancienne que la fête du 25 mars, aussi ce jour était-il revêtu autrefois d’une très grande solennité ; cette messe était appelée au Moyen-Age la « messe d’or« .
On voit, par d’anciens Ordinaires à l’usage de plusieurs Églises insignes, tant Cathédrales qu’Abbatiales, que l’on transférait les fêtes qui tombaient en ce Mercredi ; qu’on ne disait point ce jour-là, à genoux, les prières fériales ; que l’Évangile Missus est, c’est-à-dire de l’Annonciation, était chanté à Matines par le Célébrant revêtu d’une chape blanche, avec la croix, les cierges et l’encens, et au son de la grosse cloche ; que, dans les Abbayes, l’Abbé devait une homélie aux Moines, comme aux fêtes solennelles. C’est même à cet Usage que nous sommes redevables des quatre magnifiques Sermons de saint Bernard sur les louanges de la Sainte Vierge, et qui sont intitulés : Super Missus est.
Dom Guéranger, L’Année liturgique
A la sainte messe :
Propre grégorien du jour
Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
Agnus Dei XVIII
Antienne de communion : Ecce Virgo, chantée avec des versets du psaume XVIII
Benedicamus Domino XVIII
Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
Procession de sortie : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen