Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Pèlerinage à l’Abbaye de Chevetogne, Belgique

De ce vendredi 27 jusqu’au dimanche 29 novembre 2015, le clergé, le chœur, l’atelier d’iconographie & les fidèles de la paroisse catholique byzantine russe de Paris de la Très-Sainte-Trinité étaient en pèlerinage en Belgique au monastère de Chevetogne. Voici quelques images de cette retraite spirituelle dans la célèbre abbaye belge bi-rituelle fondée par Dom Lambert Beauduin, où se célèbrent en parallèle les rits byzantins & romains.

À chaque extrémité du monastère s’élèvent deux églises : au sud, l’église byzantine construite de 1955 à 1957, et au nord, l’église latine construite entre 1981 et 1988.

Arrivés le vendredi soir, nous pûmes assister à la célébration des vêpres, puis, après le souper, à celles des complies en rit byzantin, célébrées dans la crypte de l’église byzantine. L’église basse est utilisée en hiver, comme c’est souvent le cas en Russie, pour les offices de semaine. Elle est dédiée au Saint-Esprit. Son iconostase provient de la chapelle d’une ancienne villa florentine qui appartenait à une famille russe.

Entre les offices du samedi (matines à 6h du matin, sexte, vigiles dominicales), nous bénéficiâmes de trois conférences données par les frères du monastère.

Conférence de l'higoumène (=Père Abbé) Philippe : "Pourquoi célébrons-nous la liturgie"
Conférence de l’Higoumène (=Père Abbé) Philippe : « Pourquoi célébrons-nous la liturgie »

Nous pûmes bénéficier aussi d’une visite de l’église haute – dédiée à l’Exaltation de la sainte Croix – et de ses exceptionnelles fresques.

C’est dans cette église haute que furent célébrées le samedi soir les vigiles dominicales, réunissant – selon la tradition russe – les grandes vêpres et les matines du dimanche, au cours desquelles le rit byzantin chante chaque dimanche la glorieuse résurrection du Christ.

Le dimanche matin, le clergé de notre paroisse célébra avec celui du monastère la divine liturgie de saint Jean Chrysostome.

Voici quelques vues de l’église latine, à l’autre extrémité du monastère (non loin de la fabuleuse bibliothèque de 150 000 volumes) :

Un grand merci aux frères de Chevetogne pour la charité de leur accueil et pour nous avoir fait participer à la beauté de leur vie spirituelle !

Enregistrement & photos : procession des reliques & sainte messe pontificale de la fête de saint Eugène, évêque & martyr

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Téléchargez les partitions chantées au cours de cette messe & présentes dans cet enregistrement :

Les fichiers MP3 sont téléchargeables ici.

La messe de ce dimanche 15 septembre fut célébrée par Mgr Batut, évêque de Blois, ancien curé de Saint-Eugène – Sainte-Cécile. Nous avions aussi l’honneur d’être accompagnés par Me Vincent Grappy, organiste de la cathédrale de Blois.

Cette fête de saint Eugène 2015 marquait les 30 ans du retour de la messe traditionnelle dans notre paroisse du IXème arrondissement de Paris. C’est en effet à la suite d’une requête présentée à S.E. le cardinal Lustiger en 1984 par 273 membres & sympathisants de la chorale et des Amis de Sainte-Cécile, que le dimanche 17 novembre 1985, en la solennité de saint Eugène, évêque & martyr, M. l’Abbé Laurent, dixième curé de Saint-Eugène, célébrait pour la première fois dans son église la messe de saint Pie V qui en avait été exclue depuis 1970 et qui, depuis cette date n’a cessé d’y être célébrée de façon habituelle. C’était en ce 30ème anniversaire l’occasion de rendre grâces à Dieu pour les nombreux fruits visibles & les nombreuses grâces reçus en ces 25 ans, et tout particulièrement pour la quarantaine de vocations sacerdotales issues depuis de notre paroisse.

Messe pontificale de Mgr Batut pour la fête de saint Eugène.
Messe pontificale de Mgr Batut pour la fête de saint Eugène.
Messe pontificale de Mgr Batut - à l'Orate fratres.
Messe pontificale de Mgr Batut – à l’Orate fratres.
Messe pontificale de Mgr Batut - à l'Orate fratres.
Messe pontificale de Mgr Batut – à l’Orate fratres.
La Schola Sainte Cécile après la messe de la fête de  saint Eugène.
La Schola Sainte Cécile après la messe de la fête de saint Eugène.

Enregistrement & photos : sainte messe du XVème dimanche après la Pentecôte – Installation de l’Abbé Guelfucci comme curé de Saint-Eugène

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Ce dimanche voyait aussi l’installation liturgique de l’Abbé Guelfucci comme curé de Saint-Eugène – Sainte-Cécile, par Mgr de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris, qui a donné l’homélie et présenté leur nouveau curé aux paroissiens.

La messe solennelle du XVème dimanche était célébrée par M. l’Abbé Guelfucci, nouveau curé, assisté de M. l’Abbé Iborra, vicaire faisant fonction de diacre. Le sous-diacre comme le cérémoniaire étaient deux anciens grands-clercs de notre paroisse, tous les deux sont actuellement au séminaire de la Fraternité Saint-Pierre à Wigratzbad (Bavière).

Voici quelques belles photos de cette très belle cérémonies, due au talent de François Pierre-Louis que nous remercions ici vivement :

Imposition de l'encens à la sacristie avant la messe.
Imposition de l’encens à la sacristie avant la messe.
Procession d'entrée.
Procession d’entrée.
A l'aspersion de l'eau bénite avant la grand messe.
A l’aspersion de l’eau bénite avant la grand messe.
Une partie du chœur de Saint-Eugène : Mgr de Dinechin et les séminaristes.
Une partie du chœur de Saint-Eugène : Mgr de Dinechin et les séminaristes.
Aspersion des fidèles par leur nouveau curé.
Aspersion des fidèles par leur nouveau curé.
Fin de l'Asperges me.
Fin de l’Asperges me.
Début de la messe solennelle.
Début de la messe solennelle.
Aux encensements de l'introït.
Aux encensements de l’introït.
Introït de la messe.
Introït de la messe.
Pendant le chant de l'introït.
Pendant le chant de l’introït.
Au Gloria in excelsis Deo.
Au Gloria in excelsis Deo.
M. l'Abbé Guillaume, FSSP, ancien cérémoniaire de Saint-Eugène, qui reprenait ses anciennes fonctions pour l'occasion.
M. l’Abbé Guillaume, FSSP, ancien cérémoniaire de Saint-Eugène, qui reprenait ses anciennes fonctions pour l’occasion.
Au Dominus vobiscum.
Au Dominus vobiscum.
Chant de l'épître par le sous-diacre.
Chant de l’épître par le sous-diacre.
Le nouveau curé et son vicaire pendant le chant de l'épître par le sous-diacre.
Le nouveau curé et son vicaire pendant le chant de l’épître par le sous-diacre.
Imposition de l'encens pour l'évangile.
Imposition de l’encens pour l’évangile.
Bénédiction du diacre devant chanter l'évangile.
Bénédiction du diacre devant chanter l’évangile.
Chant de l'évangile par le diacre.
Chant de l’évangile par le diacre.
Homélie et présentation du nouveau curé par Mgr de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris.
Homélie et présentation du nouveau curé par Mgr de Dinechin, évêque auxiliaire de Paris.
Un grand concours de fidèles était présent à cette messe.
Un grand concours de fidèles était présent à cette messe.
Offrande de vin pendant l'offertoire.
Offrande de vin pendant l’offertoire.
Aux encensements de l'offertoire.
Aux encensements de l’offertoire.
Orate fratres.
Orate fratres.
Chant de la préface par le célébrant.
Chant de la préface par le célébrant.
Au début du canon.
Au début du canon.
A l'élévation du Corps du Seigneur.
A l’élévation du Corps du Seigneur.
A l'élévation du Sang du Seigneur.
A l’élévation du Sang du Seigneur.
Suite du canon.
Suite du canon.
Petite élévation à la fin du canon.
Petite élévation à la fin du canon.
La Schola Sainte Cécile avec son ensemble de cuivres.
La Schola Sainte Cécile avec son ensemble de cuivres.
Les rites de la fraction.
Les rites de la fraction.
Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccata mundi.
Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccata mundi.
Bénédiction finale.
Bénédiction finale.
Au dernier évangile.
Au dernier évangile.
Mot de remerciement du nouveau curé après la messe.
Mot de remerciement du nouveau curé après la messe.
Bénédiction de Mgr de Dinechin sur le parvis.
Bénédiction de Mgr de Dinechin sur le parvis.
Photo souvenir avec tout le clergé.
Photo souvenir avec tout le clergé.

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Consécration du saint myron par le catholicos arménien de la Grande Maison de Cilicie

01-Consécration du saint myron par Aram Ier - les évêques portent la relique de la dextre de saint Grégoire l'Illuminateur

« Le Seigneur parla encore à Moïse, et lui dit : Prenez des aromates ; savoir : le poids de cinq cents sicles de la myrrhe la première et la plus excellente ; la moitié moins de cinnamome, c’est-à-dire, le poids de deux cent cinquante sicles ; et de même deux cent cinquante sicles de canne aromatique ; cinq cents sicles de canelle au poids du sanctuaire, et une mesure de hin d’huile d’olive. Vous ferez de toutes ces choses une huile sainte pour servir aux onctions, un parfum composé selon l’art du parfumeur. Vous en oindrez le tabernacle du témoignage et l’arche du testament ; la table avec ses vases, le chandelier et tout ce qui sert à son usage, l’autel des parfums, et celui des holocaustes, et tout ce qui est nécessaire pour le service et le culte qui s’y doit rendre, et le bassin avec sa base. Vous sanctifierez toutes ces choses, et elles deviendront saintes et sacrées. Celui qui y touchera, sera sanctifié. Vous en oindrez Aaron et ses fils, et vous les sanctifierez, afin qu’ils exercent les fonctions de mon sacerdoce. Vous direz aussi de ma part aux enfants d’Israël : Cette huile qui doit servir aux onctions me sera consacrée parmi vous, et parmi les enfants qui naîtront de vous. »
Exode 30, 22-31.

Ce samedi 18 juillet, Sa Sainteté Aram Ier, catholicos de la Grande Maison de Cilicie a procédé à la consécration du saint myron, – autrement dit du saint chrême (selon la terminologie occidentale) – pour les besoins de son Eglise.

02-Consécration du saint myron par Aram Ier

Cette cérémonie, faite annuellement par tout évêque de l’Eglise latine le Jeudi saint, est beaucoup plus exceptionnelle en Orient, où la consécration du saint chrême est effectuée d’ordinairement seulement par chaque patriarche pour son Eglise.

Elle l’est encore davantage dans l’Eglise arménienne, car le saint myron n’y est préparé et consacré que tous les 7 ans.

Cette consécration revêt un relief particulier cette année, puisqu’elle coïncide avec le douloureux centenaire du début du génocide arménien par les Turcs. La cérémonie s’est déroulée au Monastère de Sainte-Marie à Bikfaya, dans la banlieue de Beyrouth au Liban, près du monument dédié aux Martyrs du génocide. C’est en effet au Liban que le catholicosat de Cilicie, autocéphale au sein de l’Eglise apostolique arménienne, s’est réfugié, ayant dû quitter son siège historique de Sis en Cilicie après l’abandon de cette province turque par les troupes françaises en 1920.

Dans tous les rits chrétiens et ce dès les premiers temps de l’Eglise, le saint chrême est constitué d’un mélange d’huile d’olives et d’autres substances odoriférantes, comme était déjà le chrême prescrit par Dieu à Moïse dans le livre de l’Exode (cf. supra). Les rites qui accompagnent la consécration du saint myron constituent l’une des cérémonies les plus importantes de l’Eglise arménienne, qui y accorde une très grande place, insistant sur le rôle & la présence de l’Esprit-Saint dans ce signe sacramentel. Chez les Arméniens, ce saint chrême sert à la chrismation des enfants nouvellement baptisés (confirmation) ainsi qu’à l’ordination des prêtres. Le saint myron des Arméniens est constitué d’huile d’olive à laquelle on adjoint un mélange de 40 épices, plantes ou gommes odoriférantes différentes, qui sont bouillies ensemble pendant 40 jours, préparation accompagnée de célébrations liturgiques quotidiennes.

Au terme de ces 40 jours de préparation, le catholicos entouré de ses évêques procède à la consécration solennelle du nouveau myron.

L’office commence par des lectures bibliques et des prières d’intercession où le Saint-Esprit est tout particulièrement invoqué.

03-Consécration du saint myron par Aram Ier

Le catholicos ajoute à la préparation initiale de l’essence de rose, du myron précédemment béni il y a 7 ans en 2009 pour marquer la continuité dans la transmission de la foi, du myron en provenance du catholicos d’Etchmiadzin en signe d’unité entre les deux catholicosats de l’Eglise arménienne. Le catholicos incorpore ensuite d’infimes portions du saint chrême apporté en Arménie par l’Apôtre saint Jude Thaddée ainsi que celui qui avait été consacré par saint Grégoire l’Illuminateur lui-même (nous pouvons établir un parallèle avec la pratique de l’archevêque de Reims qui mêlait un peu du baume de la Sainte Ampoule au saint chrême pour sacrer les rois de France).

Le célébrant souffle également sur le myron pour signifier la descente du Saint-Esprit (comme le célébrant latin souffle sur l’eau baptismale lors de sa consécration aux vigiles de Pâques & de la Pentecôte).

04-Consécration du saint myron par Aram Ier

Enfin, le catholicos mélange cette préparation et la bénit en y plongeant la relique même de la dextre de saint Grégoire l’Illuminateur, Apôtre de l’Arménie.

La cérémonie s’est accomplie devant un grand concours de fidèles venus du monde entier, ainsi que de nombreux représentants des diverses Eglises d’Orient & d’Occident.

12-Consécration du saint myron par Aram Ier

Une fois consacré, le saint myron est envoyé partout dans le monde dans les différentes communautés arméniennes relevant du catholicosat de Cilicie. Le catholicosat d’Etchmiadzin procèdera aussi à la consécration de son myron en septembre prochain.

Voici d’autres photos de cette cérémonie :

Le lendemain, au cours de la sainte messe dominicale à Antelias, siège du catholicosat de Cilicie, Sa Sainteté Aram Ier procéda à la bénédiction de l’eau avec le saint myron nouvellement consacré puis invita les nombreux représentants des différentes Eglises présents à venir prier à la chapelle des Saints Martyrs où sont inhumés un certain nombre de martyrs arméniens victimes du génocide turc de 1915.

21-Bénédiction de l'eau avec le nouveau saint myron

Sources :

Bénédiction solennelle des icônes de l’atelier d’iconographie à la paroisse russe catholique de Paris

02-Bénédiction solennelle des icônes

Ce matin après la divine liturgie eut lieu la bénédiction solennelle des icônes dernièrement réalisées par les élèves de l’atelier d’iconographie d’Anne Nicolas.

01-Bénédiction solennelle des icônes

Le rit byzantin connait quatre offices de bénédictions différents qui permettent de consacrer une icône pour la prière des fidèles. Ceux-ci constituent un véritable traité de théologie sur la vénération des saintes images, et son fondement scripturaire. Ces quatre offices de bénédictions – bénédiction des icônes de la Trinité, du Christ, de la Mère de Dieu & des saints – partagent la même structure, mais les oraisons différent en fonction du sujet qui est représenté. Les icônes de la Théophanie, de la Transfiguration et de la Pentecôte (fêtes qui célèbrent des évènements au cours desquels la Très-Sainte Trinité s’est manifestée) suivent le rit de la bénédiction des icônes de la Trinité. Nous présentons ci-dessous les quatre offices de façon synoptique.

03-Bénédiction solennelle des icônes

Bénédiction solennelle des icônes réalisées par l'atelier d'iconographie : de la Mère de Dieu, de saint Joseph, des saints Ancêtres de Dieu Joachim & Anne, de saint Jean le Théologien et de sainte Marie Madeleine
Bénédiction solennelle des icônes réalisées par l’atelier d’iconographie : de la Mère de Dieu, de saint Joseph, des saints Ancêtres de Dieu Joachim & Anne, de saint Jean le Théologien et de sainte Marie Madeleine

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Messe de funérailles de M. l’Abbé Coiffet, membre fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre

Ce mardi 7 juillet 2015 – qui marque le 8ème anniversaire de la publication du motu proprio Summorum Pontificum libéralisant l’usage des anciens livres liturgiques latins – voyait les funérailles de Monsieur l’Abbé Denis Coiffet, l’un des douze membres fondateurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.

La messe solennelle des funérailles a été célébrée dans la cathédrale de Versailles par M. l’Abbé Bisig, premier supérieur de la Fraternité Saint-Pierre, devant un grand concours de clergé et de fidèles, la cathédrale étant pleine.

Merci M. l’Abbé pour votre ministère sacerdotal si fécond !

Elévation du Corps du Seigneur

Elévation du Sang du Seigneur

« Après son ordination sacerdotale pour la Fraternité Saint-Pie X par Mgr Lefebvre en 1977, l’abbé Denis Coiffet est envoyé dans les Yvelines à Saint Martin de Bréthencourt, où une association de fidèles avait pris en main l’église paroissiale pour assurer la célébration de la messe traditionnelle.

Monsieur l'Abbé Coiffet avec Sa Sainteté le Pape Benoît XVIA l’annonce des Sacres sans mandat pontifical de 4 évêques par Mgr Lefebvre en juin 1988, il fait partie des 12 fondateurs de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, dont il devient Supérieur pour la France tout en poursuivant son ministère dans le diocèse de Versailles à Saint-Martin de Bréthencourt, puis à Notre-Dame des Armées à Versailles. Comme Supérieur de District c’est sous son impulsion que se développe la FSSP à Besançon, Lyon, Perpignan, Narbonne ou encore Versailles. Son ministère auprès de la jeunesse est important. Grâce au zèle de Jean-Marie Sorlot, il assure ainsi l’aumônerie des fleurissants groupes scouts du Chesnay, ces derniers apportent une belle moisson de vocations. Dans le même temps, il poursuit son ministère d’aumônerie du Chapitre Enfants du Pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté. Après un nouveau passage au District de France (installé à Brannay), il est nommé à Nantes, jeune communauté paroissiale en plein essor. L’abbé y apportera tous ses talents pour les Scouts, pour les familles… mais aussi en se mettant régulièrement derrière le clavier de l’orgue, une de ses passions. C’est toujours pour être au service de la jeunesse qu’il répond positivement à l’appel de Yann de Cacqueray alors directeur de l’Institution de l’Espérance en Vendée, dont il deviendra d’ailleurs aumônier à plein temps dans les années 2000. En 2008, il est nommé chapelain de la communauté traditionnelle du Christ Rédempteur de Talence… celle-ci « fusionnera » avec celle de Saint-Bruno dans le centre de Bordeaux. Notre-Dame de Chrétienté le rappelle en 2012 pour reprendre la charge d’aumônier général.

Depuis 1 an et demi, l’abbé Coiffet souffrait d’une leucémie. Pendant quelques mois, il a poursuivi malgré tout un ministère très actif à Bordeaux et pour le Pèlerinage. En septembre 2014, ses supérieurs l’ont nommé à Morlaix d’où il devait assurer l’aumônerie de Notre-Dame de Chrétienté tout en se soignant. Mais début octobre, il a été hospitalisé pour des complications de santé dont il est décédé le vendredi 3 juillet, premier vendredi du mois.

Dans une retraite qu’il prêchait il y a quelques années maintenant, à Wigratzbad, il livrait dans une confidence, ce mot du pape Jean-Paul II à la poignée de prêtres qui avaient rejoint Rome un soir de juillet 1988 : le pape, voyant ces prêtres qui avaient tout perdu, avait dit alors : « voilà les prêtres qui sont restés fidèles ». Quel prix n’a-t-elle pas eu, cette admirable fidélité. Onéreuse à bien des égards, elle a porté des fruits au centuple, et les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre qui entoureront une fois encore notre cher abbé, sans omettre les nombreuses vocations qu’il a su guider vers le Seigneur et les très nombreuses familles, les très nombreuses âmes qui ont bénéficié un jour ou un autre de son sacerdoce, sont l’éternelle couronne de sa fidélité à Rome, à la foi catholique de l’Eglise, & à la messe de toujours » (Livret distribué aux fidèles aux funérailles).

Abbé Denis Coiffet

« Je ne peux douter que la première apparition de notre Seigneur ne fut pour celle qui était au pied de la croix… Et c’est là, reprenant ce que nous avons vécu le Jeudi saint, que je demande à notre Dame instamment, en suppliant, qu’Elle nous garde le sacerdoce, qu’Elle nous garde la Messe.

Dans cette certitude de la victoire en cette fin de semaine sainte, qu’Elle protège ses prêtres, leur gardant avec confiance ce lien maternel établi par le Christ lui même sur la Croix.

Je la supplie pour ceux qui s’y préparent, je la supplie pour qu’ils soient de plus en plus nombreux à se lever, nouvelle cohorte de ceux qui sauront prêcher ce Christ ressuscité; qui sauront d’abord le pratiquer dans leurs messes quotidiennes; qui sauront se rappeler que, pour parvenir à la résurrection, il faut savoir se sacrifier chaque matin par cette Messe adorable cette Messe admirable.

Par ce sacrifice renouvelé, par ce sacrifice rendu plus fort à chaque instant et quotidiennement, alors je dirais qu’humainement nous serons certains de la victoire, et j’ajoute que nous n’avons pas besoin de cette certitude humaine puisque notre foi, notre espérance et notre charité, sont d’abord les œuvres divines du Divin réssuscité. »
(Sermon de l’abbé Coiffet le jour de Pâques 2002, donné à Nantes)

Ordinations sacerdotales à Lindenberg (Bavière) pour la FSSP

Ce samedi 27 juin 2015, Mgr Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, a procédé à l’ordination sacerdotale de 6 nouveaux prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, MM. les Abbés :
* Joseph de Castelbajac (France),
* Louis Le Morvan (France),
* Jean de León y Gómez (République dominicaine),
* Xavier Proust (France),
* Côme Rabany (France)
* Elvis Ruiz Silva (Colombie).

Ces ordinations eurent lieu à Lindenberg-en-Allgäu, belle église néo-baroque située à quelques kilomètres du Séminaire international de Wigratzbad, dans le Sud de la Bavière, en Allemagne.

Monition de l'évêque aux futurs prêtres.
Monition de l’évêque aux futurs prêtres.
Litanie des saints & prostration des ordinants.
Litanie des saints & prostration des ordinants.
Litanie des saints - invocations de l'évêque sur les ordinants.
Litanie des saints – invocations de l’évêque sur les ordinants.
Réception de la chasuble.
Réception de la chasuble.
Le nouveau prêtre remet son chrémeau à sa mère. Celle-ci le fera placer dans son cercueil, attestant qu'elle a donné un prêtre à l'Eglise de Jésus-Christ.
Le nouveau prêtre remet son chrémeau à sa mère. Celle-ci le fera placer dans son cercueil, attestant qu’elle a donné un prêtre à l’Eglise de Jésus-Christ.
Elévation du Corps du Seigneur.
Elévation du Corps du Seigneur.
Au baiser de paix.
Au baiser de paix.
Ecce Agnus Dei ecce qui tollit peccata mundi.
Ecce Agnus Dei ecce qui tollit peccata mundi.
Chant du répons final : Jam non dicam vos servos, sed amicos meos - Je ne vous appelle plus serviteur mais mes ami.
Chant du répons final : Jam non dicam vos servos, sed amicos meos – Je ne vous appelle plus serviteur mais mes ami.
Après la messe, autour de Mgr Brouwet évêque de Tarbes et de Lourdes.
Après la messe, autour de Mgr Brouwet évêque de Tarbes et de Lourdes.

Tu es sacerdos in æternum secundum ordinem Melchisedech

La Fête-Dieu à Besançon au XVème siècle (et à Rome au XXIème siècle)

La Fête-Dieu - Bréviaire de Besançon circa 1481Cette miniature de la Fête-Dieu est tirée d’un bréviaire dans le rit de Besançon daté de la seconde partie du XVème siècle, probablement autour de l’année 1481 (Breviarium secundum usum Bisuntinae dioecesis, Bibliothèque de Besançon, Ms. 69, p. 485).

Cette miniature est intéressante car elle présente plusieurs aspects remarquables.

1. On notera que le Corps du Seigneur y est encore porté sur un brancard. De fait, lorsque la procession de la Fête-Dieu fut instituée en 1246 à Liège par l’évêque Robert de Thourotte sur les instances de sainte Julienne de Montcornillon, on prit modèle sur les processions des reliques des saints, qui existaient depuis des lustres, et au cours desquelles on portait les corps des saints dans des châsses, sur des brancards.

2. On remarquera que le Corps du Seigneur est porté sur un calice. Les premières monstrances eucharistiques n’avaient pas en effet la forme de soleil mais de vases ressemblant à des calices ou des pyxides, lesquels servirent également à présenter les reliques de saints à partir du XIIIème à la vénération des fidèles. Les premiers ostensoirs soleils sont attestés néanmoins depuis le XVème siècle, la forme devient commune au XVIIème siècle.

Monstrance eucharistique du Dôme de Milan

Monstrance eucharistique ambrosienne, du trésor du Dôme de Milan, entre 1435 & la fin du XVème siècle.

Reliquaire-monstrance de Sienne datée de 1331

Reliquaire-monstrance de Sienne datée de 1331 (collection du Musée de Cluny)

3. Ici, sur cette miniature du bréviaire de Besançon, nous voyons aussi une construction au dessus du calice/pyxide, en forme de petit ciborium. De telles constructions se rencontraient fréquemment au Moyen-Age pour les tabernacles qui étaient alors suspendus au dessus des autels, forme jadis commune pour conserver la réserve eucharistique, bien avant l’invention des tabernacles fixes. Lors de la procession eucharistique, on entend rendre au Très-Saint Sacrement les honneurs qui lui sont dû d’ordinaire, aussi le ciborium-tabernacle est-il lui aussi porté.

Par la suite, le ciborium fut réuni à la pyxide en une seule pièce d’orfèvrerie. Voici la monstrance eucharistique de Belém, commandée par le roi du Portugal, datant de 1506 et due à l’orfèvre Gil Vicente et qui illustre parfaitement cette mutation :

Monstrance de Belém - Gil Vicente - 1506

4. Le Corps du Seigneur, surmonté du ciborium est ici sur cette miniature franc-comtoise lui-même surmonté d’un dais porté par quatre personnages, dais sur lequel sont tissées les paroles du début d’une prose bien connue au Très-Saint Sacrement : Ave verum Corpus natum de Maria Virgine (Salut, Corps véritable né de la Vierge Marie). Originairement, le dais n’était employé que pour les rois et princes de grande puissance (mais pas pour les reliques des saints lors de processions). Son emploi à la procession de la Fête-Dieu marque donc bien qu’on y accompagne le Roi des rois & le Seigneur des seigneurs.

5. Le Corps du Seigneur est porté sur le brancard par deux prêtres en chasubles. Notons que la rubrique existe toujours que tout prêtre prenant part (sans fonction particulière) à la procession de la Fête-Dieu soit en chasuble. Cette fête est en effet également une fête du sacerdoce. Les couleurs liturgiques ne sont pas encore fixées définitivement au XVème siècle, on ne s’étonnera pas de voir deux chasubles de couleurs différentes, bleu et or. Le tapis posé sur le brancard est lui rouge, ancienne couleur employée pour la Fête-Dieu dans beaucoup d’usages diocésains français. Notons aussi les amicts parés (celui de gauche – or – se détache bien visiblement de la chasuble bleue).

6. Remarquons le petit clerc tonsuré qui sonne deux clochettes pour annoncer la venue du Corps du Seigneur.

7. Notons enfin que tous les fidèles accompagnent le Très-Saint Sacrement en portant des torches (ou cierges). La rubrique existe toujours mais elle n’est hélas plus vraiment observée de nos jours.

Curieusement, cet usage ancien de porter le Très-Saint Sacrement par des prêtres en chasubles s’observe toujours traditionnellement à Rome, en la paroisse de la Très-Sainte-Trinité-des-Pèlerins à Rome desservie par les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, probablement un cas très rare dans la Chrétienté actuelle. Le Très-Saint Sacrement y est porté par quatre prêtres en chasubles, le dais y est tenu par huit clercs en chapes. En voici une photo :

01-Fête-Dieu à Rome

***

Dans cette série :

Photos : messe, vêpres & procession de la Fête-Dieu

Dimanche dernier 7 juin 2015 était en France la solennité extérieure de la fête du Corps du Christ (Corpus Christi), appelée populairement dans notre pays la Fête-Dieu. Voici quelques photos des cérémonies à Saint-Eugène (Paris IX).

Le matin, la messe fut célébrée avec un diacre & un sous-diacre venus du séminaire du Bon Pasteur à Courtalain.

04-Messe de la Fête-Dieu - Elévation du Sang du Seigneur

L’après-midi, les vêpres furent célébrées devant le Très-Saint Sacrement exposé.

09-Vêpres de la Fête-Dieu devant le Très-Saint Sacrement exposé

A l’issue des vêpres, la procession du Très-Saint Sacrement traversa les rues du IXème arrondissement.

23-Procession de la Fête-Dieu

De retour à l’église, le salut du Très-Saint Sacrement fut chanté et M. le curé donna la bénédiction avec l’ostensoir.

29-Procession de la Fête-Dieu

Nos vifs remerciements vont à M. François N. pour ses magnifiques photos qui nous permettent de garder le souvenir de cette magnifique journée passée à chanter l’amour de Dieu dans la Très-Sainte Eucharistie.

Retrouvez toutes les photos de François sur cet album Google+.

[Photos] Messe de la fête de saint Yves chez les Spiritains rue Lhomond

La paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile effectue chaque année deux pèlerinages à la découverte des lieux spirituels de notre capitale. Ce mardi 19 mai 2015, nous marchâmes de Saint-Médard jusqu’à la chapelle des Spiritains au 30 rue Lhomond, dans le Vème arrondissement de Paris, où fut célébrée la messe de la fête de saint Yves, au propre de Paris.

Saint Yves n’est pas fêté au calendrier universel dans le missel de 1962, mais sa fête est inscrite au calendrier de plusieurs diocèses français, dont Paris, ville où ce saint effectua une partie de ses études de droit canonique, justement dans le Quartier Latin où nous nous trouvons ce 19 mai.

Le 30 rue Lhomond constitue la Maison mère de la Congrégation des Misssionnaires du Saint-Esprit (ou « Spiritains »), congrégation fondée en 1703 par Claude Poullart des Places, et refondée en 1848 par fusion avec la Société du Saint-Cœur de Marie fondée par le vénérable François Libermann. La splendide chapelle du 30 rue Lhomond a été construite dans les années 1770 par l’architecte Jean Chalgrin. Peu connue, cette magnifique église est la seule de Paris – avec Saint-Etienne-du-Mont – à avoir conservé un jubé.