Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du IInd dimanche après l’Epiphanie

2nd dimanche après l'Epiphanie - les noces de CanaSaint-Eugène, le dimanche 18 janvier 2015, grand’messe de 11h.

Le troisième mystère de l’Epiphanie :

les noces de Cana.

« Le troisième Mystère de l’Épiphanie nous montre la consommation des plans de la divine miséricorde sur le monde, en même temps qu’il nous manifeste une troisième fois la gloire de l’Emmanuel.

L’Etoile a conduit l’âme à la foi, l’Eau sanctifiée du Jourdain lui a conféré la pureté, le Festin Nuptial l’unit à son Dieu.

Nous avons chanté l’Époux sortant radieux au-devant de l’Épouse ; nous l’avons entendu l’appeler des sommets du Liban ; maintenant qu’il l’a éclairée et purifiée, il veut l’enivrer du vin de son amour. »

Dom Guéranger.

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Programme du XXXIIème dimanche après la Pentecôte – Dimanche avant la Théophanie – Paramonie de la Théophanie – ton 7

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain - Mont Athos, monastère de Dionysiou - fresque du XVIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 janvier 2015 du calendrier grégorien – 5 janvier 2015 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Le 5 janvier est la paramonie (la veille, la vigile), dernier jour de l’avant-fête de la Théophanie, qui démarre le 2 janvier. Cette veille de l’Epiphanie est le seul jour de jeûne depuis Noël. Comme le 5 janvier est un dimanche cette année, ce jeûne est anticipé au vendredi 3 (tout comme le chant des Heures royales).

Ce dimanche est aussi celui avant la Théophanie, d’où le prokimenon, l’apôtre, l’alleluia et l’évangile qui sont propres à ce dimanche.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de l’avant-fête.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Que nul mortel se glorifie * en sa richesse ou son savoir, * mais en sa foi dans le Seigneur, * disant au Christ notre Dieu * conformément à la vraie foi * et sans cesse lui chantant: * Maître, veuille m’affermir ** sur le roc de tes commandements.
8. Celui qui dès avant les siècles * siège avec le Père et l’Esprit, * ayant pris chair, comme il le sait, * de la Vierge ces temps derniers, * le Christ, vient se faire baptiser * pour donner à tous ** l’immortalité par la divine immersion.
9. Désireux d’ensevelir * dans les ondes nos péchés, * le Christ notre Dieu * en la tendresse de son cœur * s’avance vers les flots * du Jourdain pour nous tirer * de notre corruption ** et nous recréer par le Baptême divin.
10. Du premier père voulant couvrir * l’infamante nudité, * tu te dépouilles librement * et toi-même t’enveloppes, ô Christ, * des flots du Jourdain, * toi qui bâtis sur les eaux * tes chambres hautes, Seigneur ** qui seul nous prends en pitié.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Le Jourdain retourna en arrière jadis, * frappé par le manteau d’Elisée, * et les eaux se divisèrent de part en part * après l’assomption d’Elie. * Les flots lui devinrent un ferme chemin * à l’exacte image du Baptême * par lequel nous traversons * le cours fluctuant de la vie. ** Le Christ se manifeste au Jourdain pour sanctifier les eaux.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, * car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort ; * l’Enfer est enchaîné, * les Prophètes tous ensemble se réjouissent. * Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi ; ** venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de l’avant-fête, ton 4 : Descendu dans les flots du Jourdain, * le Seigneur dit à Jean : * Ne crains pas de me baptiser, * je suis venu en effet ** sauver Adam le premier Père.

Prokimen
Du dimanche avant la Théophanie, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).

Epître
Du dimanche avant la Théophanie : II Timothée (§ 298) IV, 5-8.
J’ai bien combattu ; j’ai achevé ma course ; j’ai gardé la foi.

Alleluia
Du dimanche avant la Théophanie, ton 8 :
℣. Que Dieu nous prenne en grâce, et nous comble de ses bénédictions : qu’il répande sur nous la lumière de son visage, et qu’il fasse éclater sur nous sa miséricorde (Psaume 66, 2).

Evangile
Du dimanche avant la Théophanie : Marc (§ 1) I, 1-8.
Pour moi, je vous ai baptisés dans l’eau : mais pour lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Programme de la messe de Requiem pour Louis XVI à la Chapelle Expiatoire

Lancelot-Théodore Turpin de Crissé (1782 † 1859) - Une messe à la Chapelle Expiatoire (1835 - Musée Carnavalet)

Chapelle Expiatoire, le samedi 17 janvier 2015, messe de Requiem en rit dominicain de 10h30.

« Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France » (Louis XVI).

A l’occasion du 222ème anniversaire de la mort du roi Louis XVI, l’Institut de la Maison de Bourbon organise une messe de Requiem pour Sa Majesté le roi Louis XVI à la Chapelle Expiatoire (29, rue Pasquier, 75008 Paris) le 17 janvier 2015, messe qui sera célébrée en présence de Monseigneur le duc d’Anjou, Chef de la maison de Bourbon et de Madame la duchesse d’Anjou.

L’évènement sur Facebook.

Le duc & la duchesse d'Anjou avec Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

Théophanie russe – Horaire des offices à la paroisse russe catholique de Paris

Fête de la Théophanie - baptème du Christ au Jourdain

  • Dimanche 18 janvier (5 janvier dans le calendrier julien) à 9h15 : divine liturgie de la vigile de l’Epiphanie (liturgie de saint Jean Chrysostome et bénédiction des eaux)
  • Dimanche 18 janvier à 18h : Grandes complies
  • Dimanche 18 janvier à 19h : MATINES DE LA THEOPHANIE
  • Lundi 19 janvier (6 janvier dans le calendrier julien) à 12h : divine liturgie de la fête Théophanie (liturgie de saint Basile le Grand)

Le mot Epiphanie signifie « manifestation » ; l’Eglise emploie également le terme de Théophanie pour désigner cette fête, ce qui signifie « Manifestation de Dieu ». Si l’Occident latin a surtout retenu la manifestation de la divinité du Christ par l’adoration des mages, l’Orient byzantin a mis l’accent sur la manifestation de la Trinité lors du baptême du Christ au Jourdain par saint Jean Baptiste.

L’Eglise catholique russe suit le calendrier julien et non le calendrier grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, l’Epiphanie – tombe le 19 janvier. Le 18 janvier, l’office solennel des vigiles ouvre la célébration paroissiale de la fête de la Théophanie.

Cet office de vigile, qui durait jadis toute la nuit, ne comporte pas d’eucharistie. Il s’agit d’une veillée liturgique qui prépare les fidèles à la célébration de la divine liturgie le lendemain (le 19 janvier donc, à 12h).

Cet office comprend deux parties essentielles :
l’office des Grandes Complies suivi de celui des Matines de la Théophanie.

L’office des Grandes Complies est célébré dans la pénombre. La plupart des psaumes & prières ne sont pas chantées mais récitées. L’austérité de cette première partie de la Vigile de la Théophanie évoque la longue attente « des peuples assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ». Le rideau & les portes royales du sanctuaire demeurent fermés, sauf à trois moments clefs de cet office : au chant de la prophétie d’Isaïe (« Dieu est avec nous »), du tropaire (« Dans le Jourdain ») & du kondakion (« En ce jour de l’Epiphanie »), moments essentiels qui symbolisent l’illumination à venir du « Soleil de justice ».

Par contraste, l’office des Matines de la Théophanie est beaucoup plus joyeux, moins ascétique, et les parties chantées sont beaucoup plus développées. L’essentiel de l’hymnographie en a été écrite par saint Jean Damascène et par son frère adoptif saint Côme le Mélode au VIIIème siècle.

Saint Sophrone de Jérusalem a quant à lui organisé au VIème siècle la solennelle bénédiction des eaux qui conclut en ce jour l’office de matines. Le magnifique texte en est d’un lyrisme et d’une théologie élevés. Cette solennelle bénédiction sera donnée à l’issue de la liturgie dominicale le 18 janvier à 9h15.

La divine liturgie de saint Basile du jour de l’Epiphanie sera célébrée le 19 janvier à 12h.

Tropaire de la Théophanie, ton 1 :
« Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi ! »

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité
39, rue François-Gérard
75016 Paris
M° Eglise d’Auteuil

L’évènement sur Facebook.

Programme de la solennité de l’Epiphanie

Le baptême du Christ par Navarrete El MudoSaint-Eugène, le dimanche 11 janvier 2015, grand’messe de 11h.

> Catéchisme sur la fête de l’Epiphanie.

« Nous vénérons ce jour saint, orné de trois miracles : aujourd’hui l’étoile conduit les Mages à la crèche; aujourd’hui l’eau est transformée en vin au cours des noces ; aujourd’hui dans le Jourdain le Christ veut être baptisé, afin de nous sauver, alléluia. »
Antienne de Magnificat des secondes vêpres de l’Epiphanie.

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Programme du XXXIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après Noël – saints Joseph, David & Jacques – ton 6

Saint Joseph époux de la Vierge, saint roi David et saint Jacques frère du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 janvier 2015 du calendrier grégorien – 29 décembre 2014 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après Noël & le rit byzantin y commémore saint Joseph, l’époux de la Vierge, le saint roi David et saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem.

Traditionnellement, c’est l’un des jours où la divine liturgie de saint Jacques, frère du Seigneur, peut être employée à la place de celle de saint Jean Chrysostome. Cette liturgie très antique représente les anciens usages de l’Eglise de Jérusalem.

Nous sommes encore dans les jours de l’après-fête de Noël, laquelle se clôt le 31 décembre.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints. Et maintenant.
Kondakion : des saints.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 7ème ode du 1er canon de Noël & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des saints :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les jeunes gens, élevés dans la piété, * méprisant l’ordre impie du tyran, ne redoutèrent point la menace du feu, * mais debout au milieu des flammes ils chantaient : ** « Dieu de nos pères, tu es béni. »
6. Les bergers veillant dans les champs * furent favorisés d’une vision lumineuse qui les terrifia : * la gloire du Seigneur brilla tout autour d’eux * et un ange leur cria : « Chantez, car le Christ est né : ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »
7. Soudain, à la parole de l’ange, * les armées célestes s’écrièrent : * « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, * paix sur terre, aux hommes, bienveillance ; * le Christ a resplendi. ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »
8. « Quelle est cette parole ? dirent les bergers ; * allons et voyons cet avènement : * c’est le Christ Divin ». * Et une fois arrivés à Bethléem, ils L’adorèrent * avec Celle qui L’avait engendré et chantaient : ** « Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »
9. Par son étrange enfantement * de la jeune Servante de Dieu * parmi nous, les étrangers, * le Verbe du Père, le Dieu éternel * est descendu loger ; * et toi, bienheureux Joseph, tu le prends * et dans la joie tu fais avec lui * cette étrange descente en Egypte pour obéir ** aux ordres de Dieu.
10. Auprès du Dieu qui se fit enfant dans la chair, * Joseph, tu te tenais * comme un Ange, et le servais; * directement auprès de lui, * c’est clair, tu fus illuminé * de ses rayons immatériels * et te montras, Bienheureux, * tout à fait resplendissant ** dans ton âme et ton cœur.
11. Par le contact avec ton Dieu * entièrement sanctifié * en ton âme et ton corps, * tu partis vers les demeures immatérielles * et maintenant tu sanctifies * ceux qui célèbrent ta mémoire, Joseph, * toi le Juste plein de renommée * et le bienheureux époux ** de la sainte Mère de Dieu.
12. Sur terre tu as vu, * illustre Joseph, * comme enfant nouvelet * né de la Vierge immaculée * celui qui dépasse toute perfection * et qui naît du Père avant les siècles; * et tu entendis les Anges le chanter * à l’intérieur de la grotte, * lorsqu’il reposait ** dans la crèche.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats, furent frappées d’effroi ; * et Marie (Madeleine) se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donna la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !
3. Tropaire des saints, ton 2 : Annonce, Joseph, la bonne nouvelle à David, * à l’ancêtre de Dieu les merveilles dont tu fus le témoin : * sous tes yeux une Vierge a enfanté, * avec les Mages tu t’es prosterné, * avec les Pâtres tu as rendu gloire au Seigneur * et par l’Ange tu fus averti. ** Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des saints, ton 3 : Le saint roi David est comblé d’allégresse en ce jour * et Jacques offre sa louange avec Joseph ; * ayant reçu couronne dans la parenté avec le Christ, * ils se réjouissent et chantent * celui qui sur terre est né de merveilleuse façon ** et s’écrient : Sauve dans ton amour ceux qui célèbrent ton Nom.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
Des saints, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epître
Du dimanche après Noël : Galates (§ 200) I, 11-19.
Ainsi trois ans s’étant écoulés, je retournai à Jérusalem pour visiter Pierre ; et je demeurai quinze jours avec lui ; et je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Des saints, ton 4 :
℣. Souviens-toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur (Psaume 131, 1)

Evangile
Du dimanche après Noël : Matthieu (§ 4) II, 13-23.
Joseph s’étant levé, prit l’enfant et sa mère durant la nuit, et se retira en Egypte.

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore :
De la fête, ton 1 : Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable et plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge, la Très-pure Mère de Dieu.
Je vois un mystère étonnant, qui dépasse l’entendement * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * la crèche, un lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, le Christ-Dieu. ** Chantons-le et magnifions-le.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Saint Côme de Maïouma – Canon des matines de Noël

Dans le rit byzantin, on chantait à matines neuf cantiques tirés de l’Ecriture (le 2nd est généralement omis, sauf durant le Grand Carême). A partir du VIIème siècle, les versets de ces cantiques furent entremêlés de tropaires, courtes compositions ecclésiastiques commentant le texte du cantique ou la fête du jour. Le premier canon de Noël a été écrit par saint Côme de Maïouma (appelé aussi Cosmas de Jérusalem, ou Cosmas le Mélode, ou encore Cosmas l’Hymnographe).

Orphelin de père et de mère, Côme (Κοσμάς) fut adopté par Serge, un riche notable chrétien de Damas, qui était le père de saint Jean Damascène.

Saint Jean & saint Côme sont ainsi frères de lait. Ils étudièrent la grammaire, la philosophie, la musique, l’astronomie et la géométrie auprès du moine Côme de Sicile, que leur père Serge avait racheté aux pirates musulmans qui l’avaient réduit en esclavage.

Les deux frères devinrent, vers 726, moines à la laure de Saint-Sabas à Jérusalem.

Côme fut élu évêque de Maïouma en Palestine (ville de la région de Gaza). Il mourut dans cette ville et fut rapidement canonisé.

Hymnographe fécond, saint Côme laissa au moins quatorze canons complets et de nombreux triodes (canons de trois odes pour le Carême).

Voici le texte du canon que saint Côme de Maïouma composa pour les matines de Noël. Ses tropaires forment en grec l’acrostiche suivant : « Le Christ fait homme demeure le Dieu qu’il était ». (traduction nouvelle employée à la Paroisse russe catholique de Paris – vous pouvez trouver la musique de ce canon dans le livret des matines de Noël employé par le chœur, aux pages 58 à 77) :

Première ode – cantique de Moïse – Hirmos : Le Christ est né, glorifiez-le ; * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre ; * le Christ est sur terre, relevez-vous. * Chante pour le Seigneur, terre entière, * & peuples, louez-le dans l’allégresse, * car il s’est couvert de gloire.

℣. Tu les mèneras, tu les planteras sur la montagne de ton héritage, au lieu dont tu fis, Seigneur, ta demeure, au sanctuaire qu’ont préparé tes mains.

Tropaire : Celui qui était flétri à cause de sa transgression, * celui qui, créé à l’image de Dieu, était tout entier asservi à la corruption * et déchu des hauteurs de la vie divine, * le sage Artisan le renouvelle, ** car il s’est couvert de gloire.

℣. Le Seigneur règne pour les siècles, toujours et à jamais.

Tropaire : Voyant l’homme, œuvre de Ses propres mains en voie de perdition, * le Créateur incline les cieux et descend : * de la pure et divine Vierge, * il assume toute la substance humaine * et s’incarne véritablement, ** car il s’est couvert de gloire.

℣. Car les chevaux de Pharaon, avec les chars et les cavaliers, s’étaient engagés dans la mer, et sur eux le Seigneur fit refluer les flots, mais les enfants d’Israël passèrent au milieu de la mer à pied sec.

Tropaire : Sagesse, Verbe et puissance, * étant Fils et Éclat du Père, * le Christ Dieu, * à l’insu des puissances qui sont au-dessus du monde et de celles de la terre, * s’étant incarné, nous a recréés, ** car il s’est couvert de gloire.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Le Christ est né, glorifiez-le ; * le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre ; * le Christ est sur terre, relevez-vous. * Chante pour le Seigneur, terre entière, * & peuples, louez-le dans l’allégresse, * car il s’est couvert de gloire.

Troisième ode – cantique d’Anne – Hirmos : Dès avant les siècles, * par le Père ineffablement est engendré le Fils, * & dans les derniers temps sans semence d’une Vierge il a pris chair ; * au Christ-Dieu, écrions-nous : * Toi qui as relevé notre corne, ** Saint es-tu, Seigneur !

℣. Mais celui qui se glorifie, qu’il le fasse en connaissant le Seigneur, en pratiquant droite justice au milieu de la terre.

Tropaire : L’Adam fait de poussière * avait eut en partage un meilleur souffle de vie, * mais il s’était laissé glisser dans la corruption par l’artifice de la femme ; * en voyant de loin le Christ fils de la Femme, * il s’écria : « Toi qui, pour moi, es devenu semblable à moi, ** Saint es-tu, Seigneur. »

℣. Le Seigneur, monté aux cieux, fait entendre le tonnerre : lui-même va juger la terre entière, car il est juste.

Tropaire : Tu t’es conformé, * ô Christ, à ce qui était moindre, fait d’argile ; * et qui, participant à notre pauvre chair, lui communica ta divinité * en devenant homme tout en restant Dieu ; * Toi qui as relevé notre corne, ** Saint es-tu, Seigneur.

℣. Il donnera la puissance à notre roi, il exaltera le front de son Christ.

Tropaire : Bethléem, sois dans l’allégresse, * reine des princes de Juda, * car Celui qui fait paître Israël, qui est porté sur les épaules des chérubins, * le Christ, est sorti de toi aux yeux de tous * et, ayant relevé notre corne, ** Il a régné sur tous.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Dès avant les siècles, * par le Père ineffablement est engendré le Fils, * & dans les derniers temps sans semence d’une Vierge il a pris chair ; * au Christ-Dieu, écrions-nous : * Toi qui as relevé notre corne, ** Saint es-tu, Seigneur !

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristQuatrième ode – cantique d’Habacuc – Hirmos : Comme le rameau sorti de la racine de Jessé, * & comme sa fleur, ô Christ, * tu as fleuri de la Vierge, * Toi qui es l’objet de nos louanges, * Tu es venu sur la montagne ombragée, * en t’incarnant de la Vierge inépousée, Dieu immatériel, ** Gloire à ta puissance, Seigneur !

℣. Et moi, j’exulte dans le Seigneur, je jubile en Dieu mon sauveur.

Tropaire : Ô Toi, que jadis Jacob annonça à l’avance * comme attente des nations, ô Christ, * Tu es sorti de la tribu de Juda * et Tu es venu enlever à Damas sa puissance * et à Samarie ses butins, * après avoir changé leur égarement * en foi agréable à Dieu. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !

℣. Le Seigneur mon Dieu est ma force, il affermit mes pas jusqu’au bout.

Tropaire : Tu t’es élevé, ô Maître, * comme l’étoile de Jacob, * Tu as rempli de joie les sages observateurs des astres, * adeptes des enseignements de l’antique devin Barlaam ; * eux qui T’étaient amenés comme les prémices des nations, * Tu les reçus ouvertement. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !

℣. Il me fait monter sur les hauteurs, pour la victoire, au chant de son cantique.

Tropaire : Tu es descendu dans le sein virginal * comme la pluie sur la toison, ô Christ, * et comme les gouttes de rosée qui arrosent la terre. * L’Éthiopie, Tharsis, * les îles de l’Arabie et Saba, * ainsi que les chefs de toute la terre des Mèdes, ô Sauveur, * se sont prosternés devant Toi. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Comme le rameau sorti de la racine de Jessé, * & comme sa fleur, ô Christ, * tu as fleuri de la Vierge, * Toi qui es l’objet de nos louanges, * Tu es venu sur la montagne ombragée, * en t’incarnant de la Vierge inépousée, Dieu immatériel, ** Gloire à ta puissance, Seigneur !

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-Christ 04Cinquième ode – cantique d’Isaïe – Hirmos : Etant Dieu de Paix, * & Père de tendresse, * tu nous as envoyé l’Ange de ton Grand Conseil * afin de nous donner la paix ; * aussi, conduits vers la lumière de la divine connaissance, * nous levant la nuit * nous te glorifions, ** ô Ami des hommes.

℣. Tes morts revivront; ils se lèveront, ceux qui gisent dans les tombeaux, ceux de la terre exulteront de joie.

Tropaire : Te soumettant au décret de César, * Tu t’es fait inscrire au nombre des esclaves, ô Christ, * et Tu nous as affranchis, esclaves de l’ennemi et du péché ; * T’étant totalement appauvri à notre image, * Tu as divinisé notre poussière ** par cette union même et cette participation.

℣. Car la rosée qui vient de toi sera leur guérison et la terre rendra le jour aux trépassés.

Tropaire : Voici que la Vierge, comme il fut dit jadis, * a conçu dans son sein et mis au monde un Dieu devenu homme, * et elle demeure Vierge ; * réconciliés par elle avec Dieu, pécheurs que nous sommes, * nous la chantons avec foi, ** car elle est véritablement Mère de Dieu.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Etant Dieu de Paix, * & Père de tendresse, * tu nous as envoyé l’Ange de ton Grand Conseil * afin de nous donner la paix ; * aussi, conduits vers la lumière de la divine connaissance, * nous levant la nuit * nous te glorifions, ** ô Ami des hommes.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-Christ 03Sixième ode – cantique de Jonas – Hirmos : Le monstre marin rejeta Jonas, * comme il l’avait reçu, * sortant de ses entrailles comme un nouveau-né ; * & le Verbe aussi est descendu en la Vierge & a pris chair, * puis en sortit en conservant son intégrité ; * car il empêcha Celle qui l’enfanta ** de perdre sa virginité.

℣. Les serviteurs de vaines idoles perdent la source de leur grâce.

Tropaire : Il est venu en s’incarnant, le Christ, notre Dieu, * que le Père engendre dans Son sein avant l’étoile du matin ; * Lui qui tient les rênes des puissances immaculées, * Il est couché dans une crèche d’animaux et Il est emmailloté dans un haillon ; ** mais Il délie les liens enchevêtrés de nos péchés.

℣. Mais moi, au son de la louange, je t’offrirai un sacrifice d’action de grâce, accomplissant envers toi, Seigneur, le voeu que j’ai fait pour mon salut.

Tropaire : Le Fils est né comme un petit enfant * de la chair d’Adam * et Il est donné aux croyants ; * c’est Lui, le Père et le Chef du siècle à venir * et Il est appelé l’Ange du Grand Conseil ; * c’est Lui, le Dieu fort et, dans Sa puissance, ** Il domine la création.

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Le monstre marin rejeta Jonas, * comme il l’avait reçu, * sortant de ses entrailles comme un nouveau-né ; * & le Verbe aussi est descendu en la Vierge & a pris chair, * puis en sortit en conservant son intégrité ; * car il empêcha Celle qui l’enfanta ** de perdre sa virginité.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristSeptième ode – premier cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : Les jeunes gens, élevés dans la piété, * méprisant l’ordre impie du tyran, ne redoutèrent point la menace du feu, * mais debout au milieu des flammes ils chantaient : ** « Dieu de nos pères, tu es béni. »

℣. Tu es béni, toi qui sondes les abîmes et qui sièges sur les Chérubins, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Les bergers veillant dans les champs * furent favorisés d’une vision lumineuse qui les terrifia : * la gloire du Seigneur brilla tout autour d’eux * et un ange leur cria : « Chantez, car le Christ est né : ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »

℣. Tu es béni sur le trône de gloire de ton royaume, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : Soudain, à la parole de l’ange, * les armées célestes s’écrièrent : * « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, * paix sur terre, aux hommes, bienveillance ; * le Christ a resplendi. ** Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »

℣. Tu es béni au firmament du ciel, surpassant toute louange et par-dessus tout exalté dans les siècles.

Tropaire : « Quelle est cette parole ? dirent les bergers ; * allons et voyons cet avènement : * c’est le Christ Divin ». * Et une fois arrivés à Bethléem, ils L’adorèrent * avec Celle qui L’avait engendré et chantaient : ** « Dieu de nos Pères, Tu es béni ! »

℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Catavasie : Les jeunes gens, élevés dans la piété, * méprisant l’ordre impie du tyran, ne redoutèrent point la menace du feu, * mais debout au milieu des flammes ils chantaient : ** Dieu de nos pères, tu es béni.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristHuitième ode – second cantique des 3 Enfants dans la fournaise – Hirmos : La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille qui dépasse la nature : * car elle ne consuma point les jeunes gens qu’elle avait reçus, * de même le feu de la divinité ne consuma point * le sein de la Vierge où il était entré. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** et l’exalte dans tous les siècles.

℣. Ananias, Azarias, Misaël, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : La fille de Babylone * attira de Sion vers elle les enfants de David * conquis à la pointe de l’épée, * mais elle renvoie à la Fille de David, qui tient Dieu dans ses bras, * ses enfants les mages porteurs de présents, pour l’implorer. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.

℣. Apôtres, Prophètes et Martyrs du Seigneur, bénissez le Seigneur, chantez-le, exaltez-le dans les siècles.

Tropaire : Les chants de deuil avaient écarté * les instruments de musique, * car les enfants de Sion ne chantaient pas sur une terre étrangère ; * mais le Christ, se levant à Bethléem, * dissipe les errements de Babylone et toutes ses harmonies musicales. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.

℣. Bénissons le Seigneur, Père, Fils et saint Esprit.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

Tropaire : Babylone reçut * les dépouilles de la Reine de Sion * et ses richesses conquises à la pointe de l’épée, * mais le Christ, attire à Sion les trésors de Babylone * avec ses rois observateurs des astres, au moyen d’une étoile qui les guide. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** & l’exalte dans tous les siècles.

℣. Louons, bénissons le Seigneur, prosternons-nous devant lui, le chantant et l’exaltant dans tous les siècles.

Catavasie : La fournaise qui distille la rosée * préfigure la merveille qui dépasse la nature : * car elle ne consuma point les jeunes gens qu’elle avait reçus, * de même le feu de la divinité ne consuma point * le sein de la Vierge où il était entré. * Par conséquent, chantons ce chant : * Oui, que toute la création bénisse le Seigneur, ** et l’exalte dans tous les siècles.

Nativité de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristNeuvième ode – cantiques de la Mère de Dieu (Magnificat) & de Zacharie (Benedictus) :
Mégalinaire : ℣. Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable & plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge Très-Pure, Mère de Dieu.
Hirmos :
Je vois un mystère étonnant, * qui dépasse l’entendement, * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose Celui que rien ne peut contenir, * le Christ-Dieu ** chantons-le, & magnifions-le !

℣. Magnifie, mon âme, le Dieu qui, dans la chair, est né de la Vierge.
℣. Magnifie, mon âme, le Roi né dans la grotte.

Tropaire : Voyant le cours inusité * d’un astre extraordinaire et nouveau * qui venait de briller et répandait dans le ciel une lumière éclatante, * les mages conclurent que le Christ Roi était né sur terre à Bethléem ** pour notre salut.

℣. Magnifie, mon âme, le Dieu adoré par les mages.
℣. Magnifie, mon âme, la pure Vierge qui mit au monde le Christ Roi.

Tropaire : Lorsque les mages dirent : * « Où se trouve le jeune Roi nouveau-né * dont nous avons vu l’étoile, * car nous sommes venus L’adorer ? », * Hérode, l’ennemi de Dieu, * devint fou et se troubla, ** s’agitant pour faire périr le Christ !

℣. Magnifie mon âme, la pure Vierge et seule Mère de Dieu qui mit au monde le Christ Roi.
℣. Les mages et les pasteurs vinrent adorer le Christ né dans la ville de Bethléem.

Tropaire : Hérode se fit préciser le temps de l’apparition de l’étoile * sous la conduite de laquelle les mages vinrent à Bethléem * adorer le Christ avec leurs présents. * Mais reconduits par elle dans leur patrie, * ils laissèrent ce cruel infanticide, ** s’étant joués de lui.

℣. En ce jour, la Vierge enfante le Maître à l’intérieur d’une grotte.

Catavasie : Je vois un mystère étonnant, * qui dépasse l’entendement, * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose Celui que rien ne peut contenir, * le Christ-Dieu ** chantons-le, & magnifions-le !

Noël russe – Horaire des offices à la paroisse russe catholique de Paris

Nativité

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité

Mardi 6 janvier 2015 (24 décembre 2014 dans le calendrier julien) :

Vigiles de Noël :
18h30 : Grandes Complies
19h30 : Matines de Noël
21h30 : Trapeza (repas paroissial)

Mercredi 7 janvier 2015 (25 décembre 2014 Julien) :

12h : Divine liturgie de saint Jean Chrysostome du jour de Noël.

L’Eglise catholique russe suit le calendrier julien et non le calendrier grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, Noël tombe le 7 janvier. Le 6 janvier, l’office solennel des vigiles de Noël ouvre la célébration de la fête de la Nativité.

Cet office de vigile, qui durait jadis toute la nuit (et dure environ deux heures de nos jours), ne comporte pas d’eucharistie. Il s’agit d’une veillée liturgique qui prépare les fidèles à la célébration de la divine liturgie le lendemain (le 7 janvier donc, à 12h).

Cet office comprend deux parties essentielles : l’office des Grandes Complies suivi de celui des Matines de Noël.

L’office des Grandes Complies est célébré dans la pénombre. La plupart des psaumes & prières ne sont pas chantés mais récités. L’austérité de cette première partie de la Vigile de Noël évoque la longue attente « des peuples assis dans les ténèbres et à l’ombre de la mort ». Le rideau & les portes royales du sanctuaire demeurent fermés, sauf à trois moments clefs de cet office : au chant de la prophétie d’Isaïe (« Dieu est avec nous »), du tropaire (« Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu ») & du kondakion (« La Vierge aujourd’hui met au monde l’Eternel »), moments essentiels qui symbolisent l’illumination à venir du « Soleil de justice ».

Par contraste, l’office des Matines de Noël est beaucoup plus joyeux & festif, les parties chantées y sont beaucoup plus développées.

A l’issue des vigiles, un repas paroissial traditionnel réuni les paroissiens & amis de la paroisse autour de spécialités russes.

Le tropaire de Noël – 4ème ton synodal :

Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !

Le kondakion de Noël, du 3ème ton, hymne célèbre de saint Romain le Mélode (493 † c.555/565) mise ici en musique par Dimitri Bortniansky (1751 † 1825), maître de la chapelle impériale de Russie:

La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

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Publication de la date de Pâques & de celles des fêtes mobiles de l’année 2015

La publication de la date de Pâques dans le Pontificale Romanum.

Dans le rit romain, le jour de l’Epiphanie (dont la solennité est reportée en France au dimanche qui suit), le diacre fait selon la tradition la publication de la date de Pâques après le chant de l’évangile.

RIT ROMAIN

En voici le chant pour 2015, réalisé par nos soins :

Noveritis Romanum 2015

En voici la traduction pour 2015 :

Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.

  • Le 1er février sera le dimanche de la Septuagésime.
  • Le 18 du même mois sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
  • Le 5 avril sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous célèbrerez avec joie.
  • Le 14 mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
  • Le 24 du même mois sera la fête de la Pentecôte.
  • Le 4 juin sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
  • Le 29 novembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

    Plus de détails sur la Publication de la date de Pâques à l’Epiphanie.

    Un petit livret imprimable à l’attention du clergé.

    RIT PARISIEN

    Voici le chant de l’ancien usage de Paris, pour 2015 :

    Noverit Parisiense 2015

    En voici la traduction pour 2015 :

    Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 5 avril nous célèbrerons la Pâque de Seigneur.

    RIT AMBROSIEN

    Voici le chant pour le rit ambrosien, pour 2015 :

    Noverit-Ambrosianum-2015

    En voici la traduction pour 2015 :

    Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 5 avril, nous célèbrerons avec joie la Pâque de Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

  • Les processions des reliques de sainte Geneviève

    Indulgences pour les porteurs de la châsse de sainte Geneviève et pour leurs attendantsEntre 885 et 1947, on dénombre 95 processions extraordinaires des reliques de sainte Geneviève. Celles-ci étaient exceptionnelles, elles étaient spécialement organisées par les autorités civiles et religieuses dans des cas de graves calamités publiques, en souvenir de la préservation miraculeuse de Paris obtenue par sainte Geneviève lors de l’invasion des Huns. De nombreux miracles furent recensés au cours de ces processions, parmi lesquels le plus célèbre est celui de la guérison du mal des Ardents.

    *
    Morte en 512 à l’âge de 90 ans, sainte Geneviève fut ensevelie dans la crypte de la basilique dédiée aux saints Apôtres Pierre & Paul, par la volonté de la reine des Francs sainte Clotilde. La construction de cette basilique sur une montagne de Lutèce (le Mont Lucotitius) par le roi Clovis avait répondu à une demande de Geneviève. C’est dans cette même basilique qu’avait déjà été enterré Clovis, mort en 511, et il est probable qu’on déposa le corps de la sainte à côté de celui de son roi (la dépouille de sainte Clotilde les rejoindra après sa mort survenue vers 545).

    Par la suite, la grande dévotion & le grand amour des Parisiens envers leur sainte patronne fit que la basilique changea rapidement de nom et devint la basilique Sainte-Geneviève, sur la montagne qui prit elle aussi ce même nom. Un chapitre de chanoine y fut établi, avec à leur tête un abbé, la basilique Sainte-Geneviève devint l’abbatiale de ce monastère. L’église de Saint-Etienne-du-Mont fut construite accolée à l’Abbatiale, afin de servir de paroisse aux habitants du quartier qui se développa sur la Montagne Sainte-Geneviève.

    L'église paroissiale de Saint-Etienne-du-Mont (à gauche) et l'Abbatiale Sainte-Geneviève (à droite)
    L’église paroissiale de Saint-Etienne-du-Mont (à gauche) et l’Abbatiale Sainte-Geneviève (à droite)

    Dès le VIIème siècle, les reliques de sainte Geneviève furent exhumées et placées au dessus du maître-autel dans une châsse splendide conçue par saint Eloi, évêque de Noyon et conseiller du roi Dagobert.

    Si en 846, sous le règne de Charles le Chauve, la châsse de sainte Geneviève fut mise en sureté à Athis pour échapper aux premiers pillages des Normands païens, la première procession connue eut lieu en 886, lors du 6ème siège de Paris que les Normands avaient démarrés le 25 novembre 885. Les chanoines de Sainte-Geneviève portèrent la châsse là où le combat était le plus difficile, on fit de même avec la châsse contenant les reliques de saint Germain. Cette action revigora le courage des défenseurs, Paris ne fut pas prise et fut par la suite définitivement délivrée de la fureur des Normands.

    La seconde procession connue fut aussi la plus fameuse : elle eut lieu le 26 novembre 1130, alors que le Mal des Ardents – épidémie due à l’ingestion d’ergot de seigle – décimait Paris, ayant déjà fait plus de 14 000 morts. L’évêque de Paris ordonne des jeûnes & des prières publiques, puis conduit la procession avec la châsse de sainte Geneviève, depuis sa basilique jusqu’à Notre-Dame. 100 malades sur 103, après avoir effleuré la châsse lors de son passage, furent miraculeusement guéris (les trois sceptiques moururent) : c’est le fameux Miracle des Ardents, qui est fêté à Paris par une fête particulière chaque 26 novembre, fête instituée l’année suivante, 1131, par le pape Innocent II.

    C’est sur le modèle de cette procession de 1130 que toutes les processions subséquentes furent organisées, selon un cérémonial précis qui ne changea guère jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. Ainsi, en 1239, lorsque saint Louis demanda que toutes les châsses des saints parisiens vinssent au devant des reliques de la Passion pour les accueillir, les religieux de Sainte-Geneviève refusèrent de sortir la leur, prétextant que sainte Geneviève ne pouvait aller que de l’Abbaye à Notre-Dame (et accompagnée de saint Marcel, comme on le verra ci-après).

    Procession de la châsse de sainte Geneviève pour lutter contre le mal des Ardents (1130).
    Procession de la châsse de sainte Geneviève en 1130, effectuée pour faire cesser le mal des Ardents (miniature du XIVème siècle).

    La première châsse de sainte Geneviève, conçue par saint Eloi au VIIème siècle, fut remplacée par une seconde en 1242, œuvre de l’orfèvre parisien Bonnard ; celle-ci, en vermeil et rehaussée de pierres précieuses, était décorée de médaillons et d’arcades abritant les statues des 12 Apôtres, et pesait 193 marcs d’argent et sept marcs et demi d’or.

    Châsse de sainte Geneviève par Bonnard, réalisée en 1242.
    Châsse de sainte Geneviève par Bonnard, réalisée en 1242.

    La châsse de Bonnard de 1242 fut restaurée en 1614 par l’orfèvre Pierre Nicolle, sur ordre de Benjamin de Brichanteau, 34ème abbé de Sainte-Geneviève et évêque de Laon.

    Châsse de sainte Geneviève restaurée par Pierre Nicole en 1614.
    Châsse de sainte Geneviève restaurée par Pierre Nicole en 1614.

    La châsse fut alors posée sur un socle, au dessus du maître-autel, portées par 4 cariatides dessinées par Le Mercier (actuellement au Musée du Louvre) et entourée d’œuvres de Germain Pilon (les statues de saint Denis et de sainte Geneviève).

    Disposition de 1614 - la châsse est élevée sur un socle porté par 4 colonnes et tenue par 4 cariatides sur ordre de Benjamin de Brichanteau, 34ème abbé de Sainte-Geneviève.
    Disposition de 1614, voulue par Benjamin de Brichanteau, 34ème abbé de Sainte-Geneviève : la châsse est élevée sur un socle supporté par 4 colonnes et est tenue par 4 cariatides de Le Mercier.
    La châsse de sainte Geneviève au dessus du maître-autel de l'église abbatiale
    La châsse de sainte Geneviève au dessus du maître-autel de l’église abbatiale, entre les statues de la sainte et de saint Denys, premier évêque de Paris – estampe de Franz Ertinger (1640 † 1710).

    La châsse était originairement portée par les Génovéfains, les chanoines réguliers de l’Abbaye de Sainte-Geneviève. En 1412, à la demande des habitants de Paris, une confrérie de sainte Geneviève fut érigée en vertu d’un bref du Pape et de lettres patentes de Charles VI. Puis en 1524, ses membres obtinrent le privilège de porter la châsse aux processions. Cependant, aux premières processions qui suivirent, quatre chanoines génovéfains posaient la main à chaque extrémité du brancard, pour maintenir leur droit.

    La Compagnie des porteurs de la châsse fut limitée à 16 membres. Ceux-ci étaient choisis au sein des six corporations marchandes de la ville de Paris : drapiers, épiciers, merciers, pelletiers, bonnetiers, orfèvres, puis quelques temps après, libraires-imprimeurs et marchands de vin. La châsse devait être portée tête nue, pieds nus et sans barbe, en habit de pénitent public (une aube de toile blanche), avec un chapelet à la ceinture. Les membres de la Compagnie, cooptés, étant nommés à vie, on institua rapidement 14 puis 24 « attendants » afin de subvenir aux difficultés physiques des plus âgés. Ces « attendants » portaient des cierges devant la châsse lorsque leur aide n’était pas requise.

    L’archevêque de Paris et l’abbé de Sainte-Geneviève ne pouvaient organiser de procession qu’à la suite d’un arrêt du Parlement les y autorisant expressément. Souvent, c’était du reste le Parlement de Paris lui-même qui décidait de la date retenue pour faire la procession.

    Avant la procession extraordinaire, chaque paroisse parisienne venait à tour de rôle en procession jusqu’à la basilique-abbaye de Sainte-Geneviève pour y prier ; la veille de la procession, un jour de jeûne général était ordonné par l’archevêque de Paris (les chanoines de Sainte-Geneviève devaient quant à eux démarrer ce jeûne trois jours avant).

    La veille, au chant des sept psaumes de pénitence, on procédait à la cérémonie de la descente de la châsse. Celle-ci était ôtée de son piédestal au dessus du maître-autel de la basilique-abbaye, au moyen d’un système de cordes et de poulies, comme le décrit cette une estampe du XVIIème siècle :

    Descente de la châsse de sainte Geneviève par Abraham Bosse (1602 † 1646)
    Cérémonie de la descente de la châsse de sainte Geneviève par Abraham Bosse (1602 † 1646)

    La chasse déposée, le clergé passait la nuit en prière autour d’elle, en chantant les saints offices.

    La châsse de sainte Geneviève ne sortait jamais en procession sans être accompagnée de celle de saint Marcel, selon l’ancien dicton : « sainte Geneviève ne sort que si saint Marcel la va quérir ». Saint Marcel avait été au IVème siècle l’évêque de Paris qui avait consacré la jeune sainte dans l’ordre des vierges de sa cité. L’usage voulait que la châsse de saint Marcel, venue de Notre-Dame et portée par des membres de la confrérie des orfèvres, rejoigne d’abord celle de sainte Geneviève dans le chœur de l’Abbaye, où ses porteurs l’inclinait comme pour saluer la sainte, puis la posait sur le maître-autel. Après une oraison, les deux châsses se rendaient en procession, via la rue du Faubourg Saint-Jacques et le Petit-Pont, jusqu’à Notre-Dame. Sur le trajet de la procession, les rues étaient tapissées & décorées, des reposoirs dressés, les boutiques étaient fermées. Arrivés au Petit-Pont, les porteurs des châsses de sainte Geneviève et de saint Marcel échangeait leurs châsses (un pareil échange avait déjà eut lieu sur le parvis de l’Abbaye, car pour sortir, chaque groupe de porteur s’était d’abord chargé de la châsse de l’autre) puis on entrait dans la cathédrale où une messe solennelle était chantée (il s’agissait de la messe votive de la Sainte Vierge).

    Le cérémonial de la procession suivait un ordre protocolaire somme toute classique en liturgie :

    • en tête du cortège, les ordres religieux,
    • puis le clergé de certaines paroisses parisiennes – en particulier des deux filles de Sainte-Geneviève : Saint-Médard et Saint-Etienne-du-Mont, avec leurs croix, bannières et reliquaires,
    • portée par les orfèvres, la châsse de saint Marcel,
    • en fin de procession, la châsse de sainte Geneviève, portée par ses confrères pieds nus,
    • suivie des chanoines de Sainte-Geneviève, pieds nus, et de ceux de Notre-Dame de Paris,
    • auxquels succèdent l’abbé de Sainte-Geneviève, pieds nus, & Monseigneur l’archevêque de Paris,
    • enfin les membres des trois cours souveraines (Parlement, Chambre des Comptes, Cour des Aides), le Gouverneur de Paris, les officiers de la Ville (Prévôt des Marchands (l’équivalent du Maire) et les échevins de Paris (l’équivalents des conseillers municipaux), suivis toujours d’un grand concours de peuple.

    Après la messe, une procession similaire ramenait la châsse de sainte Geneviève en son Abbaye. Toutefois le clergé de Notre-Dame et la châsse de saint Marcel ne l’accompagnaient que jusqu’à la petite église de Sainte-Geneviève-des-Ardents, située sur le parvis de la cathédrale, où, après les avoir fait se saluer, un échange des deux châsses, similaire à ceux de l’aller, était fait (les porteurs de saint Marcel étaient en effet sortis du chœur de Notre-Dame avec la châsse de sainte Geneviève, et vice et versa). La procession empruntait un autre chemin, passant par la rue Galande, la place Maubert et la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. Une fois la châsse de la sainte patronne replacée sur son piédestal au son des cloches & des orgues, l’Abbé de Sainte-Geneviève donnait sa bénédiction pontificale. Durant toute une octave, la châsse restait découverte pour permettre au peuple parisien de venir rendre grâce à Dieu & à sa sainte patronne.

    Procession de la châsse de sainte Geneviève organisée en 1536 pour faire cesser les pluies diluviennes - retour de la procession après la messe à Notre-Dame de Paris.
    Procession de la châsse de sainte Geneviève organisée en 1536 pour faire cesser les pluies diluviennes – retour de la procession après la messe à Notre-Dame de Paris.

    Lors de ces processions extraordinaires, tout ce que Paris comportait comme châsses (celles de saint Lucain, saint Merry, sainte Aure, saint Clément, saint Landry, saint Honoré, sainte Opportune, saint Paxent, saint Magloire, sainte Avoye, saint Papan, saint Médéric) s’adjoignaient en général au cortège, dans un déploiement de cérémonies civiles & religieuses fastueux, comme le représente cette gravure ci-après. Notez l’Abbé de sainte Geneviève et ses chanoines suivant la procession pieds nus.

    Ordre des anciennes processions avec la châsse de sainte Geneviève
    Ordre des anciennes processions avec la châsse de sainte Geneviève

    Parmi les processions d’Ancien Régime, évoquons celle de 1239, demandée par saint Louis pour la guérison de son frère le comte d’Artois. Celui-ci, alité à Gonesse, guérit instantanément au moment même où l’on sortait la châsse de l’Abbatiale. Ou bien la procession de janvier 1496, ordonnée en raison de graves inondations, au cours de laquelle Erasme reçut une guérison personnelle. Ou encore celle du 22 juin 1567, ordonnée pour une grande sécheresse : la pluie se mit à tomber avec une telle abondance que la procession eut peine à avancer.

    « La magnifique procession de la châsse de Sainte Geneviève patronne de Paris faite le 11 juin 1652 pour la paix. » (pour mettre fin aux troubles de la Fronde). Gravure  à l’eau-forte de 1652 par Nicolas Cochin (1610 † 1686).
    « La magnifique procession de la châsse de Sainte Geneviève patronne de Paris faite le 11 juin 1652 pour la paix. » (pour mettre fin aux troubles de la Fronde). Gravure à l’eau-forte de 1652 par Nicolas Cochin (1610 † 1686).

    Citons enfin celle du 27 mai 1694, ordonnée en raison d’une terrible sécheresse tandis que la guerre faisait rage : avant la fin de la procession, les nuages s’amoncelèrent et la pluie tomba ; au même moment, le maréchal de Noailles remportait la victoire de la rivière Ter en Espagne (l’annonce n’en parvint à Paris que 3 jours plus tard). Le prévôt des marchands et les échevins de Paris, reconnaissants, commandèrent à Nicolas de Largillière un grand tableau en guise d’ex-voto, peint en 1695 : Sainte Geneviève intercédant pour faire tomber la pluie, tableau conservé aujourd’hui à Saint-Etienne-du-Mont.

    Nicolas de Largillière - ex-voto peint en 1695 - Sainte Geneviève intercédant pour faire tomber la pluie.
    Nicolas de Largillière – ex-voto peint en 1695 suite à la procession de 1694 – Sainte Geneviève intercédant pour faire tomber la pluie.

    En 1744, Louis XV promis le financement d’une nouvelle église abbatiale pour Sainte-Geneviève. Les travaux débutèrent en 1754 selon les plans de Soufflot. En 1762, la crypte était terminée et, le 6 septembre 1764, lors de la pose première pierre de l’église supérieure (l’actuel Panthéon) devant le roi, on déposa la châsse de saint Geneviève dans la nouvelle crypte.

    Cérémonie de la pose de la première pierre de la nouvelle basilique de Sainte-Geneviève devant Louis XV le 6 septembre 1764.
    Cérémonie de la pose de la première pierre de la nouvelle basilique de Sainte-Geneviève devant Louis XV le 6 septembre 1764.

    C’est de cette nouvelle basilique Sainte-Geneviève que partit la dernière procession d’Ancien Régime, le 16 décembre 1765, procession organisée pour demander à Dieu la santé du Dauphin.

    Lors de la Révolution dite française, les Révolutionnaires, dans leur hargne à détruire par tous moyens l’attachement des Français à la foi catholique de leurs pères, décidèrent le crime inouï de détruire les précieuses reliques de la jeune fille qui avait tant de fois par le passé sauvé Paris. Ce crime fut effectué après plusieurs étapes. Tout d’abord, le 4 avril 1791, la nouvelle basilique Sainte-Geneviève avait été sécularisée en Panthéon. Le 14 août 1792, les révolutionnaires n’osant encore détruire la châsse de sainte Geneviève, la firent transporter à l’église Saint-Etienne-du-Mont malgré les protestations de Louis XVI, rapportées dans son procès. Après la mort du roi, la châsse de saint Geneviève fut enlevée et déposée à la Monnaie où l’on pilla toutes les pierres précieuses qui y étaient ensachées (beaucoup d’entre elles étaient des cadeaux de reines de France). Le 6 novembre 1793, les membres de la commune de Paris, escortés de volontaires, entrèrent à l’ancienne Abbaye de Sainte-Geneviève à 10 heures du matin pour procéder à l’enlèvement de tous objets de culte. N’y trouvant plus rien, ils y détruisirent les vitraux, les boiseries et les statues. Ils pénétrèrent ensuite dans la crypte, où, ne trouvant rien non plus, ils brisèrent les tombeaux de saint Prudence et saint Céraune. Le 3 décembre 1793, sur ordre du Conseil Général de Paris on brûla en place de Grève, de nuit, le reliquaire de Bonnard qui avait traversé les siècles et les précieux ossements qu’il contenait, avec un ensemble d’ornements ecclésiastiques, étoles, chasubles, mitres et chapes, puis leurs cendres furent jetées à la Seine.

    Après la révolution, on réunit des reliques de sainte Geneviève qui avaient été données à différents sanctuaires au cours des âges, et qui avaient pu échapper à la fureur christianophobe des Révolutionnaires, en raison de leurs tailles plus discrètes.

    Vue générale des fouilles exécutées en 1807 dans la crypte de l'abbaye Sainte-Geneviève.
    Vue générale des fouilles exécutées en 1807 dans la crypte de l’abbaye Sainte-Geneviève.

    Au cours du XIXème siècle, pas moins de 5 châsses de sainte Geneviève furent recrées, recevant les différentes reliques qui avaient été rassemblées après la Révolution :

    1. En 1803, on retrouve dans la crypte de l’ancienne Abbatiale une partie de l’antique sarcophage de sainte Geneviève qui y avait été conservé depuis le Vème siècle. En 1807, on la déplaça dans une chapelle latérale de Saint-Etienne-du-Mont (la destruction de l’ancienne Abbatiale, en trop mauvais état, ayant démarré), où elle fut placée dans une grande châsse. Cette châsse ne se déplace pas.
    2. Le 12 décembre 1821, la basilique construite par Soufflot fut rendue au culte catholique. Le 3 janvier 1822, sous l’impulsion de Monseigneur de Quelen, archevêque de Paris, une nouvelle châsse, créée par le célèbre orfèvre Poussielgue-Rusand, fut déposée sur le maître-autel de la nouvelle basilique. On déposa dans cette chasse quelques petits os de sainte Geneviève provenant de divers reliquaires d’églises parisiennes. Le 26 août 1830, Louis Philippe désacralisant le Panthéon, ce reliquaire fut ramené à Notre-Dame, puis revint de nouveau à Sainte-Geneviève lorsque Napoléon III y rétablit le culte en 1854, avant de repartir à Notre-Dame quand la basilique fut à nouveau désacralisée en 1885 par la IIIème République. Ce reliquaire est toujours à Notre-Dame (il vient d’être restauré dans le cadre du 850ème anniversaire de la cathédrale) et est porté en procession.
    3. Une châsse en bois dorée de grandes dimensions provenant de l’abbaye de Chelles (monastère fondé en 657 par sainte Bathilde, épouse de Clovis II) fut placée au début du XIXème siècle au dessus du jubé de Saint-Etienne-du-Mont, entre les colonnes formant l’extrémité du choeur. Cette châsse contient des reliques de sainte Geneviève, mais aussi de saint Charles Borromée, saint Vincent de Paul et de plusieurs autres saints. La reconnaissance des reliques fut faite le 25 mars 1854. Cette châsse n’est pas portée en procession.
    4. On retrouva en 1853 à Notre-Dame, un petit reliquaire oblong en cristal contenant un petit os de Sainte Geneviève. Une châsse, plus légère en bois doré, fut donc offerte par souscription, et commandée à l’orfèvre Chartier. Elle se trouve, très abîmée, dans les réserves de Notre-Dame de Paris.
    5. Une dernière châsse, inaugurée le 3 janvier 1896, est l’oeuvre de l’orfèvre parisien Louis Favier. Elle est placée à Saint-Etienne-du-Mont à côté de la grande châsse du tombeau. Cette châsse est portée en procession.
    Châsse du sacorphage antique de sainte Geneviève. A Saint-Etienne-du-Mont.
    Châsse du sacorphage antique de sainte Geneviève. A Saint-Etienne-du-Mont.
    Châsse de 1854, dite du Panthéon, aujourd'hui à Notre-Dame.
    Châsse de 1854 par Poussielgue-Rusand, dite du Panthéon, aujourd’hui à Notre-Dame.
    Châsse de 1896 par Favier, conservée à Saint-Etienne-du-Mont.
    Châsse de 1896 par Favier, conservée à Saint-Etienne-du-Mont.
    3 janvier 1852 - Translation des reliques de sainte Geneviève de l’église Saint-Étienne-du-Mont à l’église Sainte-Geneviève.
    3 janvier 1852 – Translation des reliques de sainte Geneviève de l’église Saint-Étienne-du-Mont à l’église Sainte-Geneviève.

    Si la Compagnie des porteurs de la châsse de sainte Geneviève fut refondée le 11 janvier 1854, il fallut attendre le XXème siècle pour voir de nouveau des processions extraordinaires parcourir les rues de Paris, en dehors des translations des reliques.

    Le 8 septembre 1914, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie, alors que rien ne semblait pouvoir arrêter l’armée allemande qui s’approchait dangereusement de Paris, une procession solennelle précédée de trois jours de prières est conduite sur ordre de S.E. le cardinal Amette, archevêque de Paris. Quatre jours après, le 12 septembre (fête du Saint Nom de Marie), la victoire de la Marne permettait d’écarter définitivement le danger de la chute de la capitale.

    Une autre procession pour la préservation de Paris fut menée le 19 mai 1940 par S.E. le cardinal Suhard, archevêque de Paris, en présence des membres du gouvernement de M. Paul Reynaud, alors que les Panzerdivisions allemandes déferlaient sur la France par suite de la percée de Sedan du 15 mai.

    Une troisième procession eut lieu en janvier 1947 sous la conduite du nonce apostolique Monseigneur Roncalli (futur saint Jean XXIII, qui devait en 1962 placer la Gendarmerie française sous le patronage de sainte Geneviève), assisté de Monseigneur Evrard, ancien évêque de Meaux.

    Depuis 2007, de nouvelles processions sont organisées qui ont lieu autour de la fête de sainte Geneviève le 3 janvier, de façon régulière (et non plus extraordinaire), par dévotion et sans référence à une calamité publique précise.

    TABLEAU DES PROCESSIONS DES RELIQUES DE SAINTE GENEVIEVE
    Date Motifs Commentaires
    885 Invasions normandes
    26 novembre 1130 Mal des ardents 100 des 103 malades ayant touché la châsses sont guéris. Le Pape Innocent II institue la fête parisienne de sainte Geneviève du Mal des Ardents chaque 26 novembre.
    1196 Inondations de 16 jours Processions multiples, en particulier de saint Denis, suivies par Philippe Auguste (rapporté par Rigord)
    1206 Inondations Passage de la procession sur le Petit-Pont déjà ébranlé par les flots ; après son passage, il s’écroula et les eaux se retirèrent.
    1233 Pluies
    1239 Guérison du comte d’Artois Le comte d’Artois est guéri dès le départ de la procession.
    1240 Pluies
    1242 Pluies Nouvelle châsse réalisée par Bonnard, qui remplace celle de saint Eloi
    1283 Une colombe blanche suivit la procession tout au long de son cours et disparut à la fin.
    1296
    1303? Inondations
    juillet 1325 Pluies
    6 juin & 10 juillet 1347 Lendemain de la bataille de Crecy et de la perte de Calais En présence de Jeanne de Bourgogne
    août 1366 Pluies En présence de Charles V
    juillet 1377 En présence de Charles V et des ducs d’Orléans et de Bourgogne
    septembre 1380 Minorité de Charles VI Après la mort de Charles V, le 16 septembre.
    décembre 1410 Guerres civiles Armagnacs – Bourguignons
    juillet 1412 Paix de Bourges
    août 1417 Guerre civile et peste
    1418 Contre les Bourguignons
    12 août 1421 Calamités publiques
    25 octobre 1423 Pour la paix
    2 juillet 1427
    7 janvier 1436 Pluies
    avril 1436 Pluies
    9 janvier 1437
    11 janvier 1438 Pluies
    28 octobre 1443 Pluies
    31 août 1456 Calamités publiques
    septembre 1466 Contagions 40 000 morts
    juin 1478 Calamités publiques
    12 juin 1481 Maladie de Louis XI
    1er septembre 1481 Maladie de Louis XI Rémission qui ne durera que deux ans, jusqu’à sa mort.
    janvier 1496 Inondations Procession où participa Erasme pour une guérison personnelle.
    juillet 1505 Pluies
    juin 1509 Pour le succès des armées de Louis XII
    juillet 1512 Pour obtenir la paix
    juillet 1513 Contre les Anglais
    juin 1517 Sécheresse
    mai 1521 Famine Arrivée à Paris de cinq bateaux de blé.
    juin 1522 Péril militaire aux frontières Charles Quint et Henri VIII se présentaient simultanément au Sud et au Nord.
    août 1523 Pour le succès des armes de François Ier en Italie
    mai 1524 Sécheresse
    mai 1527 Pluies continuelles
    juillet 1529 Guerre et famine Signature du traité de Cambrai en août 1529.
    janvier 1530 Inondations
    avril 1535 En l’honneur de Dieu, de Nostre Dame et de tous les sainctz et sainctes du Paradis Contre les blasphèmes des Luthériens avec la participation du roi François Ier et de la reine Eléonore.
    juillet 1535 Pluies diluviennes
    août 1536 Pluies diluviennnes
    juillet 1541 Calamités publiques
    juillet 1542 Calamités publiques, pour la paix et contre les hérésies
    juillet 1543 Pluies continuelles
    octobre 1548 Sécheresse
    juillet 1549 Arrêter les progrès de l’hérésie
    juin 1551 Pluies et grêle
    novembre 1551 Pour la conservation de la religion catholique Grande procession avec la participation du roi Henri II.
    juin 1552 Prospérité des armes
    juillet 1555 Calamités publiques et guerres
    juillet 1556 Chaleur et sécheresse
    septembre 1557 Calamités publiques et guerres
    juillet 1559 Guerison de Henri II après un tournois Henri II décède quelques jours après
    juin 1560 Calamités publiques
    1563 Délivrer Orléans des Huguenots
    juillet 1564 Pluies continuelles
    juillet 1566 Mauvais temps
    22 juin 1567 Sécheresse La pluie se met à tomber avec une telle abondance que la procession peine à avancer.
    novembre 1567 Prospérité des armes
    septembre 1568 Grande procession pour la santé du roi Charles IX
    septembre 1570 Pluies continuelles
    septembre 1572 Pour la défaite des Huguenots
    juin 1573 Pour la récolte des blés
    juillet 1577 Mauvais temps
    décembre 1582 Pour une descendance pour le roi Henri III Le roi, mort sans enfant, laissa le trône à Henri IV qui se convertit en 1593
    juin 1584 Calamités publiques
    juillet 1587 Pour la récolte des blés
    mai 1589 Pour la conservation de la religion catholique
    avril 1590 Pour la conservation de la religion catholique
    mars 1594 Mauvais temps
    juillet 1594 Pluies continuelles
    août 1599 Sécheresse
    juin 1603 Pluies continuelles Rupture spontanée des chaînes d’un galérien dévôt.
    juin 1611 Sécheresse
    juin 1615 Sécheresse
    juillet 1625 Pluies continuelles
    13 juin 1652 Grande procession pour la paix Description dans les mémoires d’André d’Ormesson (fol. 327).
    juillet 1675 Calamités publiques, pluies continuelles Madame de Sévigné y assiste.
    27 mai 1694 Grande procession contre la sécheresse, et contre la guerre Dès la fin de la procession, le ciel se couvre et la pluie tombe. A l’occasion de ce miracle, le Prévôt des Marchands commande à Largillière le tableau « Sainte Geneviève intercédant pour faire tomber la pluie » encore présent à Saint-Etienne-du-Mont. A l’heure de la procession, le maréchal de Noailles remporte la victoire de la rivière Ter en Espagne.
    août 1696 Sécheresse
    mai 1709 Pour la récolte des blés
    juin 1725 Grande procession en raison des pluies continuelles et du froid
    16 décembre 1765 Pour la santé du Dauphin Dernière procession de l’Ancien Régime.
    8 septembre 1914 Pour préserver Paris La victoire de La Marne, qui stoppe l’avancée des troupes allemandes vers la capitale, est remportée 4 jours plus tard.
    19 mai 1940 Pour préserver Paris En présence du gouvernement. Paris ne subira que peu de dommages au cours de la Seconde Guerre mondiale.
    janvier 1947 Reprise des neuvaines à sainte Geneviève Monseigneur Roncalli, nonce apostolique (futur saint Jean XXIII, qui devait en 1962 placer la Gendarmerie française sous le patronage de sainte Geneviève) conduit la procession.