Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme des Rogations ou Litanies mineures

Procession des Rogations - image d'EpinalSaint-Eugène, le lundi 10 mai 2021, procession puis messe des Rogations de 17h30h (Mémoire de saint Antonin, archevêque de Florence).

Les Rogations, processions de supplications et de pénitence qui précèdent l’Ascension et demandent à Dieu de répandre son Esprit Saint et de répondre à nos demandes multiples, furent instituées la première fois en Gaule par saint Mamert, évêque de Vienne vers 470, tandis que cette ville était frappée de calamités extraordinaires. Le succès de ces processions de supplication fut immédiat dans la toute jeune France, puisque dès 511, le Concile d’Orléans réuni par le roi Clovis en parle dans ses 27ème & 28ème canons comme d’une institution bien établie. L’empereur Charlemagne quittait ses chausses comme les plus simples fidèles, et marchait aux Rogations nu-pieds à la suite de la croix, depuis son palais jusqu’à l’église de la Station. En 816, le pape Léon III les adopta à Rome et elles fut bientôt étendues à toute l’Église d’Occident.

A la messe :

Télécharger le livret de la messe du Lundi des Rogations au format PDF.

Programme de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France

La France Délivrée par sainte Jeanne d'ArcSaint-Eugène, le dimanche 9 mai 2021, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Jeanne d’Arc est née à Domrémy, autrefois du diocèse de Toul, maintenant de Saint-Dié, de parents remarquables par leur foi et l’intégrité de leurs mœurs, en 1412. Elle avait à peine treize ans et ne connaissait que les occupations du foyer, le travail des champs et les premiers éléments de la religion, quand elle fut avertie qu’elle était choisie par Dieu pour délivrer la France et la rendre à l’ancienne autorité royale. Après que, pendant cinq ans, l’Archange saint Michel et les saintes vierges Catherine et Marguerite, dont elle recevait de fréquentes visites, lui eurent appris comment elle exécuterait ce qui lui était ordonné, elle reconnut qu’elle devait obéir à Dieu. Elle demanda au gouverneur de Vaucouleurs et, après quelques refus, en obtint des hommes qui devaient la conduire au roi Charles.
IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Obéissant aux avertissements divins, après avoir surmonté les difficultés d’un long voyage, elle arriva au château de Chinon, en Touraine, et, ayant convaincu le roi Charles de la vérité de sa mission divine, elle partit pour Orléans. En peu de jours, par un terrible assaut, elle infligea trois défaites aux ennemis, prit leurs places fortes et fit triompher son étendard. De là, après quelques faits de guerre où le secours de Dieu se manifesta de façon merveilleuse, elle conduisit Charles à Reims pour y recevoir l’onction du sacre royal. Elle ne pensa pas pour autant qu’elle devait se reposer ; mais comme elle avait reçu du ciel l’annonce que, par la permission de Dieu, elle devait tomber au pouvoir de l’ennemi, elle accepta de bon cœur ce qui devait nécessairement arriver.
Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Jeanne, faite prisonnière à Compiègne, vendue aux ennemis, bientôt conduite à Rouen, y fut traduite en jugement et accusée de toutes sortes de crimes, sauf de fautes contre la chasteté. Pour Jésus, elle supporta tout avec patience. Le procès ayant été conduit par des juges très corrompus, la vierge innocente et douce fut condamnée à la peine du feu. Ayant donc reçu le réconfort de la sainte Eucharistie qu’elle avait désirée si longtemps, les yeux tournés vers la croix et répétant très souvent le nom de Jésus, elle s’envola au ciel, le 30 mai, n’ayant pas encore accompli sa vingtième année. L’Église Romaine, qu’elle avait toujours aimée et à qui elle en avait souvent appelé, prit soin de la justifier de tout crime, sous le pontificat de Calixte III. Vers la fin du dix-neuvième siècle, Léon XIII permit d’introduire la cause de la Pucelle d’Orléans. Puis le Souverain Pontife Pie X la mit au rang des Bienheureuses, et Benoît XV au nombre des saintes Vierges. Enfin Pie XI, accédant aux vœux des évêques français, la déclara et institua patronne secondaire de la France, après la Très Sainte Vierge en son Assomption.
VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la solennité de sainte Jeanne d’Arc, avec mémoire du IVème dimanche après Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Regina cœli, du VIème ton
  • En l’honneur de sainte Jeanne d’Arc : Concordent nostris cælica, cantique à Sainte Jeanne d’Arc de Mgr Foucault, évêque de Saint-Dié († 1930)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro du VIème ton, pour le Temps pascal.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Adoremus in æternum – Psaume XVI – plain-chant du XVIIIème siècle

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres de sainte Jeanne d’Arc.
Télécharger le livret de la mémoire des IIndes vêpres du Vème dimanche après Pâques.

Programme du dimanche de Thomas – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 mai 2021 du calendrier grégorien – 26 avril 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55 – divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Huit jours après Pâques, le rit byzantin (comme le rit romain) célèbre la confirmation de la Résurrection à l’incrédule Apôtre Thomas et sa magnifique profession de foi dans laquelle il confesse la divinité du Christ. L’évangile (Jean XX 19-31) nous dit en effet que cet événement eut lieu huit jour après Pâques et que cela arriva alors que toutes les portes du lieu où ils se trouvaient étaient closes. Aussi ce dimanche s’appelle-t-il dans la tradition byzantine le Dimanche de Thomas, mais aussi le Dimanche des portes fermées : les portes de l’iconostase, qui étaient restées grandes ouvertes pendant toute la Semaine du Renouveau afin de signifier la pleine ouverture de la grâce lors de la résurrection du Christ, sont à nouveau fermées (précisément avant none dites devant les vêpres de ce dimanche, hier soir). On l’appelle aussi le dimanche de l’Antipâques (Antipascha).

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête (Antipâques). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de la fête (Antipâques).

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du la 3ème ode & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri, œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749) :
1. Ô Christ, rends-moi ferme sur l’inébranlable roc * de tes commandements ; * à la clarté de ton visage éclaire-moi, ** car il n’est d’autre Saint que toi, Seigneur.
2. Par ta croix, ô Christ, tu nous renouvelas, * d’anciens que nous étions ; * de la mort tu nous menas à l’immortalité, ** nous ordonnant de vivre une vie nouvelle en toi.
3. Enfermé dans le tombeau par les limites de ta chair, * toi que rien ne peut cerner, * ô Christ, tu ressuscitas et, portes closes, te montras ** parmi tes Disciples, Seigneur tout-puissant.
4. Ô Christ, les blessures que tu as subies * librement pour nous, * tu les montras à tes Disciples pour témoigner ** de ta glorieuse Résurrection.
5. Du monstre marin tu as sauvé, * Ami des hommes, ton Prophète ; * du gouffre de mes péchés * retire-moi, je t’en supplie.
6. Tu n’as pas laissé Thomas * sombrer dans le gouffre d’incrédulité, * mais tu lui tendis les mains, ** Seigneur, pour qu’il puisse les examiner.
7. Notre Sauveur a déclaré : * En me touchant, vous voyez * que je suis fait d’os et de chair ; ** c’est bien moi, je n’ai pas changé.
8. Il toucha ton côté * Thomas qui n’était pas présent, * et, dans la foi, te reconnut, ** Sauveur, à ta première venue.

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 7 : Le sépulcre étant scellé, * toi qui es la Vie, Tu t’es levé du tombeau, ô Christ Dieu, * et les portes étant fermées, * Tu t’es présenté devant tes disciples, toi, la Résurrection de tous, * et par eux Tu as renouvelé en nous l’Esprit de Vérité, ** dans ta grande miséricorde.
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 8 : De sa dextre curieuse, l’apôtre Thomas explora ton côté vivifiant, ô Christ notre Dieu, * et, toutes portes étant fermées, * lorsque tu vins au milieu des disciples, il te cria : ** Tu es mon Seigneur et mon Dieu.

Prokimen
De la fête, ton 3 :
℟. Il est grand, notre Seigneur, tout-puissant, à son intelligence point de mesure. (Psaume 146, 5)
℣. Louez le Seigneur, car il est bon de chanter notre Dieu, car il est doux de le louer. (Psaume 146, 1)

Epître : Actes des Apôtres (§ 14) V, 12–20.
Cependant les apôtres faisaient beaucoup de miracles et de prodiges parmi le peuple ; et tous étant unis dans un même esprit, s’assemblaient dans la galerie de Salomon.

Alleluia
De la fête, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Car c’est un Dieu grand que le Seigneur, un roi grand par dessus toute la terre (Psaume 94, 3).

Evangile : Jean (§ 65) XX, 19-31.
Thomas répondit, et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

Verset de communion
De la fête : Loue, Jérusalem, le Seigneur, loue ton Dieu, Sion. (Psaume 147, 2). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche
Télécharger le livret commun des choristes pour le Triode fleuri (Temps pascal).

Programme du IVème dimanche après Pâques – Cantate Domino

Saint-Eugène, le dimanche 2 mai 2021, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Comme dimanche dernier, l’évangile de ce dimanche nous prépare au départ prochain du Christ à l’Ascension & à la venue du Paraclet de vérité à la Pentecôte. L’évangile est tiré de l’évangile de Jean, comme régulièrement durant le Temps Pascal ; l’usage de lire l’évangile de Jean pendant le Temps Pascal doit du reste remonter à une haute antiquité, car c’est une constante que l’on retrouve dans les différents rits tant Orientaux qu’Occidentaux. Comme dimanche dernier, l’évangile de ce dimanche est extrait du dernier discours du Christ pendant la Cène (Jean 16, 5-14).

Que veulent donc dire ces paroles : « Mais je ne vous ai pas dit ces choses dès le commencement, parce que j’étais avec vous », si ce n’est que les prédictions qu’il leur fait ici du Saint-Esprit, à savoir qu’il viendrait à eux et rendrait témoignage au moment où ils auraient à souffrir les maux qu’il leur annonçait, il ne les leur avait pas faites dès le commencement, parce qu’il était avec eux ? Ce consolateur ou cet avocat (car le mot grec Paraclet veut dire l’un et l’autre) n’était donc nécessaire qu’après le départ du Christ ; il ne leur en avait point parlé dès le commencement lorsqu’il était avec eux, parce qu’il les consolait lui-même par sa présence.
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du quatrième dimanche après Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret du commun des IIndes vêpres du dimanche durant le Temps pascal.
Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres du dimanche du IVème dimanche après Pâques.

Programme du dimanche de Pâques

La sainte & lumineuse résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 mai 2021 du calendrier grégorien – 19 avril 2021 du calendrier julien, office nocturne, procession de la résurrection et matines de Pâques à 8h30, suivies de l’heure pascale & de la divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome. Heure pascale et vêpres du lundi de Pâques (vêpres de l’Agapè) à 16h. Le lundi 3 mai 2021 du calendrier grégorien – 20 avril 2021 du calendrier julien, heure pascale et divine liturgie du Lundi lumineux de saint Jean Chrysostome de 10h.

Au cours du bref office de la nuit – qui garde encore le caractère triste de la Semaine Sainte -, l’Epitaphios (Плащаница – ou suaire : représentation du Christ au tombeau) est enlevé avec discrétion (nul n’a vu ni su le moment exact de la résurrection) par le clergé, tandis que le chœur chante la 9ème ode du canon du samedi saint :

Ne pleure pas, O Mère, bien que tu aies vu gisant dans le tombeau, * le Fils que tu avais conçu sans semence, * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma gloire divine ** j’exalterai pour l’Eternité ceux qui t’aiment et chantent ta gloire.

Ensuite commence véritablement la fête de la Résurrection par la procession pascale du clergé & des fidèles qui font le tour de l’église. Cette procession figure la venue des myrrophores et des disciples au tombeau, y recevant la joyeuse annonce de la résurrection (elle existait aussi dans les rits occidentaux, mais les réformes du XXème siècle ont tendu à la supprimer – seul le rit dominicain la conserve dans sa splendeur primitive). Le clergé & le peuple entrent ensuite dans l’église inondée de lumière et démarrent les joyeuses matines de la résurrection, au cours desquelles est chanté le canon pascal composé par saint Jean Damascène, sommet de la poésie liturgique byzantine. Voici les hirmi de ce célèbre canon :

Première ode : Jour de la Résurrection ! peuples rayonnons de joie ! Pâque du Seigneur ! Pâque ! de la mort à la vie & de la terre au ciel, le Christ-Dieu nous a conduits, chantant l’hymne de la victoire.

Troisième ode : Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas la source qu’un miracle fit jaillir du rocher stérile, mais le Christ, la source incorruptible qui jaillit du tombeau, en qui nous avons la puissance.

Quatrième ode : En cette divine veillée, que le héraut de Dieu, Habacuc se tienne au milieu de nous, et qu’il nous montre l’ange de lumière disant d’une voix claire : C’est aujourd’hui le salut du monde car le Christ est ressuscité, comme Tout-Puissant.

Cinquième ode : Veillons jusqu’à la pointe du matin et en guise d’onguents, offrons une hymne au Seigneur, & nous verrons le Christ, Soleil de justice, se lever pour donner à tous la vie.

Sixième ode : Tu es descendu jusqu’aux tréfonds de la terre, et tu as brisé les verrous éternels qui en retenaient les captifs, ô Christ, & le troisième jour, comme Jonas de la baleine, tu es sorti du tombeau.

Septième ode : Celui qui libéra les enfants de la fournaise, devenu homme, souffrit comme mortel ; & par sa passion il revêt ce qui était mortel de la splendeur de l’incorruptibilité ; lui, le seul béni, le Dieu de nos pères & le très glorieux.

Huitième ode : Voici le jour illustre & saint, roi & seigneur des dimanches, fête des fêtes & solennité des solennités, en qui nous bénissons le Christ dans tous les siècles.

Neuvième ode : Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur sur toi s’est levée, danse maintenant & exulte, Sion ; et toi, réjouis-toi, Mère de Dieu très pure, en la résurrection de ton Fils.

A l’issue des matines, le clergé et les fidèles se donnent le baiser de paix pascal & l’homélie pascale de saint Jean Chrysostome est lue.

Puis vient l’Heure pascale qui remplace les petites heures durant la Semaine lumineuse, & qui – à leur inverse – est totalement chantée. Suit ensuite la divine liturgie du jour de Pâques. Notons que le prokimen byzantin de ce jour glorieux est le même que le graduel du rit romain ou encore de leur équivalent dans la liturgie éthiopienne, ce qui semble dénoter une très haute antiquité pour le répons qui accompagne l’épître du jour de Pâques :

Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui ! (Psaume 117, 4)

Télécharger le livret des matines de Pâques
Télécharger le livret de l’heure pascale
Télécharger le livret de la divine liturgie de Pâques
Télécharger le livret des vêpres de l’Agapè

Programme du Grand Vendredi

Grand Vendredi : Christ descendu de la Croix et mis dans le Suaire (Epitaphios / Плащаница)Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le vendredi 29 avril 2021 du calendrier grégorien – 16 avril 2021 du calendrier julien, matines des 12 évangiles de 16h – le vendredi 30 avril 2021 du calendrier grégorien – 17 avril 2021 du calendrier julien, vêpres de l’ensevelissement de 16h.

Le Grand Vendredi comprend dans le rit byzantin l’office des Matines des 12 évangiles, les Heures Royales, les Vêpres de l’ensevelissement. Au cours de ces différents offices est lue la Passion du Christ : elle est répartie en 12 péricopes au cours des Matines, les 4 passions sont encore rechantées aux 4 petites heures qu’on appelle Heures royales (car autrefois l’Empereur et la cour y assistaient à Constantinople) : Matthieu à prime, Marc à Tierce, Luc à Sexte et Jean à None, enfin à Vêpres, qui rapporte également les récits de l’ensevelissement du Christ. Ces Vêpres du Grand Vendredi voient à la fin de l’office se dérouler une cérémonie très émouvante : on procède à la mise au tombeau symbolique du Christ. Une représentation du Christ mort dans le suaire (appelée Epitaphios en grec et Platchanitsa en slavon, ce mot signifie Suaire) est porté en procession par le clergé puis déposée au centre de l’église sur un autel qui symbolise le tombeau, pendant que le chœur chante le célèbre stichère « Le Noble Joseph ».

Voici quelques textes emblématiques de ces différents offices du Grand Vendredi.

Aux Matines des 12 évangiles :

Alleluia, ton 8 : Lorsque les glorieux disciples étaient illuminés, * au moment du lavement des pieds, à la Cène, * l’impie Judas, malade de cupidité, entrait dans les ténèbres * et voilà qu’il Te livrait à des juges iniques, * Toi, le juste Juge. * Homme avide de richesses, * considère que c’est à cause de cela qu’il s’est pendu à un lacet ; * fuis l’avidité qui a osé un tel crime contre son Maître. ** ô Seigneur, Toi qui es bon pour tous, gloire à Toi.

15ème antiphone, ton 6 : Aujourd’hui est suspendu à l’Arbre de la Croix Celui qui a suspendu la terre sur les eaux * Il est couronné d’épines, Lui le Roi des Anges * Il est revêtu de fausse pourpre, Lui qui revêt le ciel de nuées * Il est giflé, Lui qui dans le Jourdain a délivré Adam * Il est cloué, Lui l’Epoux de l’Eglise * Il est percé de la lance, Lui le Fils de la Vierge * Nous nous prosternons devant ta Passion, ô Christ (ter) ** montre-nous ta glorieuse Résurrection.

Aux Heures Royales :

Stichère de Tierce, 8ème ton : Avant Ta Croix précieuse, Seigneur * quand les soldats T’outrageaient * les puissances des cieux étaient frappés de crainte * Tu avais une couronne de blasphèmes, Toi qui as couronné la terre de fleurs * et Tu portais un manteau de dérision, Toi qui as recouvert le firmament de nuées * Mais par Ta providence Tu révélais Ta miséricorde ** Christ le grand Amour, gloire à Toi.

Aux Vêpres de l’ensevelissement :

Au lucernaire des vêpres, ton 1
1er & 2nd stichères, ton 1 : Toute la création fut bouleversée d’effroi * en te voyant suspendu à la Croix, ô Christ : * le soleil s’obscurcit, * les fondements de la terre furent ébranlés, * tout souffrait avec le Créateur de tout. * Toi qui as volontairement enduré la passion pour nous, ** Seigneur, gloire à Toi !
3ème stichère, ton 2 : Pourquoi se révolte dans sa vanité * le peuple impie et transgresseur * Pourquoi a-t-il condamné à mort la vie de l’univers ? * Grand miracle, Le Créateur du monde est livré aux mains des iniques * Il est élevé sur l’Arbre de la Croix dans son Amour de l’homme * afin de délivrer les captifs de l’enfer qui appellent ** Seigneur patient, gloire à Toi.
4ème stichère, ton 2 : Aujourd’hui la Vierge pure Te voyant * Verbe suspendu à la Croix * a souffert amèrement dans son cœur de mère. * Elle implore douloureuse du fond de l’âme, * le visage et les cheveux défaits, elle se frappe le sein et gémit : * Hélas, Enfant divin. Hélas, Lumière du monde * Pourquoi Te caches Tu à mes yeux, Agneau de Dieu ? * Et les ordres des anges tremblent et disent : ** Seigneur incompréhensible, gloire à Toi.
5ème stichère, ton 2 : Te voyant suspendu à l’arbre de la Croix, * Christ Dieu Créateur de l’univers, * celle qui T’enfanta sans semence implorait amèrement : * Mon Fils, où est allée la beauté de ta forme ? * Je ne supporte pas de Te voir crucifié injustement, * mais relève Toi bientôt, ** que je voie Ta Résurrection des morts le troisième jour.
6ème stichère, ton 6 : En ce jour le maître de la création est mené devant Pilate, * le Créateur de l’univers est livré à la Croix, * tel un agneau, il se laisse volontairement emmener. * Il est transpercé de clous, et est percé au côté, * & il est abreuvé par une éponge, lui qui a fait pleuvoir la manne, * il est giflé, lui le Rédempteur du monde, * il est injurié par ses propres serviteurs, lui le Créateur de l’univers, * Oh l’amour du Maître pour les hommes ! * Il priait son Père pour ceux qui le crucifiaient, en disant : « Père ! * pardonne-leur ce péché, ** car les iniques ne savent pas ce qu’ils commettent injustement. »
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. – ton 6
Despotikon, ton 6 : Oh ! comment l’assemblée des sans-loi * a-t-elle condamné à mort le Roi de la création ? * N’a-t-elle point eut honte de ses bienfaits, * qu’il leur rappelait en leur disant : * « Mon peuple que t’ai-je fait ? N’ai-je pas rempli la Judée de miracles ? * N’ai-je pas ressuscité les morts d’une seule parole ? * N’ai-je pas guéri toute infirmité & maladie ? * Que me rendez-vous en retour ? * Pourquoi m’oubliez-vous ? * Au lieu de guérisons, vous me couvrez de plaies, * au lieu de la vie, vous me tuez, * vous suspendez à l’arbre de la Croix, comme un malfaiteur celui qui vous comblait de biens, * comme un transgresseur de la Loi celui qui vous avait donné la Loi, * comme un condamné celui qui est le Roi de l’univers. » ** Seigneur longanime, gloire à toi !
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen. – ton 6
Doxastikon, ton 6 : Un mystère terrible & paradoxal s’accomplit en ce jour sous nos yeux, * l’Immatériel se laisse prendre, * il est lié, celui qui délie Adam de la malédiction, * celui qui éprouve les reins & les cœurs est éprouvé injustement, * il est enfermé dans une prison celui qui a enfermé l’abîme, * il es présenté devant Pilate, celui dont la présence fait trembler les puissances célestes, * le Créateur est giflé par la main de sa créature, * il est condamné à l’arbre de la Croix, celui qui juge les vivants & les morts, * le Destructeur des Enfers est enfermé dans le tombeau. * Toi qui dans ta miséricorde souffre tout, * & nous sauves tous de la malédiction, ** Seigneur bienveillant, gloire à toi !

Procession avec l’évangéliaire & Chant de l’hymne vespérale Joyeuse Lumière.

Premier Prokimen, ton 4
℟. Ils se sont partagé mes vêtements * et mon manteau, ils l’ont tiré au sort. (Psaume XXI, 19)
℣. Mon Dieu, mon Dieu, exauce-moi, pourquoi m’as Tu abandonné ? (Psaume XXI, 2)

Première parémie
Exode XXXIII, 11-23.
Le Seigneur lui dit : Je marcherai en personne devant vous, et je vous procurerai le repos.

Second Prokimen, ton 4
℟. Seigneur, juge ceux qui me jugent * combats ceux qui me combattent. (Psaume XXXIV, 1)
℣. Prends armure et bouclier, et lève Toi pour me secourir. (Psaume XXXIV, 2)

Seconde parémie
Job XXXVIII, 12-17.
Mais le Seigneur bénit Job dans son dernier état encore plus que dans le premier

Troisième parémie
Isaïe LII, 13-15, LIII, 1-12, LIV, 1.
Il nous a paru un objet de mépris, le dernier des hommes, un homme de douleurs, qui sait ce que c’est que souffrir : son visage était comme caché : il paraissait méprisable, et nous n’en avons fait aucune estime.

Troisième Prokimen, ton 6
℟. Ils m’ont mis dans une fosse profonde * dans les ténèbres & l’ombre de la mort. (Psaume LXXXVII, 7)
℣. Seigneur Dieu de mon salut, le jour et la nuit j’ai crié devant toi. (Psaume LXXXVII, 2)

Epitre
I Corinthiens (§ 125) I, 18 – II, 2).
Car la parole de la croix est une folie pour ceux qui se perdent.

Alleluia, ton 5
℣. Sauve-moi, mon Dieu : les eaux montent jusqu’à ma gorge ! (Psaume LXVIII, 1)
℣. L’opprobre m’a brisé le coeur, et je suis accablé. (Psaume LXVIII, 20)
℣. ue leurs yeux soient obscurcis de sorte qu’ils ne voient pas. (Psaume LXVIII, 23)

Evangile
Combinaison de Matthieu (§ 110), XXVII, 1–44Luc XXIII, 39–43Matthieu XXVII, 45–54Jean XIX, 31-37Matthieu XXVII, 55–61.
Joseph ayant donc pris le corps, l’enveloppa dans un linceul blanc.

Aux apostiches
Doxastikon, ton 5 : Toi qui es revêtu de la lumière comme d’un manteau, * Joseph avec Nicodème te descendit de la croix, * te voyant mort, dépouillé, sans sépulture, il compatit et douloureux disait : Hélas, très doux Jésus. * Quand il t’a vu suspendu à la croix le soleil s’est entouré de ténèbres, * la terre a tremblé de peur, le voile du temple s’est déchiré. * Maintenant je te vois souffrir de toi-même la mort pour moi. * Comment t’ensevelirai-je, mon Dieu ? * Comment te roulerai-je dans un linceul ? * Avec quelles mains toucherai-je ton corps très pur ? * Que chanterai-je, Compatissant, pour ton exode ? * J’exalte ta Passion, je célèbre ta sépulture et ta Résurrection proclamant : ** Seigneur, gloire à Toi. Seigneur, gloire à Toi !

Tropaires apolytikia, ton 2
Doxastikon, ton 5 : Le noble Joseph * descendit de la Croix ton corps très pur, * l’enveloppa d’un linceul immaculé * et le déposa couvert d’aromates ** dans un sépulcre neuf.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Aux femmes myrrhophores, * près du tombeau l’ange apparut et clama : * La myrrhe convient aux mortels, ** mais le Christ est étranger à la corruption.

Télécharger le livret des choristes pour la liturgie du Grand Vendredi

Programme du Grand Jeudi

La Cène du Seigneur - Grand & Saint JeudiParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le jeudi 29 avril 2021 du calendrier grégorien – 16 avril 2021 du calendrier julien, vêpres et divine liturgie de saint Basile le Grand de 12h30.

On célèbre aujourd’hui la divine liturgie de saint Basile le Grand, unie avec les vêpres. La liturgie de ce jour nous rappelle la dernière Cène avec le lavement des pieds des Apôtres & l’institution de la Sainte Eucharistie. En outre, elle porte son attention sur la trahison de Judas, qui osa participer à ce dernier repas, tout en ayant au cœur la volonté de livrer son Maître & qui ne le quitta que pour aller consommer son forfait.

Dans le rit byzantin, le lavement des pieds est une cérémonie à part qui a lieu après la liturgie & qui n’est pas célébré au sanctuaire (comme dans le rit romain avant les réformes de 1955). Cette cérémonie n’est accomplie que par les évêques.

Au lucernaire des vêpres, ton 2
1er & 2nd stichères : En cet instant se réunit le conseil des Juifs * pour livrer le Démiurge et Fondateur à Pilate. * Iniques, infidèles sont-ils * ceux qui destinent au jugement * Celui qui doit venir juger les vivants et les morts, * et destinent à la passion Celui qui soigne les passions. ** Seigneur longanime, grande est ta miséricorde : gloire à Toi !
3ème & 4ème stichères : Judas l’inique, ayant durant la Cène * mis sa main dans le plat avec toi, Seigneur, * tendit la main vers les iniques pour en recevoir de l’argent ; * lui qui estimait le coût de la myrrhe * il n’a pas craint de te vendre, ô Toi l’Inestimable ; * Lui qui donna son pied pour le faire laver * il embrassa trompeusement le Maître pour Le livrer aux iniques. * Déchu du chœur des apôtres, ayant laissé choir les trente deniers, * il ne vit pas Ta Résurrection du troisième jour. ** C’est par elle que nous Te disons : prend pitié de nous.
5ème & 6ème stichères : Judas le traître trompeur, * livra d’un baiser trompeur le Sauveur et Seigneur ; * il vendit le Maître de tous comme un esclave aux iniques, * et, comme une brebis destinée à l’abattoir, * l’Agneau de Dieu, le Fils Du Père, le suivit : ** Il est plein de miséricorde.
7ème & 8ème stichères : Judas le serviteur et le trompeur, * le disciple et le fourbe * l’ami et le diable s’est dévoilé dans ses œuvres ; * il suivait le Maître et échafaudait en lui-même la trahison * se disant : je Le livrerai * et c’est à moi que reviendront toutes les possessions rassemblées. * Il cherchait à vendre la myrrhe et à s’emparer de Jésus par la tromperie : * il donna l’accolade, et donna le Christ * et, comme la brebis destinée à l’abattoir, * l’Agneau de Dieu le suivit : ** c’est Lui le seul Compatissant et Ami des hommes.
9ème & 10ème stichères : L’Agneau qu’annonçait Isaïe vient de lui-même à l’abattoir ; * Il offre Son dos aux coups des flagelles et Ses joues aux gifles ; * Il ne détourne pas son visage du déshonneur des crachats ; * Il se laisse condamner à une mort ignoble : * Celui qui est sans péché supporte tout ** afin de donner à tous la Résurrection d’entre les morts.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen. – ton 6
Doxastikon, ton 6 : Judas est en vérité de cette engeance de serpents venimeux * qui, dans le désert, mangèrent la Manne et murmurèrent contre le Nourricier : * alors même que leur bouche était encore pleine de leur pitance, * les ingrats se récrièrent contre Dieu ; * et lui, le profanateur, * alors qu’il portait à sa bouche le Pain Céleste, * il élabora la trahison contre le Sauveur. * O pensée écœurante et audace inhumaine ! * Il vendait Celui qui le nourrissait, * et envoyait à la mort le Maître qui pourtant l’aimait. * En vérité il était leur fils inique * et, avec eux, reçut en partage la ruine. * Pour nous, Seigneur épargne à notre âme une telle inhumanité, ** Toi le seul infiniment longanime.

Procession avec l’évangéliaire & Chant de l’hymne vespérale Joyeuse Lumière.

Premier Prokimen, ton 1
℟. Délivre-moi, Seigneur, de l’homme pervers * et de l’homme injuste sauve-moi. (Psaume 139, 1)
℣. De ceux qui méditent l’injustice en leur cœur. (Psaume 139, 2)

Première parémie
Exode XIX, 10-19.
Et qu’ils soient prêts pour le troisième jour : car dans trois jours le Seigneur descendra devant tout le peuple sur la montagne de Sinaï.

Second Prokimen, ton 7
℟. Délivre-moi de mes ennemis, ô Dieu * et de mes adversaires sauve-moi. (Psaume 58, 2)
℣. Sauve-moi de qui fait le mal. (Psaume 58, 1)

Seconde parémie
Job XXXVIII, 1-21 & XLII, 1-5.
Les portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ? les avez-vous vues, ces portes noires, ténébreuses ?

Troisième parémie
Isaïe L, 4-11.
J’ai abandonné mon corps à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient le poil de la barbe : je n’ai point détourné mon visage de ceux qui me couvraient d’injures et de crachats.

Petite synaptie & Trisaghion.

Troisième Prokimen, ton 7
℟. Les princes des peoples s’unissent pour conspirer * contre le Seigneur & contre son Christ. (Psaume 2, 2)
℣. Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ce vain grondement parmi les peuples ? (Psaume 2, 1)

Epitre
I Corinthiens (§ 149) XI, 23-32.
Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.

Alleluia, ton 6
℣. Heureux qui pense au pauvre & au faible : au jour de malheur, le Seigneur le délivre. (Psaume 40, 2)
℣. Mes ennemis disent de moi méchamment : Quand va-t-il mourir, pour que périsse son nom ? (Psaume 40, 10)
℣. Celui qui mangeait mon pain se vante de me faire tomber. (Psaume 40, 11)

Evangile
Dit « de la Nouvelle Alliance : combinaison de Matthieu (§ 107), XXVI, 1-20Jean (§ 44), XIII, 3-17Matthieu (§ 108) XXVI, 21-39Luc (§ 109), XXII, 43-45Matthieu (§ 108), XXVI, 40 – XXVII, 2.
Vous savez que la pâque se fera dans deux jours ; et le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié.

A la Grande Entrée
Au lieu de l’hymne des chérubins ordinaire, on chante l’hymne du Jeudi Saint :
A ta Cène mystique, fais-moi participer en ce jour, ô Fils de Dieu. Je ne révèlerai pas ton mystère à tes ennnemis ; je ne te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais avec le larron, je te confesserai. Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Alléluia, alléluia, alléluia.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Fidèles, venez dans la chambre haute * jouissons de l’hospitalité du Maître et de la Table immortelle * Elevons nos cœurs. Apprenons la parole suprême ** du Verbe que nous exaltons.

Verset de communion
On chante à nouveau l’hymne du Jeudi Saint : A ta Cène mystique, comme à la Grande entrée. On le répète encore une fois après la communion à la place du stichère de la Pentecôte Nous avons vu la vraie lumière, lequel ne se dit plus du reste jusqu’à la Pentecôte.

Télécharger le livret des choristes pour la liturgie du Grand Jeudi

Programme du IIIème dimanche après Pâques – Jubilate Deo – Litanies majeures

Troisième dimanche après PâquesSaint-Eugène, le dimanche 25 avril 2021, grand’messe de 11h. Procession des Litanies majeures et messe des rogations à 15h30. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le troisième dimanche après Pâques est aussi appelé dimanche de Jubilate, en raison du premier mot de l’introït de la messe.

L’évangile de la messe de ce jour est tiré du dernier discours du Christ à la Cène dans l’évangile de Jean (16, 16-22) : « Un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis un peu encore, et vous me verrez, car je vais au Père. » Aussi ce dimanche constitue-t-il un point de bascule au milieu du temps pascal : après avoir célébré la résurrection et la vie nouvelle offerte par le baptême & l’eucharistie, voici que la perspective que nous offre la sainte liturgie change et nous prépare au départ du Seigneur vers son Père et à l’envoi de l’Esprit, aux fêtes prochaines de l’Ascension & de la Pentecôte.

Ce peu de temps nous paraît long, parce qu’il dure encore ; mais lorsqu’il sera fini, nous comprendrons combien il était court. Que notre joie ne ressemble donc pas à celle du monde, dont il est dit : « Mais le monde se réjouira » ; et néanmoins, pendant l’enfantement du désir de l’éternité, que notre tristesse ne soit pas sans joie ; montrons-nous, comme dit l’Apôtre : « Joyeux par l’espérance, patients dans la tribulation ». En effet, la femme qui enfante, et à laquelle nous avons été comparés, éprouve plus de joie à mettre au monde un enfant, qu’elle ne ressent de tristesse à souffrir sa douleur présente. Mais finissons ici ce discours, car les paroles qui suivent présentent une question très épineuse ; il ne faut pas les circonscrire dans le court espace de temps qui nous reste, afin de pouvoir les expliquer plus à loisir, s’il plaît au Seigneur. »
Homélie de saint Augustin, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

*

A partir de novembre 589, une terrible épidémie de peste frappe la ville de Rome, provoquant la mort de nombreux habitants, et en premier lieu celle du pape Pélage II lui-même qui meurt le 7 février 590 des soins qu’il avait apporté aux malades. Son successeur n’est autre que le Pape saint Grégoire le Grand (590 † 604). Celui réorganise la grande procession des Litanies Majeures (qui existaient avant son pontificat) et la fixe au 25 mars, à la date d’une ancienne fête célébrant l’entrée de saint Pierre à Rome (encore présente dans le Sacramentaire Léonien – notons que la fixation de la fête de saint Marc au 25 avril n’interviendra que plus tard, à partir des VIIIème – IXème siècles en se superposant aux Litanies majeures).

Voici en quels termes, au témoignage de saint Grégoire de Tours, le Pape saint Grégoire le Grand, à peine élu (il ne fut sacré que le 3 septembre suivant) convoqua cette procession du 25 avril 590 :

Il nous faut, bien-aimés frères, quand nous n’avons pas su les prévenir, craindre du moins les fléaux de Dieu lorsqu’ils nous accablent. Que la douleur nous ouvre la porte de la conversion ; que la peine qui nous frappe brise le rocher de nos cœurs. « Le glaive, comme dit Jérémie, pénètre aujourd’hui jusqu’à l’âme. » (Jérémie IV, 10).

Sous le coup des célestes vengeances, voilà que tout le peuple est frappé, et chacun est enlevé instantanément. La maladie ne précède pas la mort ; aucun avant-coureur : la mort est sa propre messagère ; vous le voyez, elle ne s’annonce qu’en foudroyant. Pas même entre elle et le pécheur le temps du repentir. Songez en quel état parait devant son juge le malheureux qui n’a pas eu une seconde pour pleurer ses fautes. Hélas ! ce ne sont pas des victimes isolées, c’est tout le peuple qui succombe. Les maisons restent vides, les pères voient mourir leurs enfants ; l’héritier précède dans la tombe ceux qui voulaient lui laisser leurs biens. C’est donc maintenant qu’il nous faut nous réfugier dans la pénitence, puisque nous pouvons encore pleurer avant que la mort ne frappe. Remettons sous les yeux de notre âme la suite de nos égarement ; effaçons dans les larmes la trace de nos iniquités. « Prévenons dans la confession du délut la face du juge. » (Psaume XCII, 2). « Elevons vers Dieu nos cœurs avec nos mains. » (Lamentations III, 41). Qu’est-ce à dire : « Elever à Dieu le cœur avec les mains ? » sinon soutenir la ferveur de nos prières par le mérite des bonnes œuvres. Il donne, ce grand Dieu, il donne à nos terreurs une pleine confiance, quand il nous dit par la bouche du prophète : « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse & qu’il vive. » (Ezéchiel XXXIII, 1).

Donc, que nul ne désespère, quelle que soit l’énormité de ses forfaits. Ninive avait croupi des siècles dans la fange de ses crimes. Trois jours de pénitence sauvèrent Ninive. Et le larron converti sur la croix, eut-il besoin, pour entendre la sentence de vie éternelle, de plus de temps qu’il n’en faut pour mourir ? Changeons le fond de nos cœurs, cela suffit pour nous donner la certitude que nous avons déjà reçu ce que nous demandons? Notre juge ne demande, pour révoquer la sentance de mort, que de nous voir à ses pieds suppliants et convertis. Ainsi, bien aimés frères, ouvrons nos cœurs à la contrition et nos mains aux bonnes œuvres.

Une litanie septiforme, grande manifestation de notre douleur, de nos vœux et de notre repentir, aura lieu au point du jour, le matin de Pâques. Venez-y tous mêler vos larmes aux nôtres, et apporter à notre Dieu le tribut de votre dévotion. Que tous les travaux des champs, que tout négoce soit interrompu. Le rendez-vous général sera l’église de la sainte Mère de Dieu, où tous ensemble, déplorant nos fautes, nous supplierons le souverain juge de désarmer sa colère. Les sept divers litanies partiront pour s’y rendre, celle des clercs, de l’église Saint-Jean-Baptiste ; celle des hommes, de l’église Saint-Etienne ; celle des veuves, de l’église Saint-Vital ; celle des pauvres & des enfants, de l’église de Sainte-Cécile. (in saint Grégoire de Tours, Histoire des Francs, lib. X, cap. 1 – cf aussi Saint Grégoire le Grand, Opera omnia, Patrologie Latine, tome LXXVI, col. 1312).

Procession de saint Grégoire - Litanies majeures
Procession de saint Grégoire – Litanies majeures.
Cette procession, une fois réunie pour la collecte à Sainte-Marie Majeure, se dirigea vers Saint-Pierre-du-Vatican pour y faire la station, elle fut conduite par saint Grégoire, qui marchait pieds nus sous le sac et la cendre, et est alors marquée selon la tradition par plusieurs miracles :

  • Une image de la Bienheureuse Vierge Marie était portée dans la procession et son passage éteignait les miasmes de la peste. Les Anges firent entendre cette louange à la Mère de Dieu pendant la procession alors qu’elle traversait le Tibre en face du Mausolée d’Hadrien :

    Regina cœli lætare, alleluia,
    Quia quem meruisti portare, alleluia,
    Resurrexit sicut dixit, alleluia.

    À quoi le pape saint Grégoire le grand ajouta :

    Ora pro nobis Deum, alleluia.

  • Tandis que la procession s’approchait de la basilique Saint-Pierre du Vatican pour que le pape y célèbre la messe de la station, saint Grégoire vit apparaître, sur le Mausolée d’Hadrien saint Michel Archange qui remettait son glaive au fourreau, signifiant la cessation de l’épidémie. En commémoraison de cette vision, une chapelle dédiée à saint Michel Archange fut dédiée dans ce monument de l’antiquité par le pape Boniface IV (608 † 615), et depuis l’édifice fut renommé Château Saint-Ange.
Statue de l'archange saint Michel sur le Château Saint-Ange par Peter Anton von Verschaffelt.
Statue de l’archange saint Michel sur le Château Saint-Ange par Peter Anton von Verschaffelt.

A la sainte messe dominicale :

A la procession des Litanies majeures et à la messe des Rogations :

  • Kyrie des féries de Carême et d’Avent au propre de Paris
  • Epître : Jacques V, 16-20 : Et la prière de la foi sauvera le malade ; le Seigneur le soulagera ; et s’il a commis des péchés, ils lui seront remis.
  • Evangile : Luc XI, 5-13 : Si donc vous, étant méchants comme vous êtes, vous savez néanmoins donner de bonnes choses à vos enfants ; à combien plus forte raison votre Père qui est dans le ciel, donnera-t-il le bon Esprit à ceux qui le lui demandent ?
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : sur le ton de l’hymne pascale Ad cœnam Agni providi
  • Agnus Dei XVIII
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Regina cœli – mise en polyphonie d’après Charles de Courbes (1622)
  • Procession de sortie : Regina cœli, jubila – cantique à la Sainte Vierge pour le temps pascal, tradition germanique (musique de R. Alberus, 1569)

IIndes vêpres du troisième dimanche après Pâques. Au salut du Très-Saint Sacrement :

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret de la procession des Litanies majeures & de la messe des Rogations au format PDF.
Télécharger le livret du commun des IIndes vêpres du dimanche durant le Temps pascal.
Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres du dimanche du IIIème dimanche après Pâques.

La Résurrection du Christ

Programme du dimanche des Rameaux – Entrée du Seigneur à Jérusalem

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 avril 2021 du calendrier grégorien – 12 avril 2021 du calendrier julien, matines puis divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h.

Le dimanche des Rameaux – ou l’Entrée du Seigneur à Jérusalem, selon la terminologie des livres liturgiques byzantins – est une fête du Seigneur, l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Sa célébration supprime donc l’office habituel du dimanche dans l’Octoèque. En raison du caractère festif de ce jour, c’est l’un des très rares jours où l’usage du poisson est autorisé au cours du grand Carême byzantin.

La bénédiction des rameaux se fait après l’évangile de matines et la distribution de ceux-ci pendant les stichères du psaume 50 et le canon de la fête.

Evangile de matines
De la fête : Matthieu (§ 83), XXI, 1-11, 15-17.
Une grande multitude de peuple étendit aussi ses vêtements le long du chemin ; les autres coupaient des branches d’arbres, et les jetaient par où il passait.

[Aux heures
A tierce & à sexte : 1er tropaire de la fête. Gloire au Père. 2nd tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête.]

A LA DIVINE LITURGIE DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Première antienne, Psaume 114, ton 2
J’ai aimé, car le Seigneur entend la voix de ma prière.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, Sauveur, sauve-nous.
Car il a incliné vers moi son oreille, et je l’invoquerai tous les jours de ma vie.
Les douleurs de la mort m’ont environné et les périls de l’enfer sont venus sur moi.
J’ai trouvé la tribulation et la douleur et j’ai invoqué le Nom du Seigneur.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Seconde antienne, Psaume 115, ton 2
J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; et je me suis profondément humilié.
℟. Sauve-nous, ô Fils de Dieu, qui trônes sur un ânon, nous qui te chantons : Alléluia !
Que rendrai-je au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné ?
Je prendrai le calice du salut et j’invoquerai le Nom du Seigneur.
J’acquitterai mes vœux au Seigneur, devant tout son peuple.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Troisième antienne, Psaume 117, ton 1
Confessez le Seigneur car il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Tropaire, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
Que la maison d’Israël le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que la maison d’Aaron le dise : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.
Que tous ceux qui craignent le Seigneur le disent : il est bon, car éternelle est sa miséricorde.

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Soyez béni de la maison du Seigneur, le Seigneur est Dieu, et il nous est apparu.
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Avant ta Passion * tu t’es fait le garant de notre commune résurrection, * en ressuscitant Lazare d’entre les morts, ô Christ Dieu. * C’est pourquoi nous aussi comme les enfants portant les symboles de la victoire, * nous te chantons, à toi le vainqueur de la mort : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Autre tropaire de la fête, ton 4 : Ensevelis avec toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, * nous avons été rendus dignes de la vie immortelle par ta résurrection * et nous te clamons cette louange : * « Hosanna au plus haut des cieux, ** béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ».
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 6 : Porté sur un trône dans le ciel et par un ânon sur la terre, ô Christ Dieu, * tu as reçu la louange des anges * et le chant des enfants qui Te clament : ** Béni sois-tu, Toi qui viens rappeler Adam.

Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27).
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Philippiens (§ 247) IV, 4-9.
Réjouissez-vous dans le Seigneur, je vous le répète, réjouissez-vous dans le Seigneur.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Chantez au Seigneur un cantique nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles. (Psaume 97, 1)
℣. Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu. (Psaume 97, 3)

Evangile
De la fête : Jean (§ 41), XII, 1-18.
Une grande multitude de Juifs ayant su qu’il était là, y vinrent, non-seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu’il avait ressuscité d’entre les morts.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Le Seigneur est Dieu et il nous est apparu. Convoquez une fête et venez vous réjouir, faisons au Christ un triomphe de nos palmes, de nos branches et de nos chants, l’acclamant : « Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur ! »

Verset de communion
De la fête : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu & il nous est apparu. (Psaume 117, 26-27) Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche

Horaires de la Semaine Sainte à la paroisse byzantine de la Très-Sainte Trinité

Descente aux Enfers & résurrectionLa Semaine Sainte ou Grande Semaine est le sommet de l’année liturgique et nous fait revivre les mystères de notre Rédemption. Nous sommes heureux de vous accueillir à cette occasion pour prier avec nous à l’un ou l’autre de nos offices célébrés dans le rit byzantin et partager avec vous la grande joie de Pâques, vous êtes les bienvenus !

Cette année, les calendriers julien et grégorien sont décalés de quatre semaines.

Voici les horaires des offices célébrés à la Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité :

25 avril – DIMANCHE DES RAMEAUX
9h : matines (avec bénédiction et distribution des rameaux) & liturgie de saint Jean Chrysostome

26 avril – GRAND & SAINT LUNDI
16h : vêpres & liturgie des présanctifiés

27 avril – GRAND & SAINT MARDI
16h : vêpres & liturgie des présanctifiés

28 avril – GRAND & SAINT MERCREDI
16h : vêpres & liturgie des présanctifiés

29 avril – GRAND & SAINT JEUDI
12h30 : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (liturgie de la Cène au Jeudi Saint)
16h : matines des 12 évangiles (matines des souffrances du Christ – lectures de la Passion)

30 avril – GRAND & SAINT VENDREDI
16h : vêpres de l’ensevelissement du Christ

1er mai – GRAND & SAINT SAMEDI
9h : matines devant le tombeau du Christ
16h : vêpres & liturgie de saint Basile le Grand (vigile pascale)

2 mai – PAQUES – LA LUMINEUSE RESURRECTION DU CHRIST
ПАСХА – СВЕТЛОЕ ХРИСТОВО ВОСКРЕЦЕНИЕ
8h30 : procession pascale – matines de la résurrection – divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome
16h : vêpres

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