Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du dimanche des Rameaux

Michel Corneille l'Ancien, la distribution des RameauxSaint-Eugène, le dimanche 29 mars 2026, messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur la Semaine Sainte

« Le dimanche des Rameaux est la porte d’entrée monumentale qui nous introduit dans les saints mystères de Pâques. » (Dom Pius Parsch).

Le diable fut donc trompé par sa propre malignité ; il fit souffrir au Fils de Dieu un supplice qui est devenu le remède de tous les enfants des hommes. Il répandit le sang innocent qui devait être le prix de la réconciliation du monde, et notre breuvage. Le Seigneur souffrit le genre de mort qu’il avait librement choisi, conformément à ses desseins. Il permit à des hommes furieux de porter sur lui leurs mains impies, et, en accomplissant un crime énorme, elles ont servi à l’exécution des desseins du Rédempteur. La tendresse de son amour était si grande, même envers ses meurtriers, que, suppliant son Père du haut de la croix, il lui demanda non pas de le venger, mais de leur pardonner.
Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

  • Asperges me
  • Antienne d’entrée : Hosanna Filio David
  • Répons graduel : Collegerunt
  • Sanctus XVIII
  • Pendant la distribution des rameaux :
    • antiennes Pueri Hebræorum en plain-chant grégorien puis en polyphonie par José Maurício Nunes Garcia (1767 † 1830), prêtre et maître de chapelle de la cathédrale de Rio de Janeiro
    • Jérusalem acclame – chant de triomphe – Joseph Noyon (1888 † 1962), maître de chapelle de Saint-Honoré-d’Eylau/li>
    • (si le temps le permet) Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire/li>
  • Procession des Rameaux : Antiennes processionnelles du Missel romain en faux-bourdon de la Chapelle Impériale de Russie : Cum appropinquáret – Cum audísset pópulus – Ante sex dies – Occurrunt turbæ – Cum Angelis – Turba multa
  • Station devant les portes : Hymne de Théodulphe, évêque d’Orléans (IXème siècle) : Gloria laus
  • Ouverture des portes : dialogue Attollite portas entre le célébrant & le chœur (réponse Quis est iste Rex gloriæ – polyphonie de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand)/li>
  • Entrée processionnelle : répons Ingrediente Domino
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Matthieu – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composée par saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France sainte Radegonde, le 19 novembre 569 – cette hymne est celle de l’office des vêpres pendant le temps de la Passion – mise en polyphonie d’Anthoine de Bertrand (1530 † 1581) et, pour la strophe O Crux ave spes unica, d’Antoine Brumel (c. 1460 † c. 1513), chantre de Chartres, maître de la psallette des cathédrales de Genève & de Paris & du duc de Ferrare
  • Sanctus XVII
  • A l’élévation : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei de la Missa Exultate Deo (1669) de François Cosset (c. 1610 † c. 1673), maître de chapelle des cathédrales de Laon, Reims et Paris
  • Pendant la communion : Répons de Ténèbres – polyphonie du Padre Giovanni Baptista Martini, o.f.m. (1704 †1784), maître de chapelle et organiste du couvent franciscain de Bologne – Ces répons seront chan-tés par la Schola au cours des offices de Ténèbres de la Semaine Sainte :
    • Judas mercator – second répons du second nocturne des Ténèbres du Jeudi Saint
    • Unus ex discipulis – troisième répons du second nocturne des Ténèbres du Jeudi Saint
    • Una hora (Matthieu XXVI, 40 – Luc XXII, 46) – second répons du troisième nocturne des Ténèbres du Jeudi Saint
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Benedicamus Domino XVII
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers

IIndes vêpres du dimanche des Rameaux. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Magnificat du VIIIème ton de Claudin de Sermisy (1490 † 1562), sous-maître de la chapelle royale, chanoine de la Sainte Chapelle
  • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de la Passion Vexilla Regis prodeunt
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Stabat Mater dolorosa – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306), plain-chant (versets impairs) et alternances de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle : « Stabat Mater pour des religieuses » (H. 15) (versets pairs)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro Francisco.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
  • Supplication finale : Antique litanie qui concluait autrefois l’office des Ténèbres

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Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres et du salut du dimanche des Rameaux.

Horaires des offices de la Semaine Sainte 2026 à Saint-Eugène

Venez vivre avec nous les jours les plus saints de l’année liturgique, où sont commémorés les évènements majeurs de notre salut !

  • Samedi 28 mars, à 9h30 : messe chantée du Samedi de la Passion
  • Dimanche des Rameaux 29 mars :
    • 11h – Bénédiction des rameaux, procession, messe solennelle des Rameaux, chant de la Passion selon saint Matthieu
    • 17h30 – Secondes Vêpres du dimanche des Rameaux & Salut du Très-Saint Sacrement
  • Lundi Saint 30 mars, à 19h : messe solennelle du Lundi Saint (l’Onction de Béthanie)
  • Mardi Saint 31 mars, à 19h : messe solennelle du Mardi Saint, chant de la Passion selon saint Marc
  • Mercredi Saint 1er avril :
    • 19h – messe solennelle du Mercredi Saint, chant de la Passion selon saint Luc
    • 20h30 – Office des Ténèbres du Jeudi Saint, avec répons de Ténèbres polyphoniques du Padre Martini & Lamentation de Jérémie de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la chapelle des rois Louis XIV & Louis XV – Tricentenaire de la mort de Michel-Richard de Lalande à Saint-Eugène
  • Jeudi Saint 2 avril :
    • 20h30 – Messe solennelle de la Cène – Lavement des pieds – Dépouillements des autels
    • vers 22h30 – Office des Ténèbres du Vendredi Saint, avec répons de Ténèbres polyphoniques du Padre Martini
  • Vendredi Saint 3 avril :
    • 19h – Messe des Présanctifiés – chant de la Passion selon saint Jean & Adoration de la Croix
    • vers 22h – Office des Ténèbres du Samedi Saint, avec répons de Ténèbres polyphoniques du Padre Martini
  • Samedi Saint 4 avril :
    • 12h – atelier décoration des œufs de Pâques en salle Sainte-Cécile (merci de venir avec vos œufs déjà durs)
    • 15h30 – Vigile Pascale – baptême d’adultes & bénédiction des œufs de Pâques
  • Dimanche de Pâques 5 avril :
    • 11h – Messe solennelle de la Résurrection, avec orchestre. Messe du Sacre de Louis XVI par François Giroust – Victimæ Pascali du chanoine Revert – Dextera Domini de César Franck – Regina cœli en grand motet de Michel-Richard de Lalande
    • Concert de Pâques de Vincent Rigot, organiste titulaire
    • 17h – Vêpres solennelles stationnales de Pâques, selon l’antique Ordre Romain (au propre de l’archidiocèse de Paris) (vêpres triples avec processions aux fonts baptismaux)

Octave de Pâques à Saint-Eugène :

  • Lundi de Pâques, in albis 6 avril – 11h – messe solennelle
  • Mardi de Pâques, in albis 7 avril – 19h – messe chantée
  • Mercredi de Pâques, in albis 8 avril – 19h – messe chantée
  • Jeudi de Pâques, in albis 9 avril – 19h – messe chantée
  • Vendredi de Pâques, in albis 10 avril – 19h – messe chantée
  • Samedi de Pâques, in albis 11 avril – 9h30 – messe chantée
  • Dimanche in albis 12 avril
    • 11h – dépose de leurs aubes par les baptisés puis messe solennelle du Dimanche in Albis
    • 17h45 – secondes vêpres du Dimanche in Albis & salut du Très-Saint Sacrement

    L’évènement sur Facebook

Programme du Samedi de la Passion

La résurrection de LazareSaint-Eugène, le samedi 28 mars 2026, grand’messe de 9h30.

Le Samedi de la Passion, veille des Rameaux, n’a pas autant d’importance dans le rit romain (sa messe fut tardivement insérée dans les livres liturgiques, les chants reprenant intégralement ceux de la messe du Vendredi de la Passion) qu’il en a dans le rit byzantin, où ce samedi s’appelle le Samedi de Lazare, ou qu’il en avait dans l’Afrique chrétienne du temps de saint Augustin. Quoiqu’il en soit, dans ces trois traditions, ce jour constitue un genre de prologue à la Semaine Sainte, en rappelant les trois aspects suivants :

  • la résurrection de Lazare, préfiguration de celle du Christ,
  • le fait que ce miracle déclencha la prise de décisions des chefs des prêtres de faire mourir le Christ,
  • l’entrée triomphale de Notre Seigneur en Jérusalem.

La foule le saluait donc par ces acclamations : « Hosanna ! béni celui qui vient au nom du Seigneur comme roi d’Israël. » Quelle torture l’esprit envieux des princes des Juifs ne devait-il pas souffrir lorsqu’une si grande multitude acclamait le Christ comme son roi ? Mais qu’était-ce pour le Seigneur que d’être roi d’Israël ? Était-ce quelque chose de grand pour le roi des siècles, de devenir roi des hommes ? Le Christ ne fut pas roi d’Israël pour exiger des tributs, armer de fer des bataillons et dompter visiblement ses ennemis, mais il est roi d’Israël parce qu’il gouverne les âmes, parce qu’il veille sur elles pour l’éternité, parce qu’il conduit au royaume des Cieux ceux qui croient en lui, qui espèrent en lui et qui l’aiment.
Sermon de saint Augustin, évêque, IIIème leçon des vigiles nocturnes de ce jour.

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Programme de la fête de l’Annonciation

Saint-Eugène, le mercredi 25 mars 2026, messe solennelle de 19h.

> Catéchisme sur l’Annonciation.

Lors donc, bien-aimés frères, qu’arrivent les temps, marqués d’avance pour la rédemption des hommes, notre Seigneur Jésus-Christ descend du ciel et vient ici-bas, sans quitter la gloire de son Père : c’est un prodige nouveau que sa génération, un prodige nouveau que sa nativité. Prodige nouveau : lui qui est invisible de sa nature, il s’est rendu visible dans la nôtre ; lui qui est immense et insaisissable, il a voulu être saisi et limité ; lui qui subsiste ayant les siècles, il a commencé d’être au cours des siècles ; lui, souverain maître de l’univers, il a voilé l’éclat de sa majesté et revêtu la forme d’un esclave ; lui, Dieu impassible et immortel, il n’a point dédaigné de se faire homme passible, de s’assujettir aux lois de la mortalité ! »
Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

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Programme du dimanche de la Passion

Dimanche de la PassionSaint-Eugène, le dimanche 22 mars 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Avec les premières vêpres de ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion. La première partie du Carême avait jusqu’alors été surtout consacrée à notre ascèse personnelle, à la contrition de nos péchés. Désormais, le rit romain nous fait méditer sur la Passion & sur la Croix de notre Seigneur. Ce deuil où nous pleurons l’Epoux divin est marqué par un symbole très fort : dès avant les premières vêpres de ce dimanche, les saintes images et les croix sont désormais voilées de violet, en signe de deuil. Les derniers chants joyeux de la messe cessent de se faire entendre : le Gloria Patri disparaît à l’Introït, au Lavabo et dans les répons de l’Office divin. De même, le psaume 42 des prières au bas de l’autel n’est plus récité jusqu’à Pâques. Dans les leçons des vigiles nocturnes, on quitte la lecture des livres de Moïse pour prendre celle du prophète Jérémie, l’une des plus importantes figures du Messie souffrant. L’admirable texte du chapitre IX de l’épître aux Hébreux qui est lu à la messe de ce dimanche est commun au rits romain & byzantin : il s’agit d’une parfaite préface au temps de la Passion.

A Rome, la station se fait en la basilique Saint-Pierre : l’importance de ce dimanche, qui ne cède la place à aucune fête, quelque solennelle qu’elle soit, demandait que la réunion des fidèles eût lieu dans l’un des plus augustes sanctuaires de la ville sainte.

Nous n’ignorons pas, mes bien-aimés, que le mystère pascal occupe le premier rang parmi toutes les solennités chrétiennes. Notre manière de vivre durant l’année tout entière doit, il est vrai, par la réforme de nos mœurs, nous disposer à le célébrer d’une manière digne et convenable ; mais les jours présents exigent au plus haut degré notre dévotion, car nous savons qu’ils sont proches de celui où nous célébrons le mystère très sublime de la divine miséricorde. C’est avec raison et par l’inspiration de l’Esprit-Saint, que les saints Apôtres ont ordonné pour ces jours des jeûnes plus austères, afin que par une participation commune à la croix du Christ, nous fassions, nous aussi, quelque chose qui nous unisse à ce qu’il a fait pour nous. Comme le dit l’Apôtre : « Si nous souffrons avec lui, nous serons glorifiés avec lui. » Là où il y a participation à la passion du Seigneur, on peut regarder comme certaine et assurée l’attente du bonheur qu’il a promis. »
Homélie de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du dimanche de la Passion.

  • Magnificat du IInd ton de Claudin de Sermisy (1490 † 1562), sous-maître de la chapelle royale, chanoine de la Sainte Chapelle

Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de la Passion Vexilla Regis prodeunt
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Stabat Mater dolorosa – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306), plain-chant (versets impairs) et alternances de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle : « Stabat Mater pour des religieuses » (H. 15) (versets pairs)
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
  • Supplication finale : Antique litanie qui concluait autrefois l’office des Ténèbres

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Crucifixion tirée d'un canon pontifical du XVIIème siècle

Programme de la messe de Requiem du XXXème jour pour M. Quentin Deranque

Quentin Deranque (2002 † 2026)Saint-Eugène, le vendredi 20 mars 2026, Requiem de 20h30.

Quentin Deranque (2002 † 2026) est le filleul d’un ancien choriste de la Schola Sainte Cécile.

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Programme de la fête de saint Joseph

Le songe de Joseph - Philippe de ChampaigneSaint-Eugène, le jeudi 19 mars 2026, grand’messe de 19h.

La fête de saint Joseph, connue en Egypte depuis au moins le Vème siècle, fut établie en Occident au 19 mars vers l’an 800. Il n’est pas impossible que le choix de cette date en plein Carême ait découlé du fait que l’Eglise latine lise à partir du IIIème dimanche de Carême l’histoire du patriarche Joseph dans le livre de la Genèse. Or les Pères de l’Eglise ont souvent reconnu dans le patriarche Joseph une figure typologique du père nourricier de notre Sauveur, le glorieux époux de la Vierge Marie, comme l’atteste par exemple l’admirable sermon de saint Bernard lu aux matines de la fête de ce jour :

Quel homme fut le bienheureux Joseph, vous pouvez vous en faire idée d’après le titre dont il a mérité d’être honoré, le Seigneur ayant voulu qu’on l’appelât et qu’on le crût père du Fils de Dieu, titre qui n’est vrai cependant, qu’au sens de nourricier. Jugez-en aussi d’après son propre nom qu’on interprète, vous le savez, par accroissement. Rappelez-vous, en même temps, le grand Patriarche qui fut autrefois vendu en Égypte ; et sachez que non seulement celui-ci a été l’héritier de son nom, mais qu’il eut encore sa chasteté, son innocence et sa grâce.
Sermon de saint Bernard, abbé, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Si ce Joseph, vendu par l’envie de ses frères et conduit en Égypte, préfigura le Christ qui devait être vendu, lui aussi, saint Joseph fuyant la haine d’Hérode porta le Christ en Égypte. Le premier, pour demeurer fidèle à son maître, refusa de consentir à la passion de la maîtresse ; le second, reconnaissant une Maîtresse dans la vierge devenue mère de son Maître vécut aussi dans la continence et se montra son fidèle gardien. A l’un fut donnée l’intelligence des songes mystérieux ; à l’autre, il a été accordé d’être le confident des mystères célestes, et d’y coopérer pour sa part.
Sermon de saint Bernard, abbé, Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

L’un a mis du blé en réserve, non pour lui, mais pour tout un peuple ; l’autre a reçu la garde du pain du ciel, tant pour lui que pour le monde entier. On ne peut douter que ce Joseph à qui fut fiancée la mère du Sauveur, n’ait été un homme bon et fidèle. C’est, dis-je, le serviteur fidèle et prudent que le Seigneur a établi, pour être le consolateur de sa mère, le nourricier de son enfance, enfin le seul et très digne coopérateur, ici-bas, de l’accomplissement de son grand dessein.
Sermon de saint Bernard, abbé, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Salve Pater Salvatóris – hymne à saint Joseph sur le rythme du Stabat Mater par Paul de Barry, s.j., recteur des collèges jésuites d’Aix, Nîmes et Avignon, et Provincial de Lyon (1587 † 1661) – musique : Henri Adam de Villiers
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Epître : Ecclésiastique XLV, 1-6 : Il l’a sanctifié dans sa foi et dans sa douceur, et l’a choisi d’entre tous les hommes.
  • Evangile : Matthieu I, 18-21 : Mais lorsqu’il était dans cette pensée, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : Joseph, fils de David, ne craignez point de prendre avec vous Marie, votre femme : car ce qui est né dans elle, a été formé par le Saint-Esprit.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Iste Confessor Patriarcha – hymne du XVIème siècle, du rit de Prémontré
  • A l’élévation : O salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790) – Harmonisation d’Amédée Gastoué (1873 † 1943), maître de chapelle de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville, commandeur de Saint Grégoire le Grand
  • Pendant la communion :
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Chantons Joseph, louons ses vertus – cantique de Dom Deprez († 1928)

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Programme du IVème dimanche de Carême – dimanche de Lætare

IVème dimanche de CarêmeSaint-Eugène, le dimanche 15 mars 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur le Carême

A Rome, la messe stationnale de ce jour se tient en la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem. Cette basilique, l’une des sept basiliques du pèlerinage romain, fut construite autour d’une pièce du palais impérial de sainte Hélène, le palais du Sessorium, qu’elle avait transformée en chapelle vers l’an 320. Sainte Hélène fit répandre une grande quantité de la terre du Golgotha sur le sol des fondations de ce sanctuaire, où elle fit déposer plusieurs reliques insignes de la Passion qui y sont toujours. Quelques décennies plus tard, cette chapelle est transformée en une véritable basilique, appelé Heleniana ou Sessoriana. Lorsqu’il récupéra la vraie croix volée par les Perses, l’empereur Héraclius fit partager celle-ci en trois morceaux : Jérusalem conserva le principal d’entre eux, mais l’empereur fit envoyer les deux autres parties à Constantinople et à Rome, qui l’accueillit tout naturellement en la Basilique de Sainte-Croix de Jérusalem (cette partie insigne du bois de la vraie Croix fut transféré en 1629 sur ordre du pape Urbain VIII dans la basilique Saint-Pierre où elle est conservée près de la statue monumentale de sainte Hélène).

La basilique de Sainte-Croix de Jérusalem représente symboliquement à Rome la sainte cité de Jérusalem. C’est pour cette raison que les textes de la messe de ce jour y font allusion :

  • Lætare, Jerusalem – Réjouis-toi Jérusalem (introït),
  • Sina enim mons est in Arabia, qui conjunctus est ei, quæ nunc est Jerusalem – le mon Sinaï se trouve en Arabie ; elle correspond à la Jérusalem actuelle (saint Paul, dans l’épître de ce jour, aux Galates)
  • Lætátus sum in his, quæ dicta sunt mihi : in domum Dómini íbimus – Je me suis réjoui de ce qu’on m’a dit : Nous allons à la maison du Seigneur (graduel),
  • Qui confídunt in Dómino, sicut mons Sion : non commovébitur in ætérnum, qui hábitat in Jerúsalem – Qui se confie en le Seigneur sera comme le Mont Sion : jamais il ne sera ébranlé, celui qui habite Jérusalem (trait).
  • Jerúsalem, quæ ædificátur ut cívitas, cujus participátio ejus in idípsum – Jérusalem, qui est édifiée comme une cité où toutes les parties ne font qu’une (communion)

Comme la liturgie byzantine qui célèbre joyeusement la vénération de la Croix au IIIème dimanche de Carême[1], le rit romain, méditant en ce milieu du Carême devant les reliques de la Croix & de la Passion, n’y associe nullement les sentiments de la tristesse mais bien au contraire ceux de la joie : la Croix, autrefois symbole de la mort la plus vile réservée aux criminels, est devenue par le sacrifice du Christ le glorieux Arbre de vie qui nous réconcilie avec le Père et nous rouvre les portes du ciel.

Aussi répondant à l’appel de l’introït de ce jour – Lætare Jerusalem – le rit romain suspend-il en ce jour les rigueurs du Carême : les ornements de la messe ne sont plus violet mais roses, on fleurit les autels, le diacre & le sous-diacre laissent les chasubles pliées pour prendre la dalmatique & la tunique qui sont des vêtements de joie, l’orgue – muet depuis le Mercredi des Cendres – fait tonner ces accents glorieux et joyeux.

Il est possible que le fleurissement des croix à Byzance en ce dimanche ait influé sur l’usage des fleurs dans la liturgie occidentale en ce même dimanche. A Rome, le pape bénit en ce jour la rose d’or qu’il offre ensuite à une princesse catholique ou à un sanctuaire. Cette coutume est attestée depuis au moins le XIème siècle. Voici le texte de la bénédiction employé à cette occasion :

O Dieu, dont la parole et la puissance ont tout créé, dont la volonté gouverne toutes choses, vous qui êtes la joie et l’allégresse de tous les fidèles ; nous supplions votre majesté de vouloir bien bénir et sanctifier cette Rose, si agréable par son aspect et son parfum, que nous devons porter aujourd’hui dans nos mains, en signe de joie spirituelle : afin que le peuple qui vous est consacre, étant arraché au joug de la captivité de Babylone par la grâce de votre Fils unique qui est la gloire et l’allégresse d’Israël, représente d’un cœur sincère les joies de cette Jérusalem supérieure qui est notre mère. Et comme votre Église, à la vue de ce symbole, tressaille de bonheur, pour la gloire de votre Nom ; vous, Seigneur, donnez-lui un contentement véritable et parfait. Agréez la dévotion, remettez les pèches, augmentez la foi : guérissez par votre pardon, protégez par votre miséricorde ; détruisez les obstacles, accordez tous les biens : afin que cette même Église vous offre le fruit des bonnes œuvres, marchant à l’odeur des parfums de cette Fleur qui, sortie et de la tige de Jessé, est appelée mystiquement la fleur des champs et le lis des vallées, et qu’elle mérite de goûter une joie sans fin au sein de la gloire céleste, dans la compagnie de tous les saints, avec cette Fleur divine qui vit et règne avec vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

L’évangile chanté ce jour est le récit de la multiplication des cinq pains & des deux poissons. Cet évangile fait partie du cycle de préparation des catéchumènes au baptême qu’ils recevront lors de la vigile pascale et figure l’Eucharistie, où le Christ, en son action de grâce au Père, se donne lui-même en une nourriture qui ne s’épuise jamais.

Car c’est un plus grand miracle de gouverner le monde entier que de rassasier de cinq pains cinq mille personnes. Et pourtant, nul ne s’étonne du premier prodige, tandis que l’on est rempli d’admiration pour le second, non parce qu’il est plus grand, mais parce qu’il est rare. Qui, en effet, maintenant encore, nourrit le monde entier, sinon celui qui, de quelques grains, fait sortir les moissons ? Jésus a donc agi à la manière de Dieu. En effet, par cette même puissance qui d’un petit nombre de grains multiplie les moissons, il a multiplié entre ses mains les cinq pains. Car la puissance était entre les mains du Christ. Ces cinq pains étaient comme des semences non plus confiées à la terre, mais multipliées par celui qui a fait la terre.
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

En un clin d’œil, le Seigneur a multiplié un peu de pain. Ce que les hommes font en dix mois de travail, ses dix doigts l’ont fait en un instant… Pourtant, ce n’est pas à sa puissance qu’il a mesuré ce miracle, mais à la faim de ceux qui étaient là. Si le miracle avait été mesuré à sa puissance, il serait impossible de l’évaluer ; mesuré à la faim de ces milliers de gens, le miracle a dépassé les douze corbeilles. Chez les artisans, la puissance est inférieure au désir des clients, ils ne peuvent pas faire tout ce qu’on leur demande ; les réalisations de Dieu, au contraire, dépassent tout désir.
Saint Éphrem, diacre – Commentaire sur le Diatesseron XII, 4-5, 11.

Regardons la façon dont les disciples se comportaient à l’égard des nécessités de la vie, leur mépris pour une existence luxueuse. Ils étaient douze et n’avaient que cinq pains et deux poissons. Tel était leur dédain pour les choses du corps, ils ne s’intéressaient qu’aux choses de l’âme. Encore ne gardèrent-ils pas pour eux ces provisions : ils les donnèrent au Sauveur quand il les leur demanda. Il nous faut apprendre par cet exemple à partager ce que nous avons avec ceux qui sont dans la gêne, même si nous avons peu. Lorsque Jésus leur demande d’apporter les cinq pains, ils ne disent pas : que nous restera-t-il pour notre nourriture ? Comment apaiserons-nous notre faim ? Ils obéissent sur-le-champ.
Saint Jean Chrysostome, évêque – Homélie sur saint Matthieu XL, 1-3

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Grand Jeu – Pierre du Mage (1674 † 1751), conseiller du Roi, organiste de la collégiale royale de Saint-Quentin puis de la cathédrale de Laon
  • Introït – Lætare Jerusalem (ton v.)
  • Kyrie : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust (1738 † 1799), maître de la Chapelle royale
  • Epître : Galates IV, 22-31 : Au lieu que la Jérusalem d’en haut est vraiment libre ; et c’est elle qui est notre mère.
  • Evangile : Jean VI, 1-15 : Ils les ramassèrent donc, et emplirent douze paniers des morceaux qui étaient restés des cinq pains d’orge, après que tous en eurent mangé.
  • Après l’homélie : improvisation – Vincent Rigot
  • Credo : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Pendant l’offertoire : « Grand Chœur » (issu des « Méditations religieuses » op 122) – Louis Lefébure-Wély (1817 † 1869), organiste de Saint-Roch puis de la Madeleine et de Saint-Sulpice
  • Sanctus : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • A l’élévation : Fond d’orgue de la Ière suite – Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • Agnus Dei : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Pendant la communion :
    • Prélude en Fa op. 19 n°5 – Alexandre Guilmant (1837 † 1911), organiste de la Trinité
    • Récit de trompette (issu des « méditations religieuses » op. 122) – Louis Lefébure-Wély
  • Prière pour la France : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Benedicamus Domino XVII
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum, ton simple
  • Procession de sortie : Marche en sol – Louis Lefébure-Wély

IIndes vêpres du IVème dimanche de Carême. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de Carême Audi benigne Conditor
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro Francisco.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
  • Supplication finale : Attende Domine avec ses anciens versets

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Victor Matorin, La Multiplication des pains

Notes :    (↵ reviens au texte)

  1. Le IIIème dimanche de Carême byzantin correspond de fait exactement au IVème dimanche de Carême romain, la façon de compter étant différente : en Orient on compte pour premier dimanche de Carême celui qui arrive au bout de la première semaine complète de jeûne, alors qu’à Rome celui-ci est compté pour IInd dimanche de Carême.

Programme du troisième dimanche de Carême

IIIème dimanche de Carême : exorcisme du démon muetSaint-Eugène, le dimanche 8 mars 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur le Carême

Ce troisième dimanche de Carême est aussi appelé Oculi, du premier mot de l’Introït de la Messe.

A Rome, la station de ce troisième dimanche de Carême se fait en la Basilique de Saint-Laurent-hors-les-Murs. Le saint diacre Laurent qui, dans son martyre, a si héroïquement triomphé du diable, va être notre patron et notre protecteur dans la seconde partie du combat de Carême, combat spirituel auquel fait allusion l’évangile de la messe de ce jour. En ce dimanche également, les catéchumènes font un pas de plus vers l’Église : on l’appelle en effet le dimanche des scrutins. C’est à partir d’aujourd’hui qu’on commençait l’examen des candidats au baptême. Les fidèles étaient invités à venir témoigner au sujet de leur conduite. Il y avait sept de ces scrutins qui avaient lieu, d’ordinaire, le mercredi et le samedi. Le plus important était celui du mercredi de la quatrième semaine de Carême. Aux diptyques du canon de la messe de ce troisième dimanche de Carême, on priait autrefois pour les parrains & marraines des futurs baptisés.

Dans Matthieu on raconte que ce démoniaque est non seulement muet mais aveugle aussi. Il fut guéri par le Seigneur, nous dit-on, si bien qu’il pouvait parler et voir. Trois miracles sont accomplis simultanément dans un seul homme : l’aveugle voit ; le muet parle ; le possédé est délivré du démon. Mais ce qui fut fait alors dans la chair, s’accomplit chaque jour dans la conversion des croyants. Une fois le démon expulsé, ils perçoivent la lumière de la foi, ensuite la bouche, jadis muette, s’ouvre pour louer Dieu. « Mais il s’en trouva pour dire : C’est par Béelzéboub, le chef des démons, qu’il chasse les démons. » Ceux qui dénigraient ainsi, n’étaient pas des personnes dans la foule, mais des scribes et des pharisiens comme l’attestent d’autres évangélistes. »
Homélie de saint Bède le Vénérable, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Luc 14 - Exorcisme du démon muet - 02

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IIIème dimanche de Carême. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O salutaris Hostia – sur le ton de l’hymne du Carême, Audi benigne Conditor – IInd ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum – VIème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ier ton, sur le ton de Pange lingua gloriosi prœlium certaminis
  • Chant final, d’action de grâces : Hymne Christe qui lux es & dies – Antique hymne du Carême, à complies – IInd ton

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Luc 14 - Exorcisme du démon muet - 01

Programme du second dimanche de Carême

Pietro Perugino : La Transfiguration de Notre Seigneur (1496)Saint-Eugène, le dimanche 1er mars 2026, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur le Carême

Le second Dimanche de Carême est appelé Reminiscere, du premier mot de l’Introït de la Messe, et quelquefois aussi le Dimanche de la Transfiguration, à cause de l’Évangile qui y est lu.

La messe de ce dimanche est d’introduction relativement récente : il n’y avait pas de messe pour ce dimanche à Rome dans le sacramentaire du pape Grégoire, car il y avait la veille la longue messe du samedi des Quatre-Temps de Carême laquelle commençait après none et durait une partie de la nuit (on y faisait les ordinations à tous les nombreux ordres ecclésiastiques, sacre des évêques compris) et le pape ne célébrait pas le lendemain (mais les curés de Rome dans leurs titres oui). Quand la cour de Charlemagne décida d’imposer dans son Empire le Sacramentaire grégorien, les liturgistes carolingiens durent compléter ce livre propre au pape en composant les messes que celui ne célébrait pas. De ce fait, les pièces de la messe de ce dimanche sont empruntées à d’autres jours : l’introït Reminiscere provient de la messe du Mercredi des Quatre-Temps de Carême, de même que le graduel Tribulationes cordis mei, l’offertoire Meditabor in mandatis tuis et l’antienne de communion Intellige clamorem. L’évangile de la Transfiguration est repris de la messe du Samedi des Quatre-Temps de la veille. La secrète est la même qu’au IVème dimanche de l’Avent et la Postcommunion est reprise du dimanche de la Sexagésime.

Longtemps, le rit romain et ses variantes n’ont pas connu d’autre fête de la Transfiguration que ce dimanche (ou plus précisément ce Samedi des Quatre-Temps). Les homélies de saint Léon Ier le Grand sur la Transfiguration, prononcées en la vigile du Samedi des Quatre-Temps à Saint-Pierre sont un vrai chef-d’œuvre et indiquent également les raisons pour lesquelles l’Eglise de Rome a placé la Transfiguration pendant le Carême.

Au cours du Moyen-Age, à l’instar des Orientaux, plusieurs Eglises d’Occident se mirent à célébrer distinctement une fête de la Transfiguration le 6 août, date choisie pour son parallélisme avec l’Epiphanie le 6 janvier (la Transfiguration constituant également une épiphanie de fait, la voix du Père se faisant entendre dans les deux cas pour confirmer la filiation divine de Jésus). Rome ne s’y décida qu’en 1456, en célébration de l’éclatante victoire de la levée du siège de Belgrade, remportée sur les Ottomans. La composition de l’office de la Transfiguration (au 6 août) est attribuée au pape Callixte III qui avait convoqué à cette occasion une croisade de prières contre les ennemis de la Foi.

La station de ce jour, à Rome, est dans l’Église de Sainte-Marie in Domenica, sur le mont Cœlius. Cette station est assez récente, il s’agissait à l’origine de l’antique Diaconie où présidait saint Laurent, et dans laquelle il distribuait les aumônes de l’Église.

A la sainte messe :