Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Samedi des Quatre-Temps de l’Avent

Saint Jean Baptiste désignant le Christ par Carlo MarattiSaint-Eugène, le samedi 20 décembre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 9h30.

> Catéchisme sur les Quatre-Temps
> Catéchisme de l’Avent

La semaine qui suit le dimanche de Gaudete, l’Eglise romaine célèbre le jeûne des Quatre-Temps de l’Avent. Les Quatre-Temps sont des jours spéciaux de prière et de pénitence qui surviennent le mercredi, le vendredi et le samedi de la semaine, quatre fois dans l’année au commencement des saisons. Cette pratique, qui remonte à la plus haute antiquité, s’inspire directement de l’Ecriture : le prophète Zacharie parle ainsi du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième (= « septembre ») et du dixième (« décembre ») mois. Il est de règle que la station du samedi des Quatre-Temps soit toujours à Rome dans la basilique Saint-Pierre du Vatican, où le Pape procédait traditionnellement aux ordinations. La messe des Samedis des Quatre-Temps est une vigile dominicale, sur le modèle de la vigile pascale. Elle comporte cinq prophéties de l’Ancien Testament avant l’Epître & l’Evangile, la cinquième étant toujours le récit des 3 Enfants dans la fournaise, suivie du chant de leur premier cantique et de la collecte de la messe.

A la sainte messe :

  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
  • Pendant l’offertoire : Rorate cœli, de la liturgie de rit ambrosien
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVIII
  • Antienne de communion : Exsultavit ut gigas, chantée avec des versets du psaume XVIII
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen

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Programme du Vendredi des Quatre-Temps de l’Avent

Saint-Eugène, le vendredi 19 décembre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 19h.

> Catéchisme sur les Quatre-Temps

La semaine qui suit le dimanche de Gaudete, l’Eglise romaine célèbre le jeûne des Quatre-Temps de l’Avent. Les Quatre-Temps sont des jours spéciaux de prière et de pénitence qui surviennent le mercredi, le vendredi et le samedi de la semaine, quatre fois dans l’année au commencement des saisons. Cette pratique, qui remonte à la plus haute antiquité, s’inspire directement de l’Ecriture : le prophète Zacharie parle ainsi du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième (= « septembre ») et du dixième (« décembre ») mois. Il est de règle que la station du vendredi des Quatre-Temps soit toujours à Rome dans la basilique des Douze-Apôtres.

La station qui précède les ordinations solennelles à Rome, est toujours à l’Apostoleion de Pelage Ier ; cela, en vue de rendre hommage au chœur des Apôtres, dont la mission pour l’évangélisation du monde devra désormais être continuée par les lévites de demain, et aussi à cause de la grande célébrité qu’avait acquise cette vénérable basilique au début de la période byzantine. Le Liber Pontificalis dit que son premier auteur fut le pape Jules Ier ; mais l’édifice dut être, grâce à l’or byzantin, restauré de fond en comble, sous les pontifes Pelage et Jean III, en sorte que le souvenir du pape Jules ayant disparu, le temple passa communément pour une œuvre de Pelage Ier, monument votif de la victoire remportée par Narsès sur les Goths. En 1873, des fouilles pratiquées sous le maître-autel mirent au jour une cassette contenant des fragments d’os des saints apôtres Philippe et Jacques, mêlés à des résidus de baume, et certainement déposés là à l’occasion de la seconde dédicace de la basilique. Au IXe siècle, plusieurs corps d’anciens martyrs transportés du cimetière d’Apronianus sur la voie Latine, trouvèrent aussi asile en cette église ; parmi eux se trouvait celui de sainte Eugénie, très vénéré et, pour cette raison, conservé dans un oratoire spécial, contigu à l’Apostoleion.
Bienheureux Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum/blockquote>

A la sainte messe :

  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
  • Pendant l’offertoire : Rorate cœli, de la liturgie de rit ambrosien
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVIII
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen

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Programme du Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent – la Messe d’Or

Philippe de Champaigne - l'AnnonciationSaint-Eugène, le mercredi 17 décembre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 19h.

> Catéchisme sur les Quatre-Temps
> Catéchisme de l’Avent
> Une tradition liturgique d’Avent : la « Messe d’Or »

La semaine qui suit le dimanche de Gaudete, l’Eglise romaine célèbre le jeûne des Quatre-Temps de l’Avent. Les Quatre-Temps sont des jours spéciaux de prière et de pénitence qui surviennent le mercredi, le vendredi et le samedi de la semaine, quatre fois dans l’année au commencement des saisons. Cette pratique, qui remonte à la plus haute antiquité, s’inspire directement de l’Ecriture : le prophète Zacharie parle ainsi du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième (= « septembre ») et du dixième (« décembre ») mois. Il est de règle que la station du mercredi des Quatre-Temps soit toujours à Rome dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure. La messe des Mercredis des Quatre-Temps comporte deux prophéties de l’Ancien Testament avant l’Evangile. Une première oraison est dite avant la première prophétie, et le chant de la collecte de la messe n’arrive qu’après le chant d’un premier graduel.

Le Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent, la liturgie romaine célèbre l’Annonciation de l’Ange Gabriel à la Vierge Marie qu’elle serait la Mère du Sauveur. Originairement, cette célébration est plus ancienne que la fête du 25 mars, aussi ce jour était-il revêtu autrefois d’une très grande solennité ; cette messe était appelée au Moyen-Age la « messe d’or« .

On voit, par d’anciens Ordinaires à l’usage de plusieurs Églises insignes, tant Cathédrales qu’Abbatiales, que l’on transférait les fêtes qui tombaient en ce Mercredi ; qu’on ne disait point ce jour-là, à genoux, les prières fériales ; que l’Évangile Missus est, c’est-à-dire de l’Annonciation, était chanté à Matines par le Célébrant revêtu d’une chape blanche, avec la croix, les cierges et l’encens, et au son de la grosse cloche ; que, dans les Abbayes, l’Abbé devait une homélie aux Moines, comme aux fêtes solennelles. C’est même à cet Usage que nous sommes redevables des quatre magnifiques Sermons de saint Bernard sur les louanges de la Sainte Vierge, et qui sont intitulés : Super Missus est.
Dom Guéranger, L’Année liturgique

A la sainte messe :

  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie : des féries de pénitence au propre de Paris
  • Pendant l’offertoire : Rorate cœli, de la liturgie de rit ambrosien
  • Sanctus XVIII
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei XVIII
  • Antienne de communion : Ecce Virgo, chantée avec des versets du psaume XVIII
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Rorate cœli, plain-chant de l’Oratoire de France – 1615 – harmonisations du refrain : traditions de Langres et d’Avignon – chant des versets : tradition de Rouen

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Programme du troisième dimanche de l’Avent – dimanche de Gaudete

Saint-Eugène, le samedi 13 décembre 2025, premières vêpres à 17h45, le dimanche 16 décembre 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Couleur liturgique : rose (rit romain) / blanc (rit parisien).

Ce dimanche est appelé dimanche de Gaudete en raison des premiers mots de l’introït, qui est aussi le premier verset de l’épître lue aujourd’hui (Philippiens IV, 4). Comme pour le dimanche de Lætare pendant le Carême, ce dimanche marque une pause pendant la pénitence de l’Avent, dont l’austérité est tempérée en ce jour par la liturgie : on orne de fleurs les autels, l’orgue peut se faire entendre seul, on peut user d’ornements roses au lieu des violets, le diacre et le sous-diacre déposent les chasubles pliées des temps de pénitence pour revêtir la dalmatique et la tunique qui sont des ornements de joie, de même les évêques usent de la mitre précieuse. Néanmoins, tant le Te Deum aux vigiles nocturnes que le Gloria à la messe restent supprimés jusqu’à Noël. Autrefois, au dimanche de Gaudete, on bénissait les fiançailles de ceux qui se devaient marier après Noël ainsi que les oriflammes et les bannières. A matines, on annonce par la leçon suivante tirée d’une homélie de saint Léon le Grand le jeûne solennel des Quatre-Temps du dixième mois (=décembre).

Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Catéchisme de l’Avent

Ières vêpres du IIIème dimanche de l’Avent.
Mémoire de sainte Lucie & du VIème jour dans l’octave de l’Immaculée Conception.

A la sainte messe :

  • Plain-Jeu de la suite du IIIème ton – Jehan-Adam Guilain (c. 1680 † c. 1739)
  • Kyrie : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust (1737 † 1799), maître de la Chapelle royale
  • Epître : Philippiens IV, 4-7 : Soyez toujours dans la joie dans le Seigneur ; je le dis encore une fois, soyez dans la joie.
  • Evangile : Jean I, 19-28 : Je suis, leur dit-il, la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droite la voie du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe.
  • Après l’évangile : Tu quis es ? motet dramatique à deux chœurs, de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Rorate cœli desuper – Chœur des Justes – extrait de l’oratorio In Nativitatem Domini Canticum (H. 416) de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, du Dauphin, fils de Louis XIV et de la Sainte Chapelle – puis improvisations : Vincent Rigot
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Après la Consécration : O salutaris hostia – François Giroust (1739 † 1799), maître de chapelle du roi Louis XVI
  • Agnus Dei : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Pendant la communion :
  • Prière pour la France, de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Point d’orgue sur les Grands Jeux – Nicolas de Grigny (1672 † 1703), organiste de l’Abbaye royale de Saint-Denys puis de la cathédrale de Reims

IIndes vêpres du IIIème dimanche de l’Avent.
Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

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Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – saint prophète Nahum – ton 2

Saint prophète NahumParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 décembre 2025 du calendrier grégorien – 1er décembre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint Prophète Nahum.

Durant la période de jeûne avant Noël (laquelle dure 40 jours et commence le 15 novembre au lendemain de la fête de saint Philippe – aussi est-il appelé populairement le « jeûne de Philippe »), le rit byzantin commémore à de nombreuses reprises les prophètes de l’Ancien Testament qui ont annoncé la venue du Sauveur.

Nahum (נַחוּם en hébreu, « Consolateur ») est le septième des douze petits prophètes qui vécut à la fin du VIIème siècle avant Jésus-Christ. Il prophétisa dans le royaume de Juda aux temps de l’impie roi Manassé, roi idolâtre qui était allé jusqu’à sacrifier son fils à une idole, mais qui se repentit de son idolâtrie une fois captif des Assyriens et exprima son repentir dans la célèbre Oraison de Manassé que le rit byzantin emploie à l’office des Grandes Complies.

L’Ecriture Sainte ne permet pas de préciser l’identité du prophète Nahum car il n’est pas mentionné ailleurs que dans son livre, et celui-ci ne nous apprend rien d’autre à son sujet que sa localité d’origine, Elqoch (/ Elcès), dont on ne connaît pas la localisation avec certitude. Saint Jérôme affirme que ce village est bien connu des Juifs car il se trouve en Galilée, mais que de son temps, il n’en reste aucune trace. Certains identifient ce village à la ville chrétienne assyrienne d’Al-Qosh, où une synagogue abrite un tombeau donné pour celui du prophète Nahum. D’autres assimilent cet Elqoch mentionné au premier verset de Nahum comme la ville de Capharnaum (qui pourrait se traduire par « le village de Nahum » aussi bien que « le village de la consolation »).

Le livre du prophète Nahum ne comporte que 47 versets répartis en trois chapitres. Nahum prophétise essentiellement la chute du royaume assyrien de Ninive, du reste c’est le titre du livre, en son premier verset : « Prophétie contre Ninive ». Dans les Septantes, le livre de Nahum fait suite à celui de Jonas, qui avait prêché la conversion au peuple de Ninive, lequel s’était, contre toute attente, repenti. Ninive sera effectivement rasée en 612 par une coalition des Mèdes, des Babyloniens et des Scythes, qui mettent à bas l’Empire Asssyrien. Les Pères de l’Eglise en donnent une lecture spirituelle de la lutte contre le Mal. Le dernier verset du premier chapitre annonce la proclamation de l’Evangile (= Bonne Nouvelle) :

Je vois les pieds de celui qui apporte la bonne nouvelle et qui annonce la paix, je les vois paraître sur les montagnes.
Nahum I, 15.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Ancêtres. Et maintenant. Theotokion de l’heure.
Kondakion : des Ancêtres.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 2 :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire du Prophète, ton 3 : De ton prophète Nahum, * célébrant, Seigneur, la mémoire, * par ses prières, nous t’en supplions, ** sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Prophète, ton 4 : Ton cœur pur, illuminé par l’Esprit, * fut le siège d’une brillante prophétie ; * tu vis comme proche ce qui était éloigné, * c’est pourquoi nous te vénérons, ** prophète bienheureux, Nahum glorieux.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu..

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 91) XVIII, 18-27.
Ce que Jésus ayant entendu, il lui dit : Il te manque encore une chose : vends tout ce que tu as, et le distribue aux pauvres, et tu aura un trésor dans le ciel ; puis viens, et me suis.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de l’Immaculée Conception

L'Immaculée Conception par Francesco de RosaSaint-Eugène, le dimanche 7 décembre 2025, premières vêpres à 17h45 ; le lundi 8 décembre 2025, messe solennelle de 19h. A l’issue de la messe, départ depuis Saint-Eugène de la procession en l’honneur de la Très-Sainte Vierge Marie jusqu’à l’église Saint-Roch.

Catéchisme sur l’Immaculée Conception

Les qualités et les grandeurs de la bienheureuse et glorieuse Marie, toujours vierge, l’ange nous les déclare de la part de Dieu, quand il dit : « Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes. » Il convenait que de tels dons fussent assurés à la Vierge. Celle-là devait être pleine de grâce, qui a donné de la gloire au ciel et le Seigneur à la terre, qui a fait luire la paix, qui a apporté la foi aux nations, une fin aux vices, une règle de vie, une discipline pour les mœurs. Pleine de grâce, en effet, Marie en a reçu la plénitude, tandis que la grâce n’est donnée aux autres que partiellement. Vraiment pleine de grâce, parce que si la grâce s’est trouvée dans les saints Pères et dans les Prophètes, elle ne leur fut pas octroyée dans sa plénitude ; mais en Marie fut mise, quoique d’une manière différente, toute la somme des grâces qui se trouvent dans le Christ. Et c’est pourquoi l’Ange lui dit : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes ; » c’est-à-dire bénie au-dessus de toutes les femmes. Et par cela même, tout ce qu’il y avait de malédiction attirée par Ève, a été effacé par la bénédiction de Marie. C’est d’elle que Salomon chante comme à sa louange dans ses Cantiques : « Viens, ma colombe, mon immaculée ; déjà l’hiver est passé, la pluie a cessé ; » et il ajoute : « Viens du Liban, viens, tu seras couronnée. »
Sermon de saint Jérôme, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

On fait mémoire du second lundi de l’Avent à la messe.

*

Ières vêpres de la fête de l’Immaculée Conception avec mémoire du IInd dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria, prose du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo « moderne » du Vème ton
  • Chant d’action de grâces : Antienne Corde & animo de l’ancien office parisien (Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème siècle) et Laudate Dominum – Psaume CXVI du VIIIème ton

A la sainte messe :

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Programme du second dimanche de l’Avent

Saint-Eugène, le samedi 6 décembre 2025, premières vêpres à 17h45, le dimanche 7 décembre 2025, grand’messe de 11h. Premières vêpres de la fête de l’Immaculée Conception & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Après tant de signes et de prodiges que le Sauveur avait fait voir, il ne pouvait être pour personne un sujet de scandale, mais il aurait dû rester pour tous un sujet d’admiration. Cependant après tant de miracles, sa mort causa un très grand scandale dans l’esprit des infidèles ; et c’est pourquoi saint Paul a dit : « Nous prêchons le Christ crucifié ; scandale pour les Juifs, folie pour les Gentils ». Oui, les hommes regardèrent comme une folie que l’auteur de la vie mourût pour le salut des hommes ; et ainsi l’homme a tiré un sujet de scandale de ce qui devait le plus exciter sa reconnaissance. Car Dieu doit être honoré par les hommes d’une manière d’autant plus digne, qu’il a souffert pour les hommes de plus indignes traitements.
Sermon de saint Jérôme, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce jour, au second nocturne.

Catéchisme de l’Avent

Ières vêpres du IInd dimanche de l’Avent.
Mémoire des secondes vêpres de saint Nicolas, pontife et de saint Ambroise, pontife et docteur.

A la sainte messe :

Ières vêpres de la fête de l’Immaculée Conception avec mémoire du IInd dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria, prose du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo « moderne » du Vème ton
  • Chant d’action de grâces : Antienne Corde & animo de l’ancien office parisien (Antiphonaire de Notre-Dame de Paris du XIIIème siècle) et Laudate Dominum – Psaume CXVI du VIIIème ton

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Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – après-fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu – sainte Catherine – ton 1

PresentationAuTempleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 6 décembre 2025 du calendrier grégorien – 23 novembre 2025 du calendrier julien, vigiles (grandes vêpres et matines) à 19h30, le dimanche 7 décembre 2025 du calendrier grégorien – 24 novembre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous sommes aussi en ce jour dans l’après-fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu.

La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu célébrée le 21 novembre (4 décembre grégorien) constitue l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine (la 2nde dans l’ordre du calendrier des 5 grandes fêtes dédiées à la Sainte Vierge). Elle est précédée dans le rit byzantin d’un jour d’avant-fête le 20 novembre et suivie de 4 jours d’après-fête qui se clôturent le 25 novembre.

L’épisode de la présentation au Temple de Jérusalem de la Vierge Marie n’est pas scripturaire mais se trouve dans un apocryphe, le Protoévangile de Jacques. Composé probablement en Egypte avant le milieu du IInd siècle, ce texte est déjà évoqué par saint Justin (mort vers 165) dans le Dialogue avec Tryphon, par saint Clément d’Alexandrie et par Origène qui s’y réfère explicitement dans le Commentaire de saint Matthieu. Quoique contenant beaucoup de récits merveilleux visant à satisfaire la curiosité des fidèles et bien qu’il ait subi de nombreuses et complexes modifications ultérieures, le texte, de par son ancienneté, a pu toutefois recueillir des traditions orales authentiques. Voici le passage du Protoévangile de Jacques relatif à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu :

Les mois se succédèrent pour la petit fille. Lorsqu’elle eut deux ans, Joachim dit : Menons-la au Temple du Seigneur, afin que s’accomplisse la promesse que nous avons faite, sinon le Tout-Puissant nous avertirait et l’offrande que nous lui ferions serait rejetée. Mais Anne répondit : Attendons la troisième année pour que l’enfant soit en âge de reconnaître son père et sa mère. Et Joachim répondit : Attendons !

Lorsque la petite fille eut trois ans, Joachim dit : Appelez les filles d’Hébreux de race pure, et qu’elles prennent chacune un flambeau, un flambeau qui ne s’éteindra pas. L’enfant ne devra pas retourner en arrière et son cœur ne se fixera pas hors du Temple du Seigneur. Elles obéirent à cet ordre et elles montèrent ensemble au Temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l’enfant et la prit dans ses bras. Il la bénit, en disant : Il a glorifié ton nom, le Seigneur, dans toutes les générations. C’est en toi qu’aux derniers jours il révélera la Rédemption qu’il accorde aux fils d’Israël ! Et il fit asseoir l’enfant sur le troisième degré de l’autel. Et le Seigneur Dieu fit descendre sa grâce sur elle. Et, debout sur ses pieds, elle se mit à danser. Et elle fut chère à toute la maison d’Israël. Les parents redescendirent du Temple, et ils étaient remplis d’admiration, et ils louaient Dieu car l’enfant ne s’était pas retournée en arrière. Et Marie demeurait dans le Temple du Seigneur, semblable à une colombe, et la main d’un Ange la nourrissait.

Ce récit de cette consécration à Dieu de la Vierge Marie est d’ailleurs si conforme à ce que la dévotion chrétienne à toujours ressenti relativement à la vie immaculée de Marie non décrite dans l’Évangile, qu’il a jouit très tôt de la faveur des fidèles. C’est ainsi qu’on voit dans la crypte de Saint-Maximin dans le Var, datant du Vème siècle, une image de la Vierge Marie orante gravée sur une pierre tombale avec l’inscription suivante en mauvais latin : Marie la Vierge servant dans le Temple de Jérusalem.

L’origine de la fête de la Présentation de la Vierge Marie au Temple serait peut-être palestinienne : la vie de saint Jean le Silentiaire, écrite au milieu du VIème siècle par Cyrille de Scythopolis, nous apprend qu’en novembre 543, à Jérusalem, eut lieu la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve, construite sur ordre de Justinien dans la partie méridionale de la plate-forme qui avait porté le Temple et ses annexes. Il est probable que la date du 21 novembre rappelle le souvenir de cette dédicace. En tous cas, à Constantinople, la fête de la Présentation de Marie est attestée dès le VIIIème siècle, et des homélies de saint André de Crête (mort en 740) lui sont consacrées. En 1166, Michel Comnène la mît au nombre des fêtes où étaient défendues les séances judiciaires. La fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu est l’une des 12 grandes fêtes de l’année liturgique byzantine. Le très beau tropaire de la fête (Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu) fait une référence à l’Eudoxia du Gloria chanté par les Anges à Noël.

En Occident, l’Angleterre célèbre cette fête un peu avant l’occupation normande, un calendrier hongrois la note au début du XIIIème siècle. Pour le rit romain, l’introduction de cette fête est due aux soins de Philippe de Maizières, envoyé de Pierre II de Lusignan, roi de Chypre et de Jérusalem, à la cour papale d’Avignon. En effet, l’ambassadeur décrivit sous des couleurs si brillantes cette solennité orientale à Grégoire XI, que celui-ci se décida à l’introduire dans le calendrier de la Curie en 1372. Dès 1373, le roi Charles V l’introduit en la chapelle royale de France et, l’année suivante, convie tout le royaume à l’imiter, ce que fit aussi la Navarre. Comme Grégoire XI rentra à Rome après avoir fait célébrer la Présentation, cette fête devint plus importante et, peu à peu, elle fut adoptée un peu partout en Occident. Elle figure au missel romain de 1505 et à rang de fête double dans le bréviaire romain de 1550. Elle fut supprimée par saint Pie V dans le bréviaire de 1568 (la fête n’avait pas de fondement scripturaire ; or l’un des buts de la réforme tridentine était d’enlever des arguments aux protestants dans ce domaine) mais fut rétablie par Sixte-Quint en 1585 comme fête double puis élevée par Clément VIII en 1602 comme double majeur avec un nouvel office.

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La sainte mégalomartyre Catherine d'Alexandrie - relique moscovite de la sainteNous fêtons aussi en ce jour la mégalomartyre Catherine d’Alexandrie.

Sainte Catherine, selon le ménologue de l’empereur Basile Ier, était de race royale et avait reçu une éducation d’une rare qualité. L’empereur Maximin II Daïa l’ayant obligée de disputer avec des philosophes païens, non seulement elle les réduisit au silence, mais elle les convertit à la foi véritable, et les associa à son martyre. Catherine fut attachée à une machine composée de plusieurs roues garnies de pointes aigües, mais les cordes de la machine se rompirent sans pouvoir faire souffrir la sainte. Elle fut alors condamnée à la décapitation et acheva son martyre vers l’an 311.

L’absence de sources contemporaines de son martyre a fait douter les critiques modernes de l’existence de sainte Catherine. Toutefois, Eusèbe de Césarée (c. 265 † 339) parle bien d’une vierge d’Alexandrie, qu’il omet de nommer, distinguée par son illustre naissance & par ses richesses, qui possédait un savoir peu commun, laquelle eut le courage de résister à la lubricité du tyran Maximin, qui se faisait un jeu de déshonorer les femmes les plus honorables de cette ville. Baronius (1538 † 1607) et Joseph Assémani (1687 † 1768) ont rapprochés les éléments donnés par Eusèbe avec ceux de la légende de sainte Catherine.

Le corps de sainte Catherine enseveli au sommet du Sinaï par les AngesLe corps de sainte Catherine fut miraculeusement transporté au Mont-Sinaï où au VIIIème siècle, les moines firent la translation de son corps au monastère qui depuis porte son nom. Un sarcophage dans l’église principale du monastère, l’Eglise de la Transfiguration, contient son corps, et deux reliquaires présentent son chef et sa main gauche à la dévotion des fidèles :

De nombreux croisés ayant fait le pèlerinage du Mont-Sinaï (comme en témoignent les blasons gravés dans le réfectoire du monastère), la dévotion envers sainte Catherine se répandit aussi très largement en Occident. En 1028, saint Siméon († 1035), moine du Sinaï, apporta à Rouen une partie des reliques de sainte Catherine, en remerciement de la protection donnée par Richard, duc de Normandie, à son monastère. Ces reliques furent déposées dans l’Abbaye Sainte-Catherine du Mont près de Rouen, où d’importants pèlerinages (dont plusieurs effectués par nos rois) eurent lieu jusqu’à la ruine de ce monastère en 1597.

Avec sainte Marguerite et saint Michel, sainte Catherine est l’une des saintes qui se manifeste à sainte Jeanne d’Arc pour l’appeler à remplir sa mission de libérer la France.

Contrairement à l’Eglise grecque et à l’Eglise romaine, l’Eglise russe célèbre sainte Catherine le 24 novembre et non le 25 novembre (saint Clément étant fêté le 25 novembre en Russie, et le 24 novembre ailleurs). Il semble que l’origine de la permutation en Russie des dates de sainte Catherine et de saint Clément soit liée à la volonté d’associer l’une ou l’autre de ces fêtes à la clôture de la fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu.

Le Monastère de Sainte-Catherine du Mont-Sinaï

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A la Vigile
Aux grandes vêpres
Premier cathisme.
Lucernaire, ton 1 et 10 stichères : 3 du dimanche, ton 1, 3 de la Fête, même ton, et 4 de la Mégalomartyre, même ton. Dogmatique du dimanche, même ton.

Prokimen du jour.

A la litie, stichères idiomèles de la fête, ton 2.

Apostiche du dimanche, ton 1.

Tropaires apolytikia : Mère de Dieu & Vierge, réjouis-toi, ton 4 (2 fois) & tropaire de la Fête, même ton.

A matines
Versets du matin, ton 1. Tropaire du dimanche, ton 1 (deux fois). Gloire. Tropaire de la Mégalomartyre, ton 4. Et maintenant. Tropaire de la Fête, même ton.

Polyeleos. Tropaires eulogétaires de la Résurrection, ton 5.

Hypakoï du dimanche, ton 1
Par son repentir le larron a ravi le paradis, * et par leurs lamentations les femmes myrrhophores ont annoncé la joie, * car Tu es ressuscité, Christ Dieu, ** en accordant au monde la grande miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Maintenant Je ressuscite, dit le Seigneur, * Je serai leur salut, Je le resterai fidèlement (Psaume 11, 6).
℣. Loue le Seigneur, ô mon âme ! * Je louerai le Seigneur toute ma vie, je chanterai mon Dieu tant que je serai. (Psaume 11, 7).

IVème évangile de la Résurrection : Luc (§ 112) XXIV, 1–12.
Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ?

Chant de la Résurrection. Psaume 50. Stichères du Psaume 50, ton 6.

Canon

Canon du dimanche (4 tropaires), œuvre de saint Jean Damascène (676 † 749), de la Mère de Dieu alphabétique (2 tropaires), du premier canon de la Fête (4 tropaires), de saint Georges l’Hymnographe, évêque de Nicomédie en Bithynie – IXème siècle, avec l’acrostiche : Ta grâce, notre Dame, inspire mon discours ! et de la Mégalomartyre Catherine (4 tropaires), œuvre de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845), avec l’acrostiche : Je célèbre en chantant l’illustre Catherine.

Catavasies de Noël, œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † c. 787).

Après la 3ème ode : Kondakion de la fête. Kondakion de la Mégalomartyre.

Après la 6ème ode : Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Les Laudes, ton 1

Grande doxologie
Tropaire du dimanche (pair), ton 1

Conclusion des matines

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mégalomartyre. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

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A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : quatre tropaires du dimanche, ton 1, quatre tropaires des 7ème et 8ème odes du canon de la fête (œuvre de saint Georges l’Hymnographe, évêque de Nicomédie en Bithynie – IXème siècle), & quatre tropaires de la 6ème ode du canon de la Mégalomartyre (œuvre de saint Théophane le Marqué, métropolite de Nicée – 778 † 845) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Qu’en ce jour le monde entier * fasse cortège à la Mère du Roi ; * sur la terre comme au ciel * que la multitude des mortels * s’unisse au chœur des Anges pour chanter : * Dans le Temple est amenée ** la cause de la joie et du salut.
6. La loi de l’Ecriture est dépassée, * comme une ombre elle s’est évanouie ; * les rayons de la grâce ont illuminé * le Temple du Seigneur, * lorsque tu y fus menée, * Vierge et Mère immaculée ** qui pour les siècles es bénie.
7. Anne jadis, menant en la maison de Dieu * son temple immaculé, * dit au Prêtre dans sa foi : * « Reçois la fille qui me fut donnée par Dieu, * pour la conduire maintenant * dans le Temple de ton Créateur ». * Et, joyeuse, elle chantait pour lui : ** « Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur ».
8. A sainte Anne s’adressant alors, * Zacharie prophétisa dans l’Esprit : * « C’est la Mère de la Vie que tu conduis en vérité, * celle que de loin ont annoncée * les divins Prophètes comme la Mère de mon Dieu ! * Mais comment le Temple pourra-t-il la contenir ? * Aussi je m’écrie, émerveillé : ** Toutes ses œuvres, bénissez le Seigneur ».
9. Toi qui rayonnais de l’éclat * de ta splendide virginité, * le Verbe pur et bon, * te voyant tout empourprée * de ton sang de martyre, ** t’a reçue comme épouse dans sa demeure des cieux.
10. Tu fus capable, par la Croix, * de briser la force des tyrans * et de repousser la vanité * de la sagesse d’ici-bas, * illustre Catherine aux pensées sublimes, ** d’où jaillissait la doctrine divinement inspirée.
11. Celui dont la ruse fit rejeter jadis Adam * hors des délices du Paradis, * tu l’as jeté à terre en supportant * avec patience les peines des tourments, * illustre Martyre, et tu as ceint ** la couronne du royaume des cieux.
12. Vierge Mère de Dieu, * supplie mon Juge, ton Fils, * pour qu’à l’heure du jugement * il use de miséricorde envers moi * et me sauve du terrible châtiment ; ** car en toi seule je place mon espoir.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu * et le salut des hommes est proclamé. * Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée * pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. * En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui : * Réjouis-toi, ** accomplissement du dessein du Créateur.
3. Tropaire de la Mégalomartyre, ton 4 : Comme des rayons de soleil, de tes vertus tu éclairas les philosophes incroyants ; * comme la pleine lune pour qui s’avance de nuit, tu dissipas les ténèbres de l’absence de Foi. * La souveraine crut en Dieu grâce à toi, et tu confondis le tyran * Bienheureuse Catherine, comme épouse élue, avec amour tu rejoignis le Christ * Dans la chambre des Cieux, tu retrouvas ton époux resplendissant de beauté * et tu reçus de Sa main la couronne royale. * Puisqu’en Sa présence tu te tiens avec les Anges, ** intercède auprès de Lui pour les fidèles célébrant ta mémoire sacrée.
4. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de la Mégalomartyre, ton 2 : En ce jour, amis des Martyrs, formez un chœur divin * pour glorifier la très-sage Catherine ; * elle a prêché, en effet, sur le stade le Christ * et foulé aux pieds le serpent, ** elle qui méprisa le savoir des rhéteurs.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : Le temple très pur du Sauveur, * la très précieuse chambre nuptiale, la Vierge, * le trésor sacré de la gloire de Dieu * est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur * elle y introduit avec elle la grâce de l’Esprit Divin ; * les anges de Dieu lui chantent : ** « Elle est un tabernacle céleste ».

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[De la Mégalomartyre, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
[De la Mégalomartyre : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[De la Mégalomartyre, ton 1 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?
[De la Mégalomartyre : Luc (§ 106) XXI, 12-19.
Car je vous donnerai moi-même une bouche et une sagesse à laquelle tous vos ennemis ne pourront résister, et qu’ils ne pourront contredire.]

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
℣. Les Anges s’émerveillèrent, * devant l’Entrée au Temple de la Vierge ** s’étonnant de voir comme elle avançait 
jusqu’au Saint des saints.
Hirmos : Que de l’arche vivante de Dieu * aucune main profane n’ose s’approcher, * mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu * le salut de l’ange Gabriel * et dans l’allégresse lui chantent: * Vierge pure, Dieu t’a élevée ** plus haut que toute créature.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[De la Mégalomartyre : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du premier dimanche de l’Avent

Avent01Saint-Eugène, le samedi 29 novembre 2025, vêpres à 17h45, le dimanche 30 novembre 2025, grand’messe le dimanche de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Catéchisme de l’Avent

Le temps de l’Avent – du latin adventus qui signifie venue – est le temps liturgique préparatoire de Noël. Cette période a été instituée en Occident au cours du Vème siècle, sans doute en écho des conciles d’Ephèse et de Chalcédoine qui orientèrent les prédicateurs sur le mystère de l’Incarnation. A Rome, la messe stationale de ce premier jour de l’année liturgique se fait en la Basilique de Sainte-Marie-Majeure, reconstruite en 432 après le Concile d’Ephèse en l’honneur de la Mère de Dieu. Du reste, l’homélie de saint Grégoire le Grand qui se lit cette nuit à l’office nocturne a été prononcée dans cette basilique.

Dans l’Eglise romaine, l’Avent commence quatre dimanches avant Noël. Suivant le 9ème canon du concile de Macon de 581, l’Avent de l’ancien rit des Gaules comportait lui six dimanches (et commençait par la saint Martin le 11 novembre), comme du reste le font toujours les Milanais qui suivent le rit ambrosien et les Mozarabes (qui l’adoptèrent en 650). Les syriaques orientaux (assyriens & chaldéens) observent un Avent de quatre semaines comme les romains, et ce sont les seuls orientaux à avoir un temps liturgique spécial avant Noël. Chez les byzantins, seul un jeûne préparatoire commençant le 15 novembre est observé, sans incidence vraiment marquée dans les textes liturgiques, et les deux dimanches avant Noël font mémoire des ancêtres du Christ selon la chair.

L’Avent dans le rit romain est un temps de pénitence, que les usages liturgiques marquent de plusieurs façons : le violet devient la couleur de la liturgie, on n’orne plus les autels de fleurs, l’orgue cesse de se faire entendre seul, le diacre & le sous-diacre déposent leur dalmatique & leur tunique pour prendre les chasubles pliées. Le chant du Te Deum est supprimé de l’office nocturne et celui du Gloria de la messe (ce dernier, qui commence par les paroles même du chant des Anges lors de la naissance du Sauveur, se fera de nouveau entendre à Noël à la messe de minuit). Toutefois, ce temps de pénitence est aussi un temps de joyeuse espérance, avec l’emploi de textes magnifiques qui la chantent, l’alleluia n’y est du reste pas supprimé, contrairement au Carême, il est au contraire plus fréquemment utilisé à l’office divin. A l’office nocturne, on commence en ce jour la lecture du livre du prophète Isaïe, laquelle s’achèvera à Noël. On cantile les leçons d’Isaïe sur un ton spécial, particulièrement joyeux.

Il convient que tout homme se prépare à l’avènement du Sauveur ; de crainte qu’il ne le trouve livré à la gourmandise, ou embarrassé dans les soucis du siècle. Il est prouvé, par une expérience de tous les jours, que la vivacité de l’esprit s’altère par l’excès du boire, et que l’énergie du cœur est affaiblie par une trop grande quantité d’aliments. Le plaisir de manger peut devenir nuisible, même à la santé du corps, si la raison et la tempérance ne le modèrent, ne résistent à l’attrait, et ne retranchent au plaisir ce qui serait superflu.
Sermon de saint Léon le Grand, pape, Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Ières vêpres du Ier dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • Motet de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • Prière pour Mgr l’Archevêque de Paris : Oremus pro antistite nostro Laurentio – VIIème ton
  • Prière pour la paix : Da pacem Domine – IInd ton
  • Prière pour la France : Domine salvam fac Galliam – VIème ton royal
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI – VIème ton royal

A la sainte messe :

IIndes vêpres du Ier dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

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Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – saint Grégoire le Thaumaturge – ton 8

Saint Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée 01Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 30 novembre 2025 du calendrier grégorien – 17 novembre 2025 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Le jeûne préparatoire de Noël a commencé depuis le 27 novembre grégorien (15 novembre julien), lendemain de la saint Philippe : l’abstinence y est marquée par un régime végétalien strict, sans huile ni vin. Toutefois, le poisson est autorisé les samedis, dimanches et aux principales fêtes, l’huile et le vin le sont chaque jeudi et à quelques fêtes.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père parmi les saints, Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée de Cappadoce.

« Saint Grégoire surnommé Thaumaturge à cause des miracles prodigieux que Dieu a faits par son moyen, doit être d’autant plus vénérable à l’Eglise, qu’il se trouver très peu de saints en qui Dieu ait joint les talents extérieurs de l’éloquence & de la science, avec la grâce de la prophétie & des miracles. Ce sont des dons que la Providence a presque toujours séparés ; & peut-être parce qu’il faut une humilité rare entre les saints mêmes, pour soutenir l’éclat de deux choses si capables d’éblouir & d’enfler le cœur ».
(Sébastien Le Nain de Tillemont, Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique des six premiers siècles, vol. 4, p. 316).

Saint Grégoire le Thaumaturge, qui s’appelait Théodore avant son baptême, est né vers 214 dans une famille illustre mais païenne de Néocésarée du Pont. Ayant perdu son père à 14 ans, sa mère l’envoie avec son frère (le futur saint Athénodore, martyr) se former à la rhétorique dans la fameuse école de Bérythe (Beyrouth) en Phénicie. Il a l’occasion de découvrir et s’attacher à l’enseignement du célèbre Origène qui avait dû quitter Alexandrie en 231 pour fonder une école à Césarée de Palestine, véritable université où s’enseignaient diverses sciences, dont la philosophie, la géométrie, l’astronomie, la morale & la théologie. C’est là qu’il découvre la foi au Christ et demande le baptême.

Au terme de huit années d’études, il quitte l’école d’Origène, non sans avoir prononcé un célèbre discours de remerciement à Origène, qui a été conservé et qui est donné comme l’un des exercices de rhétoriques les plus réussis de l’antiquité. Grégoire rentre chez lui à Néocésarée du Pont et distribue ses biens personnels. Rapidement, Phédime, évêque d’Amasée, l’ordonne évêque pour la ville de Néocésarée de Cappadoce (l’actuelle Niksar) : Grégoire parait en avoir été le tout premier évêque.

La ville ne comptait alors que 17 chrétiens. Devant l’immensité de la tâche à accomplir, saint Grégoire commence par prier instamment. Il reçoit alors une apparition de la bienheureuse Vierge Marie accompagnée de son fils adoptif saint Jean l’Evangéliste. Tous deux le confortent dans la profession de la vraie foi et l’enseignent. Saint Jean l’Evangéliste lui donne même un symbole de foi, appelé par la suite le symbole de saint Grégoire le Thaumaturge, et dont l’Eglise de Néocésarée se servit longtemps pour enseigner les catéchumènes, au témoignage de saint Grégoire de Nysse :

Je crois en un seul Dieu, Père du Verbe vivant, de la Sagesse subsistante et puissante qui est l’expression éternelle de lui-même, principe parfait du Fils unique et parfait qu’il engendre. Un seul Seigneur, unique engendré de l’unique, Dieu de Dieu, Verbe efficace, Sagesse embrassant et contenant l’univers, puissance créatrice de toute créature, vrai Fils d’un vrai Père. Et un seul Saint-Esprit tenant de Dieu l’être divin, révélé aux hommes par le Fils dont il est le parfait semblable, vie causant la vie, sainteté donnant d’être saint. Trinité parfaite, immuable, inséparable en gloire, éternité, domination.

Saint Grégoire le Thaumaturge passe ainsi pour être le premier dans l’Histoire à avoir bénéficié d’une apparition de la Sainte Vierge.

Il mérita amplement son qualificatif de thaumaturge, par le nombre impressionnant de ses miracles. Par sa prière il déplaça une montagne qui empêchait la construction d’une église. De même, il dessécha un marais qui était un motif de discordes entre les frères. Sur le bord du Lycus, qui dévastait les campagnes par ses inondations, il planta son bâton, qui devint aussitôt un arbre vigoureux, et empêcha les eaux du fleuve de dépasser désormais cette limite. Très souvent il fit sortir les démons des statues des idoles ou des corps des possédés, et accomplit beaucoup d’autres prodiges. Grâce à eux et à l’esprit prophétique qui lui donnait de lire dans l’avenir, il amena un nombre incalculable d’hommes à la foi de Jésus-Christ. Près de quitter cette vie, il demanda combien il restait d’infidèles à Néocésarée. On lui répondit : « Il n’y en a plus que dix-sept » . Alors il rendit grâces à Dieu et dit : « C’était exactement le nombre des fidèles quand on m’a nommé évêque ». On a de lui plusieurs écrits par lesquels, non moins que par ses miracles, il illustra l’Église de Dieu.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du saint. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 8, et quatre tropaires de la 3ème ode du canon du saint :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.
9. Ayant purifié ton esprit, * Grégoire, de la houle des passions * et l’ayant rempli de sage contemplation, * tu devins une magnifique demeure de la sagesse, ** possédant comme richesse le don de prophétie.
10. Ayant médité, Bienheureux, * l’Ecriture divinement inspirée * et sagement choisi une vie aux formes variées, * en toi-même tu as sagement reproduit, ** Grégoire, l’unique image de la vertu.
11. Le Pontife initié * par divine mystagogie * au mystère de la théologie * nous en éclaire pour que nous adorions ** la Trinité consubstantielle, coéternelle, incréée.
12. Guidé par le Dieu que tu cherchais de tout cœur, * tu avais pour mystagogues Marie, * la pure Mère de Dieu, * et le fils du Tonnerre, ** qui te firent voir la lumière de la divine Trinité.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Du ciel tu descendis, ô Dieu de miséricorde, * trois jours dans le tombeau tu souffris de demeurer * pour nous délivrer de nos péchés ; ** notre Vie & notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 8 : Vigilant dans la prière et assidu à l’œuvre des miracles, * tu as mérité par ces vertus le nom que tu portais ; * Père Grégoire, prie le Christ notre Dieu * d’illuminer nos âmes, pour que nous évitions ** de nous endormir dans le péché qui mène à la mort.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 2 : Très-sage Grégoire ayant reçu * le pouvoir de nombreux miracles, * tes prodiges ont effrayé les démons * et tu éloignas des hommes les maladies ; * c’est pourquoi de Thaumaturge tu reçus, ** à cause de tes œuvres, l’appellation bien méritée.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, * tu as éveillé les morts & ressuscité Adam, * Eve danse de joie en ta Résurrection, * les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ** ô Dieu de miséricorde.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
Un Seigneur, une foi, un baptême.
[De Sa Sainteté : I Corinthiens (§ 151) XII, 7-11.
Or c’est un seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, distribuant à chacun selon qu’il lui plaît.]

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
Mais Dieu dit à cet homme : Insensé que tu es ! on va te redemander ton âme cette nuit même ; et pour qui sera ce que tu as amassé ?
[De Sa Sainteté : Matthieu (§ 34) X, 1, 5–8.
Rendez la santé aux malades, ressuscitez les morts, guérissez les lépreux, chassez les démons : donnez gratuitement ce que vous avez reçu gratuitement.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.