Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – saint empereur Nicolas II de Russie – ton 4

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 17 juillet 2022 du calendrier grégorien – 4 juillet 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint empereur Nicolas II de Russie, la sainte impératrice Alexandra, le saint tsarevitch Alexis, les saintes grandes duchesses Olga, Tatiana, Marie & Anastasie, martyrisés le 17 juillet 1918 à Iekaterinbourg.

Très vite, dès les années 20, les membres de la famille impériale tombés sous les coups des communistes furent inscrits dans le martyrologe de l’émigration russe et dans certaines Eglises orthodoxes en dehors de la Russie, comme en témoigne par exemple cette fresque du saint empereur Nicolas II peinte du monastère serbe de Zicha en 1935, qui dut être badigeonnée en 1945 lors de l’accession des communistes au pouvoir :

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Le 1er novembre 1981, le Saint Synode de l’Eglise russe hors frontière procéda à la « glorification » (=canonisation) des membres de la famille impériale assassinés à Iekaterinbourg, ainsi que de leurs serviteurs qui subirent le même sort funeste :

  • le médecin de la famille, Ievgueni Botkine,
  • le valet de chambre, Alekseï Egorovitch Trupp (qui du reste était catholique),
  • le cuisinier, Ivan Kharitonov,
  • la femme de chambre de la tsarine, Anna Stepanovna Demidova
  • ainsi que deux servantes qui furent exécutées peu après en septembre 1918, Anastasia Hendrikova et Catherine Adolphovna Schneider (laquelle était luthérienne).

Voici une vidéo de cette canonisation, présidée par le métropolite Philarète de New-York :

80 ans après, jour pour jour, le 17 juillet 1998, les reliques de ces néomartyrs (la famille impériale – moins celles du tsarevitch et d’une des grandes duchesses, qui ne furent retrouvées qu’en 2007 – mais avec le médecin Botkine, le valet de chambre catholique Trupp, la femme de chambre Anna Demidova, et le cuisinier Ivan Kharitonov) ont été déposées dans une chapelle de la cathédrale Pierre-&-Paul (Петропавловский собор) de Saint-Pétersbourg, nécropole traditionnelle des Romanov, puis, le 14 août 2000, le patriarcat de Moscou procéda à son tour à la canonisation de Nicolas II & de sa famille.

Voici une vidéo de la cérémonie de la glorification d’août 2000, présidée par le patriarche Alexis II de Moscou dans la cathédrale du Christ-Sauveur :

A noter que les livres liturgiques russes qualifient ces nouveaux saints non de martyrs de la foi (en slavon мученики) mais d’un autre terme peu commode à rendre français, celui de страстотерпцеви, littéralement : « ceux qui souffrirent la passion », à l’image de Notre Seigneur Jésus-Christ, soulignant leur grande piété face à l’adversité (la tsarine et la grande duchesse Olga firent le signe de la croix avant de mourir). Plusieurs autres saints reçoivent aussi ce qualificatif dans les livres liturgiques russes, le précédent notable (qui explique cette attribution à Nicolas II et à sa famille) est celui du saint tsarévitch Dimitri au XVIème siècle. Néanmoins, lors de la cérémonie à Moscou d’août 2000 les nouveaux saints furent aussi qualifiés de néomartyrs et l’usage courant aujourd’hui en Russie est de les honorer comme martyrs.

Selon le fameux aphorisme du pape saint Pie X lors de la création de l’Eglise catholique russe – « nec plus, nec minus, nec aliter » – cette Eglise catholique orientale suit l’ordo liturgique du patriarcat de Moscou. Elle se souvient par ailleurs que c’est le tsar Nicolas II qui par l’oukase du 30 avril 1905 avait libéralisé la pratique du catholicisme dans l’empire russe. Après la toute première divine liturgie de l’Eglise catholique russe, célébrée le jour de Pâques 29 avril 1909 à Saint-Pétersbourg, la jeune communauté avait adressé au tsar Nicolas II ses vœux pascaux par télégramme et avait reçu peu après une réponse tout à fait cordiale, qui fut affichée dans la chapelle de Saint-Pétersbourg.

Notons que le saint empereur Nicolas II est le cinquième chef de l’Etat russe à recevoir les honneurs des saints autels, avec :

  • saint Vladimir le Grand, grand prince de Kiev (958 † 1015), qui a christianisé la Russie par son baptême reçu en 988,
  • saint Alexandre Nevski, grand prince de Vladimir (1220 † 1263),
  • saint Daniel de Moscou, fils de saint Alexandre Nevsky et premier grand prince de Moscou (1261 † 1303) qui finit sa vit comme moine,
  • et saint Dimitri Ier Donskoï, grand prince de Moscou & de Vladimir (1350 † 1389), qui vainquit les Tatars.

Comparé aux millions d’être humains qui furent mis à mort par les communistes dans les années qui suivirent, le meurtre de la famille impériale Romanov pourrait sembler ne pas être d’une importance extraordinaire. Et cependant, l’événement revêt une profonde signification symbolique et manifeste déjà la haine mortifère pour motif idéologique, haine qui ira grandissante et conduira à l’élimination de près de 62 millions de citoyens soviétiques de 1917 à 1991, au point que les historiens durent former le néologisme de « démocide » pour qualifier ce long déchaînement totalitaire du communisme.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Ceux qui souffrirent la passion. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de ceux qui souffrirent la passion. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de Ceux qui souffrirent la passion.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 3, & 4 tropaires de la 3ème ode de Ceux qui souffrirent la passion :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Sur l’ordre de Dieu, l’ange gardien fut ôté de la terre de la Russie, * ses ennemis la dominèrent, & ceux qui la méprisaient prospérèrent, * en raison de la multitudes des impiétés de ce qui était auparavant une terre pieuse ;* et ses princes languirent au milieu des peuples étrangers. * Ne méprise pas plus avant les souffrances de ton peuple, Seigneur, ** mais tourne-toi et établis-les sur le roc de tes commandements.
8. Combien de temps, Seigneur, prospèrera la voie des méchants ? * Combien de temps pleurera la terre à cause du mal de ceux qui y habitent ? * Hiérarques, prêtres, princes et fidèles ont été terrassés et tués. * Combien de temps, Seigneur, vrai et saint Maître, t’abstiendras-tu de condamner tes ennemis pour leur sang ? * Aie pitié et délivre-nous tous de tes ennemis, ** et sauve nos âmes.
9. Privée de salut, la terre qui était appelée Chrétienne * a été remplie de tribulations et de gémissements, disant au milieu de ses souffrances : * Nous avons péché et transgressé, tombant loin de toi, Seigneur, * et nous n’avons pas obéi à tes commandements, ni gardé ceux-ci. * Conduis-nous à la repentance, ô Dieu, ** et établis-nous sur le roc inébranlable de tes commandements.
10. Tu es notre espérance et notre confiance, ô toute sainte Dame. * Sauve notre patrie souffrante etton peuple qui supplie ** et fait appel à ton nom.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de Ceux qui souffrirent la passion, ton 5 : Tu enduras avec douceur * la privation de la royauté terrestre, * les liens et les souffrances de toutes sortes, * ayant confessé le Christ jusqu’à la mort même de la main des ennemis de Dieu, * ô grand Tsar ayant souffert la passion, couronné de Dieu Nicolas ; * ayant pour cela reçu du Christ Dieu la couronne des martyrs dans les cieux, * avec la tsarine, tes enfants et tes serviteurs, * prie Le de faire miséricorde à la terre russe ** et de sauver nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Ceux qui souffrirent la passion, ton 4 : Affermis l’espérance du tsar martyr avec la tsarine, ses enfants et ses serviteurs, * et donne-leur de voler vers ton amour, * toi qui leur annonças le repos à venir ; ** par leurs prières, Seigneur, fais nous miséricorde.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon sauveur & mon libérateur, * au sortir du tombeau * a libéré et ressuscité tous les habitants de la terre, car il est Dieu. * Il a brisé les portes des enfers, ** et lui le Maître, il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
De Ceux qui souffrirent la passion, ton 7 :
℟. Seigneur ! le roi se réjouira dans ta force ; * et il sera transporté de joie, à cause du salut que tu lui as procuré. (Psaume 20, 1).

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
Parce que si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.
De Ceux qui souffrirent la passion : Romains (§ 99) VIII, 28-39.
Car je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les principautés, ni les puissances, ni les choses présentes, ni les futures, ni la puissance, ni tout ce qu’il y a de plus haut, ou de plus profond, ni toute autre créature, ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
De Ceux qui souffrirent la passion, ton 1 :
℣. Parce que le roi espère dans le Seigneur, la miséricorde du Très-Haut le rendra inébranlable. (Psaume 20, 7).

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?
De Ceux qui souffrirent la passion : Jean (§ 52) XV, 17 – XVI, 2.
Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite : Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De Ceux qui souffrirent la passion : Seigneur, sauve le Roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquerons (Psaume 19, 9). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du Vème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 10 juillet 2022, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le pardon des injures

La justice des Pharisiens consistait à ne pas tuer ; la justice de ceux qui doivent entrer dans le royaume des cieux est de ne point se fâcher sans raison. C’est donc peu de chose que de ne pas tuer ; et celui qui aura violé ce commandement sera appelé très petit dans le royaume des cieux ; mais celui qui l’aura observé, en ne se rendant point coupable d’homicide, ne sera pas pour cela réputé grand devant Dieu et digne du royaume des cieux, quoiqu’il soit déjà monté d’un degré ; il se perfectionnera s’il ne se met pas non plus en colère sans sujet ; et s’il se perfectionne, il sera beaucoup plus éloigné de l’homicide. C’est pourquoi le législateur qui nous défend de nous mettre en colère, ne détruit nullement la loi, nous interdisant de tuer ; mais il la complète plutôt, afin que nous gardions l’innocence, et extérieurement, en ne tuant point, et au fond de notre cœur, en ne nous mettant pas en colère.
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du Ier ton – faux-bourdon de l’abbé Cardine
  • Après la Consécration : O salutaris d’après Alexis V. Kastorsky (1901) – adaptation Henri de Villiers
  • Pendant la communion : Tantum ergo, motet d’après Jehan Tabourot (1520 † 1595), chanoine de l’Eglise de Langres (Orchésographie, 1588)
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du VIIème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Inviolata
  • Procession de sortie : O vous qui sur terre n’aspirez qu’au ciel – cantique de l’Abbé Hyppolyte Boutin (1849 † 1901) – musique de Joseph Samson (1888 † 1957), maître de chapelle de la cathédrale de Dijon – texte traditionnel

IIndes vêpres du Vème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Christum regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu – Psaume 33 sur une ancienne psalmodie, du IVème ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve Regina – solennel, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus du VIIème ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum in sanctis ejus – Psaume CL – plain-chant patriarchin

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Programme du IVème dimanche après la Pentecôte – saint Samson l’Hospitalier – ton 3

Saint Samson L'HospitalierParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 10 juillet 2022 du calendrier grégorien – 27 juin 2022 du calendrier julien, divine liturgie de 9h15.

Dimanche du ton III de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la fête de notre vénérable Père Samson l’Hospitalier. Né à Rome d’une famille noble de haut rang, il y étudie la médecine, mais au lieu de faire carrière, il soigne gratuitement les pauvres. A la mort de ses parents, il affranchit ses esclaves, vend tous ses biens, distribue l’argent aux pauvres et part, sans un sou, pour Constantinople. Là, il s’installe dans une modeste maison d’où il distribuait des aumônes, réconfortait, conseillait, donnait espoir et médicaments, et toute l’aide possible à ceux qui souffraient spirituellement et corporellement. Sa vertu parvient aux oreilles du patriarche de Constantinople qui le persuade de devenir prêtre. Il a alors 30 ans. Prêtre-médecin, il poursuit son sacerdoce auprès des malades sans ressources, il devient par ailleurs skévophylax (i.e. garde du trésor) de la Grande Église. A cette époque, l’empereur Justinien le Grand tomba malade, et ces médecins pensèrent qu’il avait un mal incurable. L’empereur pria avec grande ferveur, et Dieu lui révéla en songe que Samson le guérirait. Quand l’empereur fit amener Samson à sa cour, le saint homme eut à peine posé sa main sur l’endroit malade que l’empereur en était guérit. A l’offre de Justinien d’une énorme fortune, Samson déclina, disant qu’il n’accepterait rien, et ajoutant à l’adresse de l’empereur : « O Empereur, j’avais de l’argent et de l’or et d’autres richesses, mais j’ai tout abandonné pour l’amour du Christ, afin de pouvoir gagner l’éternelle richesse céleste ». L’empereur insistant pour faire quelque chose pour lui, Samson lui demanda de bâtir une maison pour les pauvres. Dans cet hôpital qui fonctionnera longtemps à Constantinople sous le vocable de Saint-Samson, notre saint continua d’exercer sa charité au service des pauvres & des malades. Il entra au ciel le 27 juin 530 et fut enterré dans l’église du saint martyr Mocius, son parent. Saint Samson le Thaumaturge est le saint patron des médecins byzantins.

Une des cathédrales de Saint-Pétersbourg lui est dédiée, elle fut construite entre 1728 et 1740 pour commémorer la victoire de Poltava remportée le 27 juin 1709, jour de la fête de ce saint. Son iconostase principale est tenue pour une pièce majeure de l’art pétersbourgeois du XVIIIème siècle. Les livres liturgiques liturgiques russes contiennent par ailleurs un office d’action de grâces pour ladite victoire de Poltava.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 3 :
1. Adam, notre premier père, ayant transgressé ton commandement, * ô Christ, tu l’as chassé du Paradis ; * mais, compatissant, tu fis entrer le bon Larron * te confessant sur la croix et criant : * Souviens-toi de moi, Sauveur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Pour notre faute, tu nous condamnas * à la malédiction de la mort, Seigneur source-de-vie ; * mais, souffrant dans ton corps, Maître sans péché, * tu fis revivre les morts qui s’écrièrent : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Ressuscité d’entre les morts, tu nous sauvas de nos passions, * Seigneur, par ta sainte Résurrection ; * et, Sauveur, tu as détruit toute la puissance de la mort ; * c’est pourquoi nous, les fidèles, te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Par ta sépulture de trois jours tu éveillas, * Dieu, les morts qu’aux Enfers tu vivifias ; * et, dans ta bonté, tu fus la source de l’immortelle vie * pour nous tous, fidèles, qui sans cesse te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. Aux Myrrophores tu apparus d’abord, * Sauveur ressuscité d’entre les morts, * leur criant : Réjouissez-vous ! * et par elles, ô Christ, tu révèles ton éveil à tes amis ; * aussi te crions-nous : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
6. Sur la montagne Moïse, étendant les bras, préfigurait la croix et triomphait d’Amalec ; * nous-mêmes, nous la prenons pour combattre les démons * et tous ensemble avec foi te crions : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
7. Fidèles chantons le Père, le Fils, le Saint-Esprit, * un seul Dieu, un seul Seigneur, * car la Trinité, soleil unique au trine éclat, * illumine tous ceux qui lui crient : * Souviens-toi de nous aussi ** quand tu entreras dans ton royaume.
8. Réjouis-toi, divine Porte que franchit, * sans en briser les scellés, * le Créateur lorsqu’il prit chair de toi, * Nuée légère portant le Christ, divine ondée ; * réjouis-toi, Echelle et Trône des cieux ; ** réjouis-toi, Montagne sainte, fertile et n’ayant pas subi d’entaille.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 3 : Que les Célestes soient en liesse ! * Que les terrestres se réjouissent ! * Car le Seigneur a établi son Règne par son bras, * terrassant la mort par la mort, * Lui le Premier-Né d’entre les morts. * Il nous libère du ventre de l’enfer, ** et offre au monde la grande miséricorde.
2. Tropaire de saint Samson, ton 8 : Dans ta patience, tu as acquis ta récompense, Père vénérable, * car tu fus infatigable dans l’oraison, aimant les pauvres sans jamais te lasser ;. * mais prie le Christ Dieu, Samson miséricordieux et bienheureux ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de saint Samson, ton 8 : Tel un médecin excellent, et tel un orant offrant le sacrifice agréable, Samson sage en Dieu, vénérable père, * en se hâtant vers le sanctuaire divin, en se réjouissant avec des psaumes et des hymnes, ** nous glorifions le Christ qui t’as donné un tel charisme de guérison.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 3 : Tu es ressuscité aujourd’hui du tombeau, ô Miséricordieux, * et Tu nous as écartés des portes de la mort. * Aujourd’hui Adam exulte et Ève se réjouit ; * avec eux prophètes et patriarches ne cessent de chanter ** la force divine de ta puissance.

Prokimen
Du dimanche, ton 3 :
℟. Sonnez pour notre Dieu, sonnez ; sonnez pour notre Roi, sonnez ! (Psaume 46, 7).
℣. Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! (Psaume 46, 2).
[Du vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 93) VI, 18-23.
Car la mort est la solde et le payement du péché ; mais la vie éternelle est une grâce et un don de Dieu, en Jésus-Christ notre Seigneur.
[Du Vénérable Père : Galates (§ 213) V, 22 – VI, 2.
Or ceux qui sont au Christ, ont crucifié leur chair avec ses passions et ses désirs déréglés.]

Alleluia
Du dimanche, ton 3 :
℣. En toi, Seigneur, j’ai mon abri ; sur moi pas de honte à jamais (Psaume 30, 2).
℣. Sois pour moi un Dieu qui me défend, un lieu fort qui me sauve (Psaume 30, 3).
[Du Vénérable Père : Luc (§ 24) VI, 17–23.
Et tout le peuple tâchait de le toucher, parce qu’il sortait de lui une vertu qui les guérissait tous.]

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 25) VIII, 5-13.
Mais le centenier lui répondit : Seigneur ! je ne suis pas digne que vous entriez dans ma maison ; mais dites seulement une parole, et mon serviteur sera guéri.
[Du vénérable Père : Luc (§ 67) XII, 32-40.
Vendez ce que vous avez, et le donnez en aumône ; faites-vous des bourses qui ne s’usent point par le temps : dans le ciel un trésor qui ne périsse jamais ; d’où les voleurs n’approchent point, et que les vers ne puissent corrompre : car où est votre trésor, là sera aussi votre cœur.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Du vénérable Père :Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.]

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Programme de la solennité des saints Pierre & Paul

Saint-Eugène, le dimanche 3 juillet 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Mémoire du IVème dimanche après la Pentecôte.

Sans doute, frères bien-aimés, le reste du monde prend part à toutes nos solennités saintes ; et la piété d’une même foi demande qu’on célèbre en tous lieux, avec une joie commune, ce qui s’est accompli pour le salut de tous. Néanmoins la fête d’aujourd’hui, en plus de ce respect qui lui est acquis par toute la terre, doit être en notre Ville le sujet d’une vénération spéciale, accompagnée d’une particulière allégresse : de sorte que là où les deux principaux Apôtres sont morts si glorieusement, il y ait, au jour de leur martyre, une plus grande explosion de joie. Car ce sont là, ô Rome, les deux héros qui ont fait resplendir à tes yeux l’Évangile du Christ ; et c’est par eux que toi, qui étais maîtresse d’erreur, tu es devenue disciple de la vérité.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

A la messe :

https://youtu.be/HCT92BYA99U

IIndes vêpres de la solennité des saints Apôtres Pierre & Paul & mémoire du IVème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du IIIème dimanche après la Pentecôte – saint Méthode d’Olympe & de Patare – ton 2

Saint hiéromartyr Méthode, évêque de PatareParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 3 juillet 2022 du calendrier grégorien – 20 juin 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Méthode, évêque d’Olympe & de Patare en Lycie († 312).

L’évêque saint Méthode souffrit le martyre à la fin de la persécution de Dioclétien, ayant la tête tranchée. Les sources les plus anciennes le font évêque d’Olympe, les plus récentes évêque de Parare. Il est possible qu’il ait été évêque des deux villes, situées non loin l’une de l’autre en Lycie. Au témoignage de saint Jérôme, il fut également évêque de Tyr en Syrie. Il fut surtout célèbre pour ses écrits ; outre des réfutations d’hérétiques – il s’attacha en particulier à montrer l’hétérodoxie des positions théologiques d’Origène, son écrit le plus connu est le Banquet des Dix Vierges.

Aux heures
Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion du dimanche seulement.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 2 :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Glorifions le Père éternel, * prosternons-nous devant le Fils * et tous, avec foi célébrons ** la louange du Saint-Esprit.
8. Réjouis-toi, ô Trône flamboyant, * réjouis-toi, Epouse inépousée, * réjouis-toi, Vierge qui enfantas ** pour les hommes notre Dieu.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, * l’Enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité * et, lorsque tu ressuscitas les morts * qui gisaient au fond du tombeau, * tous les Anges dans les cieux se mirent à chanter : * Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu.
2. Tropaire du saint Hiéromartyr Méthode, ton 1 : TTon sang, ô Sage, mystiquement crie depuis la terre, * comme celui d’Abel, vers Dieu, * Sage en Dieu, Sainteté Méthode, * clairement tu prêchas la divine Incarnation ; * tu as aussi fait honte à la flatterie d’Origène, * et tu t’es reposé dans la chambre céleste. * Prie le Christ Dieu, ** afin qu’il sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du saint Hiéromartyr Méthode, ton 4 : Initiateur sacré de la sainte Trinité * et plus encore prédicateur de l’esprit des commandements divins, * et tu fus un docteur de l’orthodoxie, Méthode, * tu as dénoncé les doctrines erronnées, * et tu fus hiéromartyr de la foi véridique par ton sang versé, * et tu te tiens debout devant le Christ avec les Anges, ** prie pour que nous soyons sauvés.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Lorsque tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, * l’Enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; * les morts se sont levés et, te voyant, la création partage ta joie, * Adam s’unit à l’allégresse ; * et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 88) V, 1-10.
Or cette espérance n’est point trompeuse, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 18) VI, 22-33.
Pourquoi aussi vous inquiétez-vous pour le vêtement ? Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent point, ils ne filent point : et cependant je vous déclare que Salomon même dans toute sa gloire n’a jamais été vêtu comme l’un d’eux.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de la Visitation

Philippe de Champaigne - La VisitationSaint-Eugène, le samedi 2 juillet 2022, grand’messe en rit romain traditionnel de 19h.

A Constantinople, le 2 juillet, se tenait depuis le Vème siècle la fête de la déposition aux Blachernes du précieux vêtement de la Mère de Dieu.

Les Croisés furent probablement furent probablement frappés par ces festivités de la Cité impériale et ramenèrent sans doute l’idée d’une fête mariale au 2 juillet.

L’Ordre franciscain semble avoir été le premier à célébrer la Visitation au 2 juillet (cette date est aussi le lendemain de l’octave de la Nativité de saint Jean Baptiste, qui avait tressailli à la voix de la Vierge Marie dans le sein de sa mère lors de la Visitation). Ce fut une décision du chapitre général de 1263 présidé par saint Bonaventure.

L’Ordre répandit la fête dans divers diocèses d’Occident qui l’adoptèrent à des dates parfois légèrement différentes (Paris ainsi la célébra longtemps le 27 juin).

Le Pape Urbain VI décida le 6 avril 1389 la célébration de cette fête par toutes les Eglises d’Occident, mais il mourut avant d’avoir publié la bulle. Ce mérite revint à son successeur Boniface IX qui le fit à l’occasion du jubilé de 1390, par la bulle Superni benignitate Conditoris. La fête avait alors une vigile jeûnée et une octave. Elle ne s’étendit toutefois que très progressivement dans tout l’Occident car le Grand Schisme n’était pas alors résolu.

Lorsque le Rédempteur de notre race fut venu, il alla aussitôt près de Jean, son ami, tandis que celui-ci était encore dans le sein de sa mère. Du sein d’Élisabeth, Jean reconnut Jésus-Christ dans le sein de Marie ; et faisant tressaillir son enveloppe naturelle, il s’écrie : Je vois le Seigneur, qui a établi des limites à la nature et je n’attends pas le temps de naître : le terme des neuf mois ne m’est point ici nécessaire, car j’ai en moi celui qui est éternel ; je sortirai de cette demeure ténébreuse, je prêcherai la connaissance sommaire de choses admirables. Je suis un signe : je présagerai l’avènement du Christ. Je suis une trompette : j’annoncerai le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu. Je retentirai comme une trompette, je bénirai la langue de mon père et la délierai afin qu’elle parle. Je retentirai comme une trompette, et je vivifierai le sein de ma mère.
Sermon de saint Jean Chrysostome, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de la fête, au second nocturne.

A la sainte messe :

https://youtu.be/_bQNYBXV6fo

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Programme de la fête du Précieux Sang

Saint-Eugène, le vendredi 1er juillet 2022, grand’messe de 19h.

L’amour et la dévotion au Précieux Sang de Notre Seigneur est présent dès les Epîtres de saint Paul et dans les écrits des Pères de l’Eglise. Ils constituent une méditation sur le sacrifice parfait du Fils de Dieu, qui éteint les vains sacrifices qui, depuis celui d’Abel le Juste, étaient incapables de restaurer pour nous la pleine communion avec le Père Eternel, communion rompue depuis le péché originel. En Occident, la dévotion envers le Très-Précieux Sang s’est développée tant sous l’impulsion de plusieurs mystiques (sainte Catherine de Sienne ou sainte Marie-Madeleine de Pazzi par exemple) que sous celle de nombreux miracles eucharistiques. L’institution en 1849 de la fête du Précieux Sang, qui est comme un complément liturgique de la Fête-Dieu (elle-même complément du Jeudi Saint) revient au Bienheureux Pie IX, lorsque le Pape, chassé de Rome par les révolutionnaires de 1848, revint de son exil de Gaète.

En voici le récit que dom Guéranger fait des circonstances de son institution :

Nous ne devons pas omettre de rappeler ici que cette fête est le monument de l’une des plus éclatantes victoires de l’Église au dernier siècle. Pie IX avait été chassé de Rome, en 1848, par la Révolution triomphante ; dans ces mêmes jours, l’année suivante, il voyait rétablir son pouvoir. Les 28, 29 et 30 juin, sous l’égide des Apôtres, la fille aînée de l’Église, fidèle à son glorieux passé, balayait les remparts de la Ville éternelle ; le 2 juillet, fête de Marie, s’achevait la conquête. Bientôt un double décret notifiait à la Ville et au monde la reconnaissance du Pontife, et la manière dont il entendait perpétuer par la sainte Liturgie le souvenir de ces événements. Le 10 août, de Gaète même, lieu de son refuge pendant la tourmente, Pie IX, avant d’aller reprendre le gouvernement de ses États, s’adressait au Chef invisible de l’Église et la lui confiait par l’établissement de la fête de ce jour, lui rappelant que, pour cette Église, il avait versé tout son Sang. Peu après, rentré dans sa capitale, il se tournait vers Marie, comme avaient fait en d’autres circonstances saint Pie V et Pie VII ; le Vicaire de l’Homme-Dieu renvoyait à celle qui est le Secours des chrétiens l’honneur de la victoire remportée au jour de sa glorieuse Visitation, et statuait que la fête du 2 juillet serait élevée du rite double-majeur à celui de seconde classe pour toutes les Églises : prélude à la définition du dogme de la Conception immaculée, que l’immortel Pontife projetait dès lors, et qui devait achever l’écrasement de la tête du serpent. »

L’institution de cette fête demeure ainsi un monument des vicissitudes de l’Eglise et de l’assistance qu’elle reçoit de son divin fondateur. La fête du Précieux Sang avait été instituée initialement au premier dimanche de juillet. Saint Pie X, afin d’alléger le calendrier en fêtes mobiles de dévotion, la déplaça au 1er juillet, lui faisant prendre la place de l’octave de saint Jean-Baptiste (qui avait annoncé l’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde).

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Programme de la solennité du Sacré Cœur

Saint-Eugène, le dimanche 26 juin 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Une disposition de Dieu permit à un des soldats d’ouvrir d’un coup de lance le cœur sacré de Jésus. Ainsi, l’Église serait tirée du côté du Christ endormi sur la croix. En même temps, serait réalisée la parole de l’Écriture : « Ils regarderont vers celui qu’ils ont transpercé ». Le sang et l’eau, prix de notre salut, s’écoulèrent de cette blessure du cœur, comme d’une source mystérieuse, pour donner aux sacrements de l’Église la puissance de conférer la vie de la grâce et pour être le breuvage de « cette source d’eau vive jaillissant en vie éternelle » que goûteraient les âmes qui vivent dans le Christ. Lève-toi donc, ô amie du Christ, ne cesse pas de veiller, applique ici tes lèvres pour « puiser l’eau aux sources du salut ».
Homélie de saint Bonaventure, évêque, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la sainte messe

IIndes vêpres de la solennité du Sacré Cœur. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Le Sacré Cœur adoré par saint Ignace et par saint Louis de Gonzague - peinture de José de Páez

Programme du dimanche de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie – ton 1

Tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie (Toussaint russe)Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 juin 2022 du calendrier grégorien – 13 juin 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

LE SECOND DIMANCHE APRES LA PENTECOTE
MEMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE

Le second dimanche après la Pentecôte, une semaine après avoir fêté tous les saints, l’Eglise russe célèbre une Toussaint russe.

Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon. Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev. Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1956 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou. Une révision de cet office fut effectuée en 2002 et fut intégrée aux Ménées du mois de mai (elle présente quelques variantes avec la version de 1956, en particulier pour le prokimenon de la liturgie).

Curiosité liturgique, les différents stichères des vêpres ou des matines, ainsi que les tropaires des odes du canon du jour à matines énumèrent les noms d’un très grand nombre de saints russes. Des formules spéciales pour les prières de la litie énumèrent de même de longues listes de saints russes.

L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1. Les lectures de la liturgie, qui s’ajoutent à celle du IInd dimanche après la Pentecôte, reprennent celles du dimanche de tous les saints de la semaine précédente.

Notons que le dimanche suivant, IIIème après la Pentecôte, a vu se multiplier d’autres Toussaints : on y fête, selon les lieux, tous les saints de Pskov, de Novgorod, de Biélorussie, de Saint-Pétersbourg. Un phénomène similaire s’est observé en Occident où plusieurs ordres religieux ont des célébrations particulières de tous les saints de leur ordre après la Toussaint du 1er novembre.

Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche, ton 1. Gloire au Père. Tropaire des saints russes. Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : de tous les saints de Russie.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 1 & 4 tropaires propres à la fête de tous les saints de Russie, ton 8 :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Nous avons pas hérité de notre terre par l’épée, * mais par ta droite, et ta dextre élevée, et la lumière de ta face ; * et par les larmes de tes saints, leurs luttes et leur sueur, leur sang et leur enseignement, ** notre patrie est fermement établie.
8. Lorsque nous nous sommes détournés loin de toi et n’avons pas accompli tes commandements, * alors tu nous as mis de côté et nous as humiliés ; * et nous sommes devenus la moindre parmi toutes les nations. * Mais aie pitié de nous, ô Dieu notre Sauveur, ** par les prières des saints.
9. O tout-Sainte Trinité, fais nous revenir d’exil, * guéris notre maladie et notre chagrin, * et élève notre esprit de la paresse et du sommeil du péché, * que nous soyons dignes de nos pères et frères ** qui par leurs luttes ont glorifié ton nom dans notre pays.
10. Rassemble les dispersés, * fais revenir ceux qui ont été séparés, * fais revenir ceux qui se sont éloignés de la foi orthodoxe, * réconforte les pleurs et la tristesse, * et guéris la dissolution de notre terre tourmentée, * O toi qui es pleine de grâce, * suppliant Dieu en notre nom ** avec les saints qui sont nos compatriotes.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 8 : Comme le bon fruit de tes salutaires semailles * la terre de Russie t’offre, Seigneur, * tous les Saints qui sur elle ont resplendi ; * à leur prière & par celle qui t’enfanta * garde les fidèles de son Eglise dans une profonde paix, ** Dieu de miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie, ton 3 : En ce jour, le chœur de tous les Saints * qui sur la terre de Russie furent agréables à Dieu * se tient parmi nous invisiblement et prie pour nous  * avec eux les Anges glorifient le Seigneur * et pour cette fête exultent les autres Saints de l’Eglise du Christ, ** intercédant tous ensemble auprès du Dieu d’avant les siècles.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
Des saints russes, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).

Epîtres
Du dimanche : Romains (§ 81) II, 10-16.
Dieu jugera par Jésus-Christ, selon l’Évangile que je prêche, tout ce qui est caché dans le cœur des hommes.
Des saints russes : Hébreux (§ 330) XI, 33 – XII, 2..
Puis donc que nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, dégageons-nous de tout le poids qui nous abat, et des pièges qui nous assiègent, et courons par la patience dans cette carrière qui nous est ouverte.

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi. (Psaume 17, 48)
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ. (Psaume 17, 51)
Des saints russes :
℣. O Dieu ! nous avons entendu de nos oreilles, et nos pères nous l’ont annoncé. (Psaume 46, 1)

Evangiles
Du dimanche : Matthieu (§ 9) IV, 18-23.
Et il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.
Des saints russes : Matthieu (§ 38) X, 32-33, 37-38 ; XIX, 27-30..
Quiconque donc me confessera et me reconnaîtra devant les hommes, je le reconnaîtrai aussi moi-même devant mon Père qui est dans les cieux.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des saints russes : Le Seigneur a mis sa complaisance dans son peuple ; et il élèvera ceux qui sont doux, et les sauvera. (Psaume 149, 4) Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste

Saint-Eugène, le samedi 25 juin 2022, grand’messe en rit romain traditionnel de 9h30.

La fête de la naissance de saint Jean-Baptiste est célébrée six mois avant celle du Christ, en accord avec l’évangile de Luc, qui rapporte que la conception du Précurseur avait eut lieu six mois avant celle du Sauveur :

Et sachez qu’Élisabeth, votre cousine, a conçu aussi elle-même un fils dans sa vieillesse, et que c’est ici le sixième mois de celle qui est appelée stérile (Luc I, 36).

Aussi la fête de la Nativité de saint Jean-Baptiste est-elle aussi appelée la « Noël d’été ». On pourrait s’étonner que l’Eglise ait choisi le 24 juin plutôt que le 25 juin pour la célébrer, mais de fait la coïncidence entre les deux Noëls fonctionne si l’on utilise l’ancienne computation des dates romaines : le 24 juin est en effet le VIIIème jour des calendes de juillet et le 25 décembre le VIIIème jour des calendes de janvier.

Alors que la fête de la lumineuse & glorieuse naissance du Christ survient aux alentours du solstice d’hiver, là où la nuit est la plus noire, la fête de la nativité de saint Jean-Baptiste survient au moment du solstice d’été, lequel marque le moment où les jours recommencent à décroître. Jean-Baptiste ne disait-il pas du Christ : « Il faut qu’il croisse, et que je diminue. » (Jean III, 30).

Comme l’institution de la fête de Noël fut romaine à l’origine, il paraît bien que celle de la Noël d’été le fut également, avant de se répandre en Orient. On conserve 8 sermons de saint Augustin (354 † 430) pour cette fête. Le Sacramentaire Léonien – dont les formules remontent au pontificat de saint Léon le Grand (440-461), nous conserve pas moins de cinq messes différentes : une messe pour la vigile la veille au soir, une messe probablement de l’aurore, une messe du jour et deux messes célébrées au baptistère de Saint-Jean-de-Latran.

Le parallélisme liturgique entre les 2 Noëls est assez frappant. Comme l’Avent précède Noël, la Nativité de saint Jean-Baptiste était précédée d’un jeûne préparatoire de plusieurs semaines. Dans le sacramentaire grégorien, comme à Noël, la veille – entre none & vêpres – se célèbre la messe de la vigile (celle-ci est toujours marquée dans notre Missel Romain). Puis avait lieu une seconde messe durant la nuit ou à l’aurore (disparue de notre missel) et enfin une troisième messe du jour (l’actuelle messe de la fête), célébrée entre tierce & sexte. Comme à Pâques, les IIndes vêpres de la saint Jean étaient des vêpres stationales au cours desquelles on se rendait en procession aux fonts baptismaux.

Les trois hymnes de la fête ont été composées en action de grâce par Paul Diacre, moine du Mont-Cassin au VIIIème siècle. Celui-ci en effet avait perdu sa voix avant de chanter l’Exultet pascal et avait invoqué le secours de saint Jean Baptiste qui avait guéri par sa naissance le mutisme de son père Zacharie. La poésie distinguée de Paul Diacre, ami de Charlemagne, constitue un beau témoignage de la Renaissance Carolingienne des lettres & des Arts.

L’hymne des vêpres – Ut queant laxis – est tout à fait fameux, car il a servi à donner leurs noms aux notes de la musique. Guy d’Arezzo en effet utilisa la mélodie en usage en Italie – laquelle monte de degré en degré de l’Ut au La au début de chaque hémistiche – pour nommer les notes (le Si n’est pas dans la mélodie et il est formé de la réunion des deux initiales Sancte Iohannes) :

Il convenait que le divin Précurseur, la Voix dont les accents révélèrent au monde l’harmonie du Cantique éternel, eût cet honneur de voir se rattacher à son nom l’organisation des mélodies de la terre. (dom Guéranger).

A noter que les Eglises de France, & à leur suite, le rit dominicain, employaient depuis le haut Moyen-Age pour cette hymne un autre ton (sa mélodie ne progresse pas en degrés successifs, à l’inverse du ton italien).

Cette année, en raison de l’occurence de la fête du Sacré Cœur à la date du 24 juin, la fête de la Nativité de saint Jean Baptiste est reportée au lendemain 25 juin.

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