Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXXIème dimanche après la Pentecôte – dimanche après la Théophanie – saint Grégoire de Nysse – ton 6

Saint Grégoire de NysseParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 23 janvier 2022 du calendrier grégorien – 10 janvier 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après la Théophanie, aussi plusieurs pièces de la liturgie du jour sont-elles propres à ce dimanche, qui se situe encore dans les 8 jours d’après-fête, laquelle se clôture le 14 janvier.

Nous fêtons aussi en ce jour Sa Sainteté Gregoire, évêque de Nysse.

Saint Grégoire nait dans une famille de saints – l’une des plus célèbres de l’histoire ! -, originaire de la ville de Néocésarée, dans la province du Pont, et appartenant à la noblesse sénatoriale.

Ayant eu des aïeuls martyrs, sa grand-mère sainte Macrine l’Ancienne et son mari avaient été en outre persécutés et obligés de fuir leur ville lors des persécutions de Dioclétien et de Maximien au début du IVème siècle. Sainte Macrine avait connu enfant le célèbre saint Grégoire le Thaumaturge, évêque de Néocésarée et disciple d’Origène, lequel avait converti tout le pays à la foi chrétienne.

Ses parents étaient saint Basile l’Ancien, rhéteur de son état, et sainte Emmelia, qui, une fois veuve, embrassa la vie monastique. Il avait un oncle évêque. Ses frères et sœurs étaient sainte Macrine la Jeune, moniale, saint Basile le Grand, évêque de Césarée de Cappadoce, Naucratios, qui se fit ermite mais mourut prématurément, saint Pierre, évêque de Sébaste, Théosebie, diaconesse.

Saint Grégoire naquit aux alentours de l’an 335. Après avoir gravi les premiers échelons des ordres ecclésiastiques, il abandonna cette voie pour aller vers une vie mondaine, devint rhéteur comme son père et se maria (vers 364, mais il devint veuf assez rapidement semble-t-il). Son grand frère saint Basile le Grand le ramène cependant assez vite vers une vie plus religieuse. Il compose en 371 un Eloge de la Virginité, et est élu – contre son gré et sur l’instigation expresse de son frère Basile – évêque de Nysse, petite cité de Cappadoce, en 372, afin de fortifier le nombre d’évêques catholiques dans la province, face aux poussées de l’Arianisme alors promu par l’empereur Valens. Du reste saint Grégoire est déposé du siège de Nysse en 376 par un synode arien, et il est exilé par l’empereur. Il rentre triomphalement dans son évêché en 378 à la mort de Valens. Le 1er janvier suivant voit la mort de son frère Basile de Césarée, dont il prononce le panégyrique ; il fait de même pour sa sœur aînée sainte Macrine la Jeune, dont il partage les derniers moments, lui inspirant un traité fameux sur la mort (le Dialogue sur l’âme et la résurrection).

Après la mort de son frère Basile, il est probable que saint Grégoire se soit senti investi du devoir de poursuivre l’œuvre de son frère comme guide et référence du parti catholique contre les anti-nicéens : il participe au concile local d’Antioche de 379 puis joue un rôle prépondérant au second concile œcuménique, celui de Constantinople, réunit l’an 381 par le nouvel empereur, Théodose Ier : Grégoire apparait comme la référence théologique du concile, où on lit publiquement les deux premiers livres de son traité Contre Eunome, vaste traité contre l’Arianisme. Il est ensuite chargé de missions en Arabie, à Jérusalem et en Arménie. Le 25 août 385, il prononce à Constantinople l’éloge funèbre de la princesse Pulchérie, morte à l’âge de 6 ans, unique enfant de l’empereur Théodose Ier, et peu après, celui de l’impératrice Flacilla : saint Grégoire apparait alors comme l’orateur officiel de la cour. Après l’installation de l’empereur à Milan en 386, saint Grégoire, eut alors loisir de regagner sa ville épiscopale de Nysse et enfin se consacrer à rédiger de brillants ouvrages de théologie, d’homélies, de traités monastiques, parmi lesquels la Grande Catéchèse (386) ou encore Sur les titres des psaumes (où il développe une théologie de la musique).

Saint Grégoire de Nysse meurt vers 395. Avec son frère saint Basile de Césarée et leur ami commun saint Grégoire de Naziance, il est compté comme l’un des trois saints et grands docteurs cappadociens.

Il faut toujours prier sans se décourager. Car c’est de l’acte de prier que naît le fait d’être avec Dieu, et celui qui est avec Dieu est séparé de l’adversaire. Même si nous étendons la conversation avec Dieu à toute notre vie dans l’action de grâces et la prière, nous sommes aussi éloignés d’une forme convenable de compensation que si nous n’avions pas eu l’intention de donner même le début d’une compensation à notre bienfaiteur.
Saint Grégoire de Nysse, Première homélie sur le Notre Père.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires de la 5ème ode du canon de la fête – œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787) et de saint Jean Damascène (676 † 749), & 4 tropaires de la 6ème ode du canon de Sa Sainteté, œuvre de saint Jean Damascène :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Une foule innombrable s’étant rassemblée * pour être baptisée par Jean, * celui-ci se tenait au milieu et disait : * Qui vous a appris, rebelles, à éviter la colère à venir ? * Produisez donc des fruits dignes du Christ ; ** déjà par sa présence il nous donne la paix.
6. Celui qui a planté la création, * au milieu de nous se tenant comme l’un de nous, * prend possession des cœurs et, tenant en main * le van purificateur, il vanne sagement, * brûlant ce qui est stérile sur l’aire du monde entier ** pour accorder la vie éternelle à qui porte du fruit.
7. Le Créateur, voyant dans les ténèbres du péché, * tenu par de solides liens, celui qu’il façonna de ses mains, * le hisse sur ses épaules, * pour le laver dans le bouillonnement des grandes eaux ** de l’antique déshonneur qu’Adam s’était causé par son méfait.
8. Courons de tout l’élan de notre foi * vers les sources immaculées de ce flot sauveur, * fixant nos yeux sur le Verbe qui nous offre * d’un sein pur le breuvage étanchant la soif de Dieu ** comme un doux remède pour guérir le monde de son mal.
9. Toi dont l’esprit était doué d’humilité * et qui manifestais envers tous de la douceur, * Grégoire, tu t’es montré combatif ** envers ceux qui voulaient diminuer la gloire du Christ.
10. L’étrange division de la Trinité * que prônait Arius en son bavardage effronté, * Grégoire, tu l’as renversée ** entièrement par tes sages discours.
11. Lui qui pensait, dans son ignorance, qu’en la Trinité * les personnes, au lieu d’être unies, sont confondues, * Sabellius fut réfuté en ennemi de Dieu ** par toi, Grégoire bienheureux.
12. Ô Vierge, tu as enfanté * et vierge après l’enfantement tu demeuras ; * Vierge et Mère, tu portas en vérité ** celui qui porte l’univers en ses mains.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
3. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : Dieu de nos Pères, * dont la clémence agit toujours envers nous, * n’éloigne pas de nous ta miséricorde, * mais par leurs supplications * gouverne notre vie dans la paix.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de Sa Sainteté, ton 2 : De l’Eglise il fut un hiérarque divin, * de la Sagesse, l’hymnographe vénéré, de Nysse, l’esprit vigilant, * avec les Anges exultant * et jouissant de la divine lumière, ** prie sans cesse pour nous tous.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

Prokimen
Du dimanche après la Théophanie, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
De Sa Sainteté, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).

Epîtres
Du dimanche après la Théophanie : Ephésiens (§ 224) IV, 7-13.
Or la grâce a été donnée à chacun de nous, selon la mesure du don du Christ.
Du Vénérable Père : I Corinthiens (§ 151) XII, 7-11.
Or c’est un seul et même Esprit qui opère toutes ces choses, distribuant à chacun selon qu’il lui plaît.

Alleluia
Du dimanche après la Théophanie, ton 5 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
Du Vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).

Evangiles
Du dimanche après la Théophanie : Matthieu (§ 8) IV, 12-17.
Ce peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et la lumière s’est levée sur ceux qui étaient assis dans la région de l’ombre de la mort.
De Sa Sainteté : Matthieu (§ 11) V, 14-19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux..

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : O merveille qui dépasse tout esprit, * ton enfantement, Epouse immaculée ; * par toi, Mère bénie, ayant trouvé le salut, * nous t’offrons un chant d’action de grâces mérité ** & comme bienfaitrice t’acclamons.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme de la messe solennelle de Requiem pour Louis XVI

LouisXVI

Saint-Eugène, le vendredi 21 janvier 2022, Requiem solennel de 19h.

Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ».
Louis XVI.

  • Introït : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles
  • Kyrie : plain-chant grégorien
  • Epître : II Macchabées XII, 43-46 : Car s’il n’avait espéré que ceux qui avaient été tués ressusciteraient un jour, il eût regardé comme une chose vaine et superflue de prier pour les morts.
  • Graduel & trait : plain-chant grégorien
  • Séquence Dies iræ : de la Missa pro defunctis de l’Abbé Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (XVIIIème siècle)
  • Evangile : jean VI, 37-40 : Or la volonté de mon Père qui m’a envoyé, est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
  • Offertoire : plain-chant grégorien
  • Sanctus & Benedictus : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles
  • Agnus Dei : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles
  • Pendant la communion : De profundis – grand motet de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la Chapelle des rois Louis XIV & Louis XV (extraits)
  • Communion : plain-chant grégorien
  • Sortie : Domine salvum fac Regem – Prière pour le roi, de la Messe « Gaudete in Domino semper » du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1737 † 1799), son maître de chapelle

https://youtu.be/btGUtjNkcHk

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Quelques photos des années passées :

Les vidéos des années passées :

2021 :

2020 :

2019 :

2018 :

Programme de la fête de la Théophanie

Fête de la Théophanie - baptême du Christ au JourdainParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le mardi 18 janvier 2022 du calendrier grégorien – 5 janvier 2022 du calendrier julien, grandes vêpres et bénédiction des eaux à 18h30, le mercredi 19 janvier 2022 du calendrier grégorien – 6 janvier 2022 du calendrier julien, matines à 10h30, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 12h.

La fête de l’Epiphanie (« manifestation ») est aussi appelée dans le rit byzantin fête de la Théophanie (« manifestation de Dieu »), car Dieu s’est manifesté dans sa gloire Trinitaire au jour du baptême du Christ dans le Jourdain (ce terme de Théophanie se retrouve aussi en Occident très fréquemment dans les manuscrits liturgiques latins médiévaux comme synonyme d’Epiphanie).

Cette fête est l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique byzantine.

A l’origine, les chrétiens orientaux fêtaient la Nativité du Christ le 6 janvier, et l’Eglise arménienne du reste est la seule à avoir conservé cette disposition primitive jusqu’à aujourd’hui. En Occident, et à Rome en particulier, on fêtait la Nativité du Christ le 25 décembre. Saint Jean Chrysostome nous enseigne que la date du 25 décembre choisie par les Romains avait été déterminée en consultant les archives impériales des recensements effectués sous le règne d’Auguste ; il témoigne qu’Antioche avait décidé de suivre Rome quelques années avant son épiscopat. Désormais, les Eglises d’Orient fêteraient Noël le 25 décembre et garderaient au 6 janvier la fête du baptême du Christ. En contrepartie, si l’on peut dire, les chrétiens d’Occident accueillaient la fête de l’Epiphanie, y célébrant l’adoration des mages (le Christ est manifesté comme Dieu à des païens), le baptême au Jourdain (le Christ est manifesté comme Dieu à son baptême par la voix du Père et la venue de l’Esprit Saint) et les noces de Cana (le Christ manifesté comme Dieu par son premier miracle).

Dans le rit byzantin, comme dans la plupart des autres rits chrétiens (éthiopien, copte, syriaque par exemple, et même romain, même si cela est tombé de l’usage commun), on procède à la bénédiction solennelle des eaux dans la nuit de la Théophanie (normalement celle-ci intervient après le chant des grandes vêpres). Les textes employés par la liturgie byzantine pour cette bénédiction ont été composés par saint Sophrone, patriarche de Jérusalem de 634 à 638.

Mais pourquoi n’est-ce pas le jour de la naissance du Sauveur plutôt que celui de son baptême qui est appelé Epiphanie ? Car c’est en ce jour qu’il fut baptisé et qu’il sanctifia les eaux. Aussi, dans cette solennité, vers le milieu de la nuit, tous vont puiser de l’eau qu’ils mettent en réserve dans leurs maisons, pour la garder l’année entière, en mémoire de ce qu’à pareil jour, les eaux ont été sanctifiées. Et par un miracle évident, le temps n’a aucune influence sur la nature de cette eau, car après un an, quelquefois deux et même trois, elle demeure pure et fraîche, et malgré cet espace de temps, on né la distingue pas de celle qui vient d’être prise à la source. Mais pour quelle cause ce jour est-il appelé manifestation ? Parce que Notre-Seigneur fut manifesté aux hommes, non le jour de sa naissance, mais le jour de son baptême, car jusque-là il était à peu près inconnu. Qu’il n’ait pas été généralement connu, et que la plupart aient ignoré qui il était, c’est ce qui ressort de ces paroles de Jean-Baptiste Il y a quelqu’un au milieu de vous que vous ne connaissez pas. (Jean, 1, 26.) Et faut-il s’étonner si les autres ne le connaissaient pas quand Jean-Baptiste lui-même l’ignorait jusqu’à ce jour ? Et je ne le connaissais pas moi-même, dit-il, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : Celui sur qui vous verrez descendre et demeurer le Saint-Esprit, est celui qui baptise dans le Saint-Esprit. (Jean, I, 33.)
Saint Jean Chrysostome, Homélie sur la Théophanie.

Aux grandes vêpres & à la bénédiction des eaux

Stichères du lucernaire, ton 2 :
1er & 2nd stichères (de saint Jean Damascène (676 † 749)) : Voyant notre Lumière qui éclaire tout homme * s’approcher de lui pour être baptisé, * le Précurseur se réjouit en son âme tandis que tremble sa main ; * il montre et dit aux peuples : * Voici le Rédempteur d’Israël, * celui qui nous libère de la corrupti-on ! * O Seigneur sans péché, ** O Christ notre Dieu, gloire à toi.
3ème & 4ème stichère (de saint Jean Damascène) : C’est un serviteur qui baptise le Rédempteur * et par sa présence l’Esprit lui rend témoignage ; * ce que voyant, les armées angéliques frémissent d’effroi ; * du ciel le Père fait entendre sa voix : * Celui sur qui le Précurseur impose la main, * c’est mon Fils bien-aimé, en lui je me complais ! ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
5ème & 6ème stichère (de saint Jean Damascène) : Les flots du Jourdain * te reçurent, toi qui es la Source, * sous forme de colombe descendit le Paraclet ; * il incline la tête, celui qui fit pencher les cieux, * le limon de la terre crie à celui qui l’a façonné : * Pourquoi m’imposer ce qui est trop haut pour moi ? * C’est moi qui de ton Baptême ai besoin. * O Seigneur sans péché, ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
7ème & 8ème stichère (de saint Jean Damascène) : Voulant sauver l’homme égaré, * tu n’as pas dédaigné de revêtir l’aspect du serviteur, * car il te convenait, Seigneur notre Dieu, * d’assumer pour nous l’humaine condition ; * Rédempteur, en te laissant baptiser dans ta chair, * tu nous as jugés dignes du pardon ; * c’est pourquoi nous te crions : ** Christ notre Dieu, gloire à toi.
Doxastikon (de Byzas, hymnographe du Xème siècle) : En inclinant la tête devant le Précurseur, * tu as écrasé la tête des démons, * descendu dans les flots, tu as illuminé l’univers, * pour qu’il te glorifie, Sauveur, ** illumination de nos âmes.

Prokimen du mardi

Premier tropaire & versets des Parémies : Toi qui fis le monde, dans le monde tu es apparu * afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que Dieu nous prenne en grâce & nous bénisse, faisant luire sur nous sa face, & qu’il ait pitié de nous. Pour qu’on connaisse sur la terre ta voie, parmi toutes les nations ton salut.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que les peuples te confessent. Que les nations soient dans la joie et l’allégresse, car tu juges les peuples avec droiture, et sur la terre tu guides les nations.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.
Que les peuples te confessent, ô Dieu, que tous les peuples te confessent. La terre a donné son fruit ; que Dieu, notre Dieu, nous bénisse. Que Dieu nous bénisse, & que tous les confins de la terre le craignent.
Afin d’illuminer ceux qui étaient assis dans les ténèbres ** Ami des hommes, gloire à toi.

Second tropaire & versets des Parémies : C’est aux pécheurs, aux publicains * qu’en l’immensité de ton amour * tu as voulu te montrer ; * pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Le Seigneur règne, il s’est revêtu de beauté ; le Seigneur s’est revêtu de puissance, il a mis une ceinture à ses reins. Car il affermis l’univers, et il ne sera pas ébranlé. Ton trône est préparé depuis l’origine ; depuis l’éternité, tu es.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Les fleuves ont élevé, Seigneur, les fleuves ont élevé leur voix ; les fleuves ont soulevé leurs flots dans le fracas des eaux inombrables.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.
Admirables sont les soulèvements de la mer ; admirable est le seigneur dans les hauteurs. Tes témoignages sont entièrement dignes de foi ; à ta maison convient la sainteté, Seigneur, pour la longueur des jours.
Pour qui donc aurait brillé ta clarté, * si ce n’est pour qui hante les ténèbres ? ** gloire à toi.

Prokimen
De la fête, ton 3 :
℟. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
℣. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

A la bénédiction des eaux
Stichères idiomèles de saint Sophrone, patriarche de Jérusalem (c. 550 † 638) :
1. La voix du Seigneur retentit sur les eaux, disant : * « Venez, recevez tous * l’Esprit de sagesse, l’Esprit d’intelligence, * l’Esprit de la crainte de Dieu, ** du Christ qui s’est manifesté.
2. En ce jour, la nature de l’eau est sanctifiée, * et le Jourdain interrompt son cours * et retient ses propres eaux en voyant ** le Seigneur être baptisé.
3. En tant qu’homme, dans le fleuve, * tu descends, Christ-Roi, * et tu te hâtes de recevoir le baptême, toi qui es Bon, * des mains du Précurseur, * à cause de nos péchés, Ami des hommes.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Doxastikon : A la voix criant dans le désert : * « Préparez les chemins du Seigneur, » * toi qui as pris, Seigneur, * la forme d’un esclave * tu vins demander le baptême, sans avoir connu le péché. * Les eaux te virent & prirent peur, * le Précurseur fut saisi d’effroi, * et il s’écria : * Comment le chandelier éclairerait-il la lumière ? * Comment l’esclave imposerait-il les mains sur son Maître ? * Sanctifie-moi ainsi que les eaux, Sauveur, ** Toi qui ôtes les péchés du monde.

Prokimen
De la bénédiction des eaux, ton 3 :
℟. Le Seigneur est ma lumière & mon salut, de qui aurai-je crainte ?
℣. Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerai-je ?

Alleluia
De la bénédiction des eaux, ton 4 :
℣. La voix du Seigneur retentit sur les eaux, sur les grandes eaux.

Après la consécration des eaux :
Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Stichère final, ton 6 : Chantons, fidèles, * la grandeur de l’économie de Dieu pour nous, * il s’est fait homme pour accomplir * il s’est fait homme pour accomplir * notre purification dans le Jourdain, * Lui le seul pur et sans souillure, * il me sanctifie, ainsi que les eaux * et il brise les têtes des dragons dans cette eau. * Puisons donc de cette eau avec allégresse, frères ! * car la grâce de l’Esprit, aux fidèles, est donnée * invisiblement à ceux qui y puisent par le Christ Dieu, ** et le Sauveur de nos âmes.

A matines
Texte des hirmi du canon de saint Côme de Maïouma pour les matines de la Théophanie.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la divine liturgie, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 1 – Psaume CXIII
℣. Quand Israël sortit d’Egypte, * la maison de Jacob de chez un peuple barbare (Psaume 113, 1).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Juda devint son peuple saint, * Israël son domaine (Psaume 113, 2).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. La mer le vit & s’enfuit, * le Jourdain retourna en arrière (Psaume 113, 3).
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Qu’as-tu, mer, à t’enfuir, * Jourdain, à retourner en arrière ? (Psaume 113, 5)
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume CXIV
℣. J’aime ! car le Seigneur * écoute les accents de ma prière (Psaume 114, 1).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Car il a incliné son oreille vers moi * & moi, je l’invoquerai chaque jour (Psaume 114, 2).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. La mort m’avait enveloppé dans ses rets, * déjà m’avait saisi l’angoisse de la tombe. * En proie à la détresse & à la douleur, * j’ai invoqué le nom du Seigneur (Psaume 114, 3-4).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Le Seigneur est miséricordieux & juste, * & notre Dieu est plein de compassion (Psaume 114, 5).
Ant. Sauve-nous, Fils de Dieu, * qui fut baptisé dans le Jourdain, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Ant. Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 1 – Psaume CXVII
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 1).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’elle le dise la maison de Jacob, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 2).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’elle le dise la maison d’Aaron, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 3).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
℣. Qu’ils le disent ceux qui craignent le Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour (Psaume 117, 4).
Ant. Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 1 : Dans le Jourdain, lorsque tu fus baptisé, Seigneur, * fut manifestée l’adoration due à la Trinité : * car la voix du Père te rendit témoignage * en te désignant comme son Fils bien-aimé ; * et l’Esprit, sous forme de colombe * confirma l’irréfragable vérité de cette parole. * Tu t’es manifesté, Christ-Dieu, ** et tu as illuminé le monde, gloire à toi !
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 4 : En ce jour de l’Epiphanie * l’univers a vu ta gloire * car, Seigneur, tu t’es manifesté * et sur nous resplendit ta lumière ; * c’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : * Tu es venu et t’es manifesté, ** Lumière inaccessible.

A la place du Trisaghion :
℟. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

Prokimen
De la fête, ton 4 :
℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! * Le Seigneur es Dieu, & il nous est apparu (Psaume 117, 26-27).
℣. Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour. (Psaume 117, 1).

Epître
De la fête : Tite (§ 302) II, 11-14; III, 4-7.
Car la grâce de Dieu, notre Sauveur, a paru à tous les hommes.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Apportez au Seigneur, enfants de Dieu, apportez au Seigneur les petits des béliers (Psaume 28, 1).
℣. La voix du Seigneur a retenti sur les eaux, le Dieu de gloire a tonné, le Seigneur est sur les eaux innombrables (Psaume 28, 3).

Evangile
De la fête : Matthieu (§ 6) III, 13-17.
Et au même instant une voix se fit entendre du ciel, qui disait : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, dans lequel j’ai mis toute mon affection.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, mon âme, * la Toute-vénérable reine de l’armée des cieux, * la très sainte Vierge Mère de Dieu.
Hirmos : Toute langue hésite à te célébrer comme il convient, * & tout esprit, même élevé, est saisi de vertige à te chanter, Mère de Dieu ; * mais comme tu es bonne, reçois notre foi * car tu sais notre amour inspiré par Dieu : ** tu es la protectrice des chrétiens, nous te magnifions.

Verset de communion
De la fête : La grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, s’est manifestée (Tite, 2, 11). Alléluia, alléluia, alléluia.

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Programme du IInd dimanche après l’Epiphanie

2nd dimanche après l'Epiphanie - les noces de CanaSaint-Eugène, le dimanche 16 janvier 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Le troisième mystère de l’Epiphanie :
les noces de Cana.

Le troisième Mystère de l’Épiphanie nous montre la consommation des plans de la divine miséricorde sur le monde, en même temps qu’il nous manifeste une troisième fois la gloire de l’Emmanuel.

L’Etoile a conduit l’âme à la foi, l’Eau sanctifiée du Jourdain lui a conféré la pureté, le Festin Nuptial l’unit à son Dieu.

Nous avons chanté l’Époux sortant radieux au-devant de l’Épouse ; nous l’avons entendu l’appeler des sommets du Liban ; maintenant qu’il l’a éclairée et purifiée, il veut l’enivrer du vin de son amour. »

Dom Guéranger.

A la sainte messe :

L'Epiphanie : les noces de Cana

IIndes vêpres du IInd dimanche après l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Les Noces de Cana

Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – Avant-Fête de la Théophanie – saints Malachie & Geneviève – ton 5

Saint prophète MalachieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 16 janvier 2022 du calendrier grégorien – 3 janvier 2022 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton V de l’Octoèque. Nous sommes entrés la veille dans les jours d’avant-fête de la Théophanie. Ce dimanche est de plus celui qui précède la Théophanie (la liturgie de ce jour comporte des textes propres pour marquer l’attente de la fête, indépendamment de la succession des dimanches après la Pentecôte).

En ce jour se célèbre aussi la mémoire du saint Prophète Malachie, le douzième et dernier des petits prophètes, qui prophétisa au Vème siècle avant Jésus-Christ.

Malachie (מַלְאָכִי), dont le nom signifie en hébreu « Mon messager » (ce qui pourrait être un pseudonyme mettant en avant sa fonction de prophète) ne nous est connu qu’à travers son court livre de quatre chapitres. Il prophétisa alors que l’édit de Cyrus de 538 avant Jésus-Christ avait permis le retour des Juifs en Palestine, et après la reconstruction du Second Temple de Jérusalem par Zorobabel sous l’impulsion spirituel d’Esdras (les fondations en furent posées sur ordre de Cyrus le Grand en 535 avant Jésus-Christ).

C’est la dernière fois que Dieu parle à son peuple par un prophète avant la naissance de Notre Sauveur Jésus-Christ. Aussi le message du prophète Malachie est-il parfaitement messianique, annonçant à la fois saint Jean Baptiste le Précurseur et notre Seigneur Jésus-Christ, venant dans son temple prêcher, mais surtout consacrer un nouveau Temple par son sacrifice sur la Croix :

Je vais vous envoyer mon messager, qui préparera ma voie devant ma face ; et aussitôt le Dominateur que vous cherchez, l’Ange de l’alliance si désiré de vous, viendra dans son temple. Le voici qui vient, dit le Seigneur des armées (Malachie III, 1).

*

Sainte Geneviève, patronne de ParisNous faisons aussi mémoire de sainte Geneviève, vierge, patronne de notre ville, morte au début du VIème siècle.

« Contemporaine de Clovis et de saint Remi, Geneviève naît en 422 à Nanterre. À l’âge de sept ans, elle rencontre Germain, évêque d’Auxerre, et Loup, évêque de Troyes, qui faisaient halte dans cette bourgade avant de s’embarquer pour l’Angleterre pour y combattre, sur l’ordre du pape, l’hérésie de Pélage. La fillette est en prière dans l’église de Nanterre et Germain prophétise devant les parents de Geneviève le destin exceptionnel de l’enfant. Lorsque sa mère est frappée de cécité pour avoir donné un soufflet à Geneviève, celle-ci la guérit avec de l’eau qu’elle a bénite.

Geneviève promet à Germain de se consacrer au Christ, et, à quinze ans, elle reçoit le voile des vierges. À l’époque, en effet, il n’existait pas de monastères de femmes et celles qui souhaitaient se consacrer au Seigneur continuaient à vivre dans le monde, simplement distinguées par le voile de leur consécration. À la mort de ses parents, Geneviève vient habiter à Paris chez sa marraine. Elle vit dans le silence, la prière et la mortification, ne se nourrissant que deux fois par semaine. Elle est aussi favorisée de grâces extraordinaires, en lisant dans les consciences et en guérissant les corps au nom du Christ par des onctions d’huile.

Saint Germain la défend contre les calomnies. Geneviève fait construire la première basilique de Saint-Denis. Elle visite de nuit le chantier avec ses compagnes, quand le vent éteint le cierge qui éclairait le chemin du petit groupe. Geneviève prend le cierge, qui se rallume aussitôt, et sa flamme résiste à toutes les bourrasques.

En 451, Attila franchit le Rhin et envahit la Gaule. Les Parisiens prennent peur et veulent fuir. Geneviève les convainc de demeurer dans la ville. Elle rassemble les femmes de Paris dans l’église-baptistère près de Notre-Dame et leur demande de supplier le Ciel d’épargner leur ville. C’est ce qui se produit. Abandonnant la route de Paris, les Huns se dirigent vers Orléans qu’ils assiègent. Contraints par les armées du général romain Aetius, ils se replient vers le nord et sont définitivement vaincus aux Champs Catalauniques. Plus tard, lorsque les Francs assiègent Paris, Geneviève sauve cette fois la ville de la famine. Elle organise une expédition ingénieuse au moyen de bateaux qui, par la Seine, vont chercher le ravitaillement jusqu’en Champagne. Sa réputation s’étend jusqu’en Orient. Clovis et Clotilde lui voueront une grande vénération. Elle sera enterrée auprès du roi dans l’église des Saints-Apôtres que sainte Clotilde avait fait construire et qui prendra dès le VIIème siècle le nom de Sainte-Geneviève.

Geneviève meurt en 512 à près de 90 ans. Son corps est transporté en 845 à Marizy par crainte des Normands et rapporté à Paris en 890. À partir du XIIème siècle, la châsse contenant ses reliques est portée en procession à travers Paris. Des miracles ont lieu sur son passage en particulier lors du mal des ardents. Ses reliques sont brûlées par les révolutionnaires en 1793, mais son tombeau vide, transporté dans l’église Saint-Étienne-du-Mont continue d’être vénéré.

Sainte Geneviève est la patronne de Paris, et des gendarmes. »
Source : Introibo.

Voir aussi sur notre site la présentation des processions des reliques de sainte Geneviève.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de tierce.
Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de l’avant-fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de l’avant-fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : Six tropaires du ton dominical occurrent auxquels on ajoute quatre tropaires de la 3ème ode du canon de l’avant-fête :
1. Le bon Larron sur la croix * eut foi en ta divinité, ô Christ ; * il te confessa d’un cœur sincère en s’écriant : ** De moi, Seigneur, en ton royaume souviens-toi.
2. Sur le bois de la croix * pour nous les hommes tu fis fleurir la vie * et se flétrir la malédiction de l’arbre défendu : ** Sauveur & Créateur, nous te chantons d’un même chœur.
3. Par ta mort, ô Christ, * tu as brisé la force de la mort, * ressuscitant tous les morts depuis Adam, ** qui te chantent comme vrai Dieu & Sauveur du genre humain.
4. Venues à ton sépulchre, Sauveur, * les saintes Femmes te cherchaient * pour embaumer la Source de vie, ** mais un Ange leur apparut pour leur dire : Il est ressuscité, le Seigneur !
5. O Christ, lorsque tu fus crucifié * au milieu de deux larrons, * l’un fut justement condamné pour t’avoir insulté, ** l’autre par sa confession devint l’hôte du Paradis.
6. Devant le chœur des Apôtres, * les saintes Femmes s’écriaient : * Le Christ est vraiment ressuscité, ** adorons en lui notre Maître & Créateur.
7. Que nul mortel se glorifie * en sa richesse ou son savoir, * mais en sa foi dans le Seigneur, * disant au Christ notre Dieu * conformément à la vraie foi * et sans cesse lui chantant: * Maître, veuille m’affermir ** sur le roc de tes commandements.
8. Celui qui dès avant les siècles * siège avec le Père et l’Esprit, * ayant pris chair, comme il le sait, * de la Vierge ces temps derniers, * le Christ, vient se faire baptiser * pour donner à tous ** l’immortalité par la divine immersion.
9. Désireux d’ensevelir * dans les ondes nos péchés, * le Christ notre Dieu * en la tendresse de son cœur * s’avance vers les flots * du Jourdain pour nous tirer * de notre corruption ** et nous recréer par le Baptême divin.
10. Du premier père voulant couvrir * l’infamante nudité, * tu te dépouilles librement * et toi-même t’enveloppes, ô Christ, * des flots du Jourdain, * toi qui bâtis sur les eaux * tes chambres hautes, Seigneur ** qui seul nous prends en pitié.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 5 : Le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, * né de la Vierge pour notre salut, * chantons-le, fidèles, et adorons-le, * car il a daigné dans sa chair monter sur la Croix * et supporter la mort, * afin de ressusciter les morts ** par sa glorieuse Résurrection.
2. Tropaire de l’avant-fête, ton 4 : Prépare-toi, Zabulon ; * dispose-toi, Nephtali. * Jourdain, arrête-toi, * pour accueillir avec des transports de joie le Seigneur qui vient se faire baptiser. * Réjouis-toi Adam avec notre première mère ; * ne vous cachez plus comme jadis au paradis ; * Celui qui vous voyait nus, apparaît pour vous revêtir de votre robe première. ** Le Christ est apparu, voulant renouveler toute la création.
3. Tropaire de sainte Geneviève, ton 1 : Flambeau de la foi & protectrice de ta cité, ô sainte Geneviève, * protège-nous aussi des assauts du péché, * sage intendante des biens de ce monde & nourricière des affamés, ** intercède auprès du Seigneur pour qu’il sauve nos âmes.
4. Kondakion du Prophète, ton 4 : Prophète riche en don de prophétie, * tu prédis la venue du Christ et le salut du monde ** dont l’éclat illumine celui-ci.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion de sainte Geneviève, ton 8 : Chantons l’illustre bergère qui délivra * du Fléau de Dieu les brebis de son troupeau, * renouvelant l’exploit de la courageuse Déborah et chastement la sainte audace de Judith, * puis nourrissant comme Joseph un peuple affamé * et jusqu’à nos jours tenant sa lampe allumée * sur l’illustre cité qui t’acclame ainsi : ** réjouis-toi, sainte patronne de Paris !
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de l’avant-fête, ton 4 : Étant descendu en ce jour dans les flots du Jourdain, * le Seigneur crie à Jean : * « Ne crains point de me baptiser, * car Je suis venu sauver ** Adam, le premier père ».

Prokimen
Du dimanche avant la Théophanie, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).

Epître
Du dimanche avant la Théophanie : II Timothée (§ 298) IV, 5-8.
J’ai bien combattu ; j’ai achevé ma course ; j’ai gardé la foi.

Alleluia
Du dimanche avant la Théophanie, ton 8 :
℣. Que Dieu nous prenne en grâce, et nous comble de ses bénédictions : qu’il répande sur nous la lumière de son visage, et qu’il fasse éclater sur nous sa miséricorde (Psaume 66, 2).

Evangile
Du dimanche avant la Théophanie : Marc (§ 1) I, 1-8.
Pour moi, je vous ai baptisés dans l’eau : mais pour lui, il vous baptisera dans le Saint-Esprit.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la solennité de l’Epiphanie

Le baptême du Christ par Navarrete El MudoSaint-Eugène, le dimanche 9 janvier 2022, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur la fête de l’Epiphanie.

Nous vénérons ce jour saint, orné de trois miracles : aujourd’hui l’étoile conduit les Mages à la crèche; aujourd’hui l’eau est transformée en vin au cours des noces ; aujourd’hui dans le Jourdain le Christ veut être baptisé, afin de nous sauver, alléluia. »
Antienne de Magnificat des secondes vêpres de l’Epiphanie.

Ières vêpres de l’Epiphanie.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : prose parisienne de l’Epiphanie : Ad Iesum accurite – Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
  • Chant final, du temps de Noël et de l’Epiphanie : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme des XIIIème & XIVème siècles

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Programme du XXXème dimanche après la Pentecôte – dimanche après Noël – saints Joseph, David & Jacques – ton 4

Saint Joseph époux de la Vierge, saint roi David et saint Jacques frère du SeigneurParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 janvier 2022 du calendrier grégorien – 27 décembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Ce dimanche est aussi celui après Noël & le rit byzantin y commémore saint Joseph, l’époux de la Vierge, le saint roi David et saint Jacques, frère du Seigneur, premier évêque de Jérusalem (de fait cousin germain du Christ), trois saints que la liturgie byzantine qualifie de « Pères divin » (ou « Pères de Dieu » – θεοπάτορες – Богоотцы).

Traditionnellement, c’est l’un des jours où la divine liturgie de saint Jacques, frère du Seigneur, peut être employée à la place de celle de saint Jean Chrysostome. Cette liturgie très antique représente les anciens usages de l’Eglise de Jérusalem et du Patriarcat d’Antioche. Elle fut progressivement abandonnée quand les patriarches de Jérusalem et d’Antioche se sont réfugiés en territoire byzantin après la conquête musulmane de l’Orient, et recrée (de façon quelque peu hypothétique) à partir du XIXème siècle, par l’évêque Denis de Zante († 1894).

Ce jour est aussi dans l’après-fête de Noël, d’où la reprise du tropaire et du kondakion de la fête à la petite entrée de la liturgie.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Saints. Et maintenant.
Kondakion : des Saints.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Et maintenant. Theotokion de sexte.
Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du ton dominical occurrent, auxquels on ajoute 4 tropaires des 4ème et 5ème odes du canon de la fête (œuvre de saint Côme le Mélode, évêque de Maïouma (c. 675 † vers 787)) & 4 tropaires de la 6ème ode du canon des Saints (œuvre de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886)):
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Ô Toi, que jadis Jacob annonça à l’avance * comme attente des nations, ô Christ, * Tu es sorti de la tribu de Juda * et Tu es venu enlever à Damas sa puissance * et à Samarie ses butins, * après avoir changé leur égarement * en foi agréable à Dieu. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !
6. Tu t’es élevé, ô Maître, * comme l’étoile de Jacob, * Tu as rempli de joie les sages observateurs des astres, * adeptes des enseignements de l’antique devin Barlaam ; * eux qui T’étaient amenés comme les prémices des nations, * Tu les reçus ouvertement. ** Gloire à Ta puissance, Seigneur !
7. Te soumettant au décret de César, * Tu t’es fait inscrire au nombre des esclaves, ô Christ, * et Tu nous as affranchis, esclaves de l’ennemi et du péché ; * T’étant totalement appauvri à notre image, * Tu as divinisé notre poussière ** par cette union même et cette participation.
8. Voici que la Vierge, comme il fut dit jadis, * a conçu dans son sein et mis au monde un Dieu devenu homme, * et elle demeure Vierge ; * réconciliés par elle avec Dieu, pécheurs que nous sommes, * nous la chantons avec foi, ** car elle est véritablement Mère de Dieu.
9. Par son étrange enfantement * de la jeune Servante de Dieu * parmi nous, les étrangers, * le Verbe du Père, le Dieu éternel * est descendu loger ; * et toi, bienheureux Joseph, tu le prends * et dans la joie tu fais avec lui * cette étrange descente en Egypte pour obéir ** aux ordres de Dieu.
10. Auprès du Dieu qui se fit enfant dans la chair, * Joseph, tu te tenais * comme un Ange, et le servais; * directement auprès de lui, * c’est clair, tu fus illuminé * de ses rayons immatériels * et te montras, Bienheureux, * tout à fait resplendissant ** dans ton âme et ton cœur.
11. Par le contact avec ton Dieu * entièrement sanctifié * en ton âme et ton corps, * tu partis vers les demeures immatérielles * et maintenant tu sanctifies * ceux qui célèbrent ta mémoire, Joseph, * toi le Juste plein de renommée * et le bienheureux époux ** de la sainte Mère de Dieu.
12. Sur terre tu as vu, * illustre Joseph, * comme enfant nouvelet * né de la Vierge immaculée * celui qui dépasse toute perfection * et qui naît du Père avant les siècles; * et tu entendis les Anges le chanter * à l’intérieur de la grotte, * lorsqu’il reposait ** dans la crèche.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Ayant appris de l’Ange la prédication lumineuse de la Résurrection, * et le terme de l’ancestrale condamnation, * les femmes disciples du Seigneur * dirent, pleines de fierté, aux Apôtres : * « Renversée est la mort ! * Le Christ Dieu est ressuscité, ** donnant au monde sa grande miséricorde ! »
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta Nativité, ô Christ, notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de Justice, * et à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut ; ** Seigneur, gloire à toi !
3. Tropaire des Saints, ton 2 : Annonce, Joseph, la bonne nouvelle à David, * à l’ancêtre de Dieu les merveilles dont tu fus le témoin : * sous tes yeux une Vierge a enfanté, * avec les Mages tu t’es prosterné, * avec les Pâtres tu as rendu gloire au Seigneur * et par l’Ange tu fus averti. ** Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.
4. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
5. Kondakion des Saints, ton 3 : Le saint roi David est comblé d’allégresse en ce jour * et Jacques offre sa louange avec Joseph ; * ayant reçu couronne dans la parenté avec le Christ, * ils se réjouissent et chantent * celui qui sur terre est né de merveilleuse façon ** et s’écrient : Sauve dans ton amour ceux qui célèbrent ton Nom.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la fête, ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
℟. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
℣. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).
Des Pères divins, ton 4 :
℟. Dieu est admirable dans ses saints, lui le Dieu d’Israël (Psaume 67, 36).

Epître
Du dimanche après Noël : Galates (§ 200) I, 11-19.
Ainsi trois ans s’étant écoulés, je retournai à Jérusalem pour visiter Pierre ; et je demeurai quinze jours avec lui ; et je ne vis aucun des autres apôtres, sinon Jacques, frère du Seigneur.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
℣. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
℣. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).
Des Pères divins, ton 4 :
℣. Souviens-toi, Seigneur, de David, et de toute sa douceur (Psaume 131, 1).

Evangile
Du dimanche après Noël : Matthieu (§ 4) II, 13-23.
Joseph s’étant levé, prit l’enfant et sa mère durant la nuit, et se retira en Egypte.

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore :
De la fête, ton 1 : Magnifie, mon âme, celle qui est plus vénérable et plus glorieuse que les armées d’en-haut, la Vierge Très-Pure, Mère de Dieu.
Je vois un mystère étonnant, qui dépasse l’entendement * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, le Christ-Dieu. ** Chantons-le et magnifions-le.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
Des Saints : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

[Noveritis 2022] Publication de la date de Pâques & de celles des fêtes mobiles de l’année 2022 le jour de l’Epiphanie

La publication de la date de Pâques dans le Pontificale Romanum.

Dans le rit romain, le jour de l’Epiphanie (dont la solennité est obligatoirement reportée en France au dimanche qui suit – sauf lorsque le 6 janvier tombe un dimanche), le diacre fait selon la tradition la publication de la date de Pâques après le chant de l’évangile.

RIT ROMAIN

En voici le chant pour 2022, réalisé par nos soins :

Noveritis Romanum 2022 : proclamation de la date de Pâques et des fêtes mobiles

En voici le texte & la traduction pour 2022 :

Novéritis, fratres caríssimi, quod annuénte Dei misericórdia, sicut de Nativitáte Dómini nostri Jesu Christi gavísi sumus, ita et de Resurrectióne ejúsdem Salvatóris nostri gáudium vobis annuntiámus.

Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.

Die décima tértia Februárii erit Domínica in Septuagésima.

Le 13 février sera le dimanche de la Septuagésime.
Secúnda Mártii dies Cínerum, et inítium jejúnii sacratíssimæ Quadragésimæ. Le 2 mars sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
Décima séptima Aprílis sanctum Pascha Dómini nostri Jesu Christi cum gáudio celebríbitis. Le 17 avril sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous célèbrerez avec joie.
Vigésima sexta Máii erit Ascénsio Dómini nostri Jesu Christi. Le 26 mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Quinta Júnii Festum Pentecóstes. Le 5 juin sera la fête de la Pentecôte.
Décima sexta ejúsdem Festum sacratíssimi Córporis Christi. Le 16 du même mois sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
Vigésima séptima Novémbris Domínica prima Advéntus Dómini nostri Jesu Christi, cui est honor et glória, in sæcula sæculórum. Amen.

Le 27 novembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

Livret PDF imprimable à l’attention du clergé.

RIT PARISIEN

Voici le chant de l’ancien usage de Paris, pour 2022 :

Noverit Parisiense 2022 - proclamation de la date de Pâques : 17 avril 2022

En voici le texte & la traduction pour 2022 :

Novérit cáritas vestra, fratres caríssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die décima séptima mensis Aprílis Pascha Dómini celebrábimus.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 17 avril nous célèbrerons la Pâque de Seigneur.

 

RIT AMBROSIEN

Voici le chant pour le rit ambrosien, pour 2022 :

Noverit Ambrosianum 2022 - proclamation de la date de Pâques : 17 avril 2022

En voici le texte & la traduction pour 2022 :

Novérit cháritas vestra, fratres charíssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die décima séptima, mensis Aprílis, Pascha Dómini cum gáudio celebrábimus. ℟. Deo grátias.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 17 avril, nous célèbrerons avec joie la Pâque de Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Noël russe : vêpres & liturgie de saint Basile – matines & liturgie de saint Jean Chrysostome

Nativite de Notre Seigneur & Sauveur Jésus-ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le jeudi 6 janvier 2022 du calendrier grégorien – 24 décembre 2021 du calendrier julien, vêpres & liturgie de saint Basile à 18h30 – le vendredi 7 janvier 2022 du calendrier grégorien – 25 décembre 2021 du calendrier julien, matines à 10h30 & liturgie de saint Jean Chrysostome à midi.

L’Eglise catholique russe suit le calendrier julien et non le calendrier grégorien. Le décalage entre les deux calendriers étant actuellement de 13 jours, Noël – le 25 décembre julien – tombe le 7 janvier grégorien. Le 6 janvier, la célébration de la fête de la Nativité s’ouvre par l’office des grandes vêpres sur lequel se greffe la divine liturgie de saint Basile le Grand.

Aux grandes vêpres & à la divine liturgie de saint Basile le Grand

Stichères du lucernaire, ton 2 :
1er stichère (de saint Germain de Constantinople, † 740) : Venez, réjouissons-nous dans le Seigneur, * en relatant le mystère de ce jour. * Le mur de séparation est renversé ; * l’épée flamboyante se retire * et les chérubins s’éloignent de l’arbre de vie. * Et moi, je goûte à la nourriture du paradis, * duquel m’avait chassé la désobéissance. * Car l’image immuable du Père, * l’empreinte de Son éternité, * prend forme d’esclave * en naissant d’une mère qui ne connut point le mariage, * et sans Lui-même subir de changement. * Ce qu’il était, Il l’est demeuré, * Dieu véritable ; * ce qu’Il n’était pas, il l’a assumé, * s’étant fait homme par amour pour le genre humain. * Chantons-Lui : ** Dieu né de la Vierge, aie pitié de nous.
2nd stichère (de saint Anatolius de Constantinople, † 458) : Le Seigneur Jésus étant né de la sainte Vierge, * toutes choses ont été illuminées. * Tandis que les pasteurs veillaient dans la plaine, * que les mages L’adoraient, * que les anges Le chantaient, * Hérode s’agitait * parce que Dieu était apparu dans la chair ** en Sauveur de nos âmes.
3ème stichère : Ton Royaume, Christ Dieu, * est un royaume de tous les siè̀cles * et Ta souveraineté dure de génération en génération. * Toi qui T’es incarné par le Saint-Esprit * et qui es devenu homme en naissant de la toujours Vierge Marie, * Tu fis briller la lumière pour nous, ô Christ Dieu, par Ton avènement. * Lumière de Lumière, * éclat du Père, * Tu as illuminé toute créature. * Tout souffle Te loue, * Toi qui es l’empreinte de la gloire du Père, * Toi qui es et as toujours été, * Toi qui à brillé d’une Vierge ** Dieu, aie pitié de nous.
4ème stichère : Que T’offririons-nous, ô Christ, * parce que Tu t’es fait voir sur terre comme homme ? * Chacune des créatures sorties de Toi Te présente en effet sa gratitude : les anges, leur chant ; * les cieux, l’étoile ; * les mages, leurs dons ; * les pasteurs, leur émerveillement, * la terre, la grotte ; * le désert, la crèche ; * mais nous, une Mère Vierge ! * Ô Toi qui es d’avant les siècles, ** Dieu, aie pitié de nous.
Despotikon (de sainte Cassienne de Constantinople, 810 † 865) : Auguste régnant seul sur le monde, * la pluralité des pouvoirs humains cessa, * et, lorsque Tu t’incarnas de l’Immaculée, * le polythéisme des idoles fut aboli. * C’est à un seul royaume universel que furent soumises les cités * et c’est dans la seule souveraineté de la Divinité que crurent les nations. * Les peuples furent recensés sur l’ordre de César ; * nous croyants, fûmes inscrits au nom de Ta Divinité, * ô notre Dieu incarné. ** Grande est Ta miséricorde, Seigneur, gloire à toi !

Prokimen
Du mercredi, ton 5 :
℟. Dieu par ton Nom, sauve-moi * et dans ta force fais-moi justice (Psaume 53, 3).
℣. Dieu, exauce ma prière, prête l’oreille aux paroles de ma bouche. (Psaume 53, 4).

Premier tropaire & versets des Parémies : Tu es né caché dans une grotte, * mais le ciel T’annonça à tous en employant, ô Sauveur, * l’étoile comme une bouche. * Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Ses fondations reposent sur les saintes montagnes ; * le Seigneur aime les portes de Sion plus que toutes les tentes de Jacob. * On a dit de toi des choses glorieuses, cité de Dieu. * Je ferai mémoire de Rahab et de Babylone devant ceux qui me connaissent.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Voici que les étrangers, et Tyr, et le peuple de l’Éthiopie, * tous y sont nés. * Mais Sion est notre mère, peut dire chacun, * car en elle tout homme est né, * et Lui-même, le Très-Haut, en a posé les fondements.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Le Seigneur inscrira au registre les peuples * et les princes qui y sont nés. * Car tous ceux qui exultent de joie ont leur demeure en toi.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Et maintenant & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.
Tu es né caché dans une grotte, * mais le ciel T’annonça à tous en employant, ô Sauveur, * l’étoile comme une bouche. * Et il T’amena les mages qui T’adorèrent avec foi ; * Comme Tu eus pitié d’eux, aie pitié de nous.

Second tropaire & versets des Parémies : Tu as surgi d’une Vierge, ô Christ, Soleil spirituel de Justice ; * et une étoile T’a montré dans la grotte, Toi l’Incirconscriptible devenu circonscrit. * Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. * Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Le Seigneur a régné, Il s’est revêtu de beauté, * le Seigneur s’est revêtu de puissance, * Il a noué une ceinture à Ses reins. * Car Il a affermi l’univers, * et il ne sera pas ébranlé.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Les fleuves ont élevé, Seigneur, * les fleuves ont élevé leur voix. * Les fleuves ont soulevé, * dans le fracas des eaux innombrables.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Admirables sont les soulèvements de la mer ; * admirable est le Seigneur dans les hauteurs. * Tes témoignages sont entièrement dignes de foi ; * à Ta maison convient la sainteté, Seigneur pour la suite des jours.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Et maintenant & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.
Tu as surgi d’une Vierge, ô Christ, Soleil spirituel de Justice ; * et une étoile T’a montré dans la grotte, Toi l’Incirconscriptible devenu circonscrit. * Tu as guidé les mages venus pour T’adorer. * Avec eux, nous Te magnifions : * Toi qui donnes la vie, gloire à Toi.

Prokimen
De la fête, ton 1 :
℟. Le Seigneur m’a dit : Tu es mon Fils, * Moi, aujourd’hui, je T’ai engendré (Psaume 2, 8).
℣. Demande, et je Te donnerai les nations en héritage, pour domaine, les extrémités de la terre (Psaume 2, 9).

Epître
De la fête : Hébreux (§ 303) I, 1-12.
Dieu ayant parlé autrefois à nos pères en divers temps et en diverses manières par les prophètes, nous a enfin parlé en ces derniers jours par son propre Fils, qu’il a fait héritier de toutes choses, et par qui il a même créé les siècles.

Alleluia
De la fête, ton 5 :
℣. Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds (Psaume 109, 1).
℣. Le Seigneur T’enverra de Sion le sceptre de Ta puissance (Psaume 109, 2).
℣. De mon sein je T’ai engendré avant l’étoile du matin. Le Seigneur l’a juré, et Il ne s’en repentira pas (Psaume 109, 3).

Evangile
De la fête : Luc (§ 5) II, 1-20.
C’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.

Verset de communion
De la fête : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.
Concert : Catavasies de la Nativité.

Tropaire apolytikion, ton 4
Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !

Kondakion (de saint Romanos le Mélode), ton 3
La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

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Aux matines

Canon des matines de Noël, de saint Côme de Maïouma

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A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Les psaumes des typiques ainsi que les Béatitudes, au début de la liturgie, sont remplacées par les trois antiennes suivantes :

Première antienne, ton 2 – Psaume 110, 1-3
℣. Je Te confesserai de tout mon cœur Seigneur, * je raconterai toutes Tes merveilles.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Dans la société des justes, et dans l’assemblée * grandes sont les œuvres du Seigneur.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Elles sont proportionnées * à toutes ses volontés.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Tout ce qu’il a fait publie sa gloire, et annonce sa grandeur : * sa justice demeure éternellement.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
℟. Par les prières de la Mère de Dieu, * Sauveur, sauve-nous.

Seconde antienne, ton 2 – Psaume 111, 1-4
℣. Heureux l’homme qui craint le Seigneur, * et qui a une grande affection pour ses commandements.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, né de la Vierge, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Sa race sera puissante sur la terre : * la postérité des justes sera bénie.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, né de la Vierge, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. La gloire et les richesses sont dans sa maison ; * et sa justice demeure éternellement.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, né de la Vierge, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Une lumière s’est levée dans les ténèbres pour les justes : * elle est miséricorde, tendresse et justice.
℟. Sauve-nous, Fils de Dieu, né de la Vierge, * nous qui te chantons : « Alléluia ! »
℣. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit, * Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Fils unique & Verbe de Dieu, qui es immortel & qui, pour notre salut, as voulu t’incarner de la sainte Mère de Dieu & toujours Vierge Marie, qui, sans changer, t’es fait homme, as été crucifié, Christ-Dieu, et par ta mort as vaincu la mort, l’un de la sainte Trinité, glorifié avec le Père et le Saint-Esprit, sauve-nous.

Troisième antienne, ton 4 – Psaume 109, 1-3
℣. Le Seigneur a dit à mon Seigneur : * siège à ma droite.
℟. Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !
℣. Jusqu’à ce que je réduise tes ennemis * à te servir de marchepied.
℟. Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !
℣. Le Seigneur fera sortir de Sion le sceptre de ta puissance : * règne au milieu de tes ennemis.
℟. Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !
℣. Le pouvoir est avec toi au jour de votre puissance, * dans la splendeur des saints.
℟. Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !

A la petite entrée :
1. Isodikon de la fête : De mon sein je t’ai engendré avant l’étoile du matin. Le Seigneur l’a juré et Il ne s’en repentira pas : Tu es prêtre pour les siècles selon l’ordre de Melchisédech (Psaume 109, 3-4).
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ta Nativité, ô Christ notre Dieu, * a fait resplendir dans le monde la lumière de la connaissance. * Par elle en effet les adorateurs des astres * ont appris par l’astre à t’adorer, * toi, Soleil de justice, * & à reconnaître en toi l’Orient d’en-haut; ** Seigneur, gloire à toi !
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
4. Kondakion de la fête (de saint Romanos le Mélode, diacre du monastère des Blachernes à Constantinople au VIème siècle), ton 3 : La Vierge en ce jour met au monde l’Eternel, * et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. * Les Anges et les Pasteurs chantent sa gloire. * Les Mages avec l’étoile s’avancent. * Car tu es né pour nous * enfant nouveau-né ** le Dieu d’avant les siècles.

A la place du Trisaghion :
℟. Vous tous qui avez été baptisés en Christ, * vous avez revêtu le Christ. * Alléluia. (3 fois)

Prokimen
De la fête, ton 8 :
℟. Que toute la terre t’adore et te chante, / qu’elle chante ton Nom, ô Très-Haut (Psaume 65, 4).
℣. Acclamez le Seigneur, toute la terre, chantez son Nom, célébrez sa gloire par la louange. (Psaume 65, 2).

Epître
De la fête : Galates (§ 209) IV, 4–7.
Mais lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, formé d’une femme, et assujetti a la loi, pour racheter ceux qui étaient sous la loi, et pour nous rendre enfants adoptifs.

Alleluia
De la fête, ton 1 :
℣. Les cieux racontent la gloire de Dieu, le firmament annonce l’œuvre de ses mains (Psaume 18, 2).
℣. Le jour au jour en proclame le récit ; la nuit à la nuit en annonce la connaissance (Psaume 18, 3).

Evangile
De la fête : Matthieu (§ 3) II, 1–12.
Et entrant dans la maison, ils trouvèrent l’enfant avec Marie, sa mère ; et se prosternant, ils l’adorèrent : puis ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent pour présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique (de la fête)
Mégalynaire : Magnifie, * mon âme, * celle qui est plus vénérable et plus glorieuse * que les armées d’en-haut, * la Vierge Très-Pure, ** Mère de Dieu.
Hirmos : Je vois un mystère étonnant, * qui dépasse l’entendement, * une grotte est devenue le ciel ; * la Vierge est devenue le trône des Chérubins ; * une crèche est devenue le lieu où repose * Celui que rien ne peut contenir, * le Christ-Dieu, ** chantons-le, & magnifions-le !

Verset de communion
De la fête : Le Seigneur a envoyé la délivrance à Son peuple (Psaume 110, 9). Alleluia, alleluia, alleluia.
Concert : Catavasies de la Nativité.

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Programme de la fête de sainte Geneviève, vierge, patronne de Paris

Sainte Geneviève - livre d'heure du XVIème siècleSaint-Eugène, le lundi 3 janvier 2022, grand’messe de 19h.

« Contemporaine de Clovis et de saint Remi, Geneviève naît en 422 à Nanterre. À l’âge de sept ans, elle rencontre Germain, évêque d’Auxerre, et Loup, évêque de Troyes, qui faisaient halte dans cette bourgade avant de s’embarquer pour l’Angleterre pour y combattre, sur l’ordre du pape, l’hérésie de Pélage. La fillette est en prière dans l’église de Nanterre et Germain prophétise devant les parents de Geneviève le destin exceptionnel de l’enfant. Lorsque sa mère est frappée de cécité pour avoir donné un soufflet à Geneviève, celle-ci la guérit avec de l’eau qu’elle a bénite.

Geneviève promet à Germain de se consacrer au Christ, et, à quinze ans, elle reçoit le voile des vierges. À l’époque, en effet, il n’existait pas de monastères de femmes et celles qui souhaitaient se consacrer au Seigneur continuaient à vivre dans le monde, simplement distinguées par le voile de leur consécration. À la mort de ses parents, Geneviève vient habiter à Paris chez sa marraine. Elle vit dans le silence, la prière et la mortification, ne se nourrissant que deux fois par semaine. Elle est aussi favorisée de grâces extraordinaires, en lisant dans les consciences et en guérissant les corps au nom du Christ par des onctions d’huile.

Saint Germain la défend contre les calomnies. Geneviève fait construire la première basilique de Saint-Denis. Elle visite de nuit le chantier avec ses compagnes, quand le vent éteint le cierge qui éclairait le chemin du petit groupe. Geneviève prend le cierge, qui se rallume aussitôt, et sa flamme résiste à toutes les bourrasques.

En 451, Attila franchit le Rhin et envahit la Gaule. Les Parisiens prennent peur et veulent fuir. Geneviève les convainc de demeurer dans la ville. Elle rassemble les femmes de Paris dans l’église-baptistère près de Notre-Dame et leur demande de supplier le Ciel d’épargner leur ville. C’est ce qui se produit. Abandonnant la route de Paris, les Huns se dirigent vers Orléans qu’ils assiègent. Contraints par les armées du général romain Aetius, ils se replient vers le nord et sont définitivement vaincus aux Champs Catalauniques. Plus tard, lorsque les Francs assiègent Paris, Geneviève sauve cette fois la ville de la famine. Elle organise une expédition ingénieuse au moyen de bateaux qui, par la Seine, vont chercher le ravitaillement jusqu’en Champagne. Sa réputation s’étend jusqu’en Orient. Clovis et Clotilde lui voueront une grande vénération. Elle sera enterrée auprès du roi dans l’église des Saints-Apôtres que sainte Clotilde avait fait construire et qui prendra dès le VIIème siècle le nom de Sainte-Geneviève.

Geneviève meurt en 512 à près de 90 ans. Son corps est transporté en 845 à Marizy par crainte des Normands et rapporté à Paris en 890. À partir du XIIème siècle, la châsse contenant ses reliques est portée en procession à travers Paris. Des miracles ont lieu sur son passage en particulier lors du mal des ardents. Ses reliques sont brûlées par les révolutionnaires en 1793, mais son tombeau vide, transporté dans l’église Saint-Étienne-du-Mont continue d’être vénéré.

Sainte Geneviève est la patronne de Paris, et des gendarmes. »
Source : Introibo.

Voir aussi sur notre site la présentation des processions des reliques de sainte Geneviève.

A la sainte messe :

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