Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du Vendredi Saint

Crucifixion tirée d'un canon pontifical du XVIIème siècleSaint-Eugène, le Vendredi Saint 2 avril 2021, 2 messes des Présanctifiés à titre exceptionnel cette année : à 15h (plain-chant grégorien) & à 19h (plain-chant grégorien & polyphonie – diffusée sur YouTube), cette dernière suivie de l’office des Ténèbres du Samedi Saint. Répétitions à 14h30 et 18h30 pour les choristes de la Schola Sainte Cécile

La messe des Présanctifiés est ainsi nommée car les Saints Dons ont été consacrés la veille le Jeudi Saint au cours de la messe de la Cène ; ils ont été portés au reposoir à l’issue de cette messe et sont aujourd’hui solennellement rapportés à l’autel au cours de cette liturgie des Présanctifiés. Le génie du rit romain montre ainsi le lien théologique intime qui unit le Jeudi Saint et le Vendredi Saint, le sacrifice du pain et du vin à la Cène par le Christ et celui de son Corps et de son Sang sur la Croix.

Cette liturgie romaine du Vendredi Saint par bien des aspects rappelle la liturgie des Présanctifiés que le rit byzantin célèbre tous les mercredis et vendredis de Carême et dont le règlement est traditionnellement attribué au Pape saint Grégoire le Grand, pape de Rome, qui fut diacre apocrisiaire à Constantinople. Il ne s’agit pas d’un simple office de communion mais bien d’une messe car les espèces du pain et du vin y sont employés, mais surtout parce que le célébrant y procède à la fraction de l’hostie, signe de la passion et, pour les premiers chrétiens, signe de l’eucharistie (« Ils reconnurent le Seigneur dans la fraction du pain » (cf. Luc XXIV, 30-31)

A la messe des Présanctifiés de 15h :

  • Procession d’entrée en silence
  • Traits : Faux-bourdon du IInd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Jean – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
  • Découvrement de la croix : Antienne Ecce lignum
  • Pendant l’adoration de la croix :
    1. Impropères en plain-chant
    2. Antienne Crucem tuam en plain-chant
    3. Crux fidelis en plain-chantA la procession ramenant le Saint Sacrement : Vexilla Regis prodeunt – hymne du temps de la Passion, composée au VIème siècle par Saint Venance Fortunat lors de la susception à Poitiers des reliques de la vraie Croix par la reine de France sainte Radegonde
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Nunc potestátes cœlórum – grande entrée de la divine liturgie des saints dons présanctifiés de saint Grégoire le Grand, pape de Rome (rit byzantin du Carême) – harmonisation traditionnelle russe – adaptation : Gregory DiPippo & Henri de Villiers
  • Procession de sortie en silence

A la messe des Présanctifiés de 19h :

Les Présanctifiés seront suivis de l’Office des Ténèbres du Samedi Saint
(après une courte pause)

Télécharger le livret de la messe de 15h au format PDF.
Télécharger le livret de la messe de 19h au format PDF.
Télécharger le livret de l’office de Ténèbres du Samedi Saint au format PDF.
Télécharger le livret des leçons de Ténèbres du troisième jour au format PDF.

Programme du Jeudi Saint

La Cène - gravure tirée d'un canon pontifical
Saint-Eugène, le jeudi 1er avril 2021, 2 messes à titre exceptionnel cette année : à 15h (plain-chant grégorien & orgue) & à 19h (plain-chant grégorien, polyphonie et orgue – diffusée sur YouTube), suivie de la procession au reposoir, au dépouillement des autels, & enfin de l’office des Ténèbres du Vendredi Saint. Répétitions à 14h30 et 18h30 pour les choristes de la Schola Sainte Cécile

La messe du Jeudi Saint a une importance toute particulière, puisqu’il s’agit de la solennité commémorative de la dernière Cène, laquelle se trouve être aussi la première messe.

A Rome, la station est aujourd’hui en l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean de Latran), l’église cathédrale du Pape, père de la chrétienté.

Procession du Très-Saint Sacrement au tombeau, après la messe du Jeudi Saint - gravure de PicardLa liturgie de cette messe est tout à fait saisissante et touchante, elle présente en effet une double impression, de joie et de tristesse. C’est tout d’abord une impression de joie qui domine le début de la messe. L’autel est orné ; la croix du maître-autel est voilée de blanc ; le prêtre monte à l’autel en ornements blancs ; l’orgue fait entendre ses accents éclatants ; on chante le joyeux Gloria qu’on n’a pas entendu depuis longtemps ; pendant le Gloria, on sonne, pour la dernière fois, les cloches. Ensuite, les cloches & les orgues se taisent. Sur cette fête joyeuse, qui est consacrée à l’institution du Sacrement de l’autel, s’étend soudain alors un voile de profonde tristesse : l’Eglise participe alors à la déréliction & à l’agonie de son Maître au Jardin des Oliviers.

Office de Ténèbres du Jeudi Saint (chantées le Mercredi Saint à 20h)

Télécharger le livret de cet office de Ténèbres du Jeudi Saint au format PDF.
Télécharger le livret des leçons de Ténèbres du premier jour au format PDF.

A la messe de la Cène de 15h

Le Kyrie et le Gloria aujourd’hui se feront avec alternances d’orgue. Selon la tradition codifiée au Concile de Trente, l’orgue figure en effet les jours de fête les versets impairs de l’ordinaire de la messe. On raconte que cette tradition remonte au moment de la Peste Noire au XIVème s. lorsque, les chantres venant à manquer en raison de la contagion, le chant de l’orgue suppléa le chant de l’un des deux chœurs.

A la messe de la Cène de 19h

Office des Ténèbres du Vendredi Saint

https://youtu.be/HGy8Z082cXY

Télécharger le livret de la messe de 15h au format PDF.
Télécharger le livret de la messe de 19h au format PDF.
Télécharger le livret de l’office de Ténèbres du Vendredi Saint au format PDF.
Télécharger le livret des leçons de Ténèbres du second jour au format PDF.

Programme du dimanche des Rameaux

Saint-Eugène, le dimanche 28 mars 2021, messe solennelle de 11h. Conférence de Carême du chanoine Guelfucci, curé, à 15h : Année saint Joseph – 6ème partie : la mort de saint Joseph. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

> Catéchisme sur la Semaine Sainte

« Le dimanche des Rameaux est la porte d’entrée monumentale qui nous introduit dans les saints mystères de Pâques. » (Dom Pius Parsch).

Le diable fut donc trompé par sa propre malignité ; il fit souffrir au Fils de Dieu un supplice qui est devenu le remède de tous les enfants des hommes. Il répandit le sang innocent qui devait être le prix de la réconciliation du monde, et notre breuvage. Le Seigneur souffrit le genre de mort qu’il avait librement choisi, conformément à ses desseins. Il permit à des hommes furieux de porter sur lui leurs mains impies, et, en accomplissant un crime énorme, elles ont servi à l’exécution des desseins du Rédempteur. La tendresse de son amour était si grande, même envers ses meurtriers, que, suppliant son Père du haut de la croix, il lui demanda non pas de le venger, mais de leur pardonner.
Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire
  • Antienne d’entrée : Hosanna Filio David
  • Répons graduel : In monte Oliveti – Polyphonie du Padre Giovanni Baptista Martini, o.f.m. (1704 †1784), maître de chapelle et organiste du couvent franciscain de Bologne
  • Sanctus XVIII
  • Pendant la distribution des rameaux :
    • antiennes Pueri Hebræorum
    • Jérusalem acclame – chant de triomphe – Joseph Noyon (1888 † 1962), maître de chapelle de Saint-Honoré-d’Eylau
  • Procession des Rameaux : Antiennes processionnelles : Occurrunt turbæ – Cum Angelis – Turba multa
  • Station devant les portes : Hymne de Théodulphe, évêque d’Orléans (IXème siècle) : Gloria laus
  • Ouverture des portes : dialogue Attollite portas entre les chantres & le célébrant
  • Entrée processionnelle : répons Ingrediente Domino
  • Kyrie XVII – Kyrie Salve
  • Trait : Faux-bourdon du 2nd ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
  • Passion de Notre Seigneur-Jésus-Christ selon Matthieu – Répons de la Synagogue en polyphonie – Henri de Villiers
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Les sept Paroles du Christ de Théodore Du- bois (1837 † 1924), maître de chapelle et organiste de La Madeleine – prélude et chœur final – oratorio créé le Vendredi Saint 1867 en l’église Sainte-Clotilde
  • Sanctus XVII
  • A l’élévation : O Salutaris sur le ton de Vexilla Regis prodeunt, d’après Antoine de Bertrand
  • Agnus Dei de la Missa Exultate Deo (1669) de François Cosset (c. 1610 † c. 1673), maître de chapelle des cathédrales de Laon, Reims et Paris
  • Pendant la communion : Stabat Mater (1736) de Jean-Baptiste Pergolèse (1710 † 1736), composé pour la Confrérie des chevaliers de Saint-Louis du Palais de Naples
  • Prière pour la France – faux-bourdon parisien du VIIIème ton (édition de 1739)
  • Benedicamus Domino XVII
  • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum
  • Procession de sortie : Au sang qu’un Dieu va répandre – cantique sur un texte de François de Salignac de La Mothe-Fénelon (1651 † 1715), archevêque de Cambrai, de l’Académie française – mélodie d’Amédée Gastoué – harmonisation Henri de Villiers – orchestration Nicolas Vardon
  • https://youtu.be/wBURVfBlZJQ

    Conférence de Carême du Chanoine Marc Guelfucci, curé : Année saint Joseph – 6ème partie : la mort de saint Joseph.

    IIndes vêpres du dimanche des Rameaux. Au salut du Très-Saint Sacrement :

    • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de la Passion Vexilla Regis prodeunt
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Stabat Mater dolorosa – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306), plain-chant (versets impairs) et alternances de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle : « Stabat Mater pour des religieuses » (H. 15) (versets pairs)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro Francisco.
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
    • Supplication finale : Antique litanie qui concluait autrefois l’office des Ténèbres

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
    Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres et du salut du dimanche des Rameaux.

    Programme du IInd dimanche de Carême – mémoire de saint Grégoire Palamas – ton 1

    Saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique - fresque du Monastère de Dyonisiou par le maître Tsortsi Fuca - XVIème siècleParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 mars 2021 du calendrier grégorien – 15 mars 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.

    Dimanche du ton I de l’Octoèque. En ce second dimanche de Carême, le rit byzantin commémore depuis l’an 1368 (année de sa canonisation) saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique (1296 † 1359).

    Saint Grégoire Palamas a développé une théologie mystique qui insiste sur les voies de l’union de l’homme avec Dieu, conduisant à la divinisation de l’homme par le don de la grâce de Dieu, approfondissant par le moyen des techniques de l’hésychasme, de la prière permanente du cœur, ce que disait déjà au IInd siècle saint Irénée du mystère de l’Incarnation et du Salut (« Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu »).

    Puisque le Fils de Dieu, dans son incomparable amour pour les hommes, ne s’est pas borné à unir son Hypostase divine à notre nature, en endossant un corps animé et une âme douée d’intelligence, pour apparaître sur terre et vivre avec les hommes, mais puisqu’il s’unit, ô miracle d’une incomparable surabondance, aux hypostases humaines elles-mêmes, en se confondant lui-même avec chacun des fidèles par la communion à son saint Corps, puisqu’il devient un seul corps avec nous et fait de nous un temple de la Divinité tout entière, car dans le Corps même du Christ habite corporellement toute la plénitude de la Divinité, comment n’illuminerait-il pas ceux qui communient dignement au rayon divin de son Corps qui est en nous, en éclairant leur âme comme il illumina les corps mêmes des disciples sur le Thabor ? Car alors ce corps, source de la lumière de la grâce, n’était pas encore uni à nos corps : il illuminait du dehors ceux qui en approchaient dignement et envoyaient l’illumination à l’âme par l’intermédiaire des yeux sensibles ; mais aujourd’hui, puisqu’il est confondu avec nous et existe en nous, il illumine l’âme justement de l’intérieur. »
    saint Grégoire Palamas, Triades 1, 3, 38.

    Aux heures
    A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (de saint Grégoire). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : du Triode (de saint Grégoire).
    A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Triode (de saint Grégoire). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : du Triode.

    Divine liturgie de saint Basile le Grand

    Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent et quatre tropaires de la 3ème ode du canon de saint Grégoire :
    1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
    5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
    6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
    7. Gardant tes divins commandements * nous évitons toutes les ruses des hérétiques ** nous écartons leurs phalanges, Grégoire, par tes saints écrits.
    8. Tu as détruit la sagesse folle des hérétiques * Bienheureux qui avais dans ton cœur la sagesse de la Personne de Dieu ** par laquelle de toute ta voix tu as renversé les ruines de leur orgueil.
    9. Sage qui vivais dans l’ascèse * tu as détruit les passions de la chair qui se corrompent ** et fait de ton âme l’organe divin de la théologie.
    10. Dans la connaissance et la résolution du cœur * j’aimais la confusion et la perdition de ma vie ** Mais par ton intercession, Vierge Epouse de Dieu, attache moi à mon amour.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
    2. Tropaire de saint Grégoire Palamas, ton 8 : Lumière de l’Orthodoxie & docteur de l’Eglise dont tu fus le ferme appui, * ornement des saints moines & rempart invincible des théologiens, * saint Grégoire thaumaturge, gloire de Thessalonique & de la grâce le héraut, ** intercède auprès de Dieu afin qu’il sauve nos âmes.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    4. Kondakion de saint Grégoire Palamas, ton 8 : Organe sacré & divin de la sagesse, * porte-voix éclatant & harmonieux de la théologie, * nous te chantons, Grégoire aux divines parles. * Soumettant l’intelligence à l’Intelligence première, * conduis vers Elle notre intelligence, Père, pour que nous te clamions : ** Réjouis-toi, prédicateur de la grâce.
    6. Kondakion du Triode, ton 4 : Maintenant est venu le temps de nous mettre à l’œuvre, * le jugement est proche ; * hâtons-nous donc de jeûner, * offrons avec nos aumônes nos larmes. * Nos péchés sont plus nombreux que les grains de sable de la mer, * mais efface-les, Créateur de toutes choses, ** afin que nous recevions les couronnes incorruptibles.

    Prokimen
    Du Triode, ton 5 :
    ℟. Toi, Seigneur, tu nous prends en garde, tu nous protèges d’une telle engeance, à jamais (Psaume 11, 8).
    ℣. Sauve-moi, Seigneur, il n’est plus de saints (Psaume 11, 2).
    De saint Grégoire Palamas, ton 1 :
    ℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).

    Epîtres
    Du second dimanche de Carême : Hébreux (§ 304), I, 10 – II, 3.
    C’est pourquoi il a fallu qu’il fût en tout semblable à ses frères, pour être envers Dieu un pontife compatissant et fidèle en son ministère, afin d’expier les péchés du peuple.
    De saint Grégoire Palamas : Hébreux (§ 318), VII, 26 – VIII, 2.
    Car il était bien raisonnable que nous eussions un pontife comme celui-ci, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux.

    Alleluia
    Du dimanche, ton 2 :
    ℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
    ℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
    De saint Grégoire Palamas, ton 2 :
    ℣. La bouche du juste produit la sagesse, la langue perverse sera arrachée (Proverbes, 10, 31)

    Evangiles
    Du second dimanche de Carême : Marc (§ 7), II, 1-12.
    Le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de remettre les péchés.
    De saint Grégoire Palamas : Jean (§ 36), X, 9-16.
    Pour moi, je suis le bon Pasteur : je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent.

    Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
    En toi se réjouissent, * ô Pleine de grâce, * toute la création, * la hiérarchie des anges * et la race des hommes. * Ô Temple sanctifié, * ô Jardin spirituel, * ô Gloire virginale, * c’est en toi que Dieu s’est incarné, * en toi qu’est devenu petit enfant * Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. * De ton sein il a fait un trône, * il l’a rendu plus vaste que les cieux. * Ô Pleine de grâce, * toute la création se réjouit en toi, ** gloire à toi.

    Verset de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    De saint Grégoire Palamas : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.
    Télécharger le livret des choristes pour le commun de la liturgie des dimanches de Carême.

    Programme de l’Annonciation

    Saint-Eugène, le jeudi 25 mars 2021, messe de 19h.

    > Catéchisme sur l’Annonciation.

    Lors donc, bien-aimés frères, qu’arrivent les temps, marqués d’avance pour la rédemption des hommes, notre Seigneur Jésus-Christ descend du ciel et vient ici-bas, sans quitter la gloire de son Père : c’est un prodige nouveau que sa génération, un prodige nouveau que sa nativité. Prodige nouveau : lui qui est invisible de sa nature, il s’est rendu visible dans la nôtre ; lui qui est immense et insaisissable, il a voulu être saisi et limité ; lui qui subsiste ayant les siècles, il a commencé d’être au cours des siècles ; lui, souverain maître de l’univers, il a voilé l’éclat de sa majesté et revêtu la forme d’un esclave ; lui, Dieu impassible et immortel, il n’a point dédaigné de se faire homme passible, de s’assujettir aux lois de la mortalité ! »
    Homélie de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

    A la sainte messe :

    https://youtu.be/zwQYQewcJ-o

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du dimanche de la Passion

    Dimanche de la PassionSaint-Eugène, le dimanche 21 mars 2021, grand’messe de 11h. Conférence de Carême de l’Abbé Guilhem de Labarre, fssp, à 15h : Année saint Joseph – 5ème partie : les vertus familiales ; paternité et mariage. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    Avec les premières vêpres de ce dimanche, nous entrons dans le temps de la Passion. La première partie du Carême avait jusqu’alors été surtout consacrée à notre ascèse personnelle, à la contrition de nos péchés. Désormais, le rit romain nous fait méditer sur la Passion & sur la Croix de notre Seigneur. Ce deuil où nous pleurons l’Epoux divin est marqué par un symbole très fort : dès avant les premières vêpres de ce dimanche, les saintes images et les croix sont désormais voilées de violet, en signe de deuil. Les derniers chants joyeux de la messe cessent de se faire entendre : le Gloria Patri disparaît à l’Introït, au Lavabo et dans les répons de l’Office divin. De même, le psaume 42 des prières au bas de l’autel n’est plus récité jusqu’à Pâques. Dans les leçons des vigiles nocturnes, on quitte la lecture des livres de Moïse pour prendre celle du prophète Jérémie, l’une des plus importantes figures du Messie souffrant. L’admirable texte du chapitre IX de l’épître aux Hébreux qui est lu à la messe de ce dimanche est commun au rits romain & byzantin : il s’agit d’une parfaite préface au temps de la Passion.

    A Rome, la station se fait en la basilique Saint-Pierre : l’importance de ce dimanche, qui ne cède la place à aucune fête, quelque solennelle qu’elle soit, demandait que la réunion des fidèles eût lieu dans l’un des plus augustes sanctuaires de la ville sainte.

    Nous n’ignorons pas, mes bien-aimés, que le mystère pascal occupe le premier rang parmi toutes les solennités chrétiennes. Notre manière de vivre durant l’année tout entière doit, il est vrai, par la réforme de nos mœurs, nous disposer à le célébrer d’une manière digne et convenable ; mais les jours présents exigent au plus haut degré notre dévotion, car nous savons qu’ils sont proches de celui où nous célébrons le mystère très sublime de la divine miséricorde. C’est avec raison et par l’inspiration de l’Esprit-Saint, que les saints Apôtres ont ordonné pour ces jours des jeûnes plus austères, afin que par une participation commune à la croix du Christ, nous fassions, nous aussi, quelque chose qui nous unisse à ce qu’il a fait pour nous. Comme le dit l’Apôtre : « Si nous souffrons avec lui, nous serons glorifiés avec lui. » Là où il y a participation à la passion du Seigneur, on peut regarder comme certaine et assurée l’attente du bonheur qu’il a promis. »
    Homélie de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    A la sainte messe :

    https://youtu.be/ob9yB-irArs

    Conférence de Carême de l’Abbé Guilhem de Labarre, fssp : Année saint Joseph – 5ème partie : les vertus familiales ; paternité et mariage.

    IIndes vêpres du dimanche de la Passion. Au salut du Très-Saint Sacrement :

    • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de la Passion Vexilla Regis prodeunt
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Stabat Mater dolorosa – complainte de la Très Sainte Vierge au pied de la Croix du Sauveur – texte de Jacques de Todi († 1306), plain-chant (versets impairs) et alternances de Marc-Antoine Charpentier (1643 † 1704), maître de la Sainte Chapelle : « Stabat Mater pour des religieuses » (H. 15) (versets pairs)
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro Francisco.
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
    • Supplication finale : Antique litanie qui concluait autrefois l’office des Ténèbres

    https://youtu.be/FS24HRDeIxo

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
    Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres et du salut du dimanche de la Passion.

    Crucifixion tirée d'un canon pontifical du XVIIème siècle

    Programme du Ier dimanche de Carême – Triomphe de l’Orthodoxie (restauration des saintes Images) – ton 8

    Triomphe de l'Orthodoxie - rétablissement du culte des Images par l'impératrice ThéodoraParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 21 mars 2021 du calendrier grégorien – 8 mars 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Basile le Grand de 9h15.

    Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. En ce jour premier dimanche de Carême, le rit byzantin célèbre le Triomphe de l’Orthodoxie, c’est-à-dire le rétablissement de la vénération des icônes au sein de l’Église et la fin définitive de l’hérésie iconoclaste. Cette fête fut instituée en 843.

    En dépit du septième concile œcuménique de Nicée II de 787, les empereurs iconoclastes avaient persisté à persécuter les défenseurs des saintes icônes. A la suite d’une vision de la Vierge qu’eut l’impératrice Théodora, l’empereur Théophile se repentit de sa politique iconoclaste, marquant le triomphe définitif des fidèles sur les hérétiques. Le refus de l’icône par les iconoclastes n’était pas une hérésie anodine puisqu’elle équivalait de fait à un refus de l’Incarnation.

    L’instauration de cette fête au début du Carême n’est pas sans rapport avec celui-ci. « Le Christ est l’icône du Dieu invisible, le Premier Né de la création » (Colossiens, 1,15). La sainteté consiste bien à restaurer l’image de Dieu en nous, telle qu’elle était au commencement avant qu’elle ne soit altérée par la Chute, comme l’exprime parfaitement & de façon admirable le kondakion de ce dimanche. Cette fête rappelle par ailleurs que le jeûne est aussi une ascèse du regard, de la manière dont nous regardons le monde, et que la contemplation des saintes images y contribue.

    Aux dimanches de Carême, c’est la liturgie de saint Basile le Grand qui est utilisée, en place de celle de saint Jean Chrysostome.

    Le canon des matines est l’œuvre du saint moine Théophane le Marqué, moine palestinien réfugié à Constantinople en raison des persécutions musulmanes et l’un des principaux protagonistes de la lutte théologique contre l’hérésie iconoclaste. Avec son frère saint Théodore, ils subirent maintes fois l’ire impériale et ont mérité leur surnom de « Marqués » à la suite d’un cruel supplice : en 836, on leur grava sur le visage, à l’aide d’aiguilles rougies au feu, douze trimètres iambiques à la gloire de l’iconoclasme.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête du Triode. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : de la fête du Triode.

    A la divine liturgie de saint Basile le Grand

    Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode, de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe (c. 778 † 845), métropolite de Nicée :
    1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
    2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
    3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
    4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
    5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
    6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
    7. Je T’offre le sacrifice de louange, Seigneur, proclame l’Eglise purifiée des souillures des démons ** par le sang qui coula de ton côté, en ta compassion.
    8. L’image adorée du Maître * est peinte et vénérée dans la foi * Et l’Eglise reçoit une nouvelle confiance ** glorifiant le Sauveur dans l’amour de Dieu.
    9. L’Eglise du Christ se dépouille * de la tristesse et des ténèbres de l’hérésie. * Elle porte le vêtement de la réjouissance ** et se couvre de la grâce lumineuse de Dieu.
    10. Le peuple des Orthodoxes a reçu la lumière de l’ancienne splendeur * par le geste de Théodora la reine ** et de Michel son empereur qui aime Dieu.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
    2. Tropaire du triomphe de l’Orthodoxie, ton 2 : Nous vénérons ton icône très pure, toi qui es bon, * en implorant le pardon de nos fautes, ô Christ Dieu ; * car Tu as bien voulu dans ta chair monter sur la croix, * pour délivrer de l’esclavage de l’Ennemi ceux que Tu as créés. * Aussi, en te rendant grâce, te clamons-nous : ** Tu as tout empli de joie, ô notre Sauveur, toi qui es venu pour sauver le monde.
    3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Kondakion du Triode, ton 2 : Le Verbe incirconscriptible du Père, * s’est circonscrit en s’incarnant de toi, ô Mère de Dieu, * et, restaurant sous sa forme ancienne l’image souillée, * Il l’a unie à la divine beauté. ** Mais confessant le salut, nous le représentons en actes et en paroles.

    Prokimen
    Du dimanche de l’Orthodoxie (des Pères), ton 4 :
    ℟. Béni es-tu, Seigneur, Dieu de nos Pères, * & ton nom est loué & exalté dans tous les siècles.
    ℣. Car tu es juste en tout ce que tu as fait pour nous, toutes tes œuvres sont vérité.

    Epître
    Du dimanche de l’Orthodoxie : Hébreux (§ 329), XI, 24-26, 32 – XII, 2.
    Jetant les yeux sur Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi, qui au lieu de la vie tranquille, heureuse dont il pouvait jouir, a souffert la croix en méprisant la honte, l’ignominie, et maintenant est assis à la droite du trône de Dieu.

    Alleluia
    Du dimanche de l’Orthodoxie (des Pères), ton 8 :
    ℣. Moïse & Aaron, parmi ses prêtres, & Samuel, invoquant son nom,
    ℣. En appelaient au Seigneur, & Dieu les exauçait.

    Evangile
    Du dimanche de l’Orthodoxie : Jean (§ 5), I, 43-51.
    Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi, et que les prophètes ont prédit : Jésus de Nazareth, fils de Joseph.

    Mégalinaire de la liturgie de saint Basile le Grand :
    En toi se réjouissent, * ô Pleine de grâce, * toute la création, * la hiérarchie des anges * et la race des hommes. * Ô Temple sanctifié, * ô Jardin spirituel, * ô Gloire virginale, * c’est en toi que Dieu s’est incarné, * en toi qu’est devenu petit enfant * Celui qui est notre Dieu avant tous les siècles. * De ton sein il a fait un trône, * il l’a rendu plus vaste que les cieux. * Ô Pleine de grâce, * toute la création se réjouit en toi, ** gloire à toi.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
    Du dimanche de l’Orthodoxie (des Pères) : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.
    Télécharger le livret des choristes pour le commun de la liturgie des dimanches de Carême.

    Programme de la fête de saint Joseph

    Le songe de Joseph - Philippe de ChampaigneSaint-Eugène, le vendredi 19 mars 2021, grand’messe de 15h & de de 19h.

    La fête de saint Joseph, connue en Egypte depuis au moins le Vème siècle, fut établie en Occident au 19 mars vers l’an 800. Il n’est pas impossible que le choix de cette date en plein Carême ait découlé du fait que l’Eglise latine lise à partir du IIIème dimanche de Carême l’histoire du patriarche Joseph dans le livre de la Genèse. Or les Pères de l’Eglise ont souvent reconnu dans le patriarche Joseph une figure typologique du père nourricier de notre Sauveur, le glorieux époux de la Vierge Marie, comme l’atteste par exemple l’admirable sermon de saint Bernard lu aux matines de la fête de ce jour :

    Quel homme fut le bienheureux Joseph, vous pouvez vous en faire idée d’après le titre dont il a mérité d’être honoré, le Seigneur ayant voulu qu’on l’appelât et qu’on le crût père du Fils de Dieu, titre qui n’est vrai cependant, qu’au sens de nourricier. Jugez-en aussi d’après son propre nom qu’on interprète, vous le savez, par accroissement. Rappelez-vous, en même temps, le grand Patriarche qui fut autrefois vendu en Égypte ; et sachez que non seulement celui-ci a été l’héritier de son nom, mais qu’il eut encore sa chasteté, son innocence et sa grâce.
    Sermon de saint Bernard, abbé, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    Si ce Joseph, vendu par l’envie de ses frères et conduit en Égypte, préfigura le Christ qui devait être vendu, lui aussi, saint Joseph fuyant la haine d’Hérode porta le Christ en Égypte. Le premier, pour demeurer fidèle à son maître, refusa de consentir à la passion de la maîtresse ; le second, reconnaissant une Maîtresse dans la vierge devenue mère de son Maître vécut aussi dans la continence et se montra son fidèle gardien. A l’un fut donnée l’intelligence des songes mystérieux ; à l’autre, il a été accordé d’être le confident des mystères célestes, et d’y coopérer pour sa part.
    Sermon de saint Bernard, abbé, Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    L’un a mis du blé en réserve, non pour lui, mais pour tout un peuple ; l’autre a reçu la garde du pain du ciel, tant pour lui que pour le monde entier. On ne peut douter que ce Joseph à qui fut fiancée la mère du Sauveur, n’ait été un homme bon et fidèle. C’est, dis-je, le serviteur fidèle et prudent que le Seigneur a établi, pour être le consolateur de sa mère, le nourricier de son enfance, enfin le seul et très digne coopérateur, ici-bas, de l’accomplissement de son grand dessein.
    Sermon de saint Bernard, abbé, VIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

    A la sainte messe :

    https://youtu.be/Aq9Iz5joH1g

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Programme du IVème dimanche de Carême – dimanche de Lætare

    IVème dimanche de CarêmeSaint-Eugène, le dimanche 14 mars 2021, grand’messe de 11h. Conférence de Carême du RP Joseph Koczéra, sj, à 15h : Année saint Joseph – 4ème partie : les sept douleurs de saint Joseph. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

    > Catéchisme sur le Carême

    A Rome, la messe stationnale de ce jour se tient en la basilique de Sainte-Croix-de-Jérusalem. Cette basilique, l’une des sept basiliques du pèlerinage romain, fut construite autour d’une pièce du palais impérial de sainte Hélène, le palais du Sessorium, qu’elle avait transformée en chapelle vers l’an 320. Sainte Hélène fit répandre une grande quantité de la terre du Golgotha sur le sol des fondations de ce sanctuaire, où elle fit déposer plusieurs reliques insignes de la Passion qui y sont toujours. Quelques décennies plus tard, cette chapelle est transformée en une véritable basilique, appelé Heleniana ou Sessoriana. Lorsqu’il récupéra la vraie croix volée par les Perses, l’empereur Héraclius fit partager celle-ci en trois morceaux : Jérusalem conserva le principal d’entre eux, mais l’empereur fit envoyer les deux autres parties à Constantinople et à Rome, qui l’accueillit tout naturellement en la Basilique de Sainte-Croix de Jérusalem (cette partie insigne du bois de la vraie Croix fut transféré en 1629 sur ordre du pape Urbain VIII dans la basilique Saint-Pierre où elle est conservée près de la statue monumentale de sainte Hélène).

    La basilique de Sainte-Croix de Jérusalem représente symboliquement à Rome la sainte cité de Jérusalem. C’est pour cette raison que les textes de la messe de ce jour y font allusion :

    • Lætare, Jerusalem – Réjouis-toi Jérusalem (introït),
    • Sina enim mons est in Arabia, qui conjunctus est ei, quæ nunc est Jerusalem – le mon Sinaï se trouve en Arabie ; elle correspond à la Jérusalem actuelle (saint Paul, dans l’épître de ce jour, aux Galates)
    • Lætátus sum in his, quæ dicta sunt mihi : in domum Dómini íbimus – Je me suis réjoui de ce qu’on m’a dit : Nous allons à la maison du Seigneur (graduel),
    • Qui confídunt in Dómino, sicut mons Sion : non commovébitur in ætérnum, qui hábitat in Jerúsalem – Qui se confie en le Seigneur sera comme le Mont Sion : jamais il ne sera ébranlé, celui qui habite Jérusalem (trait).
    • Jerúsalem, quæ ædificátur ut cívitas, cujus participátio ejus in idípsum – Jérusalem, qui est édifiée comme une cité où toutes les parties ne font qu’une (communion)

    Comme la liturgie byzantine qui célèbre joyeusement la vénération de la Croix au IIIème dimanche de Carême[1], le rit romain, méditant en ce milieu du Carême devant les reliques de la Croix & de la Passion, n’y associe nullement les sentiments de la tristesse mais bien au contraire ceux de la joie : la Croix, autrefois symbole de la mort la plus vile réservée aux criminels, est devenue par le sacrifice du Christ le glorieux Arbre de vie qui nous réconcilie avec le Père et nous rouvre les portes du ciel.

    Aussi répondant à l’appel de l’introït de ce jour – Lætare Jerusalem – le rit romain suspend-il en ce jour les rigueurs du Carême : les ornements de la messe ne sont plus violet mais roses, on fleurit les autels, le diacre & le sous-diacre laissent les chasubles pliées pour prendre la dalmatique & la tunique qui sont des vêtements de joie, l’orgue – muet depuis le Mercredi des Cendres – fait tonner ces accents glorieux et joyeux.

    Il est possible que le fleurissement des croix à Byzance en ce dimanche ait influé sur l’usage des fleurs dans la liturgie occidentale en ce même dimanche. A Rome, le pape bénit en ce jour la rose d’or qu’il offre ensuite à une princesse catholique ou à un sanctuaire. Cette coutume est attestée depuis au moins le XIème siècle. Voici le texte de la bénédiction employé à cette occasion :

    O Dieu, dont la parole et la puissance ont tout créé, dont la volonté gouverne toutes choses, vous qui êtes la joie et l’allégresse de tous les fidèles ; nous supplions votre majesté de vouloir bien bénir et sanctifier cette Rose, si agréable par son aspect et son parfum, que nous devons porter aujourd’hui dans nos mains, en signe de joie spirituelle : afin que le peuple qui vous est consacre, étant arraché au joug de la captivité de Babylone par la grâce de votre Fils unique qui est la gloire et l’allégresse d’Israël, représente d’un cœur sincère les joies de cette Jérusalem supérieure qui est notre mère. Et comme votre Église, à la vue de ce symbole, tressaille de bonheur, pour la gloire de votre Nom ; vous, Seigneur, donnez-lui un contentement véritable et parfait. Agréez la dévotion, remettez les pèches, augmentez la foi : guérissez par votre pardon, protégez par votre miséricorde ; détruisez les obstacles, accordez tous les biens : afin que cette même Église vous offre le fruit des bonnes œuvres, marchant à l’odeur des parfums de cette Fleur qui, sortie et de la tige de Jessé, est appelée mystiquement la fleur des champs et le lis des vallées, et qu’elle mérite de goûter une joie sans fin au sein de la gloire céleste, dans la compagnie de tous les saints, avec cette Fleur divine qui vit et règne avec vous, en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

    L’évangile chanté ce jour est le récit de la multiplication des cinq pains & des deux poissons. Cet évangile fait partie du cycle de préparation des catéchumènes au baptême qu’ils recevront lors de la vigile pascale et figure l’Eucharistie, où le Christ, en son action de grâce au Père, se donne lui-même en une nourriture qui ne s’épuise jamais.

    Car c’est un plus grand miracle de gouverner le monde entier que de rassasier de cinq pains cinq mille personnes. Et pourtant, nul ne s’étonne du premier prodige, tandis que l’on est rempli d’admiration pour le second, non parce qu’il est plus grand, mais parce qu’il est rare. Qui, en effet, maintenant encore, nourrit le monde entier, sinon celui qui, de quelques grains, fait sortir les moissons ? Jésus a donc agi à la manière de Dieu. En effet, par cette même puissance qui d’un petit nombre de grains multiplie les moissons, il a multiplié entre ses mains les cinq pains. Car la puissance était entre les mains du Christ. Ces cinq pains étaient comme des semences non plus confiées à la terre, mais multipliées par celui qui a fait la terre.
    Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

    A la sainte messe :

    • Procession d’entrée : Plein jeu – Louis Marchand (1669 † 1732), organiste de la chapelle royale
    • Introït – Lætare Jerusalem (ton v.)
    • Kyrie de la Missa Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Louis XV à Versailles
    • Epître : Galates IV, 22-31 : Au lieu que la Jérusalem d’en haut est vraiment libre ; et c’est elle qui est notre mère.
    • Evangile : Jean VI, 1-15 : Ils les ramassèrent donc, et emplirent douze paniers des morceaux qui étaient restés des cinq pains d’orge, après que tous en eurent mangé.
    • Credo III
    • Pendant les encensements de l’offertoire : Improvisation sur l’hymne de Carême Audi benigne Conditor – Touve R. Ratovondrahety
    • Sanctus, Benedictus & Agnus Dei de la Missa Ad Majorem Dei Gloriam (1699) d’André Campra
    • Pendant la communion : Suite de Louis Marchand (1669 † 1732), organiste de la chapelle royale : Récit – Tierce en Taille – Basse de Trompette – Fond d’ Orgue – Dialogue
    • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
    • Benedicamus Domino XVII
    • Au dernier Evangile : Ave Regina cœlorum, ton simple
    • Procession de sortie : Improvisation sur Attende Domine – Touve R. Ratovondrahety

    https://youtu.be/cYxdOGMzkh8

    Conférence de Carême du RP Joseph Koczéra, sj : Année saint Joseph – 4ème partie : les sept douleurs de saint Joseph.

    IIndes vêpres du IVème dimanche de Carême. Au salut du Très-Saint Sacrement :

    • Motet d’exposition : O salutaris hostia, sur le ton de l’hymne de Carême Audi benigne Conditor
    • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Regina cœlorum
    • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Oremus pro Pontifice nostro Francisco.
    • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo, sur le ton de l’hymne de la Passion Pange lingua
    • Supplication finale : Attende Domine avec ses anciens versets

    https://youtu.be/MtESSKZ0P1o

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
    Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
    Télécharger le livret du propre des IIndes vêpres et du salut du quatrième dimanche de Carême.

    ***********************

    Victor Matorin, La Multiplication des pains

    Notes :    (↵ reviens au texte)

    1. Le IIIème dimanche de Carême byzantin correspond de fait exactement au IVème dimanche de Carême romain, la façon de compter étant différente : en Orient on compte pour premier dimanche de Carême celui qui arrive au bout de la première semaine complète de jeûne, alors qu’à Rome celui-ci est compté pour IInd dimanche de Carême.

    Programme du dimanche de l’expulsion d’Adam du Paradis – ton 7

    Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 14 mars 2021 du calendrier grégorien – 1er mars 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. A l’issue de la divine liturgie, chant des vêpres du pardon (vêpres d’entrée en Carême).

    Dimanche du ton VII de l’Octoèque.

    Le dimanche de l’expulsion d’Adam du Paradis perdu est aussi appelé dimanche de la Tyrophagie car ce jour est le dernier jour de la semaine de la Tyrophagie, où les fidèles peuvent encore user des laitages. Ce dimanche est le dernier jour avant le grand Carême, lequel commence aux vêpres de ce soir. Techniquement, ce dimanche correspond au Ier dimanche de Carême dans la tradition latine (en Occident, le jeûne de Carême commençait aussi jusqu’à saint Grégoire le Grand au lundi suivant ce dimanche ; c’est toujours le cas dans les rits ambrosien & mozarabe).

    Les vêpres de ce dimanche soir appartiennent déjà liturgiquement au lendemain lundi, qui est le premier jour du jeûne du Carême dans le rit byzantin. Cet office des vêpres du dimanche soir est donc le premier office du Carême byzantin.

    Ta grâce a resplendi, Seigneur, * & nos âmes sont illuminées. * Voici le temps favorable, voici le temps du repentir ; * laissons les œuvres des ténèbres * & revêtons les armes de la lumière, * afin de traverser le vaste océan du jeûne, * & de parvenir à la Résurrection du troisième jour ** de notre Seigneur & Sauveur Jésus-Christ, qui sauve nos âmes. (premier stichère idiomèle des apostiches).

    Dans le rit byzantin, l’entrée en Carême se fait à l’entrée du clergé dans le sanctuaire après le chant du lucernaire de ces vêpres du dimanche soir, à l’issue desquelles se déroulent dans la tradition russe le rit émouvant du pardon : le célébrant demande pardon à tous pour les blessures et les offenses qu’il a pu causer ; tous se demandent alors pardon tandis que le chœur a pris récemment coutume de chanter les stichères de Pâques (rien n’est prescrit à cet endroit par le Typikon ; dans certains lieux, on a pris coutume de chanter le psaume 136 « Sur le bord des fleuves de Babylone » ou les stichères de l’Avant-Carême du psaume 50 : « Ouvre-moi les portes de la pénitence »). Les stichères de Pâques sont chantés à ce moment comme un avant-goût de la joie pascale qui nous attend au terme du Carême, mais aussi en raison du pardon mutuel & de la fraternité chrétienne véritable qu’ils chantent :

    C’est le jour de la Résurrection, * soyons illuminés par le triomphe, * embrassons-nous les uns les autres, * disons : « Frères », * même à ceux qui nous haïssent ; * pardonnons tout dans la Résurrection.

    Aux vêpres du pardon, les stichères de Pâques sont chantés tout doucement à mi-voix par le chœur ; elles seront proclamées à pleine voix dans la nuit de la résurrection.

    Aux heures
    A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du Triode.

    A la divine liturgie

    Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurrent et quatre tropaires de la 6ème ode du canon du Triode (de Christophe le Protosecretis) :
    1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
    3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
    4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
    5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
    6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
    7. Lorsque je vois * l’océan de cette vie * soulevé par la tempête des tentations, * j’accours à ton havre de paix * et je crie, O Dieu de bonté : ** A la fosse rachète ma vie.
    8. Sauveur, au Paradis * tu m’avais revêtu, dans ta bonté, * d’un vêtement divin ; * mais, séduit par le démon, * j’ai violé ton commandement ** et, malheureux, j’ai reconnu, ma nudité.
    9. Pauvre âme, tu t’es éloignée, * dans ta négligence, de Dieu ; * le Paradis de délices te fut ravi * et des Anges tu fus séparée ; * dans la fosse tu es tombée : ** quelle chute, ce jour-là !
    10. Fais-moi grâce et prends pitié, * Seigneur tout-puissant ; * Dieu de bonté, ne méprise pas * l’ouvrage de tes mains, * bien que je me sois éloigné ** du cortège de tes Saints.

    A la petite entrée :
    1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
    2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    3. Kondakion du Triode, ton 6 : Guide de sagesse & maître de savoir, * pédagogue qui nous donnes la raison, * protecteur des pauvres, fortifie & instruis mon cœur, * acccorde-moi de chanter : ** Dieu de tendresse, aie pitié de moi, pauvre pécheur.

    Prokimen
    Du Triode, ton 8 :
    ℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
    ℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).

    Epître
    Du dimanche de l’expulsion d’Adam : Romains (§ 112), XIII, 11 – XIV, 4.
    La nuit est déjà fort avancée, et le jour s’approche ; quittons donc les œuvres de ténèbres, et revêtons-nous des armes de lumière.

    Alleluia
    Du Triode, ton 6 :
    ℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
    ℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).

    Evangile
    Du dimanche de l’expulsion d’Adam : Matthieu (§ 17), VI, 14-21.
    Car si vous pardonnez aux hommes les fautes qu’ils font, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez point aux hommes leurs fautes, votre Père ne vous pardonnera point non plus vos péchés.

    Versets de communion
    Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

    La divine liturgie sera suivie directement des

    Vêpres d’entrée en Carême

    Lucernaire, ton 7
    4 stichères de l’octoèque, ton 7 (deux des vêpres du dimanche soir, deux des apostiches des matines du lundi matin), 3 stichères du Triode, ton 2 & 3 stichères des Ménées (au 2 mars : du hiéromartyr Théodote, évêque de Cyrénie en Chypre), ton 4. Théotokion des Ménées, ton 4..
    5. Du Triode, de saint Joseph l’Hymnographe († 886), ton 2 : Entrant dans le stade divin du jeûne purificateur, * hâtons-nous, par la tempérance, de rendre humble la chair, * par les prières et les larmes, recherchons le Seigneur qui nous sauve, * oublions définitivement tout mal et clamons : * Christ Roi, nous avons péché contre Toi, * sauve-nous comme jadis Tu as sauvé les Ninivites ** et, dans ta tendresse, rends-nous participants du Royaume céleste.
    6. Du Triode, de saint Joseph l’Hymnographe († 886), ton 2 : Seigneur, je désespère de moi-même, * à la pensée de mes oeuvres qui méritent le châtiment, * car voici, Sauveur, j’ai négligé tes saints commandements * et j’ai dépensé ma vie dans le péché. * Aussi, je T’implore, Toi le seul miséricordieux, * purifie-moi dans les flots du repentir, * illumine-moi par le jeûne et la prière * et ne Te détourne pas de moi, ô Très-bon, ** Toi qui combles de biens l’univers.
    7. Du Triode, de saint Théodore Studite (759 † 826), ton 2 : Commençons dans la joie le temps du jeûne, * engageons le combat spirituel, * purifions l’âme, purifions la chair, * abstenons-nous de toute passion, comme de nourriture, * pour goûter aux vertus de l’Esprit en persévérant dans leur désir, * afin d’être rendus dignes de contempler * la Passion vénérable du Christ Dieu ** et, dans l’allégresse spirituelle, sa sainte Pâque.
    8. Du hiéromartyr Théodote, ton 4 : Pontife très-saint, * athlète ayant combattu loyalement, * pour l’Église inébranlable soutien, * véritable thaumaturge et don de Dieu, * illustre Théodote, hiéromartyr, * tu fus aussi en toute vérité * un flambeau resplendissant, un paradis ** ayant en son milieu l’arbre de vie, Jésus Christ.
    9. Du hiéromartyr Théodote, ton 4 : Frappé à coups de nerfs de bœuf, * tendu sur l’arbre et déchiré * cruellement par les ongles de fer, * puis enfermé en prison, * souffrant l’horreur des clous pénétrant tes pieds, * étendu sur un lit chauffé à blanc, * tu demeuras immuable, Théodote, hiéromartyr ** glorifiant celui qui te donna la force de souffrir tout cela.
    10. Du hiéromartyr Théodote, ton 4 : Par la vigueur de tes combats * tu étouffas l’ennemi * et sa puissance, tu la mis en échec ; * l’ayant emporté brillamment, c’est au royaume d’en-haut * que, portant couronne, tu demeures, ayant mérité * la lumière et le charme des assemblées festives ; * et tu intercèdes, Théodote, pour le salut ** de ceux qui t’honorent, illustre gloire des martyrs.
    Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
    Théotokion des Ménées, au 2 mars, ton 4 : Délivre ma pauvre âme, très-sainte Epouse de Dieu, * de la condamnation que lui valent ses péchés ; * par tes prières éloigne-moi de la mort * et permets qu’au jour du jugement * comme la multitude de tous les Saints * j’obtienne ma propre justification, * me purifiant avant la fin ** par mon repentir et le flot de mes pleurs.

    Entrée – Lumière joyeuse

    Grand prokimenon de vêpres :
    ℟. Ne détourne pas ta Face de ton serviteur, car je suis dans l’affliction ; * hâte-Toi de m’exaucer. Prête attention à mon âme, et délivre-la. (Psaume 68, 18-19)
    ℣. Que ton salut, ô Dieu, vienne me secourir. (Psaume 68, 30)
    ℣. Que les pauvres voient et se réjouissent. (Psaume 68, 33)
    ℣. Cherchez Dieu, et votre âme vivra. (Psaume 68, 33)

    Litanie ardente – prière de vêpres – Litanies de demandes.

    Apostiches, ton 4
    1. Ta grâce a resplendi, Seigneur, * et nos âmes sont illuminées. * Voici le temps favorable, voici le temps du repentir ; * laissons les œuvres des ténèbres * et revêtons les armes de lumière, * afin de traverser le vaste océan du jeûne, * et de parvenir à la Résurrection du troisième jour ** de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, qui sauve nos âmes.
    ℣. J’ai levé les yeux vers Toi qui habites dans les cieux. Comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leurs maîtres, comme les yeux de la servante sont fixés sur la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux sont tournés vers le Seigneur, notre Dieu, jusqu’à ce qu’Il nous fasse miséricorde.
    2. (On répète le premier).
    ℣. Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous, car nous avons été par trop rassasiés de mépris, notre âme a été par trop rassasiée de l’opprobre des nantis et du mépris des orgueilleux. (Psaume 122, 3-4)
    3. Ô Christ notre Dieu, * Toi qui es glorifié dans la mémoire de tes saints, ** par leurs supplications, accorde-nous la grande miséricorde.
    ℣. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit. Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
    4. Théotokion : Les ordres des anges te glorifient, * ô Mère de Dieu, toute pure, * toi qui as enfanté Dieu, coéternel au Père et à l’Esprit, * qui par sa volonté a créé du néant les puissances des anges. * Prie-Le, ô Toute-pure, ** de sauver et d’illuminer les âmes de ceux qui te chantent dans la vraie foi.

    Cantique de Siméon – Trisaghion & Oraison dominicale

    Tropaire apolytikia de Carême, ton 4 :
    1. Vierge Mère de Dieu, * réjouis-Toi, Marie, pleine de grâce, * le Seigneur est avec Toi ; * Tu es bénie entre toutes les femmes, * et béni est le fruit de ton sein, ** car Tu as enfanté le Sauveur de nos âmes.
    On fait ici une grande métanie.
    2. Baptiste du Christ, * souviens-toi de nous tous, * afin que nous soyons délivrés de nos iniquités ; ** car tu as reçu la grâce d’intercéder pour nous.
    On fait ici une grande métanie.
    3. Priez pour nous, saints apôtres et vous, tous les saint ; * afin que nous soyons délivrés des dangers et des peines, * car en vous nous possédons de fervents défenseurs ** auprès du Sauveur.
    On fait ici une grande métanie.
    4. Sous ta miséricorde nous nous réfugions, ô Mère de Dieu, * ne méprise pas les supplications que nous T’adressons dans l’adversité, * mais délivre-nous des dangers, * Toi seule pure, seule bénie.

    Prières finales – Prière de saint Ephrem le Syrien – Conclusion des vêpres & renvoi

    Rit du pardon avec le chant des stichères de Pâques.

    Télécharger le livret des choristes pour la divine liturgie de ce dimanche.
    Télécharger le livret des vêpres de l’entrée en Carême pour l’année 2021.