Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.
Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.
Messe votive du Très-Saint Sacrement – Propre grégorien
Procession d’entrée : Lauda Sion Salvatorem – extraits de la Prose du T. S. Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin, mélodie d’Ernest Mazingue, organiste de Saint-Etienne de Lille (XIXème siècle) – Harmonisation d’Olivier Willemin, organiste de Sainte-Rosalie
Kyriale VIII – De Angelis
Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
Après la messe d’exposition, adoration silencieuse du Très-Saint Sacrement sans interruption, de jour comme de nuit, jusqu’à la messe de reposition mardi matin.
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Saint-Eugène, le mardi 25 février 2020, messe de 7h30.
Messe votive du Très-Saint Sacrement – Propre grégorien
Epître : I Corinthiens XI, 23-29 : Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.
Evangile : Jean VI, 6, 56-59 : Celui qui mange ma chair, et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour : car ma chair est véritablement une nourriture, et mon sang est véritablement un breuvage.
Saint-Eugène, le dimanche 23 février 2020, grand’messe de 11h. Secondes vêpres (sans salut du Très-Saint Sacrement, en raison des Quarante-Heures) à 17h45.
Le dimanche de la Quinquagésime est le IIIème des dimanches de l’Avant-Carême du rit romain. Il était déjà connu depuis longtemps à Rome du temps du pape saint Hormisdas (514-523). Il marquait alors le dernier jour – jusqu’à Pâques – où l’on pouvait user de viandes, d’où son nom de dimanche de Carnaval (étymologiquement, « Carnes levandas » : le jour où l’on enlève les viandes). A Rome, la station de ce dimanche se célèbre à Saint-Pierre. A l’office nocturne, l’Eglise poursuit la lecture du livre de la Genèse, commencée au dimanche de la Septuagésime, avec l’histoire d’Abraham.
A la messe se chante l’évangile dans lequel notre Seigneur annonce à ses disciples la montée à Jérusalem, sa passion, sa mort & sa résurrection, avant de guérir l’aveugle de Jéricho. Cet évangile de la Quinquagésime est attesté dans tous les plus anciens évangéliaires de l’Eglise romaine.
Notre Rédempteur, prévoyant que les esprits de ses disciples seraient troublés par sa passion, leur prédit longtemps d’avance, et les souffrances de cette passion, et la gloire de sa résurrection : afin qu’en le voyant mourir de la manière qu’il avait annoncée, ils ne doutassent point qu’il ne dût aussi ressusciter. Mais parce que ses disciples, encore charnels, n’étaient nullement capables de comprendre les paroles qui concernaient ce mystère, Jésus-Christ eut recours au miracle. Un aveugle recouvra la vue sous leurs yeux, pour que le spectacle des œuvres divines affermit la foi de ceux qui ne pouvaient saisir l’annonce d’un céleste mystère. Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
La Sainte Messe des Quarante Heures à Saint-Eugène
Depuis ce dimanche jusqu’au mardi suivant, on fait traditionnellement une adoration solennelle du Très-Saint Sacrement, connue sous le nom de Prières des Quarante-Heures : l’exposition du Corps du Christ se fait sans interruption pendant 3 jours, soit 40 heures. Cette pratique fut instituée à Milan au début du XVIème siècle, en mémoire des 40 heures passées par le Christ au sépulcre, et aussi en souvenir des 40 jours de jeûne qu’il fit au désert, des 40 jours du déluge et des 40 ans d’errance du peuple élu au Sinaï. A l’origine, la prière des Quarante heures n’était pas affectée à une période particulière de l’année, mais était souvent prescrite pour une cause pressante et particulière. Par la constitution Graves et diuturnae du 25 novembre 1592, le pape Clément VIII étendit cette pratique à la ville de Rome, afin que l’on prie pour l’unité de la Chrétienté. Le 1er septembre 1731, le pape Clément XII fit paraître une instruction liturgique détaillée, l’Instructio Clementina, afin de régler les prières des Quarante-Heures. Cette instruction prévoit entre autres que le Très-Saint Sacrement soit exposé environné d’un grand nombre de cierges. L’Instruction Clémentine, dont les normes doivent inspirer toute exposition – même brève – du Très-Saint Sacrement, est comptée comme le 9ème livre liturgique officiel de la Réforme tridentine. Enfin le pape Clément XIII fixa en 1765 la prière des Quarante-Heures entre le dimanche et le mardi de la Quinquagésime, juste avant le début du Carême, en expiation des excès, des impiétés & des péchés qui se commettent pendant ces 3 jours de carnaval, et il enrichit cette pratique de nombreuses indulgences. A Saint-Eugène, les Quarante-Heures commencent le dimanche de la Quinquagésime à la messe d’exposition de 19h et s’achèvent le mardi de la Quinquagésime à la messe de la reposition à 9h30.
A Paris autrefois, en ce dimanche de Quinquagésime, chaque paroisse du diocèse partait en procession jusqu’à la cathédrale Notre-Dame de Paris en chantant les sept psaumes de pénitence, puis revenait au chant des litanies des saints.
Cette procession pénitentielle était la compensation due pour l’indult permettant aux Parisiens d’user des laitages pendant le Carême, indult que leur avait accordé Etienne Poncher, évêque de Paris de 1503 à 1519.
Procession d’entrée : Cæcus sedebat – répons pour la procession avant la messe du dimanche de Quinquagésime dans l’ancien rit parisien – Antiphonaire de chœur de Notre-Dame de Paris, c. 1300
Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
Kyrie : Messe à trois voix de Claudio Casciolini (1697 † 1760), chantre de Saint-Laurent in Damaso à Rome
Epître : I Corinthiens XIII, 1-13 : Maintenant ces trois, la foi, l’espérance, et la charité, demeurent ; mais entre elles la plus excellente est la charité.
Pendant les encensements de l’offertoire : Media vita, répons pour le temps de la Septuagésime
Sanctus : Messe à trois voix de Claudio Casciolini
Après la Consécration : Benedictus de la Messe à trois voix de Claudio Casciolini
Agnus Dei : Messe à trois voix de Claudio Casciolini
Pendant la communion : Pange lingua more ambrosiano – hymne du Saint Sacrement – texte de Saint Thomas d’Aquin – plain-chant ambrosien – harmonisation : Henri de Villiers
Le dimanche de la Sexagésime est le IInd des dimanches de l’Avant-Carême du rit romain. A l’office nocturne, l’Eglise poursuit la lecture du livre de la Genèse, commencée au dimanche de la Septuagésime, avec l’histoire de Noé.
A la messe se chante l’évangile de la parabole du Semeur. A Rome, la station de ce dimanche se célèbre à Saint-Paul-hors-les-Murs, d’où l’importante portion de la Seconde Epître aux Corinthiens où Paul livre l’intimité de ses combats et de ses grâces apostoliques.
Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris (vidéo)
Kyrie XVII – Kyrie salve
Epître : II Corinthiens XI, 19-33 ; XII, 1-9 : Et il m’a répondu : Ma grâce vous suffit : car ma puissance éclate davantage dans la faiblesse. Je prendrai donc plaisir à me glorifier dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.
Trait : faux-bourdon du 8ème ton à l’usage de l’Eglise de Paris (édition de 1739)
Evangile : Luc VIII, 4-15 : Enfin ce qui tombe dans la bonne terre, marque ceux qui ayant écouté la parole avec un cœur bon et excellent, la retiennent, la conservent, et portent du fruit par la patience.
La Septuagésime nous prépare au Carême en nous invitant à penser à notre destinée. Ce temps d’Avant-Carême est caractérisé par la mise en place des règles liturgiques suivantes, propre à marquer la pénitence :
1. La couleur violette sert à l’office & à la messe du Temps de la Septuagésime pour tous les vêtements & ornements liturgiques.
2. L’Alleluia est supprimé depuis la fin des Ières vêpres de la Septuagésime jusqu’à la vigile pascale. A la fin des Ières vêpres de la Septuagésime, on fait l’adieu de l’Alleluia (Clausum Alleluia) : 2 chantres chantent en conclusion de ces vêpres, sur le ton de Pâques :
℣. Benedicamus Domino, alleluia, alleluia.
Et on y répond :
℟. Deo gratias, alleluia, alleluia.
Après ce renvoi, l’Alleluia qui termine chaque Deus, in adjutorium au début de tous les offices est remplacé par Laus tibi, Domine, Rex æternæ gloriæ (Louange à toi, Seigneur, Roi d’éternelle gloire).
A la messe, l’Alleluia qui suit le graduel est remplacé par le chant du trait le dimanche & aux jours de fête (on ne chante que le graduel seul aux messes fériales).
3. Les glorieuses hymnes que sont le Te Deum à l’office de la nuit et le Gloria in excelsis Deo à la messe sont supprimées. Elles reviendront à Pâques (et, pour le Gloria in excelsis Deo, à titre exceptionnel à la messe du Jeudi Saint). Dans le rit traditionnel, le Benedicamus Domino remplace l’Ite, missa est à la fin de la messe (la règle traditionnelle est simple & générale : on ne chante l’Ite, missa est à la messe que lorsqu’on y chante le Gloria in excelsis Deo).
4. On peut toutefois continuer à toucher l’orgue seul (jusqu’au Mercredi des Cendres).
5. Les auteurs ne s’accordent pas sur le maintien de la dalmatique du diacre et de la tunique du sous-diacre. La plupart notent qu’on continue à utiliser ces vêtements liturgiques (qui sont signes de joie), quelques uns néanmoins indiquent qu’il faut passer aux chasubles pliées, utilisées pour les jours de pénitence. Il est vrai que la rubrique du Missel (Partie I, titre 19, n°6) n’indique l’emploi des chasubles pliées pour les jours de jeûne et que le temps de la Septuagésime n’est pas jeûné (historiquement, on n’y jeûnait que le mercredi, le vendredi & le samedi comme le reste de l’année) ; la même rubrique précise l’emploi des chasubles pliées aux dimanche de Carême (qui ne sont pas jeûnés) sans faire remonter cet usage aux dimanches de Quinquagésime, Sexagésime et Septuagésime.
Au dimanche de la Septuagésime, à l’office nocturne, l’Eglise romaine démarre la lecture de la Bible dans l’ordre, en commençant par le livre de la Genèse : la création du monde et la chute d’Adam. On trouvera des allusions à ces thèmes dans diverses pièces de l’office divin et de la messe.
Introït : plain-chant et reprise en polyphonie (d’après Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
Kyrie XVII – Kyrie salve
Epître : I Corinthiens IX, 24-27 ; X, 1-5 : Ne savez-vous pas, que quand on court dans la carrière, tous courent, mais un seul remporte le prix ? Courez donc de telle sorte que vous remportiez le prix.
Evangile : Matthieu XX, 1-16 : Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers : parce qu’il y en a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus.
Pendant les encensements de l’offertoire : Media vita – répons pour le temps de la Septuagésime, attribué à Notker le Bègue, moine de Saint-Gall († 912)
Sanctus XV
Après la Consécration : O salutaris – adaptation depuis un Cherouvikon russe tiré du recueil dit du « Vieux Siméon » (1903)
Procession de sortie : Je mets ma confiance – Cantique et mélodie du R.P. Lambillotte – harmonisation de M. le chanoine Gaston Roussel, maître de chapelle de la cathédrale de Versailles
IIndes vêpres du dimanche de la Septuagésime. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi. Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes. Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes. Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : Fumant Sabæis – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul, chanoine de Saint-Victor de Paris (Hymni sacri et novi, 1689) – plain-chant composé par l’abbé Pierre Robert (1618 † 1699), maître de chapelle des cathédrales de Senlis, Reims et Paris, et de la Chapelle royale
Asperges me
Bénédiction des cierges
Distribution des cierges bénis :
Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) – Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)
Stupete gentes – hymne pour la Fête de la Purification – texte de Jean-Baptiste de Santeul – plain-chant de Nicolas-Antoine Lebègue (1631 † 1701), organiste de Saint-Merry et du roi à Versailles
Evangile : Luc II, 22-32 : Et le temps de la purification de Marie étant accompli, selon la loi de Moïse, ils le portèrent a Jérusalem pour le présenter au Seigneur.
Pendant les encensements de l’offertoire : Diffusa est gratia, motet à la Bienheureuse Vierge Marie de Giovanni Maria Nanini (1540 † 1607), maître de chapelle de Saint-Louis des Français puis de la Chapelle Sixtine
Préface de Noël
Sanctus : de la Missa Nunc dimittis servum tuum Domine (1619) de Jean de Bournonville (1585 † 1632), maître de chapelle de la collégiale de Saint-Quentin, des cathédrales d’Abbeville et d’Amiens, et de la Sainte Chapelle de Paris – Première réexécution moderne de l’œuvre
Agnus Dei : de la Missa Nunc dimittis servum tuum Domine (1619) de Jean de Bournonville
Pendant la communion : Nunc dimittis – faux-bourdon d’Antoine de Boësset, seigneur de Villedieu (1587 † 1643), surintendant de la musique du roi Louis XIII & maître de la musique de la Reine & des Bénédictines de Montmartre – alternances en plain-chant (Nunc dimittis des fêtes doubles) tiré de l’Antiphonier des Bénédictines de Montmartre (1646)
Procession de sortie : Sion orne ta chambre nuptiale – Antienne Adorna thalamum de saint Cosmas de Maïouma – VIIème ton russe stichéarique – adaptation de Maxime Kovalevsky (1903 † 1988), maître de chapelle à Paris
IIndes vêpres de la fête de la Purification. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : Ave verum Corpus – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362) – VIème ton
Saint-Eugène, le dimanche 26 janvier 2020, grand’messe de 11h.
La guérison du lépreux et celle du serviteur du centurion – Domine non sum dignus.
Après le premier miracle, aux noces de Cana, l’évangile de ce jour nous montre la manifestation de la puissance de Dieu à l’œuvre au travers des deux premières guérisons effectuées par le Christ au début de sa vie publique. Ce déploiement de la puissance divine, prolongement logique de la manifestation divine fêtée à l’Epiphanie – est chanté par les textes de la messe, en particulier par l’offertoire, tiré du psaume CXVII :
Déxtera Dómini * fecit virtútem, déxtera Dómini exaltávit me : non móriar, sed vivam, et narrábo ópera Dómini. La dextre du Seigneur a fait éclater sa puissance, la dextre du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai pas mais je vivrai et je raconterai les œuvres du Seigneur.
La guérison du serviteur du centurion de Capharnaüm constitue aussi le prémice symbolique de la vocation des gentils, d’Orient et d’Occident, au salut, comme l’annonce Notre Seigneur lui-même dès ce passage. L’humble confession de foi du centurion a été reprise dans la liturgie romaine, et nous faisons nôtres ses paroles avant que de communier au Verbe de vie : Dómine, non sum dignus, ut intres sub tectum meum : sed tantum dic verbo, et sanábitur ánima mea. Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dit seulement une parole, et mon âme sera guérie.
Tandis qu’il descend de la montagne, les foules vont au devant du Seigneur ; car elles n’ont pu gravir les sommets. Et le premier qui vient à sa rencontre est un lépreux : à cause de sa lèpre il ne pouvait entendre le si long discours prononcé par le Sauveur sur la montagne. Il faut noter qu’il est le premier cas spécial de guérison : le second rang revient au serviteur du centurion, le troisième à la belle-mère de Pierre accablée par la fièvre à Capharnaüm, le quatrième aux possédés du démon qui sont présentés au Seigneur et dont les esprits sont chassés par sa parole lorsqu’il guérit aussi tous les malheureux. Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle – harmonisation de Nicolas Vardon
Epître : Romains XII, 16-21 : Au contraire, si votre ennemi a faim, donnez-lui à manger ; s’il a soif, donnez-lui à boire ; car agissant de la sorte, vous amasserez des charbons de feu sur sa tête.
Evangile : Matthieu VIII, 1-13 : Aussi je vous déclare, que plusieurs viendront d’Orient et d’Occident, et auront place au festin dans le royaume des cieux avec Abraham, Isaac et Jacob.
A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
Chant final, de Noël : Te laudamus Domine omnipotens – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie
Saint-Eugène, le samedi 25 janvier 2020, messe votive en l’honneur de sainte Geneviève à 19h, suivie de la distribution des pains bénis de sainte Geneviève et des matines votives de la sainte.
En l’honneur du 1600ème anniversaire de sa naissance, l’Archevêché de Paris invite toutes les paroisses de la ville a célébrer dans la nuit de ce samedi 25 janvier une veillée de prière en l’honneur de sainte Geneviève, patronne de notre cité.
Geneviève naquit à Nanterre près de Paris. Son père s’appelait Sévère, & sa mère Géronce. Elle fit paraître une vertu extraordinaire dès sa plus tendre jeunesse. Saint Germain, évêque d’Auxerre, allant dans la Grande-Bretagne avec saint Loup, évêques de Troyes, pour détruire les restes de l’hérésie pélagienne, vit Geneviève, & prédit qu’elle serait chère à Dieu, & célèbre par la sainteté de sa vie. Lui ayant demandé si elle voulait consacrer à Dieu sa virginité, Geneviève lui répondit avec beaucoup de modestie, que c’était ce qu’elle souhaitait davantage. Saint Germain étant entré dans l’église, avec un grand concours de peuple, il lui imposa les mains, & la consacra, par de longues prières, au milieu des psaumes qu’on chantait le soir. Le lendemain, lui ayant demandé si elle se souvenait du vœu qu’elle avait fait, elle assura qu’elle s’en souvenait fort bien ; & qu’avec le secours de Dieu, elle persévèrerait constamment dans sa résolution. Alors saint Germain ayant vu à terre, sans doute par un effet de la divine providence, une pièce de cuivre marquée du signe de la croix, la ramassa, la donna à Geneviève, et lui ordonna de la mettre à son col, & de ne plus souffrir qu’on lui mit des colliers de prix, qui conviennent si peu à une épouse de Jésus-Christ. Quelques années après, Félix, évêque de Paris, la mit, par la bénédiction solennelle, au rang des Vierges consacrées à Dieu.
Geneviève fortifiée par les conseils de saint Germain, fit des progrès admirables dans la vertu. Depuis l’âge de quinze ans jusqu’à cinquante, elle ne rompit le jeûne que les dimanches et les jeudis ; & elle ne mangeait alors que du pain d’orge & un peu de soupe cuite quinze jours auparavant, qu’elle mêlait avec de l’eau froide pour y trouver moins de goût. Depuis ce temps-là, par le conseil des évêques, auxquels elle se faisait une loi d’obéir, elle usa de petits poissons & de lait. Affectionnée au culte des saints, elle bâtit dans le village de Cateuil, une église en l’honneur de saint Denys. Se rendant la mère des pauvres, elle leur procurait tous les secours qu’elle pouvait obtenir par ses sollicitations. La famine faisant de grands ravages, & le blé étant devenu extrêmement cher, elle en fit venir une grande quantité dans la ville, & fit subsister les pauvres par le pain qu’elle leur distribuait, ne craignant pas même d’exposer sa vie pour procurer ces transports nécessaires, ayant gagné les bonnes grâces des rois, elle obtint plusieurs fois de Childéric, quoique païen, le pardon des criminels condamnés à la mort ; on ne doute pas même qu’elle n’ait été unie à sainte Clotilde & à saint Remi, pour persuader au grand Clovis d’embrasser la religion chrétienne. Malgré l’éclat de tant de vertus, elle ne put être à couvert de la haine & des calomnies des méchants. Saint Germain allant une seconde fois dans la Grande-Bretagne, la visita, & par ses entretiens tous divins, il la consola des calomnies dont on la chargeait : il fit même un discours très touchant au peuple pour lui faire connaître quel était le mérite de Geneviève auprès de Dieu ; & il leur montra l’endroit où elle faisait sa prière, tout mouillé de larmes.
Dieu accorda à Geneviève le don des miracles. Sa mère ayant perdu la vue, pour lui avoir donné un soufflet qu’elle ne méritait pas, elle la lui rendit. Comme elle allait la nuit à l’église selon la coutume, sa lumière s’éteignit pas le vent, & se ralluma d’elle-même. Elle délivrait les possédés par des onctions qu’elle leur faisait avec de l’huile bénite. Tous les malades qui recouraient à elle, y trouvaient leur soulagement & leur guérison. Un enfant étant tombé dans un puits où il fut étouffé, elle le rendit vivant à sa mère. Elle prédit beaucoup de choses par un esprit prophétique, & surtout lorsqu’Attila roi des Huns approchait ; elle exhorta les Parisiens de ne point quitter leurs demeures, ni transporter ailleurs leurs biens, leur promettant que la ville de Paris subsisterait quoique d’autres plus fortes dussent être détruites. Ceux qui voulaient rien croire, demandaient qu’elle fut mise à mort comme fausse prophétesse. Mais l’événement montra la vérité de ses prédictions, & on le regarda comme un effet des prières de la sainte. Une vertu si éclatante ne put être renfermée dans les Gaules. Saint Siméon Stylite ayant ouï parler de ses miracles, voulut être recommandé à ses prières. Elle vécut plus de 84 ans & mourut pleine de mérites l’an de Jésus-Christ 512 le 3 janvier. On l’ensevelit dans cette basilique qu’elle avait engagé Clovis à bâtir sous l’invocation des SS. Apôtres saint Pierre & saint Paul, & qui fut achevé après sa mort par sainte Clotilde. Les habitants de Paris, & même de la France entière, qui avaient souvent éprouvé sa puissance, dans les maladies les plus désespérées, dans les calamités publiques & particulières, la choisirent pour leur patronne.
Epître : II Corinthiens X, 17-18 & XI, 1-2 : Car j’ai pour vous un amour de jalousie, et d’une jalousie de Dieu ; parce que je vous ai fiancés à cet unique époux, qui est le Christ, pour vous présenter à lui comme une vierge toute pure.
Procession de sortie : Hymne des 2ndes vêpres de sainte Geneviève – au propre de Paris (plain-chant rythmé) – Gallicæ custos (ton i.) – hymne des secondes vêpres (autrefois des laudes) de sainte Geneviève, au propre de Paris – hymne entrée au Bréviaire de Paris de Mgr de Vintimille de 1736 – texte du P. Pinchon, chanoine régulier de l’Abbaye de Sainte-Geneviève (XVIIIème s.)
Matines votives de sainte Geneviève. Au salut du Très-Saint Sacrement (office tiré des anciens livres liturgiques des chanoines réguliers de l’Abbaye royale de Sainte-Geneviève de Paris, de la Congrégation de France (Génovéfains), et des offices propres de l’église paroissiale de Saint-Etienne-du-Mont).
Saint-Eugène, le mardi 21 janvier 2019, procession solennelle des reliques de sainte Geneviève puis Requiem solennel de 19h.
Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort, et je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France ». Louis XVI.
Introït : de la messe de Requiem d’André Campra (1660 † 1744), maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et du roi Louis XV à Versailles
Messe pour les Trépassés à 8 voix (H. 2) de Marc-Antoine Charpentier (c. 1643 † 1704), maître de la musique de Marie de Lorraine, duchesse de Guise, des Jésuites, du Dauphin, fils de Louis XIV & de la Sainte Chapelle
Epître : II Macchabées XII, 43-46 : Car s’il n’avait espéré que ceux qui avaient été tués ressusciteraient un jour, il eût regardé comme une chose vaine et superflue de prier pour les morts.
Séquence Dies iræ : de la Missa pro defunctis de l’Abbé Homet, maître de chapelle de Notre-Dame de Paris et de Saint-Germain L’Auxerrois (XVIIIème siècle)
Evangile : jean VI, 37-40 : Or la volonté de mon Père qui m’a envoyé, est que je ne perde aucun de tous ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour.
Pendant la communion : De profundis – grand motet de Michel-Richard de Lalande (1657 † 1726), maître de la Chapelle des rois Louis XIV & Louis XV (extraits)
Sortie : Domine salvum fac Regem – Prière pour le roi, de la Messe « Gaudete in Domino semper » du Sacre de Louis XVI (célébré en la Cathédrale de Reims, le dimanche de la Trinité, 11 juin 1775), par François Giroust (1737 † 1799), son maître de chapelle
Saint-Eugène, le dimanche 19 janvier 2020, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.
Le troisième mystère de l’Epiphanie :
les noces de Cana.
Le troisième Mystère de l’Épiphanie nous montre la consommation des plans de la divine miséricorde sur le monde, en même temps qu’il nous manifeste une troisième fois la gloire de l’Emmanuel.
L’Etoile a conduit l’âme à la foi, l’Eau sanctifiée du Jourdain lui a conféré la pureté, le Festin Nuptial l’unit à son Dieu.
Nous avons chanté l’Époux sortant radieux au-devant de l’Épouse ; nous l’avons entendu l’appeler des sommets du Liban ; maintenant qu’il l’a éclairée et purifiée, il veut l’enivrer du vin de son amour. »
Dom Guéranger.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : Adeste fideles – cantique du XVIIIème siècle, harmonisation de Nicolas Vardon
Kyriale XI – Orbis factor
Epître : Romains XII, 6-16 : Ne soyez point lâches dans votre devoir ; conservez-vous dans la ferveur de l’esprit ; souvenez-vous que c’est le Seigneur que vous servez.
Evangile : Jean II, 1-11 : Ce fut là le premier des miracles de Jésus, qui fut fait à Cana en Galilée ; et par là il fit éclater sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
Chant final, de Noël : Te laudamus Domine omnipotens – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie
« Nous vénérons ce jour saint, orné de trois miracles : aujourd’hui l’étoile conduit les Mages à la crèche; aujourd’hui l’eau est transformée en vin au cours des noces ; aujourd’hui dans le Jourdain le Christ veut être baptisé, afin de nous sauver, alléluia. »
Antienne de Magnificat des secondes vêpres de l’Epiphanie.
A la sainte messe :
Procession d’entrée : « Dans les cieux, quel astre radieux ? » Marche des rois – musique attribuée à Jean-Baptiste de Lully (1632 † 1687), surintendant de la musique de la Chambre du roi Louis XIV – texte traditionnel – harmonisation : Nicolas Vardon
Evangile : Matthieu II, 1-12 : Et entrant dans la maison, ils trouvèrent l’enfant avec Marie, sa mère ; et se prosternant, ils l’adorèrent : puis ouvrant leurs trésors, ils lui offrirent pour présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe.
« Aliam viam » – conformément à une antique tradition, la procession de ce jour retourne à la sacristie par un chemin différent de celui habituel, afin de marquer symboliquement que les Mages, divinement avertis, retournèrent chez eux « par une autre voie ». Les Pères de l’Eglise y ont vu l’image de la conversion des cœurs, après la rencontre de Jésus.
Procession de sortie : Pour sauver l’humanité – cantate sur le Noël « Bon Joseph écoutez-moi », d’après Louis-Claude d’Aquin (1694 † 1772), organiste de la chapelle royale et de Saint-Paul
IIndes vêpres de l’Epiphanie. Au salut du Très-Saint Sacrement :
Motet d’exposition : prose parisienne de l’Epiphanie : Ad Iesum accurite – Ier ton
A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
Chant final, du temps de Noël et de l’Epiphanie : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme des XIIIème & XIVème siècles