Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

[Noveritis 2020] Publication de la date de Pâques & de celles des fêtes mobiles de l’année 2020 le jour de l’Epiphanie

La publication de la date de Pâques dans le Pontificale Romanum.

Dans le rit romain, le jour de l’Epiphanie (dont la solennité est obligatoirement reportée en France au dimanche qui suit – sauf lorsque le 6 janvier tombe un dimanche), le diacre fait selon la tradition la publication de la date de Pâques après le chant de l’évangile.

RIT ROMAIN

En voici le chant pour 2020, réalisé par nos soins :

Noveritis Romanum 2020 : proclamation de la date de Pâques et des fêtes mobiles

En voici le texte & la traduction pour 2020 :

Novéritis, fratres caríssimi, quod annuénte Dei misericórdia, sicut de Nativitáte Dómini nostri Jesu Christi gavísi sumus, ita et de Resurrectióne ejúsdem Salvatóris nostri gáudium vobis annuntiámus.

Vous avez su, Frères très chers, par la miséricorde de Dieu qui nous a été annoncée, que nous avons été comblés par la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi de même nous vous annonçons la joie qui nous sera procurée par la Résurrection de notre même Sauveur.

Die nona Februárii erit Domínica in Septuagésima.

Le 9 février sera le dimanche de la Septuagésime.
Vigésima sexta ejúsdem dies Cínerum, et inítium jejúnii sacratíssimæ Quadragésimæ. Le 26 du même mois sera le jour des Cendres et le début du jeûne très sacré du Carême.
Duodécima Aprílis sanctum Pascha Dómini nostri Jesu Christi cum gáudio celebríbitis. Le 12 avril sera la sainte Pâque de Notre Seigneur Jésus-Christ, que vous célèbrerez avec joie.
Vigésima prima Máii erit Ascénsio Dómini nostri Jesu Christi. Le 21 mai sera l’Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Trigésima prima ejúsdem Festum Pentecóstes. Le 31 du même mois sera la fête de la Pentecôte.
Vndécima Júnii Festum sacratíssimi Córporis Christi. Le 11 juin sera la fête du Très Saint Corps du Christ.
Vigésima nona Novémbris Domínica prima Advéntus Dómini nostri Jesu Christi, cui est honor et glória, in sæcula sæculórum. Amen.

Le 29 novembre sera le premier dimanche de l’Avent de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est l’honneur et la gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

Livret PDF imprimable à l’attention du clergé.

RIT PARISIEN

Voici le chant de l’ancien usage de Paris, pour 2020 :

Noverit Parisiense 2020 - proclamation de la date de Pâques : 12 avril 2020

En voici le texte & la traduction pour 2020 :

Novérit cáritas vestra, fratres caríssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die duodécima mensis Aprílis Pascha Dómini celebrábimus.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 12 avril nous célèbrerons la Pâque de Seigneur.

 

RIT AMBROSIEN

Voici le chant pour le rit ambrosien, pour 2020 :

Noverit Ambrosianum 2020 - proclamation de la date de Pâques : 12 avril 2020

En voici le texte & la traduction pour 2020 :

Novérit cháritas vestra, fratres charíssimi, quod, annuénte Dei & Dómini nostri Jesu Christi misericórdia, die duodécima, mensis Aprílis, Pascha Dómini cum gáudio celebrábimus. ℟. Deo grátias.

Votre charité saura, Frères très chers, que, par la miséricorde de Dieu & de notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a été annoncée, le 12 avril, nous célèbrerons avec joie la Pâque de Seigneur. ℟. Rendons grâces à Dieu.

Programme de la solennité de sainte Geneviève, vierge, patronne de Paris

Sainte Geneviève - livre d'heure du XVIème siècleSaint-Eugène, le dimanche 5 janvier 2020, grand’messe de 11h. Premières vêpres de l’Epiphanie & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

« Contemporaine de Clovis et de saint Remi, Geneviève naît en 422 à Nanterre. À l’âge de sept ans, elle rencontre Germain, évêque d’Auxerre, et Loup, évêque de Troyes, qui faisaient halte dans cette bourgade avant de s’embarquer pour l’Angleterre pour y combattre, sur l’ordre du pape, l’hérésie de Pélage. La fillette est en prière dans l’église de Nanterre et Germain prophétise devant les parents de Geneviève le destin exceptionnel de l’enfant. Lorsque sa mère est frappée de cécité pour avoir donné un soufflet à Geneviève, celle-ci la guérit avec de l’eau qu’elle a bénite.

Geneviève promet à Germain de se consacrer au Christ, et, à quinze ans, elle reçoit le voile des vierges. À l’époque, en effet, il n’existait pas de monastères de femmes et celles qui souhaitaient se consacrer au Seigneur continuaient à vivre dans le monde, simplement distinguées par le voile de leur consécration. À la mort de ses parents, Geneviève vient habiter à Paris chez sa marraine. Elle vit dans le silence, la prière et la mortification, ne se nourrissant que deux fois par semaine. Elle est aussi favorisée de grâces extraordinaires, en lisant dans les consciences et en guérissant les corps au nom du Christ par des onctions d’huile.

Saint Germain la défend contre les calomnies. Geneviève fait construire la première basilique de Saint-Denis. Elle visite de nuit le chantier avec ses compagnes, quand le vent éteint le cierge qui éclairait le chemin du petit groupe. Geneviève prend le cierge, qui se rallume aussitôt, et sa flamme résiste à toutes les bourrasques.

En 451, Attila franchit le Rhin et envahit la Gaule. Les Parisiens prennent peur et veulent fuir. Geneviève les convainc de demeurer dans la ville. Elle rassemble les femmes de Paris dans l’église-baptistère près de Notre-Dame et leur demande de supplier le Ciel d’épargner leur ville. C’est ce qui se produit. Abandonnant la route de Paris, les Huns se dirigent vers Orléans qu’ils assiègent. Contraints par les armées du général romain Aetius, ils se replient vers le nord et sont définitivement vaincus aux Champs Catalauniques. Plus tard, lorsque les Francs assiègent Paris, Geneviève sauve cette fois la ville de la famine. Elle organise une expédition ingénieuse au moyen de bateaux qui, par la Seine, vont chercher le ravitaillement jusqu’en Champagne. Sa réputation s’étend jusqu’en Orient. Clovis et Clotilde lui voueront une grande vénération. Elle sera enterrée auprès du roi dans l’église des Saints-Apôtres que sainte Clotilde avait fait construire et qui prendra dès le VIIème siècle le nom de Sainte-Geneviève.

Geneviève meurt en 512 à près de 90 ans. Son corps est transporté en 845 à Marizy par crainte des Normands et rapporté à Paris en 890. À partir du XIIème siècle, la châsse contenant ses reliques est portée en procession à travers Paris. Des miracles ont lieu sur son passage en particulier lors du mal des ardents. Ses reliques sont brûlées par les révolutionnaires en 1793, mais son tombeau vide, transporté dans l’église Saint-Étienne-du-Mont continue d’être vénéré.

Sainte Geneviève est la patronne de Paris, et des gendarmes. »
Source : Introibo.

Voir aussi sur notre site la présentation des processions des reliques de sainte Geneviève.

A la sainte messe :

Ières vêpres de l’Epiphanie, avec mémoire des IIndes vêpres de la solennité de sainte Geneviève et de la fête du Très-Saint Nom de Jésus. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : prose parisienne de l’Epiphanie : Ad Iesum accurite – Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Vème ton « moderne »
  • Chant final d’actions de grâces, de l’Epiphanie : Spiritus Sanctus venit in columba, du rit ambrosien – Vème ton

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Programme de la fête de la Circoncision du Seigneur – octave de Noël

Circoncision du ChristSaint-Eugène, le mercredi 1er janvier 2018, grand’messe de 11h.

Le 1er janvier constitue à la fois le jour octave de la fête de la Nativité mais aussi la fête de la Circoncision du Seigneur, puisque – selon la Loi – celle-ci intervient 8 jours après la naissance d’un enfant mâle. Lors de la circoncision, on imposait aussi à l’enfant son nom. Cette fête constitue donc la véritable fête du Saint Nom de Jésus, ainsi que le rappelle ci-contre la planche gravée pour cette fête par Jérôme Nadal, s.j. (1507-1580). L’autre fête du Très-Saint Nom de Jésus, fixée depuis 1911 au dimanche entre la Circoncision & l’Epiphanie – ou au 2 janvier si ce dimanche n’existe pas – n’est de fait qu’un doublon moderne de la fête de la Circoncision.

Mais parce que la fragilité de la chair et de l’esprit de l’homme l’emporte, par une pente naturelle de cupidité, vers le mal, et l’embarrasse ici-bas dans des vices inextricables, le huitième jour de la circoncision est la figure du temps de la résurrection, et de notre future délivrance de tout péché. C’est en effet le sens des paroles suivantes : « Tout mâle premier-né sera appelé, consacré au Seigneur. » Les termes de la loi expriment la promesse du fruit de la Vierge, fruit vraiment saint, car il est immaculé. Que ce soit là le fruit désigné par la loi, les paroles de l’Ange nous l’assurent : « La chose sainte, dit-il, qui naîtra de vous, sera appelée le Fils de Dieu. »
Sermon de saint Ambroise, évêque, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de la fête de la Circoncision, au second nocturne.

A la messe :

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Programme de la messe du dernier jour de l’année civile – mémoire de saint Sylvestre

Guido Reni - L'Adoration des BergersSaint-Eugène, le mardi 31 décembre 2019, messe de 19h.

Si l’année ecclésiastique commence aux premières vêpres du premier dimanche de l’Avent, le début de l’année civile au 1er janvier n’a reçu que tardivement quelques aménagements liturgiques, quand bien même les manuscrits liturgiques médiévaux commençaient par donner le calendrier des fêtes en commençant au premier janvier ; la coutume s’est introduite au XIXème de chanter au 31 décembre le Miserere mei Deus (Psaume L) pour demander pardon à Dieu des péchés commis durant l’année écoulée, le Te Deum laudamus pour le remercier des grâces qu’ils nous a accordées durant cette même année écoulée, et de commencer la nouvelle année le lendemain par le chant du Veni Creator pour demander au Saint-Esprit de nous éclairer. Une indulgence plénière aux conditions ordinaires est accordée pour le chant solennel du Te Deum le 31 décembre et pour celui du Veni Creator le 1er janvier.

Jusqu’en 1962, on disait aujourd’hui la messe de la fête de saint Sylvestre avec mémoire du septième jour dans l’octave de la Nativité. Le code des rubriques de 1962 ayant élevé au rang de seconde classe chaque jour de l’octave de Noël, on dit depuis la messe de l’octave avec mémoire de saint Sylvestre, pape.

Le Pape saint Sylvestre

Silvestre était romain, et son père se nommait Rufin. Dès sa jeunesse, il eut pour maître le Prêtre Cyrinus, dont il imita parfaitement la science et les mœurs. Tant que sévit la persécution, il demeura caché sur le mont Soracte ; mais à l’âge de trente ans, il fut ordonné Prêtre de la sainte Église romaine, par le Pontife Marcellin. Comme il s’acquittait de cet office d’une manière digne de toute louange, surpassant tous les autres clercs, il fut, dans la suite, choisi pour succéder au Pape Melchiade, sous l’empereur Constantin, qui venait d’accorder, par une loi la paix à l’Église du Christ. Dès qu’il eut pris en main le gouvernement de l’Église, il encouragea fortement Constantin (illustre déjà par l’apparition d’une croix dans le ciel et par sa victoire sur le tyran Maxence), à protéger et à propager la religion chrétienne. Comme une vieille tradition de l’Église romaine le rapporte, il lui fit reconnaître les portraits des Apôtres, le lava dans les eaux du saint baptême et le purifia de la lèpre de l’infidélité.
IVème leçon des vigiles nocturnes du jour, au second nocturne.

Le Pape saint Sylvestre

Aussi le pieux empereur, à l’instigation de Silvestre, auquel il avait accordé la faculté de construire des temples publics pour les fidèles du Christ, confirma cette faculté de son propre exemple. Il érigea, en effet, beaucoup de basiliques : celle de Latran, dédiée au Christ Sauveur, de saint Pierre au Vatican, de saint Paul sur la voie d’Ostie, de saint Laurent dans l’Agro Verano, de la sainte Croix dans le palais Sessorianus, des saints Pierre et Marcellin et de sainte Agnès sur les voies Lavicane et Nomentane, et d’autres encore. L’empereur les orna avec splendeur d’images saintes, et les enrichit avec magnificence par les dons et les domaines qu’il leur assigna. Sous le pontificat de Silvestre fut tenu le premier concile de Nicée, où ses légats présidèrent et où Constantin assista. La sainte foi catholique y fut expliquée par trois cent dix-huit Évêques ; Arius et ses sectateurs furent condamnés. A la demande des Pères, Silvestre confirma encore ce concile dans un synode tenu à Rome, où Arius fut de nouveau condamné. Silvestre rendit beaucoup de décrets utiles à l’Église de Dieu, et qui restent connus sous son nom : à savoir, que l’Évêque seul consacrerait le Chrême ; que, dans l’administration du baptême, le Prêtre oindrait avec du Chrême le sommet de la tête du baptisé ; que les Diacres porteraient la dalmatique à l’église, qu’ils auraient sur le bras gauche le manipule de lin ; enfin que le sacrifice de l’autel ne serait offert que sur un voile de lin.
Vème leçon des vigiles nocturnes du jour, au second nocturne.

Le Pape saint Sylvestre

On rapporte que saint Silvestre fixa aussi, pour tous ceux qui entreraient dans les ordres, un certain temps, durant lequel ils devraient exercer successivement leur ordre dans l’Église, avant d’être élevés au degré supérieur. Il statua encore qu’un laïque ne pourrait porter d’accusation contre un ecclésiastique, et qu’un clerc ne plaiderait pas sa cause devant un tribunal séculier. Il voulut qu’à l’exception du Samedi et du Dimanche, les jours de la semaine fussent désignés sous le nom de Féries, comme on avait déjà commencé à le faire auparavant dans l’Église, pour signifier que les clercs doivent ne s’occuper absolument que de Dieu seul, se dégageant de tout ce qui est étranger à son service. La grande sainteté de Silvestre, et sa bonté envers les pauvres, répondirent constamment à cette sagesse céleste avec laquelle il gouvernait l’Église. Il pourvut à ce que les ecclésiastiques dans le besoin vécussent en commun avec ceux qui étaient riches, et à ce que l’on procurât aux vierges consacrées les ressources nécessaires pour leur subsistance. Il vécut dans le pontificat vingt et un ans, dix mois et un jour. Il fut enterré dans le cimetière de Priscille, sur la voie Salaria. En sept ordinations du mois de décembre, il ordonna quarante-deux Prêtres et vingt-cinq Diacres et consacra soixante-cinq Évêques pour divers lieux.
VIème leçon des vigiles nocturnes du jour, au second nocturne.

A la sainte messe :

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Programme de la messe du dimanche dans l’octave de la Nativité

Saint-Eugène, le dimanche 29 décembre 2019, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La grandeur des œuvres divines est, mes très chers frères, bien au-dessus des ressources de l’éloquence humaine, et la difficulté de s’exprimer vient ici de la raison même qui nous défend de garder le silence ; car ces paroles du Prophète : « Qui racontera sa génération ? » se doivent entendre non seulement de la divine essence de Jésus-Christ, mais aussi de la nature humaine qui est en lui. Si la foi ne croit que ces deux natures sont unies dans une seule personne, la parole ne peut l’expliquer. Aussi ce sujet de louanges est-il intarissable, parce que le talent de celui qui loue reste toujours insuffisant.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IVème dimanche dans l’octave de Noël. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme du jour de Noël

Saint-Eugène, le mercredi 25 décembre 2019, messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Notre Sauveur, mes bien-aimés, est né aujourd’hui : réjouissons-nous. Il ne peut y avoir de tristesse au jour où naît la vie, qui, dissipant la crainte de la mort, répand en nos âmes la joie, par la promesse de l’éternité. Il n’y a personne qui n’ait sa part de cette allégresse. Tous ont un même motif de se réjouir, car notre Seigneur, destructeur du péché et de la mort, nous trouvant tous assujettis au péché, est venu pour nous affranchir tous. Qu’il tressaille, celui qui est saint : car la palme approche pour lui. Que le pécheur se réjouisse : voici qu’on l’invite au pardon. Que le Gentil prenne courage : car il est convié à la vie. En effet, le Fils de Dieu, dans la plénitude des temps fixée par les impénétrables profondeurs du conseil divin, a pris la nature humaine, pour la réconcilier avec son auteur, afin que l’inventeur de la mort, le diable, fût vaincu par où il avait triomphé.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de Noël. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le vieux noël français « A la venue de Noël »
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Petrus – VIIème ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – IIIème ton
  • Chant final, de Noël : Puer natus in Bethleem – Ier ton – rythme des XIIIème & XIVème siècles

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Programme des matines de Noël & de la messe de minuit

Saint-Eugène, le mardi 24 décembre 2019, matines de Noël (premier nocturne) à 22h40, veillée de cantiques à 23h45, puis procession à la crèche & messe solennelle de minuit.

C’est pourquoi, mes bien-aimés, rendons grâces à Dieu le Père, par son Fils, dans le Saint-Esprit : de ce que, « nous ayant aimés dans son infinie charité, il a eu pitié de nous, et comme nous étions morts par les péchés, il nous a vivifiés tous en Jésus-Christ », afin que nous fussions en lui une nouvelle créature et un ouvrage nouveau. « Dépouillons donc le vieil homme avec ses œuvres » ; et, admis à participer à la naissance du Christ, renonçons aux œuvres de la chair. Reconnais, ô Chrétien, ta dignité, et, « devenu participant de la nature divine », garde-toi de retomber, par une conduite indigne de cette grandeur, dans ta bassesse première. Souviens-toi de quel chef et de quel corps tu es membre. N’oublie jamais, « qu’arraché à la puissance des ténèbres », tu as été transporté à la lumière et au royaume de Dieu.
Sermon de saint Léon, pape, VIème leçon des vigiles nocturnes de Noël, au second nocturne.

Matines de Noël

Veillée de cantiques

Noëls traditionnels de France

Programme du quatrième dimanche de l’Avent

Saint-Eugène, le dimanche 22 décembre 2019, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Vraiment aujourd’hui, selon les anciens Ordines Romani, il ne devrait pas y avoir station, — Dominicat vacat, — puisque la messe dominicale de ce jour était précisément celle qui mettait fin à la vigile nocturne à Saint-Pierre. Ainsi en était-il au début ; pourtant, avec le temps, la pannuchis dominicale ayant été réduite et célébrée par anticipation dans l’après-midi du samedi, il ne parut pas convenable de laisser passer le jour du Seigneur sans offrir le Sacrifice. Peu à peu, s’introduisit l’usage d’une seconde messe stationnale en la basilique des Saints-Apôtres, et cela aussi en conformité avec l’habitude des autres Églises, où l’on ne célébrait pas la vigile, mais où on avait pourtant la coutume d’offrir le sacrifice dominical pour satisfaire à la dévotion du peuple.

Une tradition très accréditée à Rome, attribuant la rédaction de l’antiphonaire de saint Grégoire à l’inspiration du divin Paraclet, a contribué à cette extrême réserve liturgique. Pour cette raison, l’œuvre était jugée intangible et n’admettait ni retouches ni additions. Par suite, les chants de la messe de ce jour furent empruntés à d’autres messes précédentes, en sorte que ce IVe dimanche de l’Avent n’a de propre que la première lecture de l’Apôtre, les trois collectes et l’offertoire. L’introït est celui du mercredi précédent. L’image de la rosée et de la pluie qui descend lentement pour rafraîchir le gazon aride est tirée de l’épisode bien connu de Gédéon ; elle fut utilisée fort à propos par le psalmiste, puis reprise par le prophète Isaïe, qui s’en servit même pour décrire le caractère tout de suavité et d’amour de la première apparition du Messie dans le monde. Le règne messianique ne se manifeste pas comme un tremblement de terre qui renverse avec impétuosité les maisons et détruit des provinces entières ; mais il est semblable à une petite plante fécondée par la rosée céleste, et qui, en dépit de tous les obstacles, croît et fleurit sous le baiser du soleil. Au contraire, la seconde venue de Jésus sur la terre se fera à l’improviste et soudainement. Alors, avec toute la puissance de son bras, II anéantira en un clin d’œil la gloire du règne de Satan, et le royaume de Dieu atteindra sa splendeur et son accroissement définitifs. »
Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan. Liber Sacramentorum.

Jean disait à ceux qui accouraient en foule pour être baptisés : « Race de vipères, qui vous a montré à fuir la colère à venir ? » Or, la colère à venir est le châtiment final, que ne pourra fuir alors le pécheur, s’il ne recourt maintenant aux gémissements de la pénitence. Et il faut remarquer que ces rejetons mauvais, imitant la manière d’agir de parents méchants, sont appelés : race de vipères ; parce qu’en portant envie aux bons, en les persécutant, en faisant du mal à leur prochain, en se vengeant du dommage qu’on leur porte, ils suivent en tout cela les voies de leurs pères selon la chair, et agissent comme des enfants envenimés, nés de parents remplis eux-mêmes de venin.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Catéchisme de l’Avent

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IVème dimanche de l’Avent A Magnificat, grande antienne O Emmanuel. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : O Virgo virginum – IInd ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

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Une tradition liturgique d’Avent : la « Messe d’Or »

La Messe d’Or est le nom autrefois donné à la Messe du Mercredi des Quatre-Temps de l’Avent. Liturgia remercie vivement M. l’Abbé Jean-Pierre Herman de nous partager cette étude liturgique et historique sur ce point oublié de notre tradition occidentale

*
Messe d'Or du Mercredi des Quatre-Temps de l'Avent - L'Annonciation par Philippe de ChampaigneDans un article de 2009, Gregory di Pippo montre le caractère « à rebours », des évangiles des dimanches du temps de l’Avent dans le missel tridentin. Le premier dimanche commence avec la fin des temps (Lc 21, 25-33), puis nous découvrons Jean-Baptiste et sa question sur l’identité de Jésus, « Es-tu celui qui doit venir ? » (Mt 11, 2-10) pour le retrouver, le troisième dimanche, au tout début de sa mission, « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » (Jn 1, 19-28). Ce n’est que dans la troisième semaine que les textes se tournent vers le mystère de l’Incarnation.

La préparation immédiate à Noël, en effet, commence le mercredi des Quatre-Temps, avec la lecture de l’évangile de l’Annonciation. (Lc 1, 26-38).

Les Quatre-Temps

Les Quatre-Temps, nous le savons, sont des périodes de jeûne, de pénitence et de prière au cours de l’année liturgique.

Leur but originel était de rendre grâce à Dieu pour les fruits de la terre, d’apprendre aux hommes à en faire un bon usage et à secourir ceux qui sont dans le besoin.[1]

Les Quatre-Temps comptent parmi les usages les plus anciens de l’année liturgique et remontent aux tout premiers temps de l’Église romaine. Ils sont plus anciens que l’Avent et le pape saint Léon (vers 450) nous a laissé toute une série de beaux sermons des Quatre-Temps. C’était originairement une fête d’action de grâces pour les récoltes. Il n’y en avait que trois, après chacune des trois récoltes principales : le blé, le vin et l’huile — les plus importants symboles naturels de la liturgie. Les fidèles apportaient à l’Offrande la dîme de leurs récoltes, pour les besoins du Sacrifice, de l’Église et des pauvres — et ceci est un exemple pour nous. Néanmoins ces époques sont aussi des jours de renouvellement spirituel. L’homme, au milieu de ses occupations matérielles, oublie trop facilement ses intérêts éternels ; c’est pourquoi il est bon qu’à chaque saison il se rappelle la pensée de Dieu et fasse réflexion sur l’état de son âme.[2]

Observés à Rome dès l’Antiquité, ils se sont ensuite répandus dans toute l’Eglise latine à des périodes diverses[3].

Il semble que le jeûne solennel des Trois-Temps ait été, à l’origine, spécial à l’Église romaine, à laquelle les autres diocèses latins l’empruntèrent plus tard. Saint Léon Ier en explique bien la signification, spécialement à l’occasion des jeûnes de décembre, observant que, au terme des saisons, et avant de toucher aux provisions d’hiver, il convient vraiment d’en offrir les prémices à la divine Providence, par une libation volontaire d’abstinence et d’aumône.[4]

La première source à faire mention de cette pratique est le Liber pontificalis attribué au pape Calliste Ier (217-222), mais d’après saint Léon le Grand et d’autres auteurs, la pratique remonte à l’époque apostolique.

L’introduction de cette pratique dans l’Église chrétienne semble remonter aux temps apostoliques ; c’est du moins le sentiment de saint Léon, de saint Isidore de Séville, de Rhaban Maur et de plusieurs autres écrivains de l’antiquité chrétienne : néanmoins, il est remarquable que les Orientaux n’observent pas ce jeûne.[5]

On les trouve pour la première fois au nombre de quatre dans les écrits de Philastère de Brescia (+ vers 387). Saint Léon les associe à chacune des saisons de l’année. On parle de jejunium vernale, aestivum, autumnale et hiemale puis, avec le temps, placés à proximité d’une des grandes fêtes de l’année (Noël, Pâques, Pentecôte et saint Michel).

Le jeûne était assigné au mercredi, vendredi et samedi de la semaine.

Ordination sacerdotales au samedi des Quatre-Temps : la communion des nouveaux prêtresC’est sous le pontificat du pape Gélase Ier (492-496) que l’on commença à assimiler ces jours avec les ordinations. Le jeûne et les prières revêtirent dès lors un caractère particulier : l’Eglise tout entière intercédant pour ceux qui vont prochainement recevoir les ordres sacrés.

Dans la circonstance il y avait en outre un motif spécial. Une antique tradition réservait au mois de décembre les ordinations des prêtres et des diacres, et, selon l’usage introduit par les apôtres eux-mêmes, le peuple chrétien devait, au moyen du jeûne et de la prière, s’associer à l’évêque pour obtenir que le Seigneur fît descendre en abondance les dons sacerdotaux sur la tête des nouveaux ministres de l’autel.

En effet, les intérêts suprêmes du peuple chrétien dépendent en grande partie de la sainteté du clergé ; et puisque l’Écriture nous enseigne que le châtiment le plus terrible infligé par Dieu aux nations prévaricatrices consiste à leur donner des pasteurs et des chefs semblables à elles-mêmes, il est évident que l’ordination des ministres sacrés n’est pas une affaire intéressant exclusivement l’évêque et son séminaire, mais d’une importance décisive et suprême pour toute la famille catholique.

C’est pourquoi les Actes des Apôtres mentionnent les jeûnes solennels et les prières publiques qui précédèrent l’ordination des sept premiers Diacres et, ensuite, la mission de Paul et de Barnabé à l’apostolat parmi les Gentils. Aujourd’hui, après tant de siècles, cette discipline n’a subi aucun relâchement essentiel.[6]

A Rome

Basilique de Sainte-Marie-Majeure, RomeLa messe stationale du pape, comme on peut le lire encore aujourd’hui dans les missels, suivait les quatre fois le même ordre. Le mercredi, le pontife célébrait à Sainte-Marie-Majeure, le vendredi aux Saints Apôtres et le samedi à Saint-Pierre, où il conférait les ordinations aux candidats. Ecoutons, à ce propos, Dom Guéranger, dans son introduction :

Aujourd’hui, la station – comme il est de règle au mercredi des Quatre-Temps, est dans la basilique libérienne[7], pour mettre les nouveaux lévites sous le céleste patronage de celle que les Pères appelèrent la Vierge-Prêtre, temple où le Verbe incarné lui-même reçut l’onction sacerdotale du divin Paraclet.

Autrefois, la procession du clergé et du peuple se rendait au temple de Libère en partant de Saint-Pierre-aux-Liens et traversait, au chant suppliant des litanies, la Suburra, le Viminal et l’Esquilin. Après la collecte d’entrée à Sainte-Marie-Majeure, un secrétaire papal (scriniarius) annonçait au peuple, du haut de l’ambon, les noms des futurs ordinands :
Auxiliante Domino et Salvatore nostro Iesu Christo, eligimus hos N.N. diaconos in presbyteratum. Si igitur est aliquis a qui contra hos viros aliquid scit de causa criminis, absque dubitatione exeat et dicat : tantum memento Communionis suae.[8] [9]

Les textes de la messe étaient sensiblement ceux que nous trouvons encore aujourd’hui dans le missel tridentin et ses éditions postérieures, nous en traiterons dans un prochaine article sur les messes Rorate.

Comme le dit très justement Dom Ursmer Berlière :

La liturgie du mercredi des Quatre-Temps de l’Avent, qui est jour de station à Sainte-Marie-Majeure, rappelle dans ses différentes parties le mystère de l’Annonciation. De là à faire de cette férie une fête de la Vierge, il n’y avait pas loin.[10]

Ruper de Deutz nous a laissé, à ce propos, un très beau commentaire :

Le premier jour de ce jeûne (des Quatre-Temps), on célèbre de manière tout à fait appropriée à Sainte-Marie-Majeure, car il est clair que tout l’office de ce jour est tourné vers ce temple du Seigneur dans lequel le Seigneur, dans la totalité de son être, en y faisant sa demeure pendant neuf mois, a daigné se faire homme. En effet, on y lit dans l’évangile le mystère de l’Annonciation ou Incarnation du Seigneur, proclamé autrefois par les trompettes des prophètes, rendu présent par les anges, reçu dans la foi par la Vierge sainte et accompli dans son sein virginal.

Une coutume monastique

Moines chantant l'office.La tradition liturgique des Quatre-Temps a été adoptée en Gaule aux environs du VIIIème s. et c’est là qu’à partir du XIIème s., on commença à donner au mercredi de la troisième semaine d’Avent un caractère de fête mariale.

Dom Berlière parle d’une coutume monastique des XIème et XIIème s., mais qui restait peut-être fidèle à une tradition plus ancienne[11]. On accordait, dans les monastères, une importance toute particulière à l’évangile de l’Annonciation à l’office des vigiles. Contrairement à l’habitude, qui veut qu’on en lise seulement les premiers versets avant l’homélie, la lecture de celui-ci se faisait en entier « par respect pour l’Incarnation de Notre Seigneur »[12]. S’ensuivait un sermon de l’abbé sur le mystère de l’Incarnation. Le corpus monastique a gardé un grand nombre de ces textes, dont les plus célèbres sont à coup sûr les quatre homélies de Saint Bernard Super missus est. Une partie de la quatrième est toujours lue aujourd’hui dans l’office d’après la réforme de Vatican II, à la date du 18 décembre.

A partir du XIIème s., on accompagna cette lecture du même cérémonial qu’à la messe. Il était lu par un clerc paré des ornements, avec l’encens et les cierges. Les différents coutumiers monastiques détaillent les usages locaux. Ceux-ci ont en commun que toute la communauté était tenue d’assister à l’office, « y compris les infirmes en état de quitter le lit ».

On trouve la même habitude du chant solennel de l’évangile du Missus dans les cathédrales et les collégiales à peu près à la même époque. De nombreux textes en détaillent les usages particuliers. Dom Berlière cite les manières différentes de procéder selon l’endroit :

A Bayeux, le chant est exécuté par un prêtre revêtu des ornements sacrés, accompagné d’un diacre et d’un sous-diacre, et tenant en main un rameau de palme, et ces rites se retrouvent à Rouen, Paris, Saintes, Noyon, Meaux et ailleurs. A Exeter, en Angleterre, au XIVème siècle, c’est le diacre revêtu de l’étole et du manipule, qui va solennellement chanter l’évangile au pupitre. Au XVIIIème s., à la cathédrale de Bourges, l’évangile est chanté solennellement par un diacre revêtu d’ornements blancs, tandis que c’est un prêtre qui chante l’homélie. N.-D. de Chartres avait la lecture de l’évangile Missus est en entier, comme à Sens, suivi du Salve Regina, puis de l’homélie.[13]

Di Pippo, quant à lui, décrit le cérémonial élaboré du rite de Sarum :

Le diacre s’avance avec le sous-diacre, (tous deux) vêtus de blanc… avec une palme de terre sainte dans la main et accompagné des thuriféraires et des céroféraires… Il encense l’autel. Il s’avance alors vers l’ambon par le milieu du chœur et proclame l’annonce de l’évangile… avec les céroféraires à ses côtés…et il tient la palme dans la main pendant qu’il lit l’évangile.

Il mentionne également qu’aux laudes, on omet tous les éléments qui rappellent la pénitence, comme les prières fériales et les prostrations.[14]

Laquelle des deux traditions – séculière ou monastique – a précédé l’autre demeure une question ouverte.

La solennité s’accentua graduellement. A partir du XIVème s., les textes témoignent de la popularité grandissante du Missus, qui devint l’objet de nombreuses fondations pieuses. Au cours du XVème, on fit passer la lecture solennelle de l’évangile de l’office des matines à la messe du jour. Celle-ci, cependant, commençait très tôt, à l’issue de l’office. Elle était célébrée dans la pénombre à la lueur des cierges et se terminait alors que le jour pénétrait dans l’édifice. Plus tardivement, on y vit une illustration symbolique du mystère de l’Incarnation, le Christ, soleil levant, lumière d’en-haut qui vient nous visiter.[15] [16]

La fin du siècle vit naître – preuve de la popularité de la célébration – une pratique que Dom Berlière décrit ainsi :

Vers la fin du XVème siècle, l’évangile apparaît déjà dramatisé avec une mise en scène qui sent déjà la Renaissance, et qui devait plaire à un peuple simple et naïf, mais qui, en faisant parfois disparaître l’intelligence du mystère liturgique, ne servit plus qu’à satisfaire une curiosité émerveillée par la machinerie qui envahissait le sanctuaire.[17]

L’évangile était donc non seulement dialogué, comme on le fait pour la lecture de la Passion, mais aussi dramatisé. Le schéma, avec des variantes locales, était le même partout : le diacre lisait la partie narrative du texte, et deux autres lecteurs, qui avaient pris place à des endroits bien visibles du chœur, tenaient le rôle de la Vierge Marie et de l’Ange. Aux paroles Spiritus sanctus superveniet in te, une colombe se détachait de la voûte et, par un mécanisme adéquat, venait se placer auprès de la sainte Vierge. A certains endroits, on sonnait la cloche de l’Angelus pendant la lecture. Certains historiens de l’art pensent que beaucoup de toiles clair-obscur qui mettent en scène l’Annonciation reflètent la mémoire qu’avaient les artistes de cette célébration et des vêtements portés par l’ange.

De nombreuses sources sont truffées de détails sur les usages locaux. Berlière a reproduit in extenso le texte d’un coutumier de la cathédrale de Tournai du XVIème s., que nous pouvons considérer comme un exemple de la pratique générale. Nous le reprenons à notre tour en appendice. Il commence ainsi : S’ensuivent les cérémonies de ce qu’il y a à faire pour la célébration de la messe « Missus est Angelus », vulgairement appelée « Messe d’Or ». On remarquera qu’on y mentionne le chant du Gloria à la messe, alors qu’il est normalement supprimé en Avent et, de surcroît, les jours de pénitence.

Missa aurea – messe d’Or

Initiale de l'introït de la Messe d'Or : Rorate

C’est pourquoi, depuis l’antiquité, cette messe a été très appréciée et appelée la messe d’or (missa aurea). Au moyen âge, on la célébrait avec une grande solennité. (Pius Parsch)[18].

La question qui demeure est l’origine de l’appellation « Messe d’Or ».

De nombreuses hypothèses ont été émises à ce sujet. La plus banale se réfère aux ors qui ornent la première lettre de l’introït dans certains missels. D’autres pensent qu’il s’agit d’une allusion à la lumière des cierges qui éclairent l’église et à l’avènement progressif de la lumière durant la messe, voire à la splendeur des rites qui accompagnaient la célébration.

Or, cette messe n’est pas la seule à avoir reçu le titre de « messe d’Or » au cours de l’histoire. Dans d’autres circonstances, on parle de la « messe d’Or de saint Grégoire », de la « messe d’Or Humiliavit » en l’honneur des cinq plaies de Notre Seigneur. Le terme « d’or » fait ici référence à l’expression populaire qui veut qu’une chose exceptionnelle soit « en or » (on parle d’un métier en or, d’enfants en or.) Ce vocable est lié à l’efficacité particulière que le peuple accordait à cette messe. Il est très ancien et trouve son origine en Allemagne, où on le rencontre déjà en 1367. Il est passé en Hollande septentrionale, puis dans les territoires de l’actuelle Belgique. Berlière[19] cite une chronique monastique allemande où un moine écrit au Saint-Siège à propos d’une messe fondée par l’un des abbés de son monastère : quam ob suam magnificentiam auream vocamus[20].

La « messe d’Or » était donc une messe de supplication à laquelle on attacha une puissance toute particulière[21], très appréciée d’un peuple qui lui attribuait des grâces spéciales, avec parfois un brin de superstition.

Est-ce la Révolution et la suppression des collégiales, cathédrales et monastères qui a conduit à l’extinction de cette popularité ? Toujours est-il qu’au XIXème s., la « splendeur » de la messe d’Or semble avoir vécu. Dom Guéranger, dans son Année liturgique, n’y accorde que peu d’attention et n’en cite même pas les textes :

Comme il est rare que la messe des Quatre-Temps soit chantée hors des Églises où l’on célèbre l’office canonial, et aussi, pour ne pas grossir ce volume outre mesure, nous n’avons pas jugé à propos de donner ici le texte des messes des mercredi, vendredi et samedi des Quatre-Temps de l’Avent. Nous nous contenterons d’indiquer la station. Le mercredi, elle a lieu à Sainte-Marie-Majeure, à cause de l’évangile de l’Annonciation qui, comme on vient de le voir, a fait pour ainsi dire attribuer à ce jour les hon¬neurs d’une véritable fête de la Sainte Vierge.[22]

Dom Berlière, cependant, nous dit qu’à l’époque où il écrit (1920), la popularité de cette messe est encore grande en Belgique, dans les Pays Bas et dans le nord de la France.

Mais la messe d’Or reste bien vivante dans nos pays et le peuple y attache une vertu spéciale. En certains endroits, les fidèles ont coutume d’y tenir un cierge qu’ils tiennent allumé pendant toute la messe et que l’on conserve avec dévotion. Parfois même, on laisse dégoutter le cierge dans l’eau bénite dont on asperge les champs, les jardins et les fruits, le même usage se retrouve en Allemagne.[23]

Elle était surtout fréquentée pour l’heureuse issue des voyages, en souvenir de Marie et Joseph qui se sont mis en chemin pour Bethléem. En fonction de la géographie de ces pays, on l’appelait « messe des marins » en Hollande et en Flandre et « messe des voyageurs » en Wallonie.[24]

Le calendrier issu de la réforme de Vatican II a aboli les Quatre-Temps et donc la possibilité de célébrer la messe d’Or. Elle est peut-être encore célébrée dans certaines communautés ou paroisses qui célèbrent avec le missel de 1962, mais son lustre et sa popularité d’antan semblent avoir totalement disparu.

Abbé Jean-Pierre Herman

*
 

Appendice : La messe d’Or à la cathédrale de Tournai au XVIème siècle

 

La Messe d'Or - Jean Fouquet, Annonciation, Heures d'Etienne ChevalierS’ensuivent les cérémonies et ce qu’il y a à faire pour la célébration de la messe Missus est Gabriel Angelus etc., vulgairement appelée la Messe d’Or :

Premièrement, le mardi après vêpres, le charpentier de ladite église disposera dans le sanctuaire du chœur, aux endroits qu’on lui indiquera, deux échafauds opposés l’un à l’autre et appropriés pour la cérémonie de la fête. Ils seront garnis de rideaux et revêtus d’étoffe de soie, par les soins du chasublier de l’église ; l’échafaud du côté de l’évêque servira à recevoir la bienheureuse Vierge Marie et celui du côté du doyen servira à recevoir et à renfermer l’Ange.

Item le même jour, celui qui est chargé de faire descendre le lendemain la colombe, visitera la cellule construite dans la haute galerie du chœur, préparera les cordes et disposera l’appareil muni de chandelles, au moyen duquel il figurera la descente du Saint-Esprit sous la forme d’une colombe, pendant qu’on chantera l’évangile, comme il sera dit ci-après. Il aura soin de faire descendre la petite corde de la clochette vers l’échafaud de l’Ange, afin qu’on puisse de là sonner le lendemain cette clochette au moment convenable.

Item, le lendemain, pendant les matines, les maîtres du chant auront soin de faire choix de deux enfants, ayant la voix douce et fort haute pour leur faire revêtir à la trésorerie, à huis-clos, à l’un un costume de reine, pour représenter la Sainte Vierge, et à l’autre des vêtements pour représenter l’Ange – vêtements donnés par le fondateur[25].

Après le chant de la septième leçon des matines, les deux jeunes gens, ainsi vêtus, partiront de la trésorerie, entreront dans le chœur par la porte principale, précédés de deux torches ardentes, Marie se tenant du côté de l’évêque, ayant en main un livre d’heures, et l’Ange du côté du doyen, portant de la main droite un sceptre d’argent doré. Ils s’avanceront ainsi lentement, dirigés respectivement par leurs maîtres jusqu’au maître-autel où ils s’agenouilleront et feront leur prière ; après quoi ils iront chacun à la place qui leur est destinée… puis on fermera les courtines.

Les deux porte-torches se placeront devant chaque tribune jusqu’à la fin de la messe.

Pendant qu’on chantera la huitième et la neuvième leçon, les clercs de la trésorerie prépareront le maître-autel comme on fait aux solennités des triples majeurs. On allumera toutes les chandelles du chœur.

Lorsque le célébrant s’approchera du maître-autel pour commencer la messe, on ouvrira avant le </em<Confiteor toutes les courtines de la tribune de la Vierge, laquelle paraîtra à genoux, priant dévotement et ayant son livre ouvert, sur un coussin placé devant elle ; mais la tribune de l’Ange demeurera fermée.

Lorsqu’on chantera le Gloria in excelsis Deo, les courtines de la tribune de l’Ange s’ouvriront. L’ange sera debout, tiendra en main son sceptre d’argent et gardera cette position jusqu’au moment de chanter l’évangile. La Vierge ne fera rien pour voir l’Ange, mais elle aura les yeux baissés et paraîtra attentive à son oraison.

Lorsque le moment sera venu de chanter l’évangile, le diacre et le sous-diacre, précédés des acolytes et de la croix, se rendront au lieu préparé à cette fin dans le sanctuaire. Le diacre chantera l’évangile Missus est Gabriel, et Marie et l’Ange chanteront leur partie comme elle est arrangée et notée dans le livre de cette cérémonie.

Lorsque l’Ange chantera les paroles de l’évangile, Ave gratia plena Dominus tecum, il fera trois inclinations à la Vierge : premièrement, au mot Ave, il inclinera la tête et le corps et se relèvera lentement ; puis à ces paroles, gratia plena, il fera une seconde inclination, fléchissant légèrement les genoux ; s’étant relevé, aux paroles Dominus tecum, qu’il chantera avec beaucoup de gravité, il fera une troisième inclination en posant les genoux en terre et ne relèvera qu’après avoir achevé le verset. Pendant ce temps, la Vierge ne bougera pas, mais lorsqu’elle devra chanter quomodo fiet istud, elle se lèvera, se tournera un peu vers l’Ange avec gravité et modestie, sans faire aucun autre mouvement. Lorsque l’Ange chantera Spiritus sanctus superveniet in te, il se tournera du côté de la colombe et la montrera. Aussitôt la colombe descendra de la haute galerie, entourée de cierges ardents, et viendra se placer devant le prie-Dieu de la Vierge pour y demeurer jusqu’au dernier Agnus Dei, et remonter lorsqu’il aura été chanté.[26]

Lesdits diacres, Marie et l’Ange chanteront ensemble l’évangile sur le ton qui est noté pour leur partie. Après l’évangile Marie se remettra à prier à genoux et l’Ange se tiendra debout jusqu’à la fin de la messe, en s’agenouillant cependant à l’élévation du corps du Seigneur.

Après l’Ite missa est, Marie et l’Ange descendront de leur estrade et retourneront à la sacristie avec les officiers et les enfants revêtus, précédés de flambeaux. Arrivés au vestiaire, ils prieront pour le repos de l’âme du fondateur.[27]

Dans son article, Mgr Voisin mentionne que ce cérémonial se pratiqua sans discontinuer pendant près de deux siècles, mais « quand la curiosité profane fit place à l’intérêt religieux, il fallut rendre au lieu saint une dignité que le public ne comprenait plus ». En 1620, on supprima le drame et en 1640, on plaça la messe à 9 h. du matin. Il ajoute que Bruges garda la dramatisation de l’évangile jusqu’en 1686, Bruges jusqu’à la fin du XVIIIè s. et Tielt jusqu’en 1839. Il ajoute qu’à l’époque où il écrit, la messe d’Or se célèbre toujours à la cathédrale, « avec les ornements, ornés de grosses broderies d’or, donnés par le fondateur. »[28]

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Notes :    (↵ reviens au texte)

  1. MESHMER F., « Ember Days » in : The Catholic Encyclopaedia, vol. 5, New York, 1909.↵
  2. PARSCH P., Le guide de l’année liturgique, tome I, Mulhouse, 1939, p. 119.↵
  3. La tradition fut introduite dans les Iles britanniques dès la fin du VIème s. avec la venue des bénédictins, en Gaule au VIIIème s., dans les pays hispaniques au XIème s. et saint Charles Boromée l’introduisit à Milan seulement au XVIème s.↵
  4. SCHUSTER, I., Liber Sacramentorum, vol; II, Bruxelles, 1929, p. 141.↵
  5. GUERANGER P., L’année liturgique, tome I, Paris-Poitiers, 1900, p. 229.↵
  6. SCHUSTER, Liber Sacramentorum, op.cit., p. 141.↵
  7. La tradition veut que la nuit du 4 au 5 août , la Vierge soit apparue en songe au pape Libère ainsi qu’à un riche patricien romain appelé Jean et à son épouse. Elle demandait qu’un sanctuaire soit érigé sur le lieu qu’elle avait choisi. Le lendemain, constatant qu’il avait neigé en plein mois d’août à l’endroit déterminé, le pape ordonna la construction d’une basilique, à laquelle on donna le nom de Sancta Maria ad nives (Notre-Dame aux neiges). Plus sûrement, nous savons que la basilique fut érigée par le pape Sixte III, afin de célébrer la fin du concile d’Ephèse, qui a reconnu à la Vierge Marie le titre de « Mère de Dieu ». Le nom postérieur de « Sainte-Marie-Majeure » vient du fait que ce édifice fut le tout premier lieu de culte de la chrétienté à être consacré en l’honneur de la Sainte Vierge.↵
  8. Tr. : Avec l’aide de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, nous choisissons ces diacres N. et N. pour l’ordre du presbytérat. Si donc une personne présente sait que ces hommes sont coupables de quelque méfait, qu’il s’avance sans hésitation et le dise, sous peine d’excommunication.↵
  9. SCHUSTER, Liber Sacramentorum, op.cit., p. 142.↵
  10. BERLIERE U., La messe d’Or, in : Questions liturgiques et paroissiale, année 2020, pp. 211-216, Louvain, 1920, p. 211.↵
  11. Ibid., p. 212.↵
  12. Coutumier de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, au XIVème s. (D. BOUILLART, Histoire de l’abbaye royale de Saint-Germain-des-Prés. Paris, 1724, p. CXL ; MARTENE, De antiquis monachorum ritibus ; Lib. II, cII, n.25).↵
  13. BERLIERE, art.cit., p. 211.↵
  14. DI PIPPO, art.cit.↵
  15. Lc 1, 78.↵
  16. BERLIERE, art.cit., p. 213.↵
  17. Ibid., pp. 212-213.↵
  18. PARSCH P., Le guide de l’année liturgique, tome I, op.cit., p.121.↵
  19. BERLIERE, art.cit., p. 210, note 2.↵
  20. BERLIERE, art.cit., p. 210, note 2. Tr. : Que nous appelons « d’or » en raison de son caractère magnifique. Il s’agit d’une citation du chroniqueur de l’abbaye de Hildesheim, qui parle de la fondation par l’abbé Hildebrand, reprise de Leibnitz, Script. Ver.Brnsw, tome II, p. 408.↵
  21. Ibid., p. 216.↵
  22. GUÉRANGER P., L’année liturgique, tome I, p. 231.↵
  23. BERLIERE, art.cit., p. 216.↵
  24. Ibidem., p. 211.↵
  25. La messe fut fondée par le Chanoine Pierre Cottrel (+1545) vers l’année 1545. Celui-ci fit une fondation similaire dans la collégiale Saint-Jacques de Bruges, dont il fut le curé.↵
  26. Le cérémonial explique ici la manœuvre de la clochette que doit tirer le maître de chant placé sur l’estrade de l’Ange, pour diriger les mouvements de celui qui doit faire descendre la colombe.↵
  27. Mgr Voisin, « Drames liturgiques à Tournai », Bull. de la société hist. Et litt. De Tournai, t.VI, 1856, pp. 265-275 ; Le Beffroi, t.I, 1863, pp. 172-175. Cité par Berlière, art.cit., pp.214-215.↵
  28. Cf. Ibidem, p.↵

Programme du troisième dimanche de l’Avent – dimanche de Gaudete

Saint-Eugène, le dimanche 15 décembre 2019, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Ce dimanche est appelé dimanche de Gaudete en raison des premiers mots de l’introït, qui est aussi le premier verset de l’épître lue aujourd’hui (Philippiens IV, 4). Comme pour le dimanche de Lætare pendant le Carême, ce dimanche marque une pause pendant la pénitence de l’Avent, dont l’austérité est tempérée en ce jour par la liturgie : on orne de fleurs les autels, l’orgue peut se faire entendre seul, on peut user d’ornements roses au lieu des violets, le diacre et le sous-diacre déposent les chasubles pliées des temps de pénitence pour revêtir la dalmatique et la tunique qui sont des ornements de joie, de même les évêques usent de la mitre précieuse. Néanmoins, tant le Te Deum aux vigiles nocturnes que le Gloria à la messe restent supprimés jusqu’à Noël. Autrefois, au dimanche de Gaudete, on bénissait les fiançailles de ceux qui se devaient marier après Noël ainsi que les oriflammes et les bannières. A matines, on annonce par la leçon suivante tirée d’une homélie de saint Léon le Grand le jeûne solennel des Quatre-Temps du dixième mois (=décembre).

Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Catéchisme de l’Avent

  • Procession d’entrée : improvisation à l’orgue sur le thème de Conditor alme siderum – hymne de l’Avent, à vêpres
  • Kyrie : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust (1737 † 1799), maître de la Chapelle royale
  • Epître : Philippiens IV, 4-7 : Soyez toujours dans la joie dans le Seigneur ; je le dis encore une fois, soyez dans la joie.
  • Evangile : Jean I, 19-28 : Je suis, leur dit-il, la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droite la voie du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Tu quis es ? motet dramatique à deux chœurs, de Guillaume Bouzignac (c. 1587 † ap. 1643), maître de chapelle des cathédrales d’Angoulême, de Bourges, de Rodez et de Clermont-Ferrand
  • Préface de l’Avent au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Après la Consécration : O salutaris sur le ton de Conditor alme siderum – d’après Virgile Le Blanc (1592)
  • Agnus Dei : de la Missa Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, par François Giroust
  • Pendant la communion : Suite du Ier ton de Jean Adam Guilain (c. 1680 † c. 1739) : Plein Jeu, Trio, Duo, Basse de trompette, Récit, Dialogue, Petit Plein Jeu
  • Prière pour la France, sur le VIème ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Benedicamus Domino XVIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : improvisation à l’orgue sur le thème d’Alma Redemptoris Mater

IIndes vêpres du IIIème dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

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