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La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme de la fête de la dédicace de l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur

Basilique et palais du Latran avant 1735 par Giuseppe VasiSaint-Eugène, le dimanche 9 novembre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres, salut du Très-Saint Sacrement & vêpres des morts à 17h45

Nous fêtons en ce jour la dédicace de l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur, plus connue sous le nom de Saint-Jean-de-Latran, cathédrale du pape à Rome, qui est considérée de ce fait comme la première de toutes les églises de la Ville éternelle et du monde :

Sacrosancta Lateranensis Ecclesia
Omnium Vrbis et Orbis
Ecclesiarum Mater et Caput
.

La très-sainte Eglise du Latran
Mère et cheffe
de toutes les Eglises de la Ville & du Monde
.

Sacrosancta Lateranensis Ecclesia Omnium Vrbis et Orbis Ecclesiarum Mater et Caput

L’empereur Constantin le Grand, après la paix de l’Eglise de 313, offrit au pape Miltiade († 314) le palais du Latran, vaste domaine de la famille des Laterani qui lui était échu suite à son mariage avec Fausta, sœur de Maxence. L’empereur y démarra la construction d’une somptueuse basilique, qui fut sans doute la première église en Occident dont on célébra solennellement la dédicace. Celle-ci fut accomplie le 9 novembre 324 par le pape saint Sylvestre Ier, qui y dressa sa cathèdre – le Saint Siège Apostolique -, la basilique devenant dès lors la cathédrale de Rome, centre de l’enseignement & du gouvernement de l’Eglise, et foyer de la liturgie catholique romaine. Son palais devint la résidence des papes. Dans le maître-autel, le pape saint Sylvestre Ier fit inclure les restes de l’autel eucharistique de se servit saint Pierre et après lui tous les papes martyrs des trois premiers siècles. Sur cet autel – l’autel papal – ne peut célébrer que le pape.

Donation de saint Constantin au pape saint SylvestreLa basilique constantinienne fut placée sous le vocable du Très-Saint-Sauveur (sa fête patronale est fixée au 6 août, jour de la Transfiguration), en action de grâces pour la victoire de Constantin à la bataille du Pont Milvius. Au cours des siècles, on la désigna plus couramment sous le nom de Saint-Jean-de-Latran, en raison du baptistère annexé – l’un des plus vieux de la chrétienté – et qui était dédié depuis le IVème siècle à saint Jean Baptiste.

La basilique fut richement dotée par les premiers empereurs chrétiens. Ces richesses furent néanmoins pillées par les Wizigoths d’Alaric en 410 & la basilique fut ruinée par les Vandales de Genséric en 455, mais elle fut reconstruite par saint Léon le Grand († 461), et saint Grégoire le Grand († 604) témoigne de sa splendeur retrouvée lorsqu’il l’appelle la Basilica Aurea, la Basilique d’Or.

Entre le IVème et le VIème siècle, s’organise la liturgie stationnale romaine : à certains jours de l’année liturgique, le peuple romain se ressemble autour du pape à une église (l’église de la collecte) pour aller en procession à une autre église (l’église de la station) où le pape, entouré du clergé, célébrait solennellement le Saint Sacrifice de la messe. Le Missel romain de saint Pie V a conservé la mention de ces stations liturgiques en tête des différentes messes stationnales. La station à Saint-Jean-de-Latran – « Statio ad S. Joannem in Laterano » – se retrouve à des dates majeures de l’année liturgique :

  • au début et à la fin du carême, du moins à ses dates antiques, tel qu’il se présentait avant saint Grégoire le Grand : le premier dimanche de carême et le Jeudi-Saint,
  • au dimanche des Rameaux,
  • à la vigile pascale,
  • au samedi in Albis qui clôturait l’octave pascale,
  • au mardi des Rogations,
  • à la vigile de la Pentecôte.

Les stations de la vigile pascale et de la vigile de la Pentecôte s’expliquent par le fait que l’on baptisait les catéchumènes à Rome au cours de ces deux cérémonies et que très longtemps le baptistère du Latran fut le seul de toute la Ville. De même celle du samedi in Albis, puisque les néophytes y déposaient après vêpres le vêtement blanc qu’ils avaient reçus au baptême.

Restaurée sous Adrien Ier († 795), l’archibasilique subit un terrible tremblement de terre en 896, mais fut reconstruite par le pape Serge III († 911).

A cette occasion, Serge III fit une nouvelle consécration de l’archibasilique qui fut dédiée de façon complémentaire à saint Jean-Baptiste. Une troisième dédicace fut accomplie par le pape Lucius II († 1145) qui la plaça cette fois sous le co-patronage complémentaire de saint Jean l’Evangéliste.

Façade latérale du Latran vers 1752 par Giuseppe VasiDepuis lors, le titre officiel complet de la cathédrale de Rome devint : Archibasilica Sanctissimi Salvatoris et Sanctorum Iohannes Baptista et Evangelista in Laterano, ce qui peut se traduire par : Archibasilique du Très-Saint-Sauveur et des saints Jean le Baptiste et l’Evangéliste du Latran.

En dépit de ces vicissitudes du bâtiment, cette première période de l’histoire du Latran est l’une des plus glorieuses. Du haut de l’Episcopium lateranense, 160 papes gouvernèrent l’Eglise, de saint Sylvestre à Boniface VIII († 1303).

Dans ses murs se réunirent plus de 250 conciles, dont cinq des vingt-et-un conciles œcuméniques : Latran I (1123), Latran II (1139) – Latran III (1179) – Latran IV (1215) & Latran V (1512).

L’installation de Clément V en Avignon en 1307 arrêta brusquement cette ère glorieuse. Le long séjour des papes en France (1307-1377) laissa déserts leur basilique et palais du Latran, qui subirent pendant ce temps plusieurs outrages graves.

L'autel papal de Saint-Jean-de-Latran surmonté de son ciborium, abritant les reliquaires des chefs de saint Pierre & de saint PaulIncendiée en effet à une première reprise en 1307, la vénérable basilique fut réédifiée par ordre depuis Avignon de Clément V († 1314) et de Jean XXII († 1334). Endommagée par un séisme en 1349 et un second incendie en 1361, elle fut restaurée par Urbain V († 1370) et Grégoire XI († 1378) sous la direction de l’architecte Giovanni Stefani.

C’est le pape Urbain V qui depuis Avignon fit construire un nouveau ciborium qui surmonte aujourd’hui encore l’autel papal. Dans ce ciborium ont été placés les reliques les plus précieuses de Rome : les chefs sacrés mêmes des saints Apôtres Pierre & Paul, placés ainsi dans deux reliquaires au dessus de l’autel papal.

A leur retour à Rome en 1377, les papes ne s’établissent plus au Latran, qui en dépit des travaux, n’avait pas retrouvé son ancienne splendeur. C’est le palais du Vatican en hiver, et celui du Quirinal en été, qui deviennent les résidences pontificales habituelles. Dès lors, la basilique Saint-Pierre vit son importance symbolique s’affirmer, sans que pour autant les droits à la primauté de l’antique cathédrale du Latran ne disparaissent. En témoigne la cérémonie de la prise de possession du Latran par les papes, qui suit toujours immédiatement leur couronnement : après une remise des clefs au souverain pontife par le clergé de l’archibasilique, le pape célèbre la sainte messe sur l’autel papal puis donne sa bénédiction Urbi & Orbi depuis la loggia de l’impressionnante façade.

Archibasilique du Très-Saint-Sauveur (Saint-Jean-de-Latran)En prévision du jubilé de l’an 1650, le pape Innocent X confia à Francesco Borromini la restauration de la basilique. Le pape imposa à l’architecte de respecter le plus possible la forme antique de l’église et de laisser le grand plafond de la nef centrale datant du XVIème siècle. Borromini garda donc les dimensions de l’antique basilique (135 mètres de long et 65 mètres de large), ainsi que la disposition générale des cinq nefs, datant de l’époque constantinienne. Il fit installer les portes centrales en bronze qui sont celles originales de la Curie romaine. Il restaura l’intérieur en lui donnant un nouveau lustre baroque. Dans les niches qu’il prépara le long de l’allée centrale furent placées les statues monumentales des douze apôtres qui furent ajoutées au début du XVIIIème siècle.

L'intérieur de l'Archibasilique du Latran, avec les statues des 12 apôtres et l'autel papal surmonté de son ciborium du XIVème siècleAprès la spoliation de Rome par l’état italien, les accords du Latran signés le 11 février 1929 reconnaissent l’existence de l’Etat du vatican. L’archibasilique du Latran et son palais apostolique, ainsi que leurs annexes (Baptistère du Latran, Scala Santa) bénéficient de l’extraterritorialité et son rattachés au nouvel état.

Pour finir, notons que l’archibasilique a aussi de longue date un lien privilégié avec la France. En 1482, le roi de France Louis XI avait accordé des droits au chapitre du Latran sur l’abbaye de Clairac en Aquitaine. En contrepartie, le chapitre lui attribua le titre de chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran, titre que tous les rois de France reçurent par la suite. En remerciement de la protection des chanoines du Latran accordée par le roi Henri IV (leur abbaye française de Clairac avait subi les affres de la religion prétendue réformée), le chapitre du Latran fait aussi célébrer chaque année depuis 1604 une messe pour la prospérité de la France le 13 décembre, jour anniversaire de la naissance d’Henri.

 

IIndes vêpres de la fête de la dédicace de l’Archibasilique du Très-Saint-Sauveur suivies du salut du Très-Saint Sacrement. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Commémoraison de tous les fidèles défunts

Messe de funéraillesSaint-Eugène, le lundi 3 novembre 2025, Requiem solennel de 19h.

Catéchisme sur le Purgatoire & sur la prière pour les morts

La prière pour les morts existe dès les premiers temps du christianisme. A côté de la célébration d’offices pour tel et tel défunt se développèrent par la suite des offices célébrés de façon plus générale (en particulier pour tous les bienfaiteurs défunts d’un monastère). Au VIIIème siècle, le monastère de Fulda célébrait chaque mois une commémoraison générale des fidèles défunts.

La célébration annuelle de l’office pour tous les fidèles défunts au 2 novembre, au lendemain de la Toussaint remonte à saint Odilon, abbé de Cluny. Celui-ci ordonne par un édit de 998 pour la centaine de monastères de sa congrégation que le 1er novembre, après les vêpres solennelles de la Toussaint, les cloches sonnent le glas funèbre et que les moines célèbrent au chœur l’office des défunts. Le lendemain, tous les prêtres doivent offrir à Dieu le divin sacrifice pro requiem omnium defunctorum. Diffusé dans toute l’Europe par les moines de Cluny, cet usage fut accueilli très vite par des diocèses (dès 1008 pour Liège) et finit par devenir général au XIVème siècle.

En raison des ravages causés dans la chrétienté par la Ière guerre mondiale, S.S. le Pape Benoît XV a autorisé tous les prêtres à célébrer le 2 novembre 3 messes pour les défunts, étendant un privilège que le Pape Benoît XIV avait accordé initialement aux états dépendants de la couronne d’Espagne. A cette occasion fut insérée dans le Missel Romain la préface pour les défunts, composition moderne inspirée d’une préface similaire en usage de longue date dans les diocèses français & qui figure au propre de Paris (hélas, de ce vénérable & antique texte, seule la sublime phrase vita mutatur non tollitur a été conservée intacte).

A la sainte messe :

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Programme du XXIème dimanche après la Pentecôte

Saint-Eugène, le dimanche 2 novembre 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres, salut du Très-Saint Sacrement & vêpres des morts à 17h45

La Parabole du débiteur impitoyable

Pour plus de clarté, prenons un exemple. Si l’un de nous commet un adultère, un homicide, un sacrilège, eh bien, ces crimes plus importants que la dette de 10.000 talents, sont remis à ceux qui implorent, pour autant qu’eux-mêmes remettent à ceux qui leur doivent beaucoup moins. Mais si pour une injure reçue nous sommes implacables, si pour une parole amère nous gardons rancune sans fin, ne reconnaîtrons-nous pas que nous méritons d’être incarcérés et que par l’exemple de notre action nous nous fermons la possibilité du pardon pour nos fautes plus graves ?
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Dialogue à deux chœurs de Michel Corrette (1707 † 1795), organiste de Sainte-Marie-du-Temple et de Saint-Louis des Jésuites à Paris
  • Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe – Henri de Villiers
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Epître : Ephésiens VI, 10-17 : Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, pour pouvoir vous défendre des embûches, des artifices du diable.
  • Evangile : Matthieu XVIII, 23-35 : C’est ainsi que mon Père qui est dans le ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne du fond de son cœur à son frère.
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : orgue
  • Après la Consécration : O Salutaris de l’Abbé du Gué, maître de chapelle de Saint-Germain-L’Auxerrois (1768 -1780) puis de Notre-Dame de Paris (1780 – 1790) – Harmonisation d’Amédée Gastoué (1873 † 1943), maître de chapelle de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville, commandeur de Saint Grégoire le Grand
  • Pendant la communion :
    • Anima Christi – prière des livres d’Heures du XIVème siècle, dite prière de saint Ignace car celui-ci l’a placée au début de ses « Exercices spirituels » – polyphonie de l’abbé Auguste Chérion (1854 † 1904), maître de chapelle de La Madeleine
    • Fugue de la suite du 3ème ton de Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Ier ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Pendant le dernier Evangile : Sub tuum præsidium
  • Procession de sortie : Je vous salue avec amour – Angelus breton

IIndes vêpres du XXIème dimanche après la Pentecôte. Les vêpres du dimanche sont suivies du chant des vêpres des morts à 17h45. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme de la fête de tous les saints

Page de garde d'un martyrologe romainSaint-Eugène, le samedi 1er novembre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Catéchisme sur la fête de tous les saints

Aujourd’hui, bien-aimés frères, nous célébrons, dans l’allégresse d’une solennité commune, la fête de tous les Saints. Leur société réjouit les cieux, leur protection console la terre, leur triomphe couronne la sainte Église. Plus la profession de leur foi a été ferme dans les tourments, plus ils ont d’éclat dans la gloire. Car la violence du combat s’augmentant, l’honneur des combattants s’est aussi accru. Les diverses tortures du martyre rehaussent le triomphe, et des souffrances plus affreuses ont procuré de plus délicieuses récompenses. Notre mère l’Église catholique, répandue au loin dans tout l’univers, à qui Jésus-Christ, son chef, apprit par son exemple à ne craindre ni les outrages, ni les croix, ni la mort, s’est de plus en plus fortifiée, non par la résistance, mais par la patience. Pour encourager toutes ces légions d’illustres athlètes, jetés en prison comme des criminels, et pour les animer tous à soutenir le combat avec la même ardeur et un courage égal, elle leur a inspiré la sainte ambition d’un glorieux triomphe.
Sermon de saint Bède le Vénérable, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

A la messe :

  • Vénération des reliques de l’église : antienne Angeli, archangeli
  • Procession d’entrée : Judex – Charles Gounod, extrait de l’oratorio Mors & Vita – Seconde partie : Judicium – n° 4 : Judex – Apocalypse V, 13
  • Propre grégorien du jour
  • Kyrie IV – Cunctipotens Genitor Deus
  • Gloria IV
  • Epître : Apocalypse VII, 2-12 : Je vis ensuite une grande multitude que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, et ayant des palmes dans leurs mains.
  • Séquence parisienne : Sponsa Christi, quæ per orbem – selon la tradition, l’orgue figure les versets impairs
  • Evangile : Matthieu V, 1-12 : Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice ; parce que le royaume des cieux est à eux.
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Offertoire de la suite du 2nd ton de Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • Sanctus IV
  • Après la Consécration :
  • Agnus Dei IV
  • Pendant la communion : Basse de trompette du 1er livre d’orgue de Pierre du Mage (1674 † 1751), conseiller du Roi, organiste de la collégiale royale de Saint-Quentin puis de la cathédrale de Laon
  • Ite missa est IV
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Chantons les combats – texte de l’Abbé Jean-Baptiste Marduel (1763 † 1848), vicaire de Saint-Roch, chanoine des cathédrales de Lyon & de Paris (in Nouveau Recueil de cantiques sur les principales vérités de la foi et de la morale à l’usage du diocèse de Lyon, 1805) – musique : Henri Adam de Villiers

https://www.youtube.com/channel/UCIz1_vK-gfwd26Q3cIvDxPg

IIndes vêpres de la Toussaint suivies du salut du Très-Saint Sacrement. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : O salutaris hostia sacra – motet au Très-Saint Sacrement, pour les défunts – plain-chant musical de François de La Feillée (Méthode de plain-chant de 1748)

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Programme de la fête de Notre Seigneur Jésus-Christ Roi

Christ en gloire, miniature du XIIIème siècleSaint-Eugène, le dimanche 26 octobre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La fête du Christ-Roi a été instituée par le Pape Pie XI le 11 décembre de l’Année Sainte 1925 par l’encyclique Quas Primas, écrite non seulement dans le contexte de l’avènement du communisme athée en Russie mais aussi pour combattre le développement moderne du laïcisme occidental. Ainsi au Mexique, l’élection en 1924 de Plutarco Elías Calles sonnait le début de la persécution contre l’Eglise et les prémices d’une formidable résistance chrétienne, qui se concrétisera par la Guerre des Cristeros. La fête a été placée par le Pape Pie XI au dimanche qui précède la fête de la Toussaint, afin de montrer le lien existant entre la royauté du Christ et son épanouissement par la sainteté de ses fidèles.

Quel intérêt pour le Roi des siècles de devenir le roi des hommes ? Le Christ n’est pas roi d’Israël pour lever un tribut, pour équiper une armée ou pour combattre des ennemis visibles, mais pour gouverner les âmes, pour veiller à leur salut éternel, et pour conduire au royaume des cieux ceux qui croient, espèrent et aiment. Pour le Fils de Dieu égal au Père, Verbe « par qui tout fut fait », c’est donc une condescendance de consentir à être roi d’Israël et non une promotion. C’est la marque de sa miséricorde, bien loin d’être un accroissement de pouvoir. II est au ciel le Seigneur des anges celui qui reçoit sur terre le nom de roi des Juifs… Mais le Christ n’est-il que roi des Juifs ? Ne l’est-il pas de toutes les nations ? — Bien sûr que si ! Il l’avait dit prophétiquement : « J’ai été constitué par Dieu roi sur Sion, sa montagne sainte, je publierai le décret du Seigneur. » Mais, puisqu’il s’agit de la montagne de Sion, on pourrait dire qu’il a été constitué roi des Juifs seulement, aussi les versets suivants déclarent-ils : « Le Seigneur m’a dit : tu es mon fils, c’est moi qui t’engendre aujourd’hui ; demande et je te donnerai les nations pour héritage et pour ta possession les confins de la terre.
Homélie de saint Augustin, prêtre, VIIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres de la fête du Christ-Roi. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Christum Regem adoremus – Invitatoire des matines de la Fête-Dieu – Psaume 33 sur une ancienne psalmodie – IVème ton
  • Litanies du Sacré Cœur – mélodie de la litanie Kyrie rex sæculorum du XIIème, du Ier ton
  • Acte de consécration du genre humain au Sacré Cœur du Christ-Roi – indulgence plénière aux conditions ordinaires
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria – prose du XIVème siècle, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse

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Programme du XIXème dimanche après la Pentecôte

19ème dimanche après la Pentecôte - Facit Rex nuptias Filio - Un roi fit les noces de son Fils (Matthieu 22, 1-14)Saint-Eugène, le dimanche 19 octobre 2025, grand’messe en rit romain traditionnel de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

La parabole du festin des noces

Le Royaume des Cieux est donc l’Église des justes : car déjà le Seigneur règne en eux comme dans les cieux : du fait qu’ils soupirent après les choses d’en haut, leur cœur ne recherche rien sur la terre. On peut donc dire : « Le Royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. » Votre charité comprend déjà qui est ce Roi, père du Fils Roi. N’est-il pas celui à qui le psalmiste dit : « Dieu, donne au Roi ton jugement, et ta justice au fils du Roi ». « Il célébra les noces de son fils. » Dieu le Père célébra les noces de Dieu son Fils, quand il l’unit à la nature humaine dans le sein de la Vierge ; quand celui qui est Dieu dès avant les siècles, il a voulu le faire devenir homme à la fin des temps. Mais, bien que, normalement, cette union nuptiale se fasse entre deux personnes, qu’il soit banni de nos esprits de croire que la personne du Dieu-homme notre Rédempteur Jésus Christ, soit l’union de deux personnes.
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

Dimanche des Missions (3ème dimanche d’octobre) : les oraisons pour la propagation de la foi sont ajoutées aux oraisons du XXIIème dimanche après la Pentecôte, sous la même conclusion.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée : Antienne Lauda Jerusalem du Chanoine Noël Darros († 1954), maître de chapelle de Lourdes – versets du psaume 147, psalmodie du Vème ton de l’Oratoire
  • Propre grégorien du jour – Kyriale : Missa XI Orbis factor
  • Credo I
  • Pendant les encensements de l’offertoire : chant du Dirigatur du VIIIème ton – faux-bourdon parisien (d’après l’édition de 1739)
  • A l’élévation : O salutaris sur le ton du récitatif liturgique de la préface – Henri de Villiers
  • Domine salvam fac Galliam – Prière pour la France, faux-bourdon parisien du Vème ton (d’après l’édition de 1739)
  • Ite missa est XI
  • Après le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : En ce jour, ô Marie, daigne écouter nos chants

IIndes vêpres du XIXème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme de la fête de sainte Marguerite Marie Alacoque, vierge, & bénédiction du nouveau Cadran de l’Archiconfrérie de la Garde d’Honneur du Sacré Cœur

Sainte Marguerite Marie Alacoque et l'image du Sacré CœurSaint-Eugène, le vendredi 17 octobre 2025, grand’messe de 19h. La messe sera suivie de la bénédiction du nouveau Cadran de l’Archiconfrérie de la Garde d’Honneur du Sacré Cœur de Jésus

Sainte Marguerite Marie Alacoque, à qui le Christ apparut à Paray-le-Monial pour lui montrer l’étendue de la miséricorde de son Sacré Cœur, mourut le 17 octobre 1690. Elle fut canonisée en 1920, et sa fête fut instituée en 1929 au 17 octobre, en son dies natalis. Les textes retenus pour composer sa nouvelle messe furent tout particulièrement heureux.

Marguerite-Marie Alacoque, née d’une famille honorable dans un bourg du diocèse d’Autun, donna dès son enfance des signes de sa sainteté future. Brûlant d’amour pour la Vierge Mère de Dieu et pour l’auguste sacrement de l’Eucharistie, la jeune adolescente voua à Dieu sa virginité. Avant toute chose, elle s’efforce de réaliser dans sa vie l’exercice des vertus chrétiennes. Elle a le plaisir de dépenser des heures dans les prières et dans la méditation sur les choses du ciel. Elle était humble et patiente dans l’adversité. Elle a exercé la pénitence physique. Elle a montré sa charité envers son prochain, en particulier les pauvres. Par tous les moyens dans les limites de son pouvoir, elle s’employa avec diligence à imiter les plus saints exemples laissés par notre divin Rédempteur.
IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

Entrée dans l’Ordre de la Visitation, elle commença aussitôt à resplendir du rayonnement de la vie religieuse. Elle fut gratifiée par Dieu d’un don d’oraison très élevée, d’autres faveurs spirituelles et de visions fréquentes. La plus célèbre fut celle où, tandis qu’elle priait devant le Saint-Sacrement, Jésus se présenta lui-même à sa vue, lui montra, sur sa poitrine ouverte, son Divin Cœur tout embrasé et entouré d’épines et lui ordonna de faire en sorte, en raison d’un tel amour et pour réparer les outrages des hommes ingrats, qu’un culte public fût institué en l’honneur de son Cœur ; il promettait en retour de grandes récompenses puisées dans le trésor céleste. Lorsque, par l’humilité, elle a hésité d’entreprendre une telle tâche, son Sauveur très aimant l’a encouragé. En même temps, il a désigné Claude de La Colombière, un homme de grande sainteté, comme celui qui pourrait la guider et l’aider. Notre Seigneur l’a également conforté avec l’assurance qu’une très grande bénédiction s’étendrait sur l’Eglise grâce au culte de son divin Coeur.
Vème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

Marguerite s’est ardemment dépensée à accomplir l’ordre du Rédempteur. Vexations, insultes ne lui manquèrent pas de la part de certains qui maintenaient qu’elle faisait l’objet d’aberrations mentales. Elle a non seulement porté ces souffrances patiemment, elle a même tiré profit, s’offrant elle-même dans l’angoisse et les douleurs comme une victime agréable à Dieu, supportant toute ces choses comme un moyen plus sûr de réaliser son but. Très estimée pour la perfection de sa vie religieuse et chaque jour plus unie au céleste Époux par la contemplation des réalités éternelles, elle s’envola vers lui, en la quarante-troisième année de son âge, l’an 1690 de la Rédemption. Elle fut glorifiée par des miracles ; Benoît XV l’inscrivit parmi les saints et Pie XI étendit son Office à l’Église universelle.
VIème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

A la sainte messe

  • Propre grégorien du jour
  • Kyriale VIII – De Angelis
  • A l’élévation : O salutaris Hostia
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession jusqu’à l’autel du Sacré Cœur : En, ut superba criminum – hymne des matines de la fête du Sacré Cœur – plain-chant français
  • Invocation au Sacré Cœur : Cor Jesu sacratissimum, miserere nobis – plain-chant français
  • Bénédiction du Cadran
  • Procession de sortie : Dieu de clémence – « Cantique du Vœu national au Sacré Cœur » – texte composé en 1872 par Joannes Blanchon (1819 † 1897), musique révisée par Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse

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Programme de la solennité de saint Denys, premier évêque de Paris, & ses compagnons Rustique, prêtre, & Eleuthère, diacre, martyrs

saint Denis portant sa tête - Maître de Sir John Fastoff (c. 1430 - 1440), Getty MuseumSaint-Eugène, le dimanche 12 octobre 2025, messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Denis est le premier évêque de Paris, il mourut martyr avec ses compagnons saint Rustique, prêtre, et saint Eleuthère, diacre.

Selon le texte le plus ancien de sa Passion, mise en forme vers l’an 500, Denys a été envoyé de Rome en Gaule comme évêque missionnaire par le pape saint Clément, troisième successeur de saint Pierre, de 88 à 97. Denys parvient à Paris avec un groupe de disciples évangélisateurs, parmi lesquels on compte saint Rustique, saint Eleuthère, saint Eugène (martyrisé à Deuil-la-Barre) et saint Yon (martyrisé à Chastres-sous-Montlhéry, aujourd’hui Arpajon). A Paris, Denys construit la première cathédrale, prêche la foi véritable aux habitants et les convertit au Christ. Les autorités romaines ne tardent pas à remarquer son action. Soumis à un interrogatoire, Denys et ses compagnons se déclarent chrétiens et sont mis à mort, décapités par le glaive du bourreau. Selon la tradition, les trois saints souffrirent le martyre à Montmartre (= le Mont des Martyrs). Pour empêcher que leurs dépouilles ne soient jetés dans la Seine, une aristocrate romaine encore païenne, Catulla, décide de s’en emparer par la ruse et de les ensevelir dans un champ de sa propriété au Nord de Lutèce. La tombe de saint Denys devint très tôt lieu de pèlerinage et de nombreux chrétiens se firent ensevelir au plus près de celle-ci dès la paix de l’Eglise survenue au IVème siècle sous le règne de Constantin. Sainte Geneviève fit construire vers 520 une première église sur la sépulture de saint Denys, qui devint par la suite l’Abbaye royale de Saint-Denis, lieu de sépulture des rois de France.

Fête double de 1ère classe dans l’archidiocèse de Paris, elle surpasse le XVIIIème dimanche après la Pentecôte, dont on fait mémoire.

A la messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Denys avec mémoire du XVIIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Programme de la fête du Très-Saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie

La victoire de Lépante peinte par Paul VéronèseCathédrale Saint-Gervais-&-Saint-Protais de Soissons, le samedi 4 octobre, premières vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 16h. Saint-Eugène, le dimanche 5 octobre 2025, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Cette fête de Notre-Dame du Très-Saint-Rosaire célèbre l’éclatante victoire navale obtenue le 7 octobre 1571 à Lépante (dans le golfe de Patras, en Grèce) par les armées chrétiennes de la Sainte Ligue, conduite par don Juan d’Autriche, contre les Turcs, pourtant très largement supérieurs en nombre, mais qui subissent une écrasante défaite : les Ottomans perdent plus de 30 000 hommes (sans compter ceux qui sont massacrés à terre par les Grecs révoltés), 192 de leurs vaisseaux sont capturés ou coulés (sur les 273 engagés) contre seulement une douzaine pour les chrétiens. 15 000 forçats chrétiens sont aussi libérés de leurs fers. Il s’agit probablement de la plus importante bataille navale de l’histoire.

Avant la bataille, afin d’implorer la protection céleste sur la flotte, le pape saint Pie V avait ordonné un jubilé solennel, un jeûne et la prière publique du Rosaire.

Le soir de la bataille, le pape va brusquement de son bureau à la fenêtre, où il semble contempler un spectacle. Puis il se retourne et dit aux prélats qui l’entourent : « Allons rendre grâce à Dieu : notre armée est victorieuse ». C’était le 7 octobre un peu avant 5 heures du soir, à l’heure où don Juan, victorieux, s’agenouillait sur le pont de son navire pour remercier Dieu de sa protection. La nouvelle de la victoire ne devait parvenir à Rome que 19 jours plus tard, le 26 octobre, confirmant ainsi la révélation faite au souverain pontife.

En commémoration de la glorieuse victoire de Lépante, Pie V ajoute aux Litanies de la très Sainte Vierge, une invocation supplémentaire : Auxilium christianorum, ora pro nobis – Secours des chrétiens, priez pour nous. Le Pape institue aussi la fête liturgique de Notre-Dame de la Victoire et fait insérer au Martyrologe romain à la date du 7 octobre la mention suivante :

« Mémoire de sainte Marie de la Victoire, que le souverain pontife Pie V ordonna de renouveler chaque année, à cause de l’insigne victoire navale remportée ce jour-là par les chrétiens sur les Turcs, grâce au secours de la Mère de Dieu. »

Grégoire XIII renouvelle en 1573 l’ordonnance de saint Pie V, ajoutant que désormais la fête aura lieu tous les premiers dimanches d’octobre, dans toutes les églises où se trouve un autel ou une chapelle sous l’invocation de Notre-Dame du Saint-Rosaire, et qu’elle portera désormais ce même nom. Répondant à l’instante prière de la Reine Marie-Anne, le pape Clément X étend en 1671 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Espagne, sans condition. Clément XI étend en 1716 la fête du Saint-Rosaire à toute l’Eglise, en mémoire de la victoire obtenue en 1715 par Charles VI sur les Turcs, en Hongrie. Le 11 septembre 1887, Léon XIII ordonne de célébrer dans toute l’Eglise, sous le rite de seconde classe, ladite solennité et l’office de Notre-Dame du Rosaire fixé au premier dimanche d’octobre, en sorte que cette fête ne puisse être transférée à un autre jour, si ce n’est en cas d’occurrence d’un office de rite supérieur. La réforme de saint Pie X la fixe au 7 octobre en 1914, mais le 1er dimanche d’octobre reste le jour propre de la solennité externe de la fête.

Guglielmo Caccia (Il Moncalvo), Notre-Dame du Rosaire, circa 1608« Il est un rite pieux selon lequel, contre les dangers que court le monde, on récite l’Ave Maria autant de fois qu’il y a de psaumes de David, en faisant précéder chaque dizaine de l’Oraison dominicale. Avec notre Autorité apostolique, Nous approuvons ce Psautier de la Vierge. Chaque jour, le Rosaire procure des avantages aux chrétiens. » Urbain IV († 1264)
« Le Rosaire est le fouet du démon. » Adrien VI († 1523).
« Le Rosaire est un moyen donné par le Ciel pour apaiser la colère de Dieu. » Grégoire XIII (1573)
« Le Rosaire est un moyen merveilleux pour détruire le péché et recouvrer la grâce de Dieu. » Grégoire XIV († 1591)
« Le Rosaire est le trésor des grâces. » Paul V († 1621)
« Le Rosaire est le remède souverain aux erreurs et aux vices. » Benoît XII († 1730)
« Grande est la force d’une armée qui tient en main non l’épée mais le Rosaire. » Pie IX († 1878)

Ières vêpres de la solennité du Très-Saint Rosaire avec mémoire des secondes vêpres de saint François d’Assise, confesseur, et des premières vêpres du XVIIème dimanche après la Pentecôte, dans la cathédrale de Soissons. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O sacrum convivium du VIIème ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria, prose du Ier ton.
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI du IInd ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1861.

A la sainte messe :

  • Procession d’entrée: Marche en sol majeur – Louis Lefébure-Wély ( 1817 † 1869 ), organiste de Saint-Roch puis de la Madeleine et de Saint-Sulpice
  • Introït – Inclina Domine (ton i.)
  • Kyriale : Missa IX Cum Iubilo – mémoire du XVIIème dimanche après la Pentecôte
  • Epître : Proverbes VIII, 22-24 & 32-35 : Le Seigneur m’a possédée au commencement de ses voies ; avant qu’il créât aucune chose, j’étais dès lors.
  • Graduel – Propter veritatem (ton v.)
  • Alleluia – Solemnitas gloriosæ Virginis Mariæ (ton vii.)
  • Evangile : Luc I, 26-38 : L’ange étant entré où elle était, lui dit : Je vous salue, ô pleine de grâce ! le Seigneur est avec vous : vous êtes bénie entre les femmes.
  • Credo III
  • Offertoire – In me gratia (ton viii.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Propter veritatem – offertoire de la Messe du sacre de Charles X par Marie-Louis Cherubini (1760 † 1842), maître de la Chapelle Royale des rois Louis XVIII & Charles X
  • Sanctus
  • Après la Consécration : O salutaris Hostia de la Messe brève « Aux Chapelles » de Charles Gounod (1818 † 1893)
  • Pendant la communion : Fugue de Jean-François d’Andrieu (1682 † 1738), organiste de Saint-Barthélémy et du Roi à Versailles
  • Communion – Florete flores (ton i.)
  • Prière pour la France, sur le ton royal – harmonisation traditionnelle de Notre-Dame de Paris
  • Ite missa est XI
  • Au dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Reine de France, priez pour nous – cantique d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse & de Notre-Dame-des-Victoires – harmonisation : Nicolas Vardon

IIndes vêpres de la solennité du Très-Saint Rosaire avec mémoire du XVIIème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O sacrum convivium du VIIème ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1830.
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Tota pulchra es Maria, prose du Ier ton.
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium du Ier ton.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI du IInd ton, tiré du processional de Bayeux & Lisieux de 1861.

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Fête de la dédicace et vénération des reliques de saint Charles Acutis

Saint Charles AcutisSaint-Eugène, le mercredi 1er octobre 2025, grand’messe de 19h, suivie de la vénération des reliques de saint Charles Acutis.

Saint Charles Acutis (Carlo Acutis) – né au ciel le 12 octobre 2006 à l’âge de 15 ans – a été canonisé par Sa Sainteté le Pape Léon XIV le dimanche 7 septembre 2025.

A la sainte messe

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