Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du XXVIIème dimanche après la Pentecôte – saint Philarète de Moscou – ton 2

Saint Philarète, métropolite de MoscouParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 2 décembre 2018 du calendrier grégorien – 19 novembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton II de l’Octoèque. Carême de Noël. Nous fêtons aussi en ce jour Sa Sainteté Philarète, métropolite de Moscou et de Kolomna.

Philarète fut une figure marquante du renouveau de l’orthodoxie russe au XIXème siècle. Né Vassili Mikhaïlovitch Drozdov, il avait reçu la tonsure monastique et son nom de Philarète durant ses études de théologie à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. Ordonné prêtre en 1809, il enseigne à l’Académie théologique de Saint-Pétersbourg. Ayant lu les orateurs français, Massillon, Bourdaloue et Fénelon, il délivra des homélies qui sont des chefs-d’œuvre d’éloquence, comme ses sermons du Vendredi Saint 1813 et 1816. Il prêche et écrit beaucoup ; en particulier sont publiés en 1815 ses « Entretiens d’un sceptique et d’un croyant sur l’orthodoxie de l’Église orientale » et en 1823 son « Catéchisme détaillé de l’Église catholique orthodoxe d’Orient« , écrit sur le modèle des catéchismes catholiques par questions et réponses de la Contre-Réforme tridentine, ces ouvrages auront beaucoup de succès et d’influence. Nommé métropolite de Moscou en 1826, il s’oppose l’année suivante au projet du général Morder d’une réforme du Saint-Synode sur le modèle du consistoire protestant, ce qui lui vaudra beaucoup d’ennemis. Il soutiendra tous ceux qui oeuvraient à la renaissance de la spiritualité, en particulier les pères du célèbre monastère d’Optino ou les moniales de Diveyevo, couvent fondé par saint Séraphim de Sarov. Il sera aussi à l’origine de la traduction de la Bible en russe moderne.

Seigneur! Je ne sais pas que te demander. Tu es seul à savoir ce qui m’est nécessaire. Tu m’aimes davantage que je ne puis m’aimer moi-même. Accorde-moi, à moi ton serviteur, de voir ce que je suis incapable de demander par moi-même. Je n’ose demander ni la croix, ni la consolation. Je me tiens seulement devant toi. Mon cœur t’est ouvert. Tu vois les besoins que j’ignore. Vois et agis selon ta miséricorde. Frappe-moi et guéris-moi. Terrasse-moi et relève-moi. Je révère ta volonté, et je me tais devant toi, devant ta volonté sainte, devant tes arrêts impénétrables. Je me donne à toi entièrement. Il n `y a en moi ni volonté, ni désir, si ce n’est le désir d’accomplir ta volonté. Enseigne-moi à prier. Prie toi-même au-dedans de moi.”

Enterré en 1867 dans l’église Saint-Philarète sur le territoire de la laure de la Trinité-Saint-Serg, cette église fut rasée dans les années 1939-1940 par les Communistes. En 1994, une commission d’archéologues entreprit, avec la bénédiction du patriarche Alexis et de l’archimandrite de la Laure, à creuser sous l’asphalte. A plus de 2 mètres a été découvert le corps incorrompu de saint Philarète. La canonisation de saint Philarète par l’Eglise russe eut lieu en 1995.

*

Nous fêtons aussi en ce jour saint Barlaam de Césarée, martyr. Saint Barlaam, d’humble naissance, était originaire des environs d’Antioche.

Durant la persécution de Dioclétien, il fut jeté en prison. Traduit devant le juge, qui se moqua de son langage rustique, on le déchira à coups de fouets et avec des ongles de fer jusqu’à lui ouvrir les côtés. Barlaam demeurait constant dans sa foi au Christ durant ces divers supplices. Le juge inventa alors un supplice nouveau pour l’obliger à sacrifier : l’ayant fait mener près d’un autel païen dédié aux faux dieux où l’on avait allumé du feu pour un sacrifice, les païens lui prirent la main, la remplirent d’encens & de charbons brûlant et la lui tinrent immédiatement au dessus du feu, espérant que n’en pouvant supporter l’ardeur, il jetterait les charbons et l’encens sur l’autel.

Mais saint Barlaam conserva sa main fermée et préféra être brûlé que de faire mine de sacrifier aux idoles.

Supportant dans sa main la braise avec l’encens,
Barlaam encensa le seul Dieu tout-puissant.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Synaxaire du jour.

Saint Jean Chrysostome & saint Basile ont laissé deux homélies prêchées en l’honneur de saint Barlaam. Toutes deux paraissent indiquer qu’elles ont été prononcées près du tombeau du martyr, mais saint Jean Chrysostome a donné la sienne à Antioche et saint Basile à Césarée de Cappadoce. On pense d’ordinaire que saint Barlaam, originaire d’Antioche, a été martyrisé à Césarée où était son tombeau, mais qu’une église lui était dédiée dans la ville d’Antioche, sa patrie. Cette église est du reste attestée vers l’an 480.

Le rit romain commémore également au 19 novembre saint Barlaam. Voici la notice que lui consacre le Martyrologe romain :

A Césarée de Cappadoce, saint Barlaam, martyr. Quoiqu’ignorant & inculte, il triompha du tyran par la sagesse dont le Christ le remplit ; il surmonta même la violence du feu par la constance invincible de sa foi. En son jour anniversaire, saint Basile le Grand prononça un célèbre discours.

*

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté. Kondakion : de Sa Sainteté.

Tropaires des Béatitudes : 6 tropaires du dimanche, ton 2, & 4 tropaires de la 3ème ode du canon de Sa Sainteté :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu descendis jusqu’en la mort, * ô Vie immortelle, * l’Enfer fut tué par la splendeur de ta divinité. * Lorsque tu relevas les morts des bas-fonds, * toutes les vertus célestes te clamèrent : * Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 4 : Ayant acquis la grâce de l’Esprit Saint, * ô hiérarque Philarète sage en Dieu, * tu prêchas la vérité et la justice aux hommes * grâce à ton esprit illuminé ; * tu manifestas la paix et la miséricorde * à ceux qui souffraient * et tu gardas le troupeau de Russie, * comme un maître de foi et un gardien vigilant, * par le bâton de la droiture. * Aussi, ayant de la liberté auprès du Christ Dieu, * prie-Le d’accorder l’affermissement à l’Église ** et à nos âmes le salut.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 2 : Comme un véritable imitateur de saint Serge, tu aimas la vertu depuis ta jeunesse, ô Philarète bienheureux en Dieu. Comme un pasteur juste et un confesseur immaculé, tu subis les outrages et les insultes des athées après ton saint trépas ; mais Dieu t’a glorifié par des signes et des miracles et t’a manifesté comme protecteur de notre Église.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 2 : Tu es ressuscité du tombeau, tout-puissant Sauveur : * l’enfer, voyant ce prodige, est saisi de stupeur, * & les morts ressuscitent. * A cette vue, la création se réjouit avec toi ; * Adam s’unit à l’allégresse ** et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours.

Prokimen
Du dimanche, ton 2 :
℟. Ma force & mon chant, c’est le Seigneur ; il fut pour moi le salut (Psaume 117, 14).
℣. Il m’a châtié et châtié, le Seigneur, mais à la mort il ne m’a point livré (Psaume 117, 18).
De Sa Sainteté, ton 1 :
℟. Ma bouche annonce la sagesse, & le murmure de mon cœur, l’intelligence (Psaume 48, 4).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.
De Sa Sainteté : le hasard du calendrier fait que l’épitre de Sa Sainteté Philarète de Moscou est également la même que celle de ce XXVIIème dimanche après la Pentecôte.

Alleluia
Du dimanche, ton 2 :
℣. Qu’il te réponde, le Seigneur, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! (Psaume 19, 1).
℣. Seigneur, sauve le roi, & exauce-nous au jour où nous t’invoquons (Psaume 19, 10).
De Sa Sainteté, ton 2 :
℣. La bouche du juste méditera la sagesse ; et sa langue parlera selon l’équité et la justice. (Psaume 36, 30).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
Mais Dieu dit à cet homme : Insensé que tu es ! on va te redemander ton âme cette nuit même ; et pour qui sera ce que tu as amassé ?
De Sa Sainteté : Matthieu (§ 11) V, 14–19.
Celui donc qui violera l’un de ces moindres commandements, et qui apprendra aux hommes à les violer, sera regardé dans le royaume des cieux comme le dernier ; mais celui qui fera et enseignera, sera grand dans le royaume des cieux.

Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la solennité de sainte Cécile, Vierge & Martyre, patronne de la paroisse, de notre schola & des musiciens

Sainte Cécile, patronne des musiciens - vitrail de l'église du Saint-Sépulchre de la Citée de Londres.Saint-Eugène, le dimanche 25 novembre 2018, messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Sainte Cécile est l’une des plus illustres parmi les vierges-martyres de Rome. C’est à la fin du IIIème siècle qu’elle joignit à la couronne des vierges celle des martyrs. Mariée de force au païen Valérien, elle le convertit à la foi véritable ainsi que son beau-frère Tiburce. Les Actes de sainte Cécile nous rapportent que le jour de son mariage forcé, tandis que résonnait la musique païenne des noces, Cécile chantait en son cœur une hymne au Christ, le priant de la garder immaculée. Pour cette raison Cécile est devenue patronne des musiciens. Valérien, Tiburce et Cécile recevront tous les trois la palme du martyre, proclamant jusque dans leur mort leur fidélité au Christ Rédempteur. Cécile fut ébouillantée, puis reçut les trois coups de glaives légaux, auxquels elle survivra néanmoins trois jours encore, agonisant péniblement dans sa maison qu’elle laissa en héritage au Pape Urbain ; plus tard cette maison fut dédicacée comme église un 22 novembre, et placée sous son patronage. En octobre 1599, lorsque, sous les ordres du cardinal Sfondate, on y ouvrit le sarcophage de la sainte, son corps était encore intact. Le nom de sainte Cécile figure au Canon de la Messe romaine.

Pour fêter notre patronne, la Schola Sainte Cécile interprète cette année la Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (1818 † 1893), chef d’œuvre qu’elle avait déjà interprété en 2001, 2002, 2012 & 2014 en semblable occasion. Cette messe fut créée en l’église Saint-Eustache le 22 novembre 1855 à la mémoire du beau-père du compositeur, le célèbre pianiste et professeur au Conservatoire Pierre-Joseph Zimmerman († le 18 octobre 1853). Gounod édifie dans cette œuvre une monumentale « cathédrale » de musique, tour à tour triomphale, distinguée ou recueillie, toute à la gloire de Dieu et de la patronne des musiciens.

Outre la Messe solennelle Sainte Cécile, nous chanterons des extraits de Mors & Vita. Voici comment Gounod présente son oratorio publié en 1885 :

« Cet ouvrage fait suite à ma trilogie sacrée « La Rédemption ». On sera peut-être surpris que, dans le titre, j’aie mentionné la Mort avant la Vie. C’est qu’en effet la Mort n’est que la fin de l’Existence qui est un mourir continuel ; mais elle est le premier instant et, en quelque sorte la naissance de ce qui ne meurt plus.
La première partie est consacrée à l’expression des tristesses causées par la perte des êtres aimés et aux solennelles terreurs de la Justice infaillible. La seconde contient le Réveil des morts par la trompette des Anges, & le Jugement des Elus et des Réprouvés. La troisième, tirée de l’Apocalypse, est la description de la Nouvelle Jérusalem et de la vie bienheureuse. »

Nous donnons un extraits de la seconde partie de cet oratorio (Judex) qui dépeint l’adoration du Christ siégeant en majesté au Jugement dernier, adoré par les saints & les martyrs et deux extraits de la troisième partie (Chorus cœlestis et chœur final Hosanna), description de la Nouvelle Jérusalem et de la vie bienheureuse. Les textes utilisés par Gounod sont les hymnes de l’Apocalypse de saint Jean.

Celui qui fut « maître de chapelle honoraire à vie de Saint-Louis des-Français », grand admirateur de Palestrina, auditeur assidu de Lacordaire, un temps séminariste à Saint-Sulpice et maître de chapelle des Missions étrangères avait un sens, un amour et une connaissance véritablement profonds de la liturgie catholique.

Nous vous convions à venir nombreux & à faire venir vos amis à Saint-Eugène fêter avec nous cette fête de la musique sacrée chrétienne !

A la messe :

  • Mémoire du XXVIIème & dernier dimanche après la Pentecôte – Propre du jour chanté avec serpent en vieux plain-chant parisien – Messe polyphonique : Charles Gounod (1818 † 1893), Messe solennelle Sainte Cécile
  • Réponses polyphoniques aux récitatifs liturgiques de la sainte messe – Henri de Villiers
  • Procession d’entrée : Sedenti in throno – Charles Gounod, extrait de l’oratorio Mors & Vita – Seconde partie : Judicium – n° 4 : Judex – texte tiré de l’Apocalypse V, 13
  • Introït – Loquebar (ton v.)
  • Kyrie & Gloria : de la Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod
  • Epître : Ecclésiastique LI, 13-17 : C’est pourquoi je veux te rendre grâces et te chanter tes louanges, Seigneur, notre Dieu.
  • Graduel – Audi filia (ton vii.)
  • Alleluia – Quinque prudentes virgines (ton v.)
  • Evangile : Matthieu XXV, 1-13 : L’époux vint, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui aux noces, et la porte fut fermée.
  • Credo : de la Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod
  • Offertoire – Afferentur (ton iv.)
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Offertoire de la Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod
  • Préface des Saints au propre de l’archidiocèse de Paris
  • Sanctus : de la Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod
  • Après la consécration : Benedictus de la Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod
  • Agnus Dei : de la Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod
  • Pendant la communion : Ego sum Alpha et Omega – Charles Gounod, extrait de l’oratorio Mors & Vita – Troisième partie : Vita – n°7. Chorus cœlestis – Apocalypse XXI, 6-7 & 3
  • Communion – Confundantur (ton i.)
  • Prière pour la France de la Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (Prière de l’Eglise / Prière de l’Armée / Prière de la Nation)
  • Ite missa est VIII
  • Pendant le dernier Evangile : Salve Regina
  • Procession de sortie : Hosanna in excelsis Deo ! – Charles Gounod, chœur final de l’oratorio Mors & Vita – Troisième partie : Vita – n°8. Coro allegro mæstoso – cf. Matthieu XXI, 9, Marc XI, 10, Luc II, 14 & Jean XII, 13

IIndes vêpres de la solennité de sainte Cécile suivies du salut du Très-Saint Sacrement. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : ave verum, VIème ton – Prose du Très-Saint Sacrement du XIVème siècle, attribuée au pape Innocent VI († 1362)
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Ave Maria, du Ier ton
  • En l’honneur de sainte Cécile : Tuba cum citharis, du Ier ton – prose du XVème siècle
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es pastor ovium du Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du Vème ton « Moderne »
  • Chant d’action de grâces : Christus vincit – plain-chant d’Aloys Kunc (1832 † 1895), maître de chapelle de la cathédrale de Toulouse.

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Télécharger le livret des IIndes vêpres de la solennité de sainte Cécile et du salut du Très-Saint Sacrement.
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Précédentes Céciliades :

  • Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (2001 & 2002),
  • Messe de sainte Cécile de Touve Ratovondrahety (2003),
  • Vêpres en musique de sainte Cécile avec psaumes & antiennes de Marc-Antoine Charpentier et Henry du Mont (2004, dans le cadre de l’année Charpentier),
  • Missa secunda de Hans Leo Hassler (2005),
  • Missa Salve Regina de Jean Langlais (2006),
  • Messe à 4 voix et deux dessus (H.1) de Marc-Antoine Charpentier (2007),
  • Messe Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, de François Giroust (2008),
  • Missa Octava de Hans Leo Hassler (2009),
  • Missa secunda de Hans Leo Hassler (2010),
  • Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (2012),
  • Messe Gaudete in Domino semper, du Sacre de Louis XVI, de François Giroust (2013)
  • Messe solennelle Sainte Cécile de Charles Gounod (2014),
  • Messe à 4 chœurs de Marc-Antoine Charpentier (2015),
  • Missa secunda de Hans Leo Hassler (2016),
  • Missa Decantabat populus à deux chœurs de Giovanni Croce (2017),

Programme du XXVIème dimanche après la Pentecôte – saints Jean l’Aumônier et Nil le Sinaïte – ton 1

Saint Jean l'Aumônier, patriarche d'AlexandrieParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 25 novembre 2018 du calendrier grégorien – 12 novembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton I de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour notre Père parmi les saints, Sa Sainteté Jean l’Aumônier, patriarche d’Alexandrie († 619) et notre vénérable Père Nil le Sinaïte († Vème siècle).

Saint Jean l’Aumônier, né en 556 à Amathus dans l’île de Chypre, était le propre fils du gouverneur de l’île, Epiphane. Il avait quinze ans, quand la figure de la Miséricorde lui apparut une nuit, sous la forme d’une vierge couronnée d’olivier, et lui dit : « Je suis la première des filles du grand Roi ; si tu veux m’épouser, je te donnerai accès auprès de lui, car je lui suis familière ; c’est moi qui l’ai fait descendre du Ciel sur la terre pour sauver les hommes. » Pour éprouver la réalité de la vision, il donna, le lendemain matin, son habit à un pauvre qui passait, et aussitôt un inconnu vint lui présenter un sac de cent pièces d’or. Depuis ce temps, quand il faisait quelque aumône, il se disait toujours : « Je vais voir si Jésus-Christ accomplira Sa promesse en me donnant cent pour un. » Il contracta mariage pour complaire à son père, & eut de cette union deux enfants. Mais ayant perdu sa femme & ses enfants, il ne songea plus qu’à se perfectionner dans la pratique de la sainteté. Jean déménagea par la suite à Alexandrie en Égypte, où à la supplication du peuple, l’empereur Phocas le nomma archevêque et patriarche de la ville en 608 après la mort du patriarche Théodore Ier, quand bien même il n’avait pas reçut le sacerdoce. Sa première action fut de recenser tous les pauvres de son diocèse. Il en compta sept mille cinq cent. Jean les logea tous dans son palais patriarcal et la nourriture ne manqua jamais grâces aux prières et miracles de celui-ci. Un homme qu’il avait soulagé, lui témoignant sa reconnaissance, il l’interrompit en lui disant: « Mon frère, je n’ai point encore répandu mon sang pour vous, comme Jésus-Christ, mon Sauveur et mon Dieu me l’ordonne. »

Lors de l’invasion de la Palestine par les Perses Sassanides en 614, de nombreux réfugiés vinrent se mettre en sécurité à Alexandrie. Jean les accueilli chez lui avec une grande générosité. Il soigna lui-même les blessés, créa de nombreux hôpitaux et fonda la première maternité pour que les femmes accouchent dignement. Il lutta aussi contre le monophysisme, en particulier en développant l’enseignement. Il s’attaqua à la simonie, réorganisa le système des poids & mesure, à l’attention des pauvres, mettant un point d’arrêt à la corruption des fonctionnaires. Il multiplia par dix le nombre d’églises à Alexandrie, le faisant passer de 7 à 70. Un jour qu’il voyait ses fidèles quitter l’office avant qu’il soit terminé, il partit les rejoindre, avec ses ornements liturgiques, en leur disant avec humour : « Je dois partir à la recherche des brebis égarées. » Lors de l’occupation d’Alexandrie par les Perses Sassanides, il doit fuir la ville pour se réfugier dans son île natale, où il meurt en 619, respecté de tous. Sa biographie a été écrite par son contemporain Léonce de Néapolis.

D’après la Légende dorée, il donna tout ce qu’il possédait aux pauvres, qu’il appelait ses « seigneurs ». Un riche, qui vit que Jean n’avait sur son lit plus que des guenilles, lui offrit une couverture très précieuse. Mais durant la nuit qui suivit, Jean ne put dormir en songeant à tous ses « seigneurs » qui auraient pu être couverts grâce à sa valeur, aussi le lendemain la vendit-il et distribua l’argent aux pauvres. Le riche le découvrit, et lui racheta une couverture, que Jean revendit aussitôt. Le riche racheta encore une couverture, en disant à Jean : « Nous verrons qui se lassera, toi de vendre, ou moi de racheter. »

Reliques de saint Jean l'Aumônier dans une chapelle à droite du chœur de l'Église San Giovanni in Bragora à VeniseAprès sa mort, il fut appelé Jean l’Aumônier (=Jean le Miséricordieux). Ses reliques furent transportées de Chypre à Constantinople, puis de là à Venise en 1249, où son corps intact et quelques vêtements sont encore vénérés dans une chapelle à droite du chœur de l’Église San Giovanni in Bragora.

Au milieu du XIème siècle, des Latins originaires d’Amalfi en Campanie créent à Jérusalem le monastère de Saint-Jean-Eleymon (Saint-Jean-l’Aumonier), doté d’un hospice. Après la conquête de Jérusalem par les Croisés en 1099, c’est ce monastère qui devint le centre de l’Ordre militaire & hospitalier de saint Jean de Jérusalem, plus connu de nos jours sous le nom d’Ordre de Malte. Même si rapidement le patronage du monastère de Jérusalem passa à saint Jean Baptiste, plus connu des Occidentaux, les chevaliers de l’Ordre de Malte continuèrent à appeler les pauvres leurs « seigneurs », comme le faisait à Alexandrie saint Jean l’Aumônier. Le rit romain fait mémoire de saint Jean l’Aumônier au 23 janvier. Voici sa notice dans le Martyrologe romain :

A Alexandrie, saint Jean l’Aumônier, évêque de cette ville, très célèbre par sa compassion envers les pauvres.

*
Saint Nil le SinaïteSaint Nil le Sinaïte (ou Nil d’Ancyre ou Nil l’Ancien) est né à Ancyre vers 360. Il devint le gouverneur de Constantinople sous Théodose le Grand, était marié et avait deux enfants. Il fut converti par saint Jean Chrysostome quand celui-ci devint patriarche de Constantinople en 397. Il convint alors avec sa femme de quitter Constantinople et de se retirer dans les monastères d’Egypte : lui prendrait avec lui son fils Théodule, tandis que la mère se chargerait de leur fille. Nil & Théodule devinrent anachorètes au Mont Sinaï. Quelque temps plus tard, Théodule fut enlevé par des barbares sarrasins nomades, qui voulurent d’abord le sacrifier à leurs dieux, mais finalement le vendirent comme esclave ; Nil partit à sa recherche. Il le retrouva devenu portier de la cathédrale d’Élusa, en Palestine. L’évêque de la ville procéda à l’ordination du père et du fils et leur permit de retourner sur le Sinaï. Saint Nil, honoré de la dignité sacerdotale, rendit en paix son âme à Dieu vers 430, laissant après lui 19 traités ascétiques pleins de sagesse, des commentaires bibliques et plus de mille lettres adressées à divers contemporains, par lesquelles il intervint dans les querelles religieuses de l’époque, défendant en particulier saint Jean Chrysostome dans ses exils, et prodigua ses conseils à d’importantes personnalités, dont l’empereur. De ses écrits fut tiré plus tard un recueil d’environ deux cents maximes ascétiques. Voici deux maximes de saint Nil le Sinaïte :

A peine as-tu acquis le saint amour que tout te devient facile à faire et à supporter. Là où il n’y a pas d’amour, il ne peut y avoir non plus de repos. Et tout devient laborieux et impossible.

Ne priez pas pour que tout advienne selon vos désirs, car vos désirs ne sont pas toujours de respecter la volonté de Dieu. Il vaut mieux prier comme vous l’avez appris, disant « Que Ta volonté soit faite » (Matthieu VI,10). Priez de la sorte pour toutes choses, car Il désire toujours ce qui est bon et profitable pour votre âme, bien que vous-mêmes ne le recherchiez pas toujours.

Saint Nil est commémoré également au 12 novembre au rit romain. Voici sa notice dans le Martyrologe romain à cette date :

A Constantinople, saint Nil, abbé. Sous Théodose le Jeune, il renonça à la charge de préfet de la ville, se fit moine, et devint célèbre par sa doctrine et sa sainteté.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père (saint Nil). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : seulement du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de Sa Sainteté (saint Jean). Et maintenant. Theotokion de sexte. Kondakion : seulement du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du ton dominical occurent et 4 tropaires de la 3ème ode des deux canons des saints, œuvres respectivement de saint Joseph l’Hymnographe (816 † 886) & de saint Théophane le Marqué, l’Hymnographe, métropolite de Nicée (c. 778 † 845) :
1. Du Paradis l’Ennemi fit chasser Adam * lorsqu’il eut mangé le fruit défendu, * mais par la croix le Christ y fit entrer le bon Larron qui lui criait : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Je me prosterne devant ta Passion * et je glorifie ta sainte Résurrection ; * avec Adam & le bon Larron * je te crie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
3. Librement, Seigneur sans péché, * tu as souffert la croix & la mise au tombeau ; * mais, comme Dieu, tu es ressuscité, * faisant surgir avec toi * Adam qui s’écrie : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
4. Le temple de ton corps, tu l’as relevé * du tombeau le troisième jour ; * avec Adam, ô Christ notre Dieu, * tu as ressuscité le genre humain, * qui chante : Souviens-toi de moi, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
5. A ton sépulchre se rendirent de bon matin * les Myrrophores tout en larmes, ô Christ notre Dieu : * elles y trouvèrent un Ange vêtu de blanc, * assis sur la pierre et disant : Que cherchez-vous ? ** Le Christ est ressuscité, ne pleurez plus.
6. Sur la montagne que tu leur avais indiquée * tes Apôtres arrivèrent, Seigneur ; * et, lorsqu’ils te virent, Sauveur, * ils se prosternèrent devant toi ; * vers les nations tu les envoyas ** pour les instruire et baptiser.
7. Par suffrage divin * intronisé sur le siège sacré, * illustre Père Jean, * tu as vécu tel un Ange, ** offrant au Dieu d’amour des sacrifices de paix.
8. En serviteur de celui qui par amour * assuma la pauvreté de notre chair * en sa grande compassion, * tu secourus les pauvres et reçus les sans toit * pour accomplir les préceptes divins. * La jouissance voluptueuse d’ici-bas * fut incapable d’atteindre ton cœur ** déjà percé par l’amour spirituel.
9. Afin que ta pensée * puisse porter les grâces de l’Esprit, * tu as chassé au loin, ** Père Nil, les raisonnements pervers.
10. De ta prière, Bienheureux, * tu nous as fait sentir l’agréable parfum * que tu produisis ** par ton efficace contemplation.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 1 : La pierre scellée par les Juifs, * et ton corps très pur gardé par les soldats, * Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, * donnant la vie au monde. * C’est pourquoi les vertus célestes te crient, ô Donateur de vie : * « Gloire à ta résurrection, Christ, * Gloire à ton royaume ! ** Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »
2. Tropaire de Sa Sainteté, ton 8 : Vénérable Père, tu as obtenu * le salaire que tu as mérité par ta patience, * car tu fus infatigable dans l’oraison * et tu aimas les pauvres sans jamais te lasser. * Bienheureux pontife, Jean l’Aumônier, ** intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.
3. Tropaire du vénérable Père, ton 8 : Par les flots de tes larmes tu as fait refleurir le stérile désert, * par tes profonds gémissements tu fis produire à tes peines cent fois plus, * tu devins un phare éclairant le monde entier en resplendissant de miracles ; ** Nil notre Père, prie le Christ Dieu, de sauver nos âmes.
4. Kondakion de Sa Sainteté, ton 2 : Tu as fait l’aumône de tes biens aux pauvres * et tu as reçu le céleste trésor ; * c’est pourquoi nous te glorifions, Père Jean, ** célébrant le souvenir de ta charité proverbiale.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du vénérable Père, ton 8 : C’est à la racine que tu as coupé, * bienheureux Nil, par tes oraisons vigilantes * les broussailles rebelles des passions corporelles ; * par le crédit que tu possèdes auprès du Seigneur, * délivre-moi de tout péril, afin que je puisse te chanter : ** Réjouis-toi, Père acclamé du monde entier.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 1 : Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, * tu as ressuscité le monde avec toi ; * la nature humaine te chante comme Dieu, * la mort s’évanouit, * Adam jubile, Seigneur, * & Eve, désormais libérée de ses liens, * proclame dans l’allégresse : ** O Christ, c’est toi qui accordes à tous la résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 1 :
℟. Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur, * selon l’espérance que nous avons mise en toi. (Psaume 32, 22).
℣. Justes, exultez dans le Seigneur, aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).
[℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 229) V, 8-19.
Mais remplissez-vous du Saint-Esprit ; vous entretenant de psaumes, d’hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond de vos cœurs au Seigneur.
[>De Sa Sainteté : Hébreux (§ 311) IV, 14 – V, 6.]

Alleluia
Du dimanche, ton 1 :
℣. C’est Dieu qui me donne les vengeances & prosterne les peuples sous moi (Psaume 17, 48).
℣. Il multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son Christ (Psaume 17, 51).
[De Sa Sainteté, ton 2 :
℣. La bouche du juste annonce la sagesse, et sa langue proclame la justice. (Psaume 36, 30).]

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
Il s’approcha donc de lui, versa de l’huile et du vin dans ses plaies, et les banda ; et l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie, et prit soin de lui.
[Des saints : Luc (§ 24) VI, 17-23.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
[De Sa Sainteté : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme de la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède & martyr, patron

Le martyre de saint Eugène - fresque de Francisco Bayeu y Subías (1734 † 1795) - cloître de la cathédrale de TolèdeSaint-Eugène, le dimanche 18 novembre 2018, procession des reliques de saint Eugène & messe solennelle de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Eugène est mis au nombre des disciples ou des compagnons de saint Denys Ier, évêque de Paris, dans plusieurs actes des martyrs. Ce saint évêque l’envoya dans plusieurs lieux pour visiter les Eglises confiées à ses soins. Revenu de ses visites après le martyr de saint Denys, lorsque la persécution était encore des plus vives, il fut pris dans un village qu’on appelle Deuil, qui est à trois lieues de Paris ; et là, après avoir donné des marques éclatantes de sa foi, il fut condamné à avoir la tête tranchée, par la sentence du gouverneur Sisinnius Fescenninus. Son corps fut jeté par les gentils dans un certain lac, dit le lac Marchais. Hercold, homme d’une grande considération, qui avait déjà fait bâtir une église sur le tombeau de saint Denys, le chercha dans ce lac, et l’ayant trouvé, l’ensevelit honorablement, à l’endroit même où il avait souffert le martyre, et il y fit élever un magnifique oratoire. Son corps ayant été transporté, avant le Xe siècle, dans le monastère de saint Denys en France, plusieurs portions de ses reliques furent envoyées dans différentes églises de France et d’Espagne, où elles sont en grande vénération.
Du Propre de Paris, au 15 novembre, IVe leçon du IInd nocturne de l’office de la nuit, en la fête de saint Eugène.

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Eugène. Au salut du Très-Saint Sacrement :

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Histoire de saint Eugène et de ses reliques

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – saints Galaction & Epistème – ton 8

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 18 novembre 2018 du calendrier grégorien – 5 novembre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Galaction et son épouse sainte Epistème.

Tous deux sont nés dans la ville d’Emèse, en Phénicie. La mère de Galaction était stérile jusqu’à ce qu’elle fut baptisée. Après son baptême, elle a amené son mari à la vraie foi et baptisé son fils Galaction, l’élevant en chrétien.

Lorsque le temps fut venu pour Galaction de se marier, son père, devenu veuf, le maria à une jeune fille païenne appelée Epistème. Galaction convertit rapidement son épouse Episteme à la foi au Christ et la baptisa lui-même. Comme d’autres chrétiens qui fuyaient les persécutions, les deux époux se réfugièrent au Sinaï, sur le mont Publion (Djebel El Deir). C’est là qu’ils furent arrêtés pour être conduits au martyre lors de la persécution de Dèce. Traduits en justice, flagellés, on leur coupa les mains et les pieds, et enfin la tête. C’était le 5 novembre 253 qu’ils reçurent la couronne du martyre.

Sur les lieux de leur résidence au Sinaï existe toujours un hermitage qui est dédié aux deux époux.

Le Martyrologe romain les fête aussi à la date du 5 novembre. En voici la notice :

A Emèse en Phénicie, saint Galaction et sainte Epistème son épouse, qui, dans la persécution de Dèce, furent déchirés à coups de fouets, eurent ensuite les mains, les pieds & la langue coupés ; enfin, ayant eut la tête coupée, ils achevèrent leur martyre.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des saints. Kondakion : du dimanche seulement.

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Du ciel tu descendis, ô Dieu de miséricorde, * trois jours dans le tombeau tu souffris de demeurer * pour nous délivrer de nos péchés ; ** notre Vie & notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire des saints, ton 4 : Tes Martyrs, Seigneur, * pour le combat qu’ils ont mené ont reçu la couronne d’immortalité de toi, notre Dieu ; * animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons ; ** par leurs prières sauve nos âmes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des saints, ton 2 : Vous avez été comptés parmi les légions des martyrs du Christ, ayant lutté magnifiquement, * toi qui combattit vaillamment, ô glorieux Galacteon, * avec Episteme, ton épouse honorée, qui souffrit avec toi. ** Priez sans cesse le Dieu unique pour nous tous.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).

Epître
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
Un Seigneur, une foi, un baptême.

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 39) VIII, 41-56.
Et Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a guérie ; vas en paix.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Saint Galaktion / saint Galaction

Les 180 enfants de Saint-Eugène morts pour la France durant la Grande Guerre (1914-1919)

Les morts pour la France de Saint-Eugène

Souvenez-vous dans vos prières de :

  1. Georges ABADIE († 1914)
  2. Joseph ANDRIEU, aspirant († 1918)
  3. René AGOUST († 1915)
  4. Jean BADIER († 1915)
  5. René BALAUX, caporal († 1914)
  6. Hubert BALAUX († 1918)
  7. Marcel BALIN († 1915)
  8. Marcel BAUD († 1915)
  9. Henri BAUER († 1914)
  10. Fernand BEAUJON († 1914)
  11. Marcel BERGERY († 1914)
  12. Victor-Louis BERNAERT († 1915)
  13. André BERNARDDEL, sergent († 1918)
  14. Fernand BERTHELOT († 1915)
  15. Pierre BETHE († 1915)
  16. Marcel BLANCHE († 1916)
  17. Edouard BLOTIN († 1915)
  18. Félix BOIRÉ († 1916)
  19. Georges BOIZOT, caporal († 1917)
  20. Léon BONNET († 1914)
  21. Raymond BOSSARD, caporal († 1917)
  22. Auguste BOUCHER, lieutenant († 1918)
  23. Alexandre BRINGUIER († 1916)
  24. Adolphe BUCHET († 1916)
  25. Henri CADENNES († 1916)
  26. Jean CADET († 1917)
  27. Maurice CAILLAT († 1917)
  28. Raymond CAMURAT, caporal († 1915)
  29. Eugène CARLIER († 1917)
  30. Julien CHAMBON († 1917)
  31. Ferdinand CHANUDET († 1918)
  32. René CHAMPETIER DE RIBES († 1914)
  33. Alfred CHAMPETIER DE RIBES († 1916)
  34. P. CHANVALLON († 1914)
  35. Georges CHAPERON († 1916)
  36. Virgile CHARMOILLAUX, sergent († 1915)
  37. Emile CHEVALIER († 1914)
  38. Henri CHEVILLARD († 1916)
  39. René CLAIR, lieutenant († 1914)
  40. Jean-Auguste CLAIRSIN († 1918)
  41. Joseph CLANET, lieutenant († 1914)
  42. Edmond COILLY († 1916)
  43. Joseph COLIN, sergent († 1916)
  44. Jean E. COLLIGNON († 1918)
  45. Charles CORNÉ, sous-lieutenant († 1915)
  46. Léon CORNET, caporal († 1917)
  47. Georges COSTA († 1914)
  48. Emile CROSTE, lieutenant († 1918)
  49. Louis DA COSTA, adjudant († 1916)
  50. André DAJON († 1915)
  51. Marcel DAUFRESNE DE LA CHEVALERIE, lieutenant († 1916)
  52. Antoine DÉLÉANS († 1915)
  53. René DELPY, sergent († 1916)
  54. Georges-Marie-Léon DEMASUR, sergent († 1915)
  55. Alphonse DIEN († 1916)
  56. Charles-Henri DOHAN († 1914)
  57. Alfred DREUX († 1914)
  58. Albert DROUANT († 1915)
  59. Raymond DROUET, caporal († 1918)
  60. Henri DUBOIS († 1914)
  61. Robert DUPONCHEL, caporal († 1914)
  62. Jules DURUPT († 1915)
  63. Henri DUVERGER († 1916)
  64. René FAILLE, sergent († 1916)
  65. Paul FAILLE († 1918)
  66. Jules FERREZ († 1915)
  67. Gaston FESSARD, caporal († 1915)
  68. Henri FIORASKI, lieutenant († 1914)
  69. Marcel FOURDRIQUIER († 1916)
  70. Laurent FRANCK († 1914)
  71. Maurice FREYGEFOND († 1917)
  72. Lucien FREYGEFOND († 1918)
  73. Louis GARNIER, caporal († 1915)
  74. Fernand GAUSS († 1916)
  75. Henri GAUTRON, sergent († 1916)
  76. Georges GAVET († 1915)
  77. Louis GEOFFROY, sergent († 1916)
  78. Jean GERARD, caporal († 1916)
  79. Paul GÉRICOT († 1917)
  80. Maurice GIRARD († 1918)
  81. Louis GIRARDIN († 1918)
  82. Julien GOULLEY († 1917)
  83. Henri GROSSET-MAGAGNE († 1918)
  84. Louis GROULT († 1914)
  85. Marcel GUÉRÉMY († 1915)
  86. Maxime GUICHARD († 1918)
  87. Robert GUILLAUME, caporal († 1915)
  88. Léonce GUILLEMOT († 1914)
  89. Jean GUILLOT († 1916)
  90. Eugène HARDY († 1918)
  91. Georges HARDY († 1918)
  92. René HAREN († 1915)
  93. Marcel HERVÉ († 1918)
  94. Georges HUBRY († 1915)
  95. Gaston HURBRET († 1914)
  96. Gustave JOUCLAR († 1915)
  97. Paul JOUANNET († 1918)
  98. Abel LACROIX († 1917)
  99. Julien LACROIX († 1918)
  100. Honoré LAGIER († 1914)
  101. Robert LAILLEN († 1919)
  102. Albert LALLOUETTE († 1918)
  103. Léon LAURENT († 1915)
  104. Armand LECHALLE († 1915)
  105. Alexis LE DOURNER, caporal († 1916)
  106. Emile LEMARCHAND († 1914)
  107. Henri LEMARINIER, lieutenant († 1914)
  108. Maurice LEROY, sous-lieutenant († 1917)
  109. Abbé Félix LESEIBLE, lieutenant († 1918), vicaire à Pantin
  110. Robert LEVENT, caporal († 1915)
  111. Marcel LIBERGE, sergent († 1916)
  112. Henri LOGEARD, sergent († 1915)
  113. Henri LOISEL, sous-lieutenant († 1915)
  114. Emile MAGNIEN († 1915)
  115. Eugène MAHAULT († 1914)
  116. Ernest MAHY, caporal († 1917)
  117. Marcel MANGIN, sous-lieutenant († 1918)
  118. Raoul MAQUARD, sergent († 1914)
  119. Raphaël MAQUARD, caporal († 1914)
  120. Jean-Baptiste MARIANI, lieutenant († 1918)
  121. Jean MASSET, capitaine († 1918)
  122. Gustave MELIGNER, caporal († 1917)
  123. Louis MELIN, aspirant († 1915)
  124. Emile MERMINOD, sous-lieutenant († 1914)
  125. Henri MEUNIER, sergent († 1915)
  126. Jean MIGNON († 1915)
  127. Ernest MILLION († 1915)
  128. Jean MONTANARI († 1915)
  129. Henri MORISE († 1915)
  130. Guillaume MONTFORT († 1916)
  131. MOUREYRE († 1915)
  132. Paul MOUTON († 1917)
  133. Henri MUSY, pilote-aviateur († 1917)
  134. Raymond NAIS, caporal († 1916)
  135. Marcel PETEY († 1915)
  136. Pierre PERRICHET († 1917)
  137. Raoul PETIT, caporal († 1916)
  138. Georges PICHON, maréchal des logis († 1918)
  139. Charles PIRIOUX († 1915)
  140. Henri PLUMET, caporal († 1916)
  141. André POIRIER, sergent († 1916)
  142. Pierre POIRIER († 1915)
  143. Paul POMEYROL († 1915)
  144. Maurice POTTIER, caporal († 1914)
  145. Gustave POULLIN († 1916)
  146. Dr Jean-Marie POURTHOU, aide-major († 1915)
  147. Eugène PRÉVOTEAU († 1916)
  148. Georges PRIEUR, caporal († 1915)
  149. Louis RACINE († 1916)
  150. Frédéric RACINE († 1917)
  151. Jean REBECK, sergent († 1914)
  152. Antonin REBECK, sergent († 1915)
  153. André RICHAUME († 1916)
  154. Pierre RIGAULT, sergent († 1916)
  155. Lucien ROBILLARD, caporal († 1916)
  156. Philippe ROCQUES, sergent († 1914)
  157. Félix ROCQUES, sergent († 1915)
  158. Edouard ROUILLARD, sous-lieutenant († 1916)
  159. Antony ROUSSEAU, lieutenant († 1915)
  160. Aimé ROZ († 1916)
  161. J. R. M. SABOURDIN († 1914)
  162. H. J. SABOURDIN († 1918)
  163. Ange SICOT († 1918)
  164. Théodore SOREAU († 1916)
  165. Joseph SCHERER († 1916)
  166. François TAVERNIER († 1915)
  167. René TOURNÉ († 1915)
  168. Emile TROUPEL, caporal († 1916)
  169. Lucien UCCIANI, caporal († 1916)
  170. Joseph ULRICH († 1917)
  171. Jean VAISSADE († 1916)
  172. Léon VAN-DICK, pilote († 1918)
  173. Louis VASLET († 1917)
  174. Edouard VENGEON († 1915)
  175. Jules VERNE († 1916)
  176. Raoul VERNE, caporal († 1918)
  177. Félix VERNE, sous-lieutenant († 1918)
  178. Edouard VETEH, aspirant († 1918)
  179. André VUILLERMOZ († 1914)
  180. Joseph VUILLERMOZ, sergent († 1915)

REQUIESCANT IN PACE

Les morts pour la France de Saint-Eugène : priez pour eux !

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – Te Deum pour le centenaire de l’Armistice

Vème dimanche après l'Epiphanie : le bon grain & l'ivraieSaint-Eugène, le dimanche 11 novembre 2018, grand’messe de 11h suivi du Te Deum pour le centenaire de la victoire de 1918. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Oraisons & lectures reprises du Vème dimanche après l’Epiphanie.
Le bon grain & l’ivraie.

Mais comme le Seigneur nous dit qu’ils ont été semés au milieu du blé, il semblerait bien qu’ils signifient ceux qui appartiennent à une même communion. D’autre part, le Seigneur interprète le champ comme étant non pas l’Église mais ce monde ; on peut aussi comprendre qu’il s’agit d’hérétiques car en ce monde, ils sont mêlés aux bons non pas dans la société d’une même Église ou dans celle d’une même foi, mais dans la société du seul nom chrétien. Quant à ceux qui, au sein d’une même foi, sont mauvais, il faut les regarder comme de la paille, plutôt que comme de l’ivraie, car la paille a la même souche que le blé et une racine commune. »
Homélie de saint Augustin, évêque, VIIIèmeleçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

IIndes vêpres du XXVème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve regina, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo nancéen – mélodie du Ier ton en usage dans le diocèse de Nancy
  • Chant d’action de grâces : Te laudamus Domine – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie

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Télécharger le livret des IIndes vêpres du dimanche.
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Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – sainte Anastasie – saint Abramios – ton 7

Martyre de sainte Anastasie la Romaine, Vierge.Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 11 novembre 2018 du calendrier grégorien – 29 octobre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour la vénérable martyre Anastasie la Romaine.

Sainte Anastasie, née au IIIème siècle de parents chrétiens et nobles et dont le nom signifie « résurrection », appartenait à l’ordre des Vierges de l’Eglise de Rome. Valérien, qui avait accédé à l’empire en 253 et qui s’était tout d’abord montré favorable aux Chrétiens, se mit à les persécuter violemment à partir du mois d’août 257 jusqu’en 258. Anastasie fut parmi les victimes de cette persécution courte mais violente, comme le pape saint Sixte Ier, le diacre saint Laurent de Rome ou encore saint Cyprien de Carthage. Sainte Anastasie souffrit divers supplices : battue, on disloqua ses membres en brûlant ses flancs avec des torches ardentes. On lui arracha les ongles et les dents, et on lui tira les seins avec des tenailles. Comme la sainte persistait à louer à haute voix Dieu & à le bénir au milieu de ses tourments, le préfet romain lui fit couper la langue, puis également les pieds et les mains et enfin la fit décapiter. Un Chrétien qui lui avait apporté de l’eau à la sainte au milieu de son martyre fut également décapité avec elle.

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Saint Abramios le ReclusLe même jour, nous fêtons également notre vénérable Père Abramios le Reclus.

Saint Abramios (forme hellénisée d’Abraham) naquit vers 290 dans la région d’Edesse. Le jour de son mariage, il quitta sa fiancée et alla s’établir comme ermite, reclus dans une grotte – d’où son surnom -, grotte qu’il ne quitta qu’à deux reprises : pour baptiser tout un village païen des environs, et pour arracher au péché sa nièce Marie qui était tombée par désespoir dans la prostitution (il se déguisa sous l’apparence d’un soldat pour lui parler et lui rappela que la miséricorde de Dieu est infiniment supérieure au plus grand des péchés et que le seul péché qui empêchait le pardon était le désespoir en cette bonté divine). Après la mort de ses parents, Abramios distribua son héritage aux pauvres. Ayant achevé le cours de sa vie érémitique, il naquit au ciel vers 360-366. Sa vie fut chantée par saint Ephrem. Il est aussi honoré à la même date – avec sa nièce Marie – par les martyrologes occidentaux.

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Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire du Vénérable Père. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : seulement du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Vénérable Martyre. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : seulement du dimanche.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome :

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du ton dominical :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Lumière est le Père, lumière le Fils, * lumière aussi le Saint-Esprit, * mais une seule lumière est en eux trois, * car en trois personnes il n’y a qu’un seul Dieu * consubstantiel & coéternel ** sans division ni confusion depuis toujours & à jamais.
8. Tu mis au monde dans la chair * le Fils & Verbe du Père éternel * d’une manière que lui seul connaît ; * aussi, Vierge Mère de Dieu, * nous qui par toi fûmes divinisés, ** nous te crions : Réjouis-toi, espérance des chrétiens.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de la Vénérable Martyre, ton 4 : Ta brebis, ô Jésus, Anastasie, * crie d’une voix forte : * « Mon époux, c’est toi que j’aime, * c’est pour te chercher que je combats, * c’est avec toi que je suis crucifiée * et ensevelie par ton baptême. * Pour toi je souffre, afin de régner avec toi. * Pour toi je meurs, afin de vivre en toi. * Accueille, comme victime sans tache, * celle qui par amour est immolée pour Toi ». ** Par son intercession, parce que tu es miséricordieux, sauve nos âmes.
3. Tropaire du Vénérable Père, ton 8 : En toi, Père, la création à l’image de Dieu a été vraiment sauvegardée, * car ayant pris ta croix, tu as suivi le Christ * et tu as enseigné par tes actes à dédaigner la chair car elle passe, * et à prendre soin de l’âme qui est immortelle ; ** c’est pourquoi avec les anges se réjouit, Vénérable Père Abramios, ton esprit.
4. Kondakion de la Vénérable Martyre, ton 3 : Purifiée par les eaux de la virginité, ô bienheureuse,* tu fus couronnée par le sang du martyre, Anastasie, * et tu accordes à ceux qui sont malades la guérison et à ceux qui s’approchent de toi de tout leur cœur, le salut ; * le Christ t’en a donné la puissance, ** faisant perpétuellement sourdre la grâce.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion du Vénérable Père, ton 8 : Tu te manifestas dans la chair comme un ange sur terre, * et par le jeûne tu fus planté comme un arbre * qui crût vigoureusement par l’eau de la continence. * Par le flot de tes larmes tu lavas la souillure ; ** aussi tu fus un réceptacle divin de l’Esprit, ô Abramios.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
[Du Vénérable Père, ton 7 :
℟. Elle a du prix aux yeux du Seigneur, la mort de ses serviteurs (Psaume 115, 5).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 221) II, 14-22.
Car c’est par Lui que nous avons accès les uns et les autres auprès du Père dans un même Esprit.
[Du Vénérable Père : Galates (§ 213), V, 22 – VI, 2.
Les fruits de l’Esprit sont la charité, la joie, la paix, la patience, l’humanité, la bonté, la longanimité, la douceur, la foi, la modestie, la continence, la chasteté.]

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
[Du Vénérable Père, ton 6 :
℣. Bienheureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui a une grande affection pour ses commandements (Psaume 111, 1).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 38) VIII, 26-39.
Les démons étant donc sortis de cet homme, entrèrent dans les pourceaux ; et aussitôt le troupeau courut avec violence se précipiter dans le lac, où ils se noyèrent.
[Du vénérable Père : Matthieu (§ 43) XI, 27-30.
Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes.]

Hymne à la Mère de Dieu pendant l’anaphore
Il est digne en vérité, ton 7.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Du Vénérable Père : La mémoire du juste sera éternelle (Psaume 111, 6).] Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte

La Tempête apaisée - IVème dimanche après l'EpiphanieSaint-Eugène, le dimanche 4 novembre 2018, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Oraisons & lectures reprises du IVème dimanche après l’Epiphanie.
La tempête apaisée.

Lui, cependant, dormait. Mais ils vinrent l’éveiller en disant : ‘Seigneur, sauve nous.’ » Nous lisons dans Jonas une figure de ce miracle : alors que tous les autres sont en danger, lui-même dort, tranquille ; on le réveille ; par son ordre et par le signe symbolique de sa passion, il délivre ceux qui l’ont réveillé. « Alors, se levant, il menaça les vents et la mer. » Ce passage nous donne à comprendre que toutes les créatures reconnaissent le Créateur. On les gronde, on leur commande ; elles reconnaissent le maître non parce que toutes choses sont animées, comme le pensent à tort certains hérétiques, mais parce que la majesté du Créateur lui rend sensibles les choses qui pour nous sont insensibles.
Homélie de saint Jérôme, prêtre, VIIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

A la messe :

IIndes vêpres du XXIVème dimanche après la Pentecôte. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : Panis angelicus, du Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Salve regina, du Ier ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Exaudi Christe – extrait des Laudes regiæ – ton de Reims.
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo du IIIème ton.
  • Chant d’action de grâces : Te laudamus Domine – Transitus (antienne de communion) de la liturgie ambrosienne pour le IVème dimanche après l’Epiphanie

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Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – Notre-Dame de Kazan – ton 6

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 4 novembre 2018 du calendrier grégorien, 22 octobre 2018 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Nous fêtons aussi le miracle de l’icône de Notre-Dame de Kazan obtenu en 1612.

L’icône miraculeuse de la Vierge de Kazan est sans doute l’icône mariale la plus vénérée de Russie et est devenue au fil des siècles comme le porte-étendard spirituel de la nation russe. Sur cette icône, la Très-Sainte Mère de Dieu est représentée avec son divin enfant sur son côté gauche. C’est la seule icône, parmi les icônes miraculeuses, sur laquelle il n’y a qu’une seule main : La main du Christ qui bénit ; les autres mains ne sont pas visibles, elles sont sous les vêtements. L’Enfant Jésus est représenté debout face à celui qui regarde l’icône, à l’opposé des diverses autres positions qu’il a sur les autres types d’icône où il est représenté dans les bras de sa Mère.

Cette icône passe pour être arrivée de Constantinople à Kazan au XIIIème siècle mais avait disparu au XVIème siècle. La ville de Kazan, tombée sous le joug tatare musulman, en fut libérée le 1er octobre 1552 en la fête de la Protection de la Mère de Dieu (Pokrov) par le tsar Ivan le Terrible. En remerciement de cette victoire, le tsar fit construire de 1555 à 1560 la cathédrale de la Protection de la Mère de Dieu sur la Place Rouge de Moscou (plus connue aujourd’hui sous le nom de Saint-Basile-le-Bienheureux, du nom du saint enterré dans l’une de ses chapelles). A Kazan libérée, le tsar fit édifier également une cathédrale et de nombreuses églises. La ville eut un archevêque en 1555, mais les musulmans de la ville menèrent une lutte acharnée contre l’Orthodoxie qui y refleurissait. En 1579, Kazan fut dévastée par un incendie. Les musulmans en profitèrent pour répandre l’idée qu’il s’agissait là d’un jugement de Dieu contre les chrétiens. Une petite fille de neuf ans, Matrona, eut alors une apparition de la Mère de Dieu lui indiquant un endroit dans la ville où il fallait creuser pour trouver son icône sous les décombres de l’incendie. Les parents de Matrona puis les autorités religieuses & civiles de la ville crurent à une fable et il fallut deux apparitions de Notre-Dame pour que des fouilles furent enfin décidées par la mère de la fillette, aidée de voisins & amis. Creusant avec une pioche à l’emplacement indiqué par Notre Dame, Matrona elle-même retrouva le 8 juillet 1579 une icône enveloppée dans un paquet recouvert d’un linge mauve foncé. La nouvelle s’en propagea dans toute la ville et des foules entières se précipitèrent sur le lieu de la découverte. L’icône était là, par terre et tous se prosternaient devant elle. Le futur patriarche de Moscou, saint Hermogène, alors simple prêtre à Kazan, témoigne de l’émotion alors ressentie : « Malgré mon coeur dur comme une pierre, j’ai éclaté en larmes et je me suis jeté au pied de l’icône ». Enfin arrivèrent les autorités de la ville et l’archevêque de Kazan Jérémie avec le clergé. « L’archevêque et le voyvode priaient en pleurant, demandant à la très sainte Mère de Dieu de leur pardonner leur manque de foi ». On fit la translation de l’icône dans la cathédrale de Kazan. Au cours de celle-ci, un aveugle, du nom de Joseph, s’arrêtant devant l’icône, stoppa la procession. En pleurant, il pria la Mère de Dieu et recouvra instantanément la vue. Lorsque l’icône fut rentrée dans la cathédrale de l’Annonciation, « les uns poussaient les autres, certains marchaient sur la tête des autres afin de toucher l’icône miraculeuse ». A nouveau un autre aveugle, Nikita, recouvra la vue instantanément. Le tsar Ivan le Terrible ordonna alors la construction d’une église et d’un monastère sur l’emplacement de la découverte. Matrona et sa mère furent parmi les premières moniales de ce monastère et du reste Matrona en devint plus tard l’higoumène.

La découverte miraculeuse de l’icône fut un signe fort qui raffermit la foi russe, et elle entraîna la construction de nombreuses églises dans tout le pays. L’icône fut par la suite invoquée à de multiples reprises dans les moments de périls au cours de l’histoire russe, et l’une de ces occasions constitue du reste l’objet de la fête de ce jour : en effet, le 22 octobre 1612, l’armée russe, commandée par Dimitri Pojarski et composée de boyards et de milices populaires, précédée par une copie de l’icône de la Vierge de Kazan, rentre dans Moscou et en chasse les Polonais. Le départ des étrangers met fin au « temps des Troubles », consécutif à la mort du tsar Boris Godounov. Il ne reste plus aux Russes qu’à rétablir un pouvoir digne de ce nom. Les états généraux se réunissent et, prenant la précaution d’exclure du trône tout étranger, ils élisent le prince Michel Romanov (sa descendance règnera sur le pays jusqu’à la révolution de février 1917). Le 25 octobre 1612, une divine liturgie est célébrée sur la Place Rouge et, en ce jour historique, se rencontrent deux des plus grandes icônes russes : celle de la Vierge-de-Vladimir symbolisant les siècles passés de la dynastie des Riourik et celle de la Vierge-de-Kazan symbolisant le renouveau avec l’avènement de la dynastie des Romanov. La copie de l’icône de Kazan, qui avait galvanisé les miliciens conduit par Pojarski, sera déposée dans une nouvelle cathédrale spécialement construite à Moscou en 1636, la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan donnant sur la Place Rouge. Cette cathédrale – qui avait été rasée par les communistes – est désormais reconstruite à l’identique.

Avant la révolution, ce jour du 22 octobre (dans le calendrier julien) était férié. Supprimée à la révolution, la fête a été réinstaurée en 2007 sur proposition de l’Eglise, pour remplacer la commémoration de la révolution bolchevique, le 7 novembre. Cette fête fut donc, avec Noël, la deuxième fête religieuse chômée réinstaurée en Russie.

L’icône originale de Notre-Dame de Kazan est hélas pour l’instant perdue : elle fut en effet volée dans le monastère de Kazan le 29 juin 1904, et depuis jamais retrouvée. Cette perte en pleine guerre russo-japonaise fut interprétée par beaucoup comme le signe annonciateur des malheurs qu’allait vivre la Russie pendant le XXème siècle. Une association de fidèles de Notre-Dame de Fátima pensait avoir retrouvé l’original qu’elle acheta à un antiquaire en 1970, afin de l’installer dans la chapelle byzantine Domus Pacis des sanctuaires de Fátima, mais une expertise montra qu’il s’agissait d’une copie des environs de l’an 1730. Rappelons le cœur du message de la Vierge lorsqu’elle apparut à Fátima au Portugal le 13 Juillet 1917: « Dieu est sur le point de punir le monde à cause de ses crimes, par le moyen de la guerre, de la famine et des persécutions de l’Eglise et du Saint Père. Pour empêcher cela, je viendrai demander les communions réparatrices et la Consécration de la Russie à Mon Coeur Immaculé. A la fin, mon Coeur Immaculé triomphera. Le Saint Père me consacrera la Russie qui se convertira, et une période de paix sera accordée au monde. »

Le Pape Jean Paul II, en pèlerinage à Fátima en 1991, décida de transférer cette icône de Notre-Dame de Kazan dans ses appartements au Vatican et lui voua une vénération toute particulière. Il l’a présentée au président Vladimir Poutine en visite officielle au Vatican le 5 novembre 2003. Embrassant l’icône, le Pape avait affirmé en russe qu’il « priait tous les jours pour la Russie » ; son interlocuteur avait alors également vénéré la sainte icône.

En signe de réconciliation, le Pape a offert cette icône au patriarcat de Moscou et l’icône fut reçue le 28 août 2004 lors d’une cérémonie solennelle organisée en la cathédrale de l’Assomption du Kremlin de Moscou pour la fête de la Dormition de la Vierge. Le 21 juillet 2005, alors que la ville de Kazan célébrait son millénaire et que c’était le jour de célébration liturgique de l’invention de l’icône, devant une foule de 10 000 pèlerins, l’icône offerte par le Pape fut placée par le patriarche Alexis II dans la cathédrale de l’Annonciation au Kremlin de Kazan.

Outre les copies de Moscou et de Kazan, la copie de Saint-Pétersbourg est elle aussi fameuse : deux fois plus grande en taille par rapport à l’icône originale et réalisée vraisemblablement à la fin du XVIIème siècle, elle était en tête de l’armée russe au champ de bataille de Poltava le 27 juin 1709. En 1710, Pierre le Grand l’emmène sur les berges de la Neva, pour sa nouvelle capitale impériale. Elle sera le joyau de la grande cathédrale Notre-Dame-de-Kazan de Saint-Pétersbourg bâtie sous Paul Ier le long de la perspective Nevski en 1811 par l’architecte Voronikhine. Cette cathédrale réalisée pour abriter l’icône est inspirée de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : du dimanche.
A sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la Mère de Dieu. Kondakion : de la Mère de Dieu.

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche ton VI, & quatre tropaire de la 3ème ode du canon de la Mère de Dieu :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Devant ton sépulcre les Puissances des cieux, * autant que les soldats, furent frappées d’effroi ; * et Marie (Madeleine) se tenait près du tombeau, * cherchant ton corps immaculé ; * mais tu brisas l’Enfer sans te laisser vaincre par lui, * tu rencontras la Vierge et nous donna la vie. * Ressuscité d’entre les morts, ** Seigneur, gloire à toi.
2. Tropaire de la Mère de Dieu, ton 4 : Toi qui nous protèges de tout cœur, * Mère du Seigneur tout-puissant, * intercède auprès de ton Fils, * le Christ notre Dieu, en faveur de nous tous * et fais que nous trouvions le salut, * nous qui accourons sous ta puissante protection. * Dame souveraine, protège-nous tous, * nous qui, dans le malheur, l’affliction, la maladie, * et sous le poids de tant de péchés, * avec tendresse te prions devant ton icône immaculée, * avec larmes, le cœur contrit, * faisant reposer notre irréversible espérance sur toi : * accorde-nous la délivrance de tout mal, * tout ce qui nous est utile, et sauve-nous, Vierge Mère de Dieu, ** car tu es pour tes serviteurs la divine protection.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de la Mère de Dieu, ton 8 : Accourons, fidèles, vers ce havre de sérénité, * la protection de la Vierge, son aide empressée, * le prompts salut qu’elle nous offre avec ardeur. * Hâtons-nous vers la prière, empressons-nous vers le repentir, * car la très-sainte Mère de Dieu * fait jaillir sur nous sa miséricorde qui ne tarit pas, * avec prévenance elle vient à notre secours, * elle délivre de grands malheurs et d’immenses calamités ** ses serviteurs qui bien lui plaisent et cultivent la crainte de Dieu.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et béni ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi (Psaume 27, 1).
De la Mère de Dieu, ton 3 :
℟. Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur (Luc 1, 46).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.
De la Mère de Dieu : Philippiens (§ 240) II, 5-11.
Mais il s’est anéanti lui-même en prenant la forme et la nature de serviteur, en se rendant semblable aux hommes, et étant reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui au dehors.

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Ton amour, Seigneur, à jamais je le chante, d’âge en âge ma parole annonce ta fidélité (Psaume 88, 2).
℣. Car j’ai dit : l’amour est bâti à jamais, aux cieux tu as fondé ta fidélité (Psaume 88, 3).
De la Mère de Dieu, ton 8 :
℣. Ecoute, ma fille, regarde & tends l’oreille, oublie ton peuple & la maison de ton père (Psaume 44, 11).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 83) XVI, 19-31.
Abraham lui répondit : S’ils n’écoutent ni Moïse, ni les prophètes, ils ne croiront pas non plus, quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
De la Mère de Dieu : Luc (§ 54) X, 38-42; XI, 27-28.
Jésus lui dit : Mais plutôt heureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la pratiquent !

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
De la Mère de Dieu : J’élèverai la coupe du salut, j’invoquerai le nom du Seigneur (Psaume 115, 13). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.