Vous êtes chanteurs ou instrumentistes et vous souhaitez vous engager au service de la liturgie traditionnelle, n’hésitez pas à nous rejoindre !

La Schola Sainte Cécile chante dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican

Nous offrons des cours de chant gratuits chaque samedi de 16h30 à 17h30 : travail du souffle, pose de voix, vocalises, découverte du chant grégorien et du chant polyphonique.

Les Petits Chantres de Sainte Cécile - maîtrise d'enfants

Votre enfant a entre 8 et 15 ans et souhaite chanter ? Inscrivez-le aux Petits Chantres de Sainte Cécile (filles et garçons). Répétitions le mercredi à 18h30 et le dimanche à 10h30.

Retrouvez les partitions que nous éditons, classées par temps liturgique ou par compositeur. Elles sont téléchargeables gracieusement.

Programme du troisième dimanche de l’Avent – dimanche de Gaudete

Saint-Eugène, le samedi 11 décembre 2021, premières vêpres à 17h30, le dimanche 12 décembre 2021, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45. Couleur liturgique : rose (rit romain) / blanc (rit parisien).

Ce dimanche est appelé dimanche de Gaudete en raison des premiers mots de l’introït, qui est aussi le premier verset de l’épître lue aujourd’hui (Philippiens IV, 4). Comme pour le dimanche de Lætare pendant le Carême, ce dimanche marque une pause pendant la pénitence de l’Avent, dont l’austérité est tempérée en ce jour par la liturgie : on orne de fleurs les autels, l’orgue peut se faire entendre seul, on peut user d’ornements roses au lieu des violets, le diacre et le sous-diacre déposent les chasubles pliées des temps de pénitence pour revêtir la dalmatique et la tunique qui sont des ornements de joie, de même les évêques usent de la mitre précieuse. Néanmoins, tant le Te Deum aux vigiles nocturnes que le Gloria à la messe restent supprimés jusqu’à Noël. Autrefois, au dimanche de Gaudete, on bénissait les fiançailles de ceux qui se devaient marier après Noël ainsi que les oriflammes et les bannières. A matines, on annonce par la leçon suivante tirée d’une homélie de saint Léon le Grand le jeûne solennel des Quatre-Temps du dixième mois (=décembre).

Nous vous avertissons publiquement, mes très chers frères, et avec une sollicitude pastorale d’observer le jeûne du dixième mois. Le temps où nous sommes et la coutume de notre dévotion nous y engagent. Par ce jeûne, qu’on célèbre lorsque la récolte de tous les fruits de la terre est terminée, on offre à Dieu, qui nous a donné ces fruits, un très juste sacrifice de continence. En effet, que peut-il y avoir de plus utile que le jeûne ? Par son observance, nous nous approchons de Dieu, et, résistant au démon, nous surmontons les attraits des vices.
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Catéchisme de l’Avent

Ières vêpres du IIIème dimanche de l’Avent.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IIIème dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

Télécharger le livret des Ières vêpres au format PDF.
Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres & du salut du Très-Saint Sacrement de ce dimanche au format PDF.

Programme du XXVème dimanche après la Pentecôte – ton 8

Saint Paramon, martyrParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 12 décembre 2021 du calendrier grégorien – 29 novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Carême de la Nativité – dispense de poisson en ce jour.

Dimanche du ton VIII de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour saint Paramon et ses 370 compagnons, martyrs de la persécution de Dèce en 250. Dans le patriarcat de Moscou, ces saints sont commémorés à l’office mais pas à la divine liturgie, qui ne comportera donc – fait rarissime – que les pièces de la résurrection.

*

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Kondakion : du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du dimanche, ton 8 :
1. Souviens-toi de nous, Christ Sauveur du monde, * comme sur la croix tu t’es souvenu du bon Larron, * & rends-nous dignes, seul Seigneur compatissant, ** d’avoir tous notre part en ton royaume, dans les cieux.
2. Adam, écoute, avec Eve, réjouis-toi, * car celui qui jadis vous dépouilla tous les deux * & dont la ruse nous rendit captifs ** est anéanti par la Croix du Christ.
3. Sur l’arbre de la croix, Sauveur, tu acceptas d’être cloué * pour sauver Adam de la malédiction méritée sous l’arbre défendu * et lui rendre la ressemblance à ton image, Dieu de bonté, ** ainsi que le bonheur d’habiter le Paradis.
4. En ce jour le Christ est ressuscité du tombeau, * à tout fidèle accordant l’incorruptible vie ; * aux Myrrophores il donne l’annonce de la joie ** après ses Souffrances & sa divine Résurrection.
5. Sages Myrrophores, réjouissez-vous * qui les premières avez vu la Résurrection du Christ * & qui à ses Apôtres avez annoncé ** la restauration du monde entier.
6. Vous les Apôtres, amis du Christ en cette vie * & destinés à partager son trône dans la gloire du ciel, * comme Disciples intercédez auprès de lui ** pour que sans crainte devant son trône nous puissions nous présenter.
7. Unité partageant même trône & Trinité sans commencement, * Etre sans division en qui la gloire est partagée, * Royauté qui par nature précèdes tous les temps, ** sauve les fidèles qui chantent pour toi.
8. Réjouis-toi, vaste demeure de Dieu, * réjouis-toi, arche du nouveau Testament, * réjouis-toi, ciboire qui as renfermé ** pour tous les hommes la manne des cieux.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 8 : Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! * Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, * afin de nous délivrer de nos passions, ** ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !
2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion du dimanche, ton 8 : Ressuscité du tombeau, Tu as relevé les morts * et ressuscité Adam ; * Eve exulte en ta résurrection ** et les confins du monde célèbrent ** ta résurrection d’entre les morts, ô Très-miséricordieux.

Prokimen
Du dimanche, ton 8 :
℟. Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur, notre Dieu (Psaume 75, 12).
℣. Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand (Psaume 75, 2).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 224) IV, 1-6.
Un Seigneur, une foi, un baptême.

Alleluia
Du dimanche, ton 8 :
℣. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
℣. Allons devant lui en actions de grâces, au son des musiques, acclamons-le (Psaume 94, 2).

Evangile
Du dimanche : Luc (§ 71) XIII, 10-17.
Pourquoi donc ne fallait-il pas délivrer de ses liens, en un jour de sabbat, cette fille d’Abraham, que Satan avait tenue ainsi liée durant dix-huit ans ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour la liturgie dominicale, ton 8.

Programme de la fête de l’Immaculée Conception

L'Immaculée Conception par Francesco de RosaSaint-Eugène, le mercredi 8 décembre 2021, grand’messe de 19h.

Catéchisme sur l’Immaculée Conception

Les qualités et les grandeurs de la bienheureuse et glorieuse Marie, toujours vierge, l’ange nous les déclare de la part de Dieu, quand il dit : « Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes. » Il convenait que de tels dons fussent assurés à la Vierge. Celle-là devait être pleine de grâce, qui a donné de la gloire au ciel et le Seigneur à la terre, qui a fait luire la paix, qui a apporté la foi aux nations, une fin aux vices, une règle de vie, une discipline pour les mœurs. Pleine de grâce, en effet, Marie en a reçu la plénitude, tandis que la grâce n’est donnée aux autres que partiellement. Vraiment pleine de grâce, parce que si la grâce s’est trouvée dans les saints Pères et dans les Prophètes, elle ne leur fut pas octroyée dans sa plénitude ; mais en Marie fut mise, quoique d’une manière différente, toute la somme des grâces qui se trouvent dans le Christ. Et c’est pourquoi l’Ange lui dit : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes ; » c’est-à-dire bénie au-dessus de toutes les femmes. Et par cela même, tout ce qu’il y avait de malédiction attirée par Ève, a été effacé par la bénédiction de Marie. C’est d’elle que Salomon chante comme à sa louange dans ses Cantiques : « Viens, ma colombe, mon immaculée ; déjà l’hiver est passé, la pluie a cessé ; » et il ajoute : « Viens du Liban, viens, tu seras couronnée. »
Sermon de saint Jérôme, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

On fait mémoire du mercredi de la seconde semaine de l’Avent à la messe & aux vêpres.

A la sainte messe :

  • Kyriale VIII – De Angelis
  • Credo III
  • Pendant les encensements de l’offertoire : Sol sub nube latuit – conduit à deux voix sur l’Incarnation – Poésie de Gautier de Châtillon, chancelier de l’Eglise de Reims puis chanoine d’Amiens – musique de l’Ecole de Notre-Dame de Paris : Magnus Liber Organi de Graduali et Antiphonario pro servitio divino, XIIème siècle
  • Après la Consécration : O salutaris hostia, pour le temps de l’Avent – musique de Virgile Le Blanc (1592)
  • Pendant la communion :
  • Ite missa est VIII
  • Au dernier Evangile : Alma Redemptoris Mater
  • Procession de sortie : Ave maris stella – Hymne des fêtes de la Sainte Vierge, à Vêpres, ton dit « des Pèlerinages », en alternance avec le ton de Notre-Dame des Victoires

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

Programme du second dimanche de l’Avent

Saint-Eugène, le samedi 4 décembre 2021, premières vêpres à 17h30, le dimanche 5 décembre 2021, grand’messe de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Après tant de signes et de prodiges que le Sauveur avait fait voir, il ne pouvait être pour personne un sujet de scandale, mais il aurait dû rester pour tous un sujet d’admiration. Cependant après tant de miracles, sa mort causa un très grand scandale dans l’esprit des infidèles ; et c’est pourquoi saint Paul a dit : « Nous prêchons le Christ crucifié ; scandale pour les Juifs, folie pour les Gentils ». Oui, les hommes regardèrent comme une folie que l’auteur de la vie mourût pour le salut des hommes ; et ainsi l’homme a tiré un sujet de scandale de ce qui devait le plus exciter sa reconnaissance. Car Dieu doit être honoré par les hommes d’une manière d’autant plus digne, qu’il a souffert pour les hommes de plus indignes traitements.
Sermon de saint Jérôme, prêtre, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce jour, au second nocturne.

Catéchisme de l’Avent

Ières vêpres du IInd dimanche de l’Avent.

A la sainte messe :

IIndes vêpres du IInd dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

Télécharger le livret des Ières vêpres au format PDF.
Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres & du salut du Très-Saint Sacrement au format PDF.

Programme du XXIVème dimanche après la Pentecôte – Après-fête de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu – saint Philémon & compagnons – ton 7

Saints Archippe, Apphia et PhilémonParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 décembre 2021 du calendrier grégorien – 22 novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Carême de la Nativité – dispense de poisson en ce jour.

Dimanche du ton VII de l’Octoèque. Les pièces du dimanches se combinent avec celles de l’après-fête de l’Entrée au Temple de notre très-sainte Dame la Mère de Dieu (la fête de la Présentation de la Vierge au Temple tombant la veille, le 21 novembre), ainsi qu’avec les saints apôtres Philémon, Apphia, Archippe & Onésime fêtés en ce jour.

Ces quatre saints sont cités dans l’Epître de saint Paul à Philémon et ont rang d’apôtres. Selon la Tradition, ils ont vécu à Colosses en Phrygie (cela se déduit de l’Epître aux Colossiens) et Apphia parait avoir été l’épouse de Philémon (et Archippe serait leur fils). Ils ont pu recevoir la foi à Colosses, probablement par Epaphas, disciple de saint Paul (et emprisonné avec lui à Rome), lequel annonça le premier l’évangile dans cette ville. Selon la tradition, Philémon était un riche bourgeois de Colosses, on comprend dès lors pourquoi l’Eglise de Colosses se réunissait dans sa maison, comme le laisse entendre saint Paul (Philémon, 2).

L’Epître à Philémon fut rédigée par Paul pendant son premier emprisonnement à Rome. Elle n’est composée que d’un seul chapitre et avec ses 25 versets, c’est le livre le plus court de l’Ecriture ; elle est intégralement lue à la liturgie de ce jour. Cette épître est considérée comme la plus personnelle de Paul. C’est en effet un billet privé concernant Onésime, esclave qui avait volé son maître, Philémon, et s’était enfui à Rome. Par un chemin tout providentiel, Onésime rencontre Paul à Rome, reçoit la foi et le saint baptême ; Paul le renvoya à son maître à Colosses en compagnie de Tychique, porteur de la lettre de Paul aux Colossiens. Paul demande que l’on pardonne à Onésime, qu’on l’accueille de nouveau comme un frère dans l’Évangile et qu’on le laisse revenir vers lui pour l’assister. Les 4 saints paraissent avoir subi le martyre à Colosses lors de la persécution de Néron.

Voici du reste la mention du Martyrologe du rit romain, qui commémore également saint Philémon et sa femme au 22 novembre :

A Colosses en Phrygie, saint Philémon et saint Appie, disciples de saint Paul, lesquels, sous l’empereur Néron, furent arrêtés, tandis que les autres s’enfuyaient, lorsque les Gentils envahirent l’église où étaient les fidèles, le jour de la fête de Diane ; puis, battus de verges, par l’ordre du président Artoclès, qui les fit enterrer jusqu’à la ceinture, et accabler de pierres.

En ce jour également, les Ménées byzantins font mémoire au 22 novembre – tout comme le Martyrologe romain – de la sainte martyre Cécile de Rome et de ses compagnons Valérien et Tiburce, martyrisés à Rome vers 230. L’occurence du dimanche, de l’après-fête de la Présentation de la Vierge et de la fête des saints Apôtres Philémon & compagnons ne laisse pas de place pour une célébration de sainte Cécile, cependant, voici à titre documentaire son tropaire & son kondakion :
Tropaire de sainte Cécile, ton 1 : Possédant comme époux véritable le Christ, * tu renonças à l’amour du terrestre fiancé ; * vers Dieu tu l’amenas par la foi, * au point qu’avec toi il lutta fermement * et remporta la couronne des vainqueurs ; ** avec lui, Cécile, souviens-toi de nous tous.
Kondakion de sainte Cécile, ton 4 : Multitude des fidèles, chantons divinement * l’épouse volontaire du Christ * qui orna son cœur de vertus * et confondit l’audace d’Almachius * en brillant comme un soleil * au milieu des persécuteurs ** et pour les hommes est devenue le soutien de la foi.

Aux heures
A tierce : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Apôtres. Kondakion : du dimanche.
A sexte: Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête. Kondakion : de la fête.

A la divine liturgie de saint Jean Chrysostome

Tropaires des Béatitudes : six tropaires du dimanche, ton 7, et quatre tropaires de la 1ère ode du canon de la fête, œuvre de saint Georges l’Hymnographe, évêque de Nicomédie en Bithynie – IXème siècle :
1. Il est beau à voir & bon à manger, * le fruit qui a causé mon trépas ; * mais le Christ est cet arbre de vie * dont je puis manger sans mourir ; * & je crie avec le bon Larron : ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
2. Dieu de tendresse, mis en croix, tu effaças * la cédule de l’antique péché d’Adam ; * de l’erreur tu sauvas l’ensemble des mortels : ** aussi nous te chantons, Bienfaiteur & Seigneur.
3. Sur le croix, Dieu de tendresse, tu clouas nos péchés, * par ta mort tu triomphas de la mort ; * d’entre les morts tu éveillas les trépassés ; ** aussi nous nous prosternons devant ta sainte Résurrection.
4. Dans les oreilles d’Eve le serpent injecta son venin, * mais le Christ sur l’arbre de la croix * fit jaillir pour le monde la douceur de la vie. ** Souviens-toi de moi, Seigneur, dans ton royaume.
5. Au sépulchre on te dépose comme un mortel, * ô Christ, universelle Vie, * mais de l’Enfer ayant brisé les verrous, * tu ressuscites le troisième jour * avec gloire & puissance, illuminant le monde entier : ** gloire, Seigneur, à ta sainte Résurrection.
6. Ressuscité d’entre les morts le troisième jour, * le Seigneur donne aux Disciples sa paix ; * les bénissants, il les envoie et leur dit : ** Amenez tous les hommes au royaume de Dieu.
7. Toute-pure, nous savons que tu es un trésor de sagesse * et une source intarissable de grâce ; * répands sur nous les eaux de la connaissance, ** afin que nous te chantions sans cesse, ô Souveraine.
8. Toute-pure, tu es plus haute que les cieux ; * tu es offerte dans le temple de Dieu, ** pour te préparer à être, lors de sa venue, sa divine demeure.
9. Tu resplendis de la lumière de la grâce, Mère de Dieu, * et tu nous as tous illuminés * et réunis pour embellir ta fête par nos chants ; ** venez, accourons vers elle.
10. La Porte glorieuse, infranchissable pour notre entendement, * a ouvert les portes du temple de Dieu * et nous invite aujourd’hui ** à goûter ensemble ses merveilles divines.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 7 : Tu as détruit la mort par ta croix, * ouvert au Larron le Paradis ; * changé en joie les pleurs des myrrophores * et ordonné aux apôtres de prêcher. * Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, ** donnant au monde ta grande miséricorde !
2. Tropaire de la fête, ton 4 : Ce jour est le prélude de la bienveillance de Dieu * et le salut des hommes est proclamé. * Dans le Temple de Dieu la Vierge est présentée * pour annoncer à tous les hommes la venue du Christ. * En son honneur, nous aussi, à pleine voix chantons-lui : * Réjouis-toi, ** accomplissement du dessein du Créateur.
3. Tropaire des saints Apôtres, ton 3 : Apôtres Saints, * priez le Dieu de miséricorde * afin que, le pardon de nos péchés, ** il l’accorde à nos âmes.
4. Kondakion du dimanche, ton 7 : La puissance de la mort ne peut plus retenir les hommes, * car le Christ est descendu pour briser et détruire sa force. * Les enfers sont enchaînés, * les prophètes en chœur se réjouissent et disent : * Le Sauveur est apparu aux croyants. ** Venez, fidèles, prendre part à la Résurrection.
5. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
6. Kondakion des saints Apôtres, ton 2 : Telles des étoiles très brillantes, qui illuminent les confins de la terre, * louons les apôtres du Christ, * le glorieux Philémon, le saint Archippe, * ainsi que Onésime, Marc et Apollos, * et avec eux Apphia la très-sage, ** en nous écriant : priez sans cesse pour nous tous.
7. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
8. Kondakion de la fête, ton 4 : Le temple très pur du Sauveur, * la très précieuse chambre nuptiale, la Vierge, * le trésor sacré de la gloire de Dieu * est conduite en ce jour dans la maison du Seigneur * elle y introduit avec elle la grâce de l’Esprit Divin ; * les anges de Dieu lui chantent : ** « Elle est un tabernacle céleste ».

Prokimen
Du dimanche, ton 7 :
℟. Le Seigneur donne la puissance à son peuple, le Seigneur bénit son peuple dans la paix (Psaume 28, 11).
℣. Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur la puissance & la gloire (Psaume 28, 1).
Des Apôtres, ton 8 :
℟. Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5).

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 221) II, 14-22.
Car c’est par Lui que nous avons accès les uns et les autres auprès du Père dans un même Esprit.
Des Apôtres : Philémon (§ 302) I, 1-25.
Paul, prisonnier de Jésus-Christ ; et Timothée, son frère : à notre cher Philémon, notre coopérateur ; à notre très-chère sœur Appie ; à Archippe, le compagnon de nos combats, et a l’Église qui est en votre maison..

Alleluia
Du dimanche, ton 7 :
℣. Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, ô Très-Haut, (Psaume 91, 1)
℣. de publier au matin ton amour, ta fidélité au long des nuits (Psaume 91, 2).
Des Apôtres, ton 4 :
℣. Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur, pour ta fidélité, dans l’assemblée des saints (Psaume 88, 6).

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 66) XII, 16-21.
Mais Dieu dit à cet homme : Insensé que tu es ! on va te redemander ton âme cette nuit même ; et pour qui sera ce que tu as amassé ?
Des Apôtres : Luc (§ 50) X, 1-15.
Ensuite le Seigneur choisit encore soixante [et douze] autres, qu’il envoya devant lui, deux à deux, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

Mégalinaire à la Mère de Dieu, durant l’anaphore, ton 4 :
℣. Les Anges s’émerveillèrent, * devant l’Entrée au Temple de la Vierge ** s’étonnant de voir comme elle avançait 
jusqu’au Saint des saints.
Hirmos : Que de l’arche vivante de Dieu * aucune main profane n’ose s’approcher, * mais que nos lèvres fidèlement redisent sans cesse à la Mère de Dieu * le salut de l’ange Gabriel * et dans l’allégresse lui chantent: * Vierge pure, Dieu t’a élevée ** plus haut que toute créature.

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux.
Des Apôtres : Par toute la terre a retenti leur message, & leur parole jusqu’aux limites du monde (Psaume 18, 5). Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme du premier dimanche de l’Avent

Avent01Saint-Eugène, le samedi 27 novembre 2021, premières vêpres à 17h30, le dimanche 28 novembre 2021, premières vêpres le samedi à 17h45, grand’messe le dimanche de 11h. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Catéchisme de l’Avent

Le temps de l’Avent – du latin adventus qui signifie venue – est le temps liturgique préparatoire de Noël. Cette période a été instituée en Occident au cours du Vème siècle, sans doute en écho des conciles d’Ephèse et de Chalcédoine qui orientèrent les prédicateurs sur le mystère de l’Incarnation. A Rome, la messe stationale de ce premier jour de l’année liturgique se fait en la Basilique de Sainte-Marie-Majeure, reconstruite en 432 après le Concile d’Ephèse en l’honneur de la Mère de Dieu. Du reste, l’homélie de saint Grégoire le Grand qui se lit cette nuit à l’office nocturne a été prononcée dans cette basilique.

Dans l’Eglise romaine, l’Avent commence quatre dimanches avant Noël. Suivant le 9ème canon du concile de Macon de 581, l’Avent de l’ancien rit des Gaules comportait lui six dimanches (et commençait par la saint Martin le 11 novembre), comme du reste le font toujours les Milanais qui suivent le rit ambrosien et les Mozarabes (qui l’adoptèrent en 650). Les syriaques orientaux (assyriens & chaldéens) observent un Avent de quatre semaines comme les romains, et ce sont les seuls orientaux à avoir un temps liturgique spécial avant Noël. Chez les byzantins, seul un jeûne préparatoire commençant le 15 novembre est observé, sans incidence vraiment marquée dans les textes liturgiques, et les deux dimanches avant Noël font mémoire des ancêtres du Christ selon la chair.

L’Avent dans le rit romain est un temps de pénitence, que les usages liturgiques marquent de plusieurs façons : le violet devient la couleur de la liturgie, on n’orne plus les autels de fleurs, l’orgue cesse de se faire entendre seul, le diacre & le sous-diacre déposent leur dalmatique & leur tunique pour prendre les chasubles pliées. Le chant du Te Deum est supprimé de l’office nocturne et celui du Gloria de la messe (ce dernier, qui commence par les paroles même du chant des Anges lors de la naissance du Sauveur, se fera de nouveau entendre à Noël à la messe de minuit). Toutefois, ce temps de pénitence est aussi un temps de joyeuse espérance, avec l’emploi de textes magnifiques qui la chantent, l’alleluia n’y est du reste pas supprimé, contrairement au Carême, il est au contraire plus fréquemment utilisé à l’office divin. A l’office nocturne, on commence en ce jour la lecture du livre du prophète Isaïe, laquelle s’achèvera à Noël. On cantile les leçons d’Isaïe sur un ton spécial, particulièrement joyeux.

Il convient que tout homme se prépare à l’avènement du Sauveur ; de crainte qu’il ne le trouve livré à la gourmandise, ou embarrassé dans les soucis du siècle. Il est prouvé, par une expérience de tous les jours, que la vivacité de l’esprit s’altère par l’excès du boire, et que l’énergie du cœur est affaiblie par une trop grande quantité d’aliments. Le plaisir de manger peut devenir nuisible, même à la santé du corps, si la raison et la tempérance ne le modèrent, ne résistent à l’attrait, et ne retranchent au plaisir ce qui serait superflu.
Sermon de saint Léon le Grand, pape, Vème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

Ières vêpres du Ier dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • Motet de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • Prière pour Mgr l’Archevêque de Paris : Oremus pro antistite nostro Michaeli – VIIème ton
  • Prière pour la paix : Da pacem Domine – IInd ton
  • Prière pour la France : Domine salvam fac Galliam – VIème ton royal
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – IIIème ton
  • Chant d’action de grâces : Laudate Dominum – Psaume CXVI – VIème ton royal

A la sainte messe :

IIndes vêpres du Ier dimanche de l’Avent. Au salut du Très-Saint Sacrement :

  • Motet d’exposition : O Salutaris Hostia – sur le ton de Conditor Alme siderum, hymne des vêpres de l’Avent
  • A la Bienheureuse Vierge Marie : Alma Redemptoris Mater – Vème ton
  • Prière pour Notre Saint Père le Pape : Tu es Pastor ovium – Ier ton
  • A la bénédiction du Très-Saint Sacrement : Tantum ergo – Ton « moderne »
  • Chant final, de l’Avent : Rorate cœli desuper – Ier ton

Télécharger le livret des Ières vêpres & du salut du Très-Saint Sacrement au format PDF.
Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des IIndes vêpres & du salut du Très-Saint Sacrement au format PDF.

Programme du XXIIIème dimanche après la Pentecôte – saints martyrs & confesseurs Gourias, Samonas & Habib – ton 6

Saints Confesseurs d'Edesse : Samonas, Gourias, HabibParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 28 novembre 2021 du calendrier grégorien – 15 novembre 2021 du calendrier julien, tierce & sexte à 8h55, divine liturgie de saint Jean Chrysostome à 9h15. Carême de la Nativité – dispense de poisson.

Dimanche du ton VI de l’Octoèque. Ce jour marque le début du Carême de Noël. Nous fêtons aussi en ce jour les saints confesseurs d’Edesse : Gourias, Samonas & Habib.

Les saints martyrs Gourias et Samonas étaient deux prêtres de la région d’Edesse en Osrohène. Lors de la persécution de Dioclétien, accusés de porter secours aux Chrétiens dans les prisons et d’encourager les fidèles à tenir fermes dans la foi, ils comparurent devant le gouverneur qui tenta de les faire apostasier. « Nous ne trahirons pas – dirent-ils – le Dieu unique, qui est au ciel, nous ne le troquerons pas contre une image faite de main d’homme. Nous adorons le Christ Dieu, qui par bonté nous a sauvés de l’erreur ; Il est notre lumière, notre médecin et notre vie. Nous ne mourrons pas, comme tu le dis, mais nous vivrons, selon notre foi, si nous faisons la volonté de Celui qui nous a créé, répondirent-ils. Tes tourments ne nous font pas peur. Ils sont de courte durée et passent sans laisser de trace. Mais nous redoutons les peines éternelles qui sont réservées aux impies et aux apostats. Notre Dieu nous accordera de supporter les tortures qui ne font souffrir qu’un temps, puis disparaissent quand l’esprit a quitté le corps ». Après diverses tortures, la sentence de mort fut prononcée le 15 novembre 289. Avant de leur trancher la tête, le bourreau leur dit: « Priez pour moi, je vous en supplie, parce que je fais le mal devant Dieu». Samonas et Gourias se mirent à genoux, tournés vers l’Orient, et s’adressèrent à Dieu en disant: « Père de notre Seigneur Jésus-Christ, reçois nos esprits et garde nos corps pour la résurrection. » La population de la ville d’Edesse recueillit leurs précieux restes et jusqu’à la poussière qui avait bu leur sang.

Saint Habib, – dont le nom en syriaque signifie « aimé » – était, lui, diacre à l’époque où Licinius déclencha une nouvelle persécution contre les Chrétiens à partir de l’an 320, dans le contexte de son affrontement avec son co-empereur Constantin. Habib parcourait clandestinement les villages de la région d’Edesse pour y rassembler les fidèles dans l’église, leur lire les Ecritures et les encourager à persévérer dans la vérité de la foi, sans crainte des persécuteurs. Le gouverneur fit saisir sa famille et les gens de son village. A cette nouvelle, Habib partit pour Edesse, où il se livra au commandant de la garde du gouverneur.

Après avoir subi diverses tortures, le gouverneur lui demanda : « Ta religion t’enseigne-t-elle à haïr ton propre corps et à te complaire dans les souffrances ? » – « Nous ne haïssons pas nos corps, répliqua Habib, mais nous nous réjouissons en contemplant les réalités invisibles, confirmés par cette promesse que les souffrances de cette vie ne sont rien auprès de la gloire réservée à ceux qui aiment le Christ ». Comme la mort par le glaive lui semblait trop douce, le gouverneur ordonna qu’on brûle le Saint à petit feu. On l’emmena, en le traînant par une lanière qu’on lui avait fixée à la bouche. Sa mère, vêtue de blanc comme pour un jour de fête, marchait à ses côtés. Arrivé au lieu de l’exécution, Habib pria, puis, se retournant, bénit la foule qui était venue l’accompagner et qui lui souhaita de trouver la paix. Quand le feu commença de crépiter, il ouvrit la bouche et rendit l’âme aussitôt. Les Chrétiens le tirèrent alors du feu, l’oignirent et le parfumèrent, puis le déposèrent sur les fagots. Son martyre semble être survenu en 322. Son Saint corps fut enseveli dans le même tombeau où avait été déposés Gourias et Samonas, de là vient que ces trois martyrs sont célébrés ensembles. Saint Ephrem le Syrien, diacre d’Edesse, mentionne les trois confesseurs d’Edesse dans ses Chants de Nisibe. Ils sont mentionnés aussi dans un calendrier syriaque de 411.

Martyre de saint Habib d'Edesse - Ménologue de Basile II (c. 985) - Bibliothèque Apostolique Vaticane
Martyre de saint Habib d’Edesse – Ménologue de Basile II (c. 985) – Bibliothèque Apostolique Vaticane

*

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire des Martyrs. Kondakion : seulement du dimanche.

A la divine liturgie

Tropaires des Béatitudes : huit tropaires du dimanche, ton 6 :
1. Souviens-toi de moi, Dieu Sauveur, * quand tu entreras dans ton royaume, ** seul Ami des hommes, sauve-moi.
2. Adam fut séduit par l’arbre défendu, * mais par celui de la Croix tu as sauvé * le bon Larron s’écriant : ** Dans ton royaume, Seigneur, souviens-toi de moi.
3. Ayant brisé les portes & les verrous de l’Enfer, * tu as ressuscité, Source de vie, * Sauveur, tous ceux qui s’écrient : ** Gloire à ta sainte Résurrection.
4. Souviens-toi de moi, Seigneur * qui par ta sépulture triomphas de la mort * & comblas de joie l’univers, ** Dieu de tendresse, par ta Résurrection.
5. Les Myrrophores venues au tombeau * entendirent l’Ange proclamer : * Il est vraiment ressuscité, ** le Christ qui illumine le monde entier.
6. Le Christ qui fut cloué * sur le bois de la croix * & sauva le monde de l’erreur, ** chantons-le tous d’un même chœur.
7. Glorifions le Père & le Fils * & l’Esprit de sainteté, * disant à l’indivise Trinité : ** sauve nos âmes, nous t’en prions.
8. O Vierge qui a conçu de merveilleuse façon * & mis au monde en ces derniers temps * ton propre Créateur, ** sauve les fidèles qui te magnifient.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 6 : Les vertus angéliques sur ton tombeau, * les gardes pétrifiés de crainte, * Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; * Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. * Tu vas à la rencontre de la Vierge, ** Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !
2. Tropaire des Martyrs, ton 5 : Tu nous as donné les miracles de Tes martyrs * comme une enceinte imprenable, Christ Dieu. * Par leurs prières, dissipe les desseins des infidèles, * affermis le règne de la foi, ** car tu es seul bon et Ami des hommes.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Martyrs, ton 2 : Des hauteurs ayant reçu la grâce, ô sages, * vous protégez ceux qu’éprouvent les épreuves, vous, dignes de toute louange ; * c’est pourquoi vous avez épargné à la jeune fille une mort amère; ** car vous êtes, en vérité, la gloire d’Édesse, et la joie du monde.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 6 : De sa main, source de vie, * le Donateur de vie a ressuscité tous les morts du fond des ténèbres, * lui, le Christ Dieu, * qui a accordé la résurrection à l’homme qu’il avait façonné, * car il est le Sauveur, la résurrection et la Vie de tous, ** lui, le Dieu de l’univers.

Prokimen
Du dimanche, ton 6 :
℟. Sauve, Seigneur ton peuple, et bénis ton héritage (Psaume 27, 9).
℣. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne reste pas silencieux en face de moi. (Psaume 27, 1).
[Des Martyrs, ton 4 :
℟. Pour les saints qui sont sur sa terre, le Seigneur a rendu merveilleuse toutes ses volontés (Psaume 15, 3).]

Epîtres
Du dimanche : Ephésiens (§ 220) II, 4-10.
Et il nous a ressuscités avec lui, et nous a fait asseoir dans le ciel en Jésus-Christ.
[Des Martyrs : Ephésiens (§ 233) VI, 10-17.
Prenez encore le casque du salut, et l’épée spirituelle qui est la parole de Dieu.]

Alleluia
Du dimanche, ton 6 :
℣. Qui demeure à l’abri du Très-Haut, loge à l’ombre du Puissant (Psaume 90, 1),
℣. dit au Seigneur : « Mon rempart, mon refuge, mon Dieu en qui je me fie » (Psaume 90, 2).
[Des Martyrs, ton 2 :
℣. Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés ; et il les a délivrés de toutes leurs peines (Psaume 33, 18).]

Evangiles
Du dimanche : Luc (§ 53) X, 25-37.
Il s’approcha donc de lui, versa de l’huile et du vin dans ses plaies, et les banda ; et l’ayant mis sur son cheval, il le mena dans une hôtellerie, et prit soin de lui.
[Des Martyrs : Luc (§ 64) XII, 8-12.
Or je vous déclare que quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.]

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).
[Des martyrs : Réjouissez-vous, justes, dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange (Psaume 32, 1).] Alleluia, alleluia, alleluia.

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

Programme de la fête de sainte Cécile, Vierge & Martyre, patronne de la paroisse, de notre schola & des musiciens

Sainte Cécile par Nicolas Colombel (1646 - 1717) Musée des beaux-arts de RouenSaint-Eugène, le lundi 22 novembre 2021, messe solennelle de 19h.

Sainte Cécile est l’une des plus illustres parmi les vierges-martyres de Rome. C’est à la fin du IIIème siècle qu’elle joignit à la couronne des vierges celle des martyrs. Mariée de force au païen Valérien, elle le convertit à la foi véritable ainsi que son beau-frère Tiburce. Les Actes de sainte Cécile nous rapportent que le jour de son mariage forcé, tandis que résonnait la musique païenne des noces, Cécile chantait en son cœur une hymne au Christ, le priant de la garder immaculée. Pour cette raison Cécile est devenue patronne des musiciens. Valérien, Tiburce et Cécile recevront tous les trois la palme du martyre, proclamant jusque dans leur mort leur fidélité au Christ Rédempteur. Cécile fut ébouillantée, puis reçut les trois coups de glaives légaux, auxquels elle survivra néanmoins trois jours encore, agonisant péniblement dans sa maison qu’elle laissa en héritage au Pape Urbain ; plus tard cette maison fut dédicacée comme église un 22 novembre, et placée sous son patronage. En octobre 1599, lorsque, sous les ordres du cardinal Sfondate, on y ouvrit le sarcophage de la sainte, son corps était encore intact. Le nom de sainte Cécile figure au Canon de la Messe romaine.

*

Pour fêter sa sainte patronne, la Schola Sainte Cécile interprètera la Missa ad imitationem moduli « Gaudeamus omnes » de François Cosset (c. 1610 † c. 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Reims puis de celle de Paris. Cette messe est réputée avoir été la messe préférée du roi Louis XIV. Dans le Catalogue de sa collection de musique, décrivant les messes de François Cosset imprimées chez Ballard, Sébastien de Brossard (1655 † 1730, maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux sous Bossuet) donne la précision suivante :

Il y a encor plusieurs autres messes imprimées du même auteur, et toutes fort estimées, entre autres une ad imitationem moduli Gaudeamus, et dont la musique est si excellente qu’on ne se lasse jamais de l’entendre et qu’on n’en chante jamais d’autre à la chapelle du roy. »

Nous vous convions à venir fêter avec nous cette fête de la musique sacrée chrétienne !

A la sainte messe :

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

François Cosset – Missa Gaudeamus omnes (1649)

Missa Gaudeamus omnes de François Cosset - Frontispice de l'édition de 1649 par BallardFrançois Cosset (c. 1600 † c. 1664), maître de chapelle des cathédrales de Reims, Paris & Amiens.
Missa Gaudeamus omnes.
Sébastien de Brossard (1655 † 1730), maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux (sous Bossuet).
Domine, salvum fac Regem ajouté à la Missa Gaudeamus omnes de François Cosset.
5 voix mixtes (SSATB).
28 pages – La mineur.

La biographie de François Cosset (le t final de son nom était vraisemblablement prononcé car on trouve la graphie Cossette ou Cozette) comporte de nombreuses zones d’ombre. En voici cependant les principaux faits connus. Probablement rémois d’orgine, François Cosset prend la direction de la musique de Notre-Dame de Paris à la mort de Jean Veillot en 1643, mais dû démissionner de ce poste prestigieux le 18 juillet 1646, ayant fortement déplu à la reine Anne d’Autriche à la suite d’une exécution malheureuse d’un Te Deum. Il retourne diriger la psallette de la cathédrale de Reims (au moins à partir de 1650), avant de prendre celle de la cathédrale d’Amiens après 1659. En 1664, on le retrouve une dernière fois se consacrant à la composition pour la psallette de Saint-Quentin.

La musique de Cosset, en dépit de sa disgrâce parisienne de 1643, connut néanmoins un succès certain. La première édition de la Missa Gaudeamus omnes est publiée par Robert III Ballard, seul imprimeur du Roi pour la musique, en 1649 (probablement avec les sept autres messes de François Cosset, comme semble l’attester une délibération du chapitre de la collégiale Notre-Dame de Beaune de 1750). Une seconde édition est signalée mais perdue. Une troisième édition est publiée en 1676 par Christophe Ballard et une quatrième en 1725 par Jean-Baptiste Christophe Ballard. Ces éditions successives sur près d’un siècle témoignent du large succès de cette messe.

Ce succès est établi notamment à la cour de France (où elle est réputée être la messe préférée de Louis XIV). Dans le Catalogue de sa collection de musique, décrivant les messes de François Cosset imprimées chez Ballard, Sébastien de Brossard donne l’intéressante précision suivante :

Il y a encor plusieurs autres messes imprimées du même auteur, et toutes fort estimées, entre autres une ad imitationem moduli Gaudeamus, et dont la musique est si excellente qu’on ne se lasse jamais de l’entendre et qu’on n’en chante jamais d’autre à la chapelle du roy. »

Le Roi avait probablement entendu cette messe durant sa minorité. Etait-elle associée à un souvenir heureux de son enfance ? Son style, encore bien contrapunctique, tranche cependant avec le style musical d’un Lully ou d’un Lalande, promu ultérieurement par Louis XIV. Toujours est-il qu’une joie contagieuse transparait tout au long de cette messe.

Le succès des messes de Cosset est aussi attesté par les copies manuscrites contenues dans les partitions de Sébastien de Brossard, reflétant les exécutions qu’il dirigea probablement à Meaux : à ces messes a priori a capella, il ajoute systématiquement une basse continue, souvent des parties instrumentales tissées à partir des parties vocales écrites par Cosset, selon une pratique courante à l’époque. Sébastien de Brossard a également adjoint des Domine salvum fac Regem écrits pour les messes de Cosset.

Pour la Missa Gaudeamus omnes, le maître de chapelle de Meaux a orchestré les parties vocales de Cosset pour un ensemble instrumental à cinq parties à la française (l’usage du basson et du serpent est spécifié pour la basse continue). Outre le Domine salvum fac Regem qu’il a ajouté à la fin de la messe, comme il l’a fait pour les autres messes de Cosset, il compose également un graduel purement instrumental. Nous avons dans notre édition repris le Domine salvum fac Regem, y adjoignant une version adaptée sur le texte Domine salvam fac Galliam. Nous avons également transcrit en baissant la partition, la faisant passer du Fa majeur de l’édition Ballard à Ré majeur (Sébastien de Brossard l’avait de même transposée en Ré majeur).

Les premières mesures de cette partition :

Kyrie de la Missa Gaudeamus omnes de François Cosset

Téléchargez la partition moyennant un « Like » sur l’un des réseaux sociaux ci-dessous. Le lien apparaîtra ensuite.

 
Cliquer sur ce lien pour ouvrir & télécharger la partition en fichier PDF.
 

Programme de la solennité de saint Eugène, premier évêque de Tolède & martyr, patron

Le martyre de saint Eugène - fresque de Francisco Bayeu y Subías (1734 † 1795) - cloître de la cathédrale de TolèdeSaint-Eugène, le dimanche 21 novembre 2021, procession des reliques de saint Eugène & messe solennelle de 11h & Te Deum d’actions de grâces. Secondes vêpres & salut du Très-Saint Sacrement à 17h45.

Saint Eugène est mis au nombre des disciples ou des compagnons de saint Denys Ier, évêque de Paris, dans plusieurs actes des martyrs. Ce saint évêque l’envoya dans plusieurs lieux pour visiter les Eglises confiées à ses soins. Revenu de ses visites après le martyr de saint Denys, lorsque la persécution était encore des plus vives, il fut pris dans un village qu’on appelle Deuil, qui est à trois lieues de Paris ; et là, après avoir donné des marques éclatantes de sa foi, il fut condamné à avoir la tête tranchée, par la sentence du gouverneur Sisinnius Fescenninus. Son corps fut jeté par les gentils dans un certain lac, dit le lac Marchais. Hercold, homme d’une grande considération, qui avait déjà fait bâtir une église sur le tombeau de saint Denys, le chercha dans ce lac, et l’ayant trouvé, l’ensevelit honorablement, à l’endroit même où il avait souffert le martyre, et il y fit élever un magnifique oratoire. Son corps ayant été transporté, avant le Xe siècle, dans le monastère de saint Denys en France, plusieurs portions de ses reliques furent envoyées dans différentes églises de France et d’Espagne, où elles sont en grande vénération.
Du Propre de Paris, au 15 novembre, IVe leçon du IInd nocturne de l’office de la nuit, en la fête de saint Eugène.

Pour fêter le saint patron de notre paroisse, la Schola Sainte Cécile interprêtera la Missa ad imitationem moduli « Gaudeamus omnes » de François Cosset (c. 1610 † c. 1664), maître de chapelle de la cathédrale de Reims puis de celle de Paris. Cette messe est réputée avoir été la messe préférée du roi Louis XIV. Dans le Catalogue de sa collection de musique, décrivant les messes de François Cosset imprimées chez Ballard, Sébastien de Brossard (1655 † 1730, maître de chapelle des cathédrales de Strasbourg, puis de Meaux sous Bossuet) donne la précision suivante :

Il y a encor plusieurs autres messes imprimées du même auteur, et toutes fort estimées, entre autres une ad imitationem moduli Gaudeamus, et dont la musique est si excellente qu’on ne se lasse jamais de l’entendre et qu’on n’en chante jamais d’autre à la chapelle du roy. »

A la sainte messe :

IIndes vêpres de la solennité de saint Eugène – mémoire des IIndes vêpres du dernier dimanche après la Pentecôte et des vêpres de sainte Cécile. Au salut du Très-Saint Sacrement :

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.
Télécharger le livret des secondes vêpres & du salut au format PDF.
Télécharger le feuillet de la mémoire des secondes vêpres du XXVIème & dernier dimanche après la Pentecôte & des vêpres de sainte Cécile au format PDF.
Histoire de saint Eugène et de ses reliques